Nucléaire Radioprotection et Internet

29 août, 2014

Radioactivité naturelle sur les plages brésiliennes

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Les neutrinos témoins directs de la production d’énergie au coeur du Soleil

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Pour la première fois dans l’histoire de notre étoile, il a été possible de mesurer directement l’énergie solaire à l’instant même où elle est créée. Une expérience unique au monde, menée avec le détecteur Borexino, a permis d’observer quasiment en temps réel le flux de neutrinos de basse énergie émis par le Soleil et de montrer que l’activité solaire n’a pratiquement pas changé depuis plus de cent mille ans. Ces résultats obtenus par la collaboration Borexino1, à laquelle participe le laboratoire Astroparticule et cosmologie (CNRS/CEA/Université Paris Diderot/Observatoire de Paris), sont publiés le 28 août 2014 dans la revue Nature.

L’énergie du Soleil provient, pour plus de 99%, de la fusion de noyaux d’hydrogène (des protons) au cœur de l’étoile. Cette  réaction primordiale transforme deux protons en un noyau de deutérium en émettant un positron et un neutrino de basse énergie appelé neutrino pp. Le détecteur Borexino, installé dans le laboratoire souterrain du Gran Sasso, en Italie, a réussi la première mesure directe du flux de ces neutrinos pp.

Une fois produits, les neutrinos franchissent en quelques secondes le plasma solaire et arrivent sur Terre huit minutes plus tard. Au contraire, l’énergie produite par la réaction en même temps que les neutrinos est transportée sous forme de photons et va mettre une ou deux centaines de milliers d’années à traverser la matière dense du Soleil, avant de gagner notre planète. Les neutrinos observés au cours de cette étude sont donc les témoins directs de ce qui se passe au cœur de l’étoile aujourd’hui, alors que l’énergie solaire qui nous réchauffe a été produite il y a longtemps.

L’expérience a permis de mesurer un flux de neutrinos de 6,6 × 1010 neutrinos par cm2 par seconde. Cela équivaut à une puissance du Soleil de 3,98 × 1026 watts, une valeur équivalente aux chiffres obtenus lorsqu’on mesure l’énergie solaire à partir des radiations qui illuminent et chauffent la Terre (3,84 × 1026watts). La confrontation de ces deux mesures montre que le Soleil est en complet équilibre thermodynamique : son activité n’a pratiquement pas changé depuis plus de cent mille ans. Ces résultats confortent les connaissances actuelles sur la dynamique du soleil et confirment que notre étoile continuera à fonctionner de manière analogue pendant cent mille ans au moins.

Cette nouvelle mesure permet à l’expérience Borexino de compléter la spectroscopie des neutrinos solaires et de réaliser une performance unique. Ce détecteur est en effet le seul au monde à avoir mesuré le flux des neutrinos pp, les plus nombreux, mais les plus difficiles à détecter. De façon générale, les neutrinos, qui n’interagissent que par interaction faible, ne s’observent pas facilement et, pour la mesure effectuée cette fois-ci, la difficulté supplémentaire est due à l’énergie extrêmement faible des neutrinos pp. Le détecteur Borexino est particulièrement performant pour éliminer les bruits de fond qui perturbent les mesures à basse énergie. Il est abrité sous 1400 mètres de roches qui absorbent les rayons cosmiques et la haute technologie développée par l’expérience permet de supprimer les traces de radioactivité à un niveau encore jamais atteint (dix milliards de fois moins de radioactivité que dans un verre d’eau). Ce sont ces caractéristiques uniques qui ont permis cette première mondiale.

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21 août, 2014

Là où se cachent les générateurs de vapeur pour mourir

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http://www.dailymotion.com/video/x196k49

 

Classement des déchets radioactifs

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Étude sur les flux de transport de substances radioactives à usage civil

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L’ASN assure le contrôle de la sûreté des transports de substances radioactives à usage civil.

En 2012, afin d’améliorer la compréhension de ces flux de transport, l’ASN a mené une enquête auprès des détenteurs et transporteurs de substances radioactives. Elle leur a adressé un questionnaire portant sur les mouvements de ces substances en 2011.

Sur la base des réponses obtenues et de l’analyse des rapports annuels des conseillers à la sécurité transport, l’ASN a réalisé une cartographie assez précise des flux de transport en France. Ces données viennent compléter les études précédentes menées par l’IRSN en 1997 et 2006 ; elles permettent à l’ASN de mieux orienter ses actions de contrôle, et de mieux informer le public. À cette fin, l’ASN  publie notamment une synthèse des résultats de son enquête.

Source

Décret d’autorisation du démantèlement du réacteur d’enseignement Ulysse

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ulysse

 

http://www.dailymotion.com/video/xp14he

Décret no 2014-906 du 18 août 2014 autorisant le Commissariat à l’énergie atomique et aux
énergies alternatives (CEA) à procéder aux opérations de mise à l’arrêt définitif et de
démantèlement de l’installation nucléaire de base no 18 dénommée « Ulysse » implantée sur le
centre du CEA de Saclay et située sur le territoire de la commune de Saclay (Essonne)

Présentation du démantèlement du réacteur Ulysse et projets similaires (Réacteur Jason, Greenwich, 1998 à1999; Réacteur UCLA R, Los Angeles, 1992): Source eduscol.education

20 août, 2014

L’IRSN exporte en Chine son savoir-faire en matière de gestion technique d’une crise nucléaire

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Les centrales nucléaires en Chine

 

Dans le cadre d’un programme nucléaire ambitieux, avec plus de vingt réacteurs en construction, la compagnie d’électricité China General Nuclear Power Corporation (CGNPC) a signé un contrat avec l’IRSN mi-janvier dernier, faisant appel aux compétences de l’Institut afin de moderniser le système de gestion de crise de son parc de réacteurs.

 

Mises en lumière lors de l’accident de la centrale de Fukushima-Daiichi, les compétences de l’IRSN dans le domaine de la gestion de crise nucléaire ont incité CGNPC et sa filiale Daya Bay Nuclear Power Operations and Management Co., Ltd. (DNMC), exploitant du site de Daya Bay-Ling Ao dans la province du Guangdong, à retenir la solution proposée par l’Institut en matière d’expertise et d’outils pour la gestion de crises nucléaires.

Celle-ci repose sur l’adaptation aux besoins de DNMC et l’intégration au site chinois des plateformes SESAME et C3X, développées par l’IRSN pour son propre Centre technique de crise. SESAME, qui permet d’effectuer un diagnostic et un pronostic de l’état d’un réacteur accidenté ainsi que l’estimation des rejets potentiels ou réels, sera adaptée aux caractéristiques des réacteurs chinois  [1].

C3X, quant à elle, effectuera le calcul de la dispersion atmosphérique et des conséquences radiologiques à partir des prévisions météorologiques chinoises ainsi que des données cartographiques du site de Daya Bay-Ling Ao. L’Institut développe actuellement les spécifications des adaptations à mettre en œuvre en vue d’une intégration de ces plateformes en fin d’année.

Le contrat récemment signé prévoit en outre un cycle de formation de DNMC à l’expertise de crise et à l’utilisation opérationnelle des outils. Dans un premier temps, des ingénieurs chinois viendront en stage en France, une formation en Chine devant intervenir dans le courant de l’année prochaine.

Note :

1- En particulier les paramètres géométriques de ces réacteurs, construits par Framatome et Spie Batignolles en partenariat avec EDF, ainsi que les éléments définissant leurs principaux systèmes.

Source

19 août, 2014

Chercheuse au cœur des réacteurs

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D’abord prendre le RER jusqu’à Massy-Palaiseau. Attendre un bus. Puis sillonner le plateau de Saclay, dans l’Essonne, où se succèdent écoles de prestige, champs et chantiers. Montrer patte blanche à l’entrée du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), cœur de la puissance nucléaire française, surgi de nulle part et cerné de grillage. S’égarer dans des allées battues par le vent pour trouver le bon bâtiment. Dépasser des tours de béton, des bureaux, des hommes en blouse blanche. Sursauter quand un haut-parleur se met d’un coup à crachoter une annonce.

Et enfin trouver Claire Vaille, son sourire radieux et sa chaleur toute méridionale. Une apparition réconfortante et impromptue dans cet univers austère.«Moi j’aime bien cet endroit, c’est très vert et on voit des petits lapins», assure-t-elle.

Voici donc un spécimen assez rare de scientifique, femme, jeune et chercheuse dans le nucléaire. «C’est vrai, les gens sont un peu étonnés quand je leur dis ce que je fais dans la vie.» Très précisément, Claire, 29 ans, est «ingénieur en mécanique de la rupture des matériaux irradiés». Du sérieux. La jeune femme teste la résistance des matériaux soumis à irradiation dans les centrales nucléaires. «Ma spécialité, ce sont les aciers de cuve», précise-t-elle.

Combien de temps ces aciers, bombardés de neutrons, garderont-ils leur intégrité ? Pourra-t-on faire fonctionner les réacteurs français au-delà des quarante ans initialement prévus ? La question est hautement stratégique et nourrit aujourd’hui un furieux débat. Rien de moins que la durée de vie des centrales actuelles dépend donc en partie des travaux de Claire. Elle rit, dans un élan de modestie non feinte. «Je ne suis qu’une petite partie de la chaîne», assure-t-elle.

Au sein du laboratoire du comportement mécanique des matériaux irradiés, Claire est chargée de quelques cellules blindées, où les matériaux sont soumis à divers mauvais traitements. Les techniciens – des hommes dans leur très grande majorité, dans la cinquantaine – travaillent avec des bras«télémanipulés» pour éviter toute irradiation. «Le CEA est un monde très masculin, confirme Claire. Au début, ce n’était pas évident, pour eux comme pour moi. Mais maintenant, ça va. Il faut juste arriver à démontrer qu’on n’est pas qu’un quota !»

Claire a l’habitude. En «prépa» d’école d’ingénieurs, «on compte encore pas mal de filles, surtout en physique-chimie», signale-t-elle. Elles ne sont plus cependant qu’une toute petite minorité à Centrale Paris, l’école qu’elle a intégrée. Et une poignée dans la spécialisation en mécanique qu’elle a choisie en dernière année. «J’ai toujours aimé ça et personne ne m’a jamais découragée dans mes choix sous prétexte que j’étais une fille», affirme la jeune Toulonnaise, fille d’une mère médecin et d’un père coordonnateur contrôle régional à l’Urssaf du Var.

Son choix pour le nucléaire – une énergie qui l’intéresse depuis longtemps – est assumé. Sans doute la trace d’un grand-père qui a participé comme ingénieur à la construction du centre de recherche nucléaire de Cadarache.

«Cette énergie est stimulante intellectuellement, développe-t-elle. Dans le pétrole, on est dans le domaine de l’industrie. Dans le nucléaire – un monde où se mêlent ingénieurs et chercheurs –, il y a toujours des choses à améliorer, des progrès à réaliser pour aller vers toujours plus de sûreté. En y travaillant, j’ai l’impression de faire quelque chose d’utile.»

Elle n’exclut pas de s’intéresser un jour de plus près aux énergies renouvelables. Pragmatique, au moment de choisir sa voie, alors que le pays se débat en pleine crise financière, Claire a privilégié un domaine capable de lui offrir un travail à la hauteur de ses espérances. «Nous avons des moyens pour travailler, confirme-t-elle. On vient même de recevoir un microscope électronique à balayage sur matériaux irradiés !»C’est dire…

Claire venait tout juste d’intégrer le CEA quand la centrale de Fukushima, au Japon, s’est transformée en machine infernale. «Évidemment, ça fait peur, admet-elle. Surtout à mes amis.» Claire, elle, suit scrupuleusement les exercices de sécurité. Se rend tous les six mois au contrôle médical du CEA.

Se munit de sa «dosicarte» quand elle se rend en zone potentielle de contamination«Il y a toujours un risque, mais on prend les mesures nécessaires», assure-t-elle, pas chochotte pour un sou. Pour les enfants, elle sait qu’il faut prévenir, qu’une femme enceinte ne doit pas se rendre dans certaines zones. «Les femmes du service ont eu des enfants et tout s’est bien passé», se rassure-t-elle.

Pour le moment, encore sans enfants, la jeune femme profite de Paris, qu’elle sillonne à rollers le week-end. Chante. Pianote. Profite des fruits bien mérités de longues et dures années d’études. Entourée de gens qu’elle trouve passionnants, elle est loin «d’être rassasiée» de son travail actuel. «Dans la recherche, il y a toujours matière à approfondir.» On devrait la trouver encore quelques années, au détour d’une allée, au bout du plateau de Saclay.

Source

18 août, 2014

24h sur le site de retraitement nucléaire de la Hague

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TEDxParis – Le Thorium

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