Nucléaire Radioprotection et Internet

12 août, 2014

Analyse de traces de plutonium dans les rivières côtières de la région de Fukushima

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Lancé six mois après l’accident de Fukushima de mars 2011 et initié dans le cadre de l’appel « Flash » franco-japonais de l’ANR et de la JST (Japan Science and Technology Agency), le programme franco-japonais TOFU avait pour objectif d’étudier le transfert des particules contaminées par la radioactivité dans les cours d’eau drainant le panache principal de pollution radioactive dû à l’accident.

L’accident qui s’est produit à la centrale de Fukushima Daiichi a en effet entraîné d’importantes émissions de radionucléides dans l’environnement et du plutonium (Pu) à l’état de trace a été détecté dans le nord-est du Japon. Cependant, il convient de mesurer les rapports d’activités et les rapports atomiques des différents isotopes du plutonium afin de bien différencier les traces de radioéléments dues aux essais nucléaires atmosphériques des années 1960 de celles provenant des émissions de la centrale de Fukushima.

Des équipes du LSCE (CNRS/CEA/UVSQ) et du CEA, en collaboration avec une équipe japonaise de l’université de Tsukuba, publient les premières mesures précises de l’isotopie du plutonium présent dans les sédiments radioactifs charriés par les rivières côtières dans la région de Fukushima. L’étude réalisée ici est la première à utiliser des techniques analytiques de pointe (double-focusing sector field ICP-MS) pour mesurer ces traces de plutonium. Tous les isotopes analysés (239Pu, 240Pu, 241Pu, 242Pu) ont été détectés dans l’ensemble des échantillons, bien qu’ils ne soient présents qu’à l’état de traces dans les sédiments étudiés. Les résultats montrent que les rapports isotopiques 241Pu/239Pu mesurés dans les dépôts sédimentaires des rivières sont plus élevés que les valeurs attribuées aux retombées globales des tests nucléaires de 1960. L’ensemble de ces résultats démontrent que le Pu a été transporté à des distances relativement grandes (45 km) de la centrale japonaise. Sa présence dans les sédiments de rivières pourrait aider les chercheurs à mieux évaluer la redistribution de cette contamination dans la région. En effet, le rapport isotopique 241Pu/239Pu pourrait être utilisé comme traceur des apports de sédiments contaminés depuis les rivières de la Préfecture de Fukushima vers l’Océan Pacifique. Cependant, l’activité totale des échantillons en plutonium marqués par les retombées de Fukushima reste du même ordre de grandeur que celle des échantillons marqués par les seules retombées atmosphériques des années 1960.

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Accord Russie-Chine pour des centrales nucléaires flottantes

Classé dans : Info — deedoff @ 9:04

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Une filiale de Rosatom, Rusatom Overseas, a diffusé un communiqué le 29 juillet 2014, dans lequel elle affirme avoir signé un mémorandum avec l’entreprise publique chinoise CNNC (Compagnie nucléaire nationale chinoise) en vue de construire 6 réacteurs nucléaires flottants. Ce partenariat fait suite à un autre accord de principe quant à une collaboration dans le domaine de l’énergie datant de mars 2014.

D’après le directeur de Rusatom, Dzhomart Aliev, « les réacteurs nucléaires flottants disposent d’un potentiel important ». Il rappelle également que ceux-ci prennent « deux formes, les réacteurs flottants et les fixes ». L’objectif est de proposer des solutions énergétiques dans des lieux difficiles d’accès comme par exemple, le cercle Arctique ou les infrastructures pétrolières offshore.

Dans le même sens, un accord de 400 milliards de dollars avait déjà été signé fin mai 2014 concernant à un contrat d’approvisionnement en gaz. Le but pour la Russie est de diversifier ses partenaires énergétiques, qu’il s’agisse de recherches de débouchés ou d’ententes technologiques. Cette quête de nouveaux partenaires semble logique au vu des sanctions économiques prises par les États-Unis et l’UE envers Moscou. Ainsi, le mémorandum entre les deux pays fait date, à l’heure où l’Empire du Milieu est le premier consommateur mondial en matière d’énergie.

La Chine et la Russie devraient commencer à développer ce nouveau type de centrales atomiques pour 2019, après le lancement en 2018 de la première centrale nucléaire flottante, à Chukhotka en Sibérie. Cette centrale-test de petite capacité devrait permettre de résoudre les problèmes d’approvisionnement des régions russes isolées.

De fait, l’idée de construire des centrales nucléaires sur l’eau est loin d’être absurde car les avantages sont multiples. Tout d’abord, en cas d’arrêt de la centrale, il suffirait de « remorquer » le complexe nucléaire dans un lieu choisi pour procéder au démantèlement. De plus, le béton utilisé jusqu’ici pour bâtir des réacteurs pourrait être remplacé par de l’acier, plus économique et plus facilement transportable. Enfin, un système d’urgence de refroidissement du réacteur pour éviter sa fusion pourrait être installé. Ce mécanisme utiliserait l’eau sur place, qu’il n’aurait qu’à déverser sur le réacteur, situé en dessous du niveau de l’eau. Si on ajoute à ce dispositif une distance de 10km de sécurité autour de la centrale, le danger deviendrait quasi nul pour les populations avoisinantes.

Le rapprochement entre les deux pays sur ce projet est également en phase avec les axes d’expansion de Rosatom en Asie Pacifique, marché considéré par le géant russe comme stratégique. Pour rappel, toujours dans le cadre de cette dynamique d’internationalisation, l’acteur nucléaire russe collabore depuis peu avec les géants américains des nouvelles technologies comme par exemple IBM, dans le but de développer des logiciels et des technologies adaptés aux centrales nucléaires de demain. Toujours est-il que ce rapprochement, au-delà de l’enjeu technologique qu’il soulève pour l’ensemble de la filière nucléaire, est symptomatique des nouveaux rapports de force internationaux relatifs à la recherche dans le domaine de l’énergie. Un axe Pekin-Moscou qui ne devrait pas tarder à refaire parler de lui.

Thomas Perard

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Areva retenu pour démanteler deux réacteurs nucléaires en Suède

Classé dans : Info — deedoff @ 8:53

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AREVA a remporté un contrat auprès de SVAFO, entreprise détenue par quatre opérateurs de centrales nucléaires suédois*, pour démanteler les réacteurs de recherche R2-0 et R2 situés près de Nyköping, en Suède. D’une puissance respective de 1 et 50 mégawatts, ces deux réacteurs ont été arrêtés en 2005 après environ 45 années de fonctionnement. Il s’agit du premier projet de démantèlement réalisé en Suède depuis les années 80.

Dans le cadre de ce contrat, AREVA réalisera la planification détaillée du projet et procèdera au démantèlement des deux réacteurs. Le groupe effectuera également les mesures des niveaux radiologiques des pièces et les conditionnera dans des emballages appropriés avant de les remettre au client. Le travail sur site débutera au cours du premier semestre 2015.

« Le contrat remporté auprès de SVAFO renforce la position du groupe AREVA sur le marché du démantèlement des réacteurs. Au cours des années à venir, des centrales nucléaires atteindront le terme de leur période d’exploitation. Grâce à son expérience unique, AREVA se positionne comme un acteur de référence pour répondre aux besoins des électriciens dans leurs opérations de démantèlement » a expliqué Stephan Krueger, Directeur du démantèlement des réacteurs chez AREVA.

AREVA bénéficie de plus de 20 ans d’expérience dans le démantèlement d’installations nucléaires. Le groupe a mené à bien d’ambitieux projets, notamment en France avec le démantèlement d’installations sur les sites de La Hague, Marcoule et Cadarache, et en Allemagne avec les centrales nucléaires de Stade et Wuergassen. AREVA prépare actuellement des programmes de démantèlement pour les centrales nucléaires allemandes, fermées en 2011 suite à la décision du pays de sortir du nucléaire.

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10 août, 2014

Top 3 de la semaine

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1- Onagawa, la centrale nucléaire Japonaise responsable qui a su résister au tsunami

2- Comment réutiliser les déchets nucléaires en les exploitant au maximum

3- Mondial de foot au Brésil: 10 millisieverts par an !

Comment trouver des traces du polonium 210 dans la dépouille de Litvinenko

Classé dans : Info — deedoff @ 5:08

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C’est un poison au moins 250.000 fois plus puissant que le cyanure qui aurait pu causer la mort de l’ex-agent russe Litvinenko en novembre 2006. Le polonium 210, un émetteur de particules alpha à quasiment 100%, a une radioactivité jusqu’à 10.000 fois supérieure à celle d’autres éléments radioactifs. Quelques microgrammes suffisent à tuer un homme. Pourtant, trouver des traces du polonium 210 dans la dépouille de Litvinenko, huit ans après sa mort, sera difficile.

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Le polonium attaque des organes tels le foie, la rate et l’estomac, mais aussi la moelle osseuse, qui produit les globules blancs, acteurs du système immunitaire. Or, depuis 2006, les organes auront disparu. Il ne restera du corps de l’ancien agent russe que les os et des résidus de moelle, ce qui va limiter les recherches.

Cependant, lorsqu’un corps est contaminé au polonium, la moitié de la radioactivité est concentrée sur le squelette. Autre paramètre, cette radioactivité baisse de 50% toutes les périodes de 138,4 jours. « Mais la vitesse d’élimination du polonium par l’organisme est beaucoup plus lente, et c’est pour cela que l’on peut en retrouver » note Jean-René Jourdain, radiobiologiste à la direction de la protection de l’homme de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) (dans un entretien réalisé en 2012, NDLR).

CALCUL. Un lieu commun scientifique veut qu’après dix périodes de 138,4 jours, la dose de radioactivité est trop infime pour être mesurée. « Ce n’est pas tout à fait exact car cela dépend de la quantité de polonium qui aura été administrée à l’origine », estime Jean-René Jourdain.

Le radiobiologiste s’est d’ailleurs livré à un calcul théorique, à partir d’une dose (mortelle) de dix microgrammes. La radioactivité en serait de 1660 millions de becquerels.

Après huit ans, il resterait 1660 becquerels dans le corps entier, mais comme il ne resterait que les os, en gros, on retrouverait 800 becquerels dans le squelette. »

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Largement suffisant: la limite de détection est de 1 becquerel par kilogramme d’un corps sec, et 10 millibecquerels dans les liquides.

TABAC. L’opération risque quand même de se heurter à d’autres problèmes. Peu de laboratoires sont capables de mener des recherches de bas niveau (l’IRSN, le Service de Protection Radiologique des Armées). Et elles prendront du temps. « Il faut extraire un échantillon, le concentrer, ce qui prend déjà plusieurs semaines, continue Jean-René Jourdain. Et comme le niveau de radioactivité sera faible, il faut encore plusieurs semaines pour la mesurer. Et enfin, être sûr que le polonium 210 que l’on aura retrouvé a bien été administré intentionnellement et n’était pas déjà présent, notamment à l’état naturel. » Les fumeurs sont souvent contaminés au polonium 210, contenu dans les engrais qui servent à faire pousser le tabac…

Damien Hypolite

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9 août, 2014

Saclay: un employé du CEA contaminé par un gaz radioactif

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Il a ouvert des fûts et s’est retrouvé contaminé par du gaz radioactif. Le Centre d’études atomiques (CEA) de Saclay révèle ce vendredi soir qu’un opérateur prestataire a libéré des émanations de gaz radioactif alors qu’il réalisait un complément de diagnostic sur une des sources de radium, mardi.

Les fûts étaient entreposés dans le hall ventilé du bâtiment 116 de l’INB72, consacré au traitement des déchets solides de haute, moyenne et faible activités et à leur stockage avant évacuation.

L’employé a été pris en charge dans la foulée et décontaminé par le service de santé au travail du CEA, qui lui a également fait passer des examens de santé. Les analyses ont révélé une exposition à une dose équivalente au quart de la limite réglementaire annuelle, dose qui ne présente pas de danger pour sa santé, selon le service.

Le CEA a alerté l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) de cette anomalie dont il estime la dangerosité au niveau 1 sur l’échelle INES qui en compte 7.

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8 août, 2014

Evénements et accidents radiologiques dans le monde

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6 août, 2014

Comment réutiliser les déchets nucléaires en les exploitant au maximum

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5 août, 2014

Démantèlement d’une cuve de réacteur nucléaire

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4 août, 2014

L’ASN met en demeure la société CIS bio international

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L’Autorité de sûreté nucléaire a mis en demeure le 6 mai 2014 la société CIS bio international, qui exploite l’Usine de production de radioéléments artificiels (UPRA) sur la commune de Saclay, de respecter les prescriptions relatives à la mise en place de dispositifs d’extinction automatique. Ces prescriptions[1] devaient être opérationnelles le 31 mars 2014 ; or l’ASN a constaté au cours d’une inspection le 1er avril 2014 que l’exploitant n’avait pas mis en place de dispositifs d’extinction automatique dans les secteurs de feu contenant de l’iode.

CIS bio international a transmis à l’ASN une demande de recours gracieux contre la décision du 6 mai 2014. L’ASN a rejeté cette demande de recours gracieux par décision du 15 juillet 2014.

La décision de l’ASN du 19 mars 2013 prescrivait en outre la mise en place, au 30 juin 2014, de dispositifs d’extinction automatique dans les autres secteurs de feu de l’installation. Or le 8 juillet 2014,  l’ASN a constaté le non-respect de cette prescription. L’ASN a donc dressé procès verbal au titre de l’article 56 du décret du 2 novembre 2007.

En application du code de l’environnement, CIS bio international est mise en demeure par la décision du 24 juillet 2014 de se mettre en conformité, au plus tard le 1er mars 2015, avec les prescriptions de l’ASN pour les secteurs de feu ne contenant pas d’iode.

En cas de non respect des dispositions des décisions portant mise en demeure, CIS bio international s’exposerait aux sanctions administratives et pénales du code de l’environnement.

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