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31 décembre, 2010

Un dosimètre à partir de la chlorophylle et de Henné

Classé dans : Info — deedoff @ 16:23

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Heykel Jlassi, ingénieur d’énergie atomique, a mis au point un dosimètre fabriqué à partir de henné et de chlorophylle. Son brevet a été enregistré à l’INNORPI, sous le titre « utilisation des extraits végétaux pour le contrôle dosimétrique des procédés d’irradiation ». L’invention consiste à fabriquer des dosimètres à travers deux molécules végétales soit la chlorophylle et
le henné ; ce dosimètre coûte un à deux dinars de moins qu’un dosimètre normal qui vaut cinq dinars. Une opération de stérilisation requiert 40 à 50 dosimètres.

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Les équipements dernier cri de « protonthérapie » débarquent en France

Classé dans : Info — deedoff @ 16:10

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Des murs aux couleurs chaudes, des tableaux joyeux. Le tout nouveau centre de protonthérapie de l’Institut Curie, à Orsay (Essonne), est bien loin de l’univers aseptisé de l’hôpital. Pourtant, ici, cinquante spécialistes œuvrent pour faire tourner une impressionnante machine à traiter le cancer : oncologues, infirmiers, anesthésistes, radiophysiciens, dosimétristes, voisinent avec des techniciens de la physique nucléaire, mécaniciens du vide, spécialistes du refroidissement du cyclotron… Avec son nouvel équipement, l’Institut Curie est le fleuron de la « protonthérapie » en France. Un formidable espoir pour les enfants – premiers bénéficiaires de cette nouvelle technique.

Une radiothérapie puissante et ultra-précise

Cette forme d’irradiation utilise des rayons différents, les protons, capables de traverser la matière pour déposer toute leur énergie à une profondeur donnée, puis de s’arrêter net sans se propager. La radiothérapie classique utilisent les photons qui tendent, eux, à se disperser sur leurs parcours, et davantage encore autour de la zone ciblée.

« La protonthérapie permet de délivrer une forte dose d’irradiation sur la tumeur, en épargnant les tissus autour », résume le Dr Rémi Dendale, chef de service du centre de protonthérapie. Cette force de frappe précise est idéale pour traiter à proximité d’organes sensibles, comme certaines tumeurs de la base du crâne et le mélanome de l’œil, un cancer redoutable qui résiste aux rayons de la radiothérapie classique.

De nouvelles indications grâce à un équipement dernier cri

Dans le grand couloir coloré, un panneau indique le « bras isocentrique ». Couplé au nouvel accélérateur de protons, c’est lui qui va permettre le véritable bond en avant dans le traitement. Derrière les murs se cache une énorme structure de 10 mètres de diamètre et 100 tonnes. Cet équipement imposant autorise désormais un travail d’orfèvre : grâce au bras isocentrique et à la table articulée dans les trois directions de l’espace, la source de rayons tourne autour du patient à 360° et atteint de nouvelles localisations. Avec un faisceau fixe et horizontal, certaines tumeurs demeuraient impossibles à traiter jusqu’ici.

Les cancers pédiatriques arrivent en tête de liste. Accueillir davantage d’enfants est une priorité du centre, affirmée dès 2006 avec l’arrivée d’une équipe d’anesthésistes qui a permis de traiter des enfants de moins de 4 ans sous anesthésie générale. Technique de haute précision mettant en jeu des doses importantes de rayons, la protonthérapie nécessite en effet une immobilité totale du patient.

Plus besoin d’aller aux Etats-Unis

Pour les familles, c’est une révolution. Des dizaines d’entre elles n’avaient parfois d’autres solutions que de traverser l’Atlantique pour bénéficier de la protonthérapie. C’est le cas de la petite Céline, atteinte d’une tumeur au cerveau à 3 ans, dont les parents ont dû collecter l’argent nécessaire au voyage et au traitement en créant l’association Céline à Boston. Grâce au nouveau centre d’Orsay, les petits patients pourront désormais bénéficier de cette technologie de pointe en France.

Magali, 9 ans, a reçu la première séance

Pour la jeune Magali, 9 ans, l’espoir renaît. En février 2008 un cancer de l’œil a été diagnostiqué, et la fillette a subi une première chimiothérapie. Mais en juin dernier, la maladie a récidivé. Magali a reçu sa première séance de protonthérapie le 23 novembre dernier, au nouveau centre d’Orsay. Sa maman, Fabienne, se réjouit : « Les médecins sont assez optimistes, la protonthérapie améliore le pronostic, elle permet de brûler la tumeur à la souche. C’est un moyen supplémentaire pour se battre contre la maladie. Ce sont les dernières technologies, c’est une chance inouïe de pouvoir en bénéficier en France. Les locaux sont vraiment agréables, on n’a pas l’impression d’être à l’hôpital, c’est important pour un enfant. »

L’équipe médicale a d’ores et déjà gagné un pari, celui de l’humain. Il suffit de feuilleter les pages du livre d’or posé dans la salle d’attente : « Le centre est une preuve que l’humain peut côtoyer la technique », a écrit un patient.

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30 décembre, 2010

Une dinde irradiée pour Noël !

Classé dans : Info — deedoff @ 9:38

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Comme chaque année en période de fêtes, les cinq centres d’irradiation français tournent à toute berzingue. Crevettes et cuisses de grenouille congelées, abats de volailles, échalotes pour la vinaigrette des huîtres, blancs d’œufs pour la bûche de Noël ou fruits déguisés, autant de produits passés aux rayons gamma ou dorés au cobalt 160. « Pasteurisés par irradiation », comme on dit dans le jargon.

On ne le sait pas assez, l’agroalimentaire a fait de l’irradiation un coup d’éponge magique pour éradiquer microbes et bactéries. Et prolonger, en prime, la durée de conservation. L’année dernière, la France, troisième « ionisateur » de l’Union européenne, a joyeusement irradié 1 198 tonnes d’aliments. Normalement, pour ne pas manger ionisé, il suffit de repérer sur l’étiquette : « Traité par ionisation » ou « par rayonnement ionisant ».

Mais certains industriels oublient de mettre le coup de tampon. Ces tricheurs ont peu de chances de se faire pincer : l’an dernier, les Fraudes se sont contentées d’analyser 156 produits, contre 4 000 en Allemagne. Six avaient été irradiés en douce : des soupes et des sauces déshydratées à base de volaille, des nouilles instantanées au porc, des fruits de mer et des cuisses de grenouille congelées…

Il y a mieux : un produit qui n’a pas le droit d’être ionisé en France peut l’être chez nos voisins européens. C’est le cas, pour la Belgique et le Royaume-Uni, des dindes, des pintades, cailles, pigeons, canards, coquillages et poissons. À commencer par le saumon. L’embêtant avec l’irradiation, c’est que ça vous débarrasse au passage d’une partie des vitamines. Pour les reste, officiellement, il y a zéro risque pour le consommateur.

Sauf qu’en 1995, l’OMS constatait dans un rapport que l’irradiation chamboule les molécules des aliments. En ionisant tous les produits qui font le plein de lipides, comme la dinde ou le saumon, on crée de nouvelles substances chimiques. Des « radiolyses » dont on ne sait que pouic des effets sur notre santé. Joyeuses fêtes (ir)radieuses !

Le Canard Enchaîné N° 4704 du 22 décembre 2010
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28 décembre, 2010

Cultiver les terres contaminées : un crime écologique ou une riche idée ?

Classé dans : Info — deedoff @ 10:52

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A la veille du 25e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, l’Ukraine va annoncer, en mars 2011, un vaste programme de mise en valeur des terres contaminées par la radioactivité. Plusieurs agences d’Etat et chercheurs travaillent pour “comprendre l’ensemble du processus et savoir quels territoires peuvent être utilisés pour l’agriculture, partiellement ou en totalité”, rapporte le ministre intérimaire des Situations d’urgence ukrainien, Mikhaïl Bolotskikh, cité par la Nezavissimaïa Gazeta. Selon un scientifique interrogé par le quotidien moscovite, “les recherches sur le transfert des radionucléides du sol vers les plantes ont été entamées dans les années 1990”. Grâce à cette méthode, il serait possible de réduire le taux de radioactivité des terres pour le ramener à un niveau presque normal.

En fait, les résultats de ces expériences concernent un territoire bien plus vaste que la zone d’exclusion, d’un rayon de 30 kilomètres autour de la centrale. Au-delà, il existe un périmètre d’environ 5 millions d’hectares où vivent toujours plus de 2 millions de personnes, qui cultivent, pêchent, cueillent des champignons, souligne Sergueï Chaparenko, président de l’association écologique ukrainienne Petchenegui. Selon lui, “les écosystèmes ‘fixent’les composés radioactifs bien plus rapidement que prévu”, rapporte la Nezavissimaïa Gazeta. Mais l’écologiste estime qu’il est encore tôt pour parler de repeuplement et de cultures agricoles sur l’ensemble de la zone de Tchernobyl. “C’est un crime de labourer des terres contaminées car cela renforce la pollution de l’air et de l’eau”, s’émeut un ancien fonctionnaire ukrainien chargé de la surveillance de la radioactivité et de l’écologie. En Biélorussie, le président Alexandre Loukachenko avait, lui, lancé dès 2002 un programme pour la réhabilitation des terres contaminées par Tchernobyl. Fidèle à sa veine populiste, il avait suivi de près les cultures expérimentales prétendument inoffensives pour la santé, n’hésitant pas à consommer devant les caméras des oignons et des petits pois du cru, rappelle l’agence d’information Lenta.ru.

Finalement, le 21 juillet 2010, le gouvernement biélorusse a adopté un nouveau “programme d’élimination des conséquences de la catastrophe de la centrale nucléaire de Tchernobyl pour 2011-2015 et jusqu’en 2020”, doté de 2,2 milliards de dollars. Particulièrement ambitieux, il vise un développement social et économique des régions concernées (infrastructures, santé, logement, etc.). L’une des priorités du programme : “prendre des mesures de protection dans l’agriculture qui garantiront une production stable répondant aux normes nationales et internationales en matière de radionucléides”, rapporte le site d’information biélorusse Telegraf.by.

Cependant, la politique de Minsk concernant l’après-Tchernobyl a été régulièrement critiquée par le professeur et académicien biélorusse Ivan Nikitchenko. Cet éminent expert dénonçait une sous-estimation volontaire par les autorités biélorusses des conséquences de la catastrophe. En octobre 2009, dans une lettre adressée à Loukachenko, il affirmait que cela “[menait] à une pollution des sols sur pratiquement tout le territoire de la Biélorussie. Environ 80 % des radiations auxquelles est exposée la population proviennent de produits alimentaires contaminés”, rappelle Belorousskié Novosti. Nikitchenko n’a cessé d’alerter l’opinion publique et s’était même tourné vers l’opposition biélorusse dans la perspective de l’élection présidentielle de décembre 2010. Mais le 20 novembre dernier, à 71 ans, il est mort des suites d’une collision suspecte de sa voiture avec un camion.

En Russie, on redoute particulièrement ces initiatives de mise en culture de terres polluées, notamment en Biélorussie, pays avec lequel une union douanière a été conclue. En conséquence, “nous serons les premiers à tester les délicieux produits contaminés” destinés à l’exportation, craint le journal russe Troud.

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Lire aussi « Du colza pour dépolluer Tchernobyl« 

Démarrage du premier détecteur à la centrale de Chooz / Neutrinos : la chasse est ouverte !

Classé dans : Info — deedoff @ 9:55

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Les chercheurs internationaux réunis à Chooz pour percer les secrets du neutrino, la particule élémentaire la moins connue, ont lancé leur quête.

LE démarrage du premier détecteur de neutrinos, construit à 100 mètres de profondeur, dans les entrailles de l’ancienne centrale nucléaire de Chooz A, a eu lieu pendant la période de Noël. C’est un peu plus tard que ne l’avaient espéré les chercheurs (voir nos éditions du dimanche 1er août 2010), mais l’appareil n’est pas une machine commune.

« Le détecteur fonctionne, c’est une bonne nouvelle. Cela a été un peu plus long que prévu, mais chaque machine de ce type est un prototype. C’est assez délicat à réaliser. Les travaux ont été terminés en décembre » explique Hervé de Kerret, chercheur au CNRS, responsable global de l’opération.
« Une fois le remplissage terminé, la société Endel, de Vireux, a installé dans le courant de la semaine dernière une couche de 60 tonnes de fer pour protéger le détecteur de la radioactivité naturelle des roches de la colline » poursuit-il.
Les deux à trois premières semaines sont consacrées aux dernières mises au point. « Le détecteur va maintenant fonctionner cinq ans sans arrêt, jour et nuit » poursuit le scientifique.
Au total, 150 personnes représentant huit pays (France, Japon, USA, Brésil, Russie, Allemagne, Angleterre et Espagne) et 35 universités et laboratoires de recherche sont concernées par ce programme. « Au moins une vingtaine de personnes seront présentes en permanence sur le site ».

Deuxième détecteur

Les neutrinos sont des particules élémentaires présentes dans des quantités considérables, puisque chaque centimètre carré de notre corps est traversé par 66 milliards de ces particules en mouvement permanent, toutes les secondes. Mais si elles sont si nombreuses (autant que les électrons qui sont beaucoup mieux connus), elles sont très difficiles à intercepter, de l’ordre de quelques unités au maximum pour 1000 milliards chaque jour ! D’où l’intérêt de s’installer à Chooz. Car si la plus grande part des neutrinos sont envoyés par le soleil, les réacteurs nucléaires en produisent aussi.
« Dans les années 90, lorsque la décision de créer ce laboratoire a été prise, Chooz était le seul site en Europe répondant à cette double exigence : la proximité d’une centrale nucléaire et la présence de galeries souterraines protégées des pollutions cosmiques ».
Pour accroître la précision des calculs, un deuxième détecteur, identique au premier, sera installé plus près de la centrale, près des réacteurs. Un tunnel de 150 m de long et un labo vont être construits à proximité de l’héliport. « L’appel d’offres est en cours. Le marché sera attribué en janvier et les travaux débuteront en mars pour durer toute l’année. Le maître d’ouvrage est le CNRS, le maître d’œuvre, EDF. Le projet de Chooz bénéficie d’argent de la recherche publique- du CEA et du CNRS -, mais aussi d’un bel effort des collectivités locales, Région, Département et communauté de communes Ardenne rives de Meuse ».
Le détecteur mis au point à Chooz devrait avoir une seconde application. En mesurant l’énergie des neutrinos, il pourra permettre de connaître l’usage, civil ou militaire, d’un réacteur nucléaire, sans demander d’inspection sur place. L’ONU est intéressée. Voilà un usage qui devrait être bien utile et concret !

Mirko SPASIC

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24 décembre, 2010

Bonnes Fêtes !

Classé dans : Info — deedoff @ 9:56

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18 décembre, 2010

Projet Diaphane : radiographier les volcans avec les rayons cosmiques

Classé dans : Info — deedoff @ 19:43

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Scanner les volcans à l’aide des particules cosmiques traversant la Terre, tel est l’objectif du projet Diaphane, fruit d’une collaboration entre plusieurs équipes du CNRS (IN2P3 et INSU)(1). Pour son deuxième anniversaire, le projet a atteint sa phase expérimentale avec l’obtention d’une première radiographie de la Soufrière de Guadeloupe.

À l’instar des rayons X utilisés pour explorer le corps humain, les muons contenus dans les rayons cosmiques peuvent traverser de grandes épaisseurs de roche et nous renseigner sur leur densité et leur nature. L’adaptation de détecteurs mis au point pour l’expérience Opera – étudiant l’apparition des oscillations de neutrinos entre le Cern et le laboratoire souterrain du Gran Sasso en Italie – a permis de concevoir des télescopes adaptés aux conditions difficiles rencontrées sur les volcans tropicaux. La Soufrière de Guadeloupe, volcan actif placé sous la surveillance de l’IPG de Paris, a été choisie pour y tester un premier prototype de télescope. Installé en pleine période cyclonique, cet instrument a fourni plusieurs centaines d’heures d’enregistrement du flux de muons traversant le volcan dont une première radiographie a été obtenue.

Créé en 1530 lors d’une éruption magmatique, le dôme de la Soufrière est soumis à une intense altération hydrothermale qui en diminue la résistance mécanique et peut conduire à son effondrement. Connaître la structure interne du dôme est un objectif essentiel pour identifier les zones de faiblesse et contraindre les modèles de déstabilisation permettant de cartographier les zones menacées. La radiographie par rayons cosmiques complète très utilement la panoplie des méthodes géophysiques disponible et constitue la seule méthode permettant de réaliser une tomographie directe de la densité des roches.

Le projet Diaphane bénéficie des financements de l’ANR Domoscan et du programme interdisciplinaire du CNRS « Particules et Univers : observation, données, information », piloté par l’IN2P3.

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Art et rayons X

Classé dans : Info — deedoff @ 0:42

Nick Veasey: Exposing the invisible


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A voir aussi ici.

16 décembre, 2010

Bollène : un camion perd 15 kg de flurorine

Classé dans : Info — deedoff @ 11:22

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Ce matin [15/12/10], vers 10 heures, à Bollène, un poids-lourd transportant de la fluorine a perdu 15 kilos de son chargement .Le produit s’est répandu sur la chaussée et la circulation a dû être interrompue.

L’incident s’est produit à la hauteur du rond point du CNPE Tricastin et de la RD 204, à la suite du freinage du véhicule, gêné par une voiture circulant devant lui. Le camion faisait la navette entre l’établissement Comurhex du site du Tricastin et le centre de déchets industriels de Bellegarde (Gard). Selon Areva, la fluorine n’est pas radioactive.

Les équipes de première intervention d’AREVA Tricastin se sont rendues sur les lieux et procèdent à la récupération de la fluorine. La fluorine est une poudre à base de chaux et de fluor, issue de procédés industriels de l’usine Comurhex.

Selon, Areva, elle ne présente aucun risque de nature radiologique et ne comporte pas de danger pour les populations et l’environnement.

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Une quinzaine de kilos de fluorine, une poudre utilisée dans le cycle d’enrichissement d’uranium et ne « présentant pas de risque radiologique », a été déversée accidentellement mercredi sur le site nucléaire du Tricastin par un sous-traitant d’Areva, a indiqué le groupe.

L’incident, « sans gravité », s’est produit en matinée lors du transport d’un chargement de fluorine par un camion de la société Sita qui assurait la navette entre l?établissement Comurhex (filiale d’Areva) et le centre de déchets industriels de Bellegarde (Gard), a précisé Areva dans un communiqué.

« La fluorine, qui est une poudre à base de chaux et de fluor, est utilisée pour préparer l’uranium par conversion chimique avant son enrichissement », a précisé à l’AFP un porte-parole du groupe.

« Elle ne présente aucun risque de nature radiologique et ne comporte pas de danger pour les populations et l’environnement« , a souligné Areva, qui a « immédiatement prévenu les autorités ».

Cet incident intervient au lendemain de l’inauguration de la nouvelle usine d’enrichissement d’uranium d’Areva sur son site du Tricastin, en présence de la présidente d’Areva, Anne Lauvergeon.

L’unité « Georges Besse 2″ a été mise en route en présence d’une centaine de clients et investisseurs du monde entier, accueillis sur ce site qui constitue l’unique centre d’enrichissement d’uranium d’Areva en France.

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15 décembre, 2010

L’usine Georges-Besse 2, alias GB2, a été inaugurée hier entre Vaucluse et Drôme.

Classé dans : Info — deedoff @ 12:54

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La présidente d’Areva, Anne Lauvergeon, a inauguré hier matin la nouvelle usine d’enrichissement d’uranium de son groupe, construite en un peu plus de 4 ans sur le site du Tricastin, à cheval entre le Vaucluse et la Drôme. Baptisée Georges-Besse* 2, alias GB2, cette unité représente, avec 3 milliards d’euros, « le plus gros investissement industriel de la décennie en France« , a indiqué la présidente d’Areva, devant une centaine de ses clients venus de 14 pays. Destinée à prendre la suite de l’usine Eurodif Georges-Besse1 (GB1), qui doit fermer fin 2012 après un peu plus de 30 ans d’activité, GB2 « va pérenniser le site du Tricastin » et assurer « la continuité de l’excellence nucléaire française« , a précisé Anne Lauvergeon, rappelant que son groupe assurait déjà « le quart des services d’enrichissement d’uranium dans le monde« .

Pour Areva, il s’agit d’un saut technologique majeur, GB2 utilisant la technologie par centrifugation mise au point par son partenaire, Urenco, à la fin des années 80. C’est ETC, la filiale commune d’Areva et Urenco, créée en 2003, qui a conçu et fabriqué les centrifugeuses installées au Tricastin. Plus performante et moins coûteuse que la technologie d’enrichissement par diffusion gazeuse utilisée par Eurodif depuis 1979, la centrifugation consomme 50 fois moins d’électricité et va donc permettre à EDF de disposer, à partir de début 2013, des deux réacteurs de sa centrale exclusivement destinés à fournir de l’énergie à l’usine Eurodif-GB1.

Dans les deux ans qui viennent, Areva va donc travailler sur deux fronts : la montée en puissance de GB2 et le désarmement progressif de GB1, qui emploie actuellement près de 1200 personnes. Selon François-Xavier Rouxel, vice-président exécutif des activités d’enrichissement d’Areva, aucun de ces salariés ne restera sur le carreau après la fermeture de GB1. Environ 400 d’entre eux devraient être redéployés sur GB2, 400 autres devraient travailler au démantèlement de GB1 ou pour l’un des 5 autres établissements du groupe Areva au Tricastin et les 400 derniers prendront leur retraite.

Peu bavarde sur les capacités de production qu’affichera GB2 fin 2012, Anne Lauvergeon a seulement confirmé que l’usine atteindrait sa capacité maximum en 2016, deux ans avant l’échéance prévue initialement, soit 7,5 millions d’unités de travail de séparation (UTS), avec une extension possible « jusqu’à 11 millions d’UTS, en fonction de l’évolution du marché« . Pour fournir l’ensemble de ses clients entre 2012 et 2016, Areva « a organisé des stocks afin qu’ils ne ressentent pas les effets de cette transition« , a assuré Anne Lauvergeon.

*Créateur d’Eurodif puis patron de la Cogema, Georges Besse a été assassiné en 1986 par les militants d’Action Directe. Il dirigeait alors la régie Renault.

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