Nucléaire Radioprotection et Internet

18 août, 2014

Au Visiatome, le nucléaire c’est pas sorcier

Classé dans : Info — deedoff @ 10:36

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Adossé au centre de Marcoule, dans le Gard, ce musée conçu autour du fonctionnement de la filière veut plus largement vulgariser les sciences

Le nucléaire charrie tous les fantasmes et toutes les angoisses. Depuis que la France a fait le choix de développer une filière d’excellence dans ce domaine et de s’appuyer sur elle pour satisfaire la plus grande partie de ses besoins en énergie, ses détracteurs sont encore plus fervents dans leur opposition que ses défenseurs. Alors, quand le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) décide, en 2006, de créer le Visiatome sur son site de Marcoule (Gard), comment ne pas y voir un outil de propagande à destination du grand public ? Où se trouve la frontière entre l’explication et le plaidoyer ? Ce soupçon flottera toujours autour du Visiatome, quelle que soit l’énergie que met sa directrice, Fabienne Ivaldi, pour s’en défendre : « On se garde de mettre trop en avant les atouts de cette énergie pour ne pas qu’on nous taxe de propagande. Le musée a été conçu par des scientifiques sur la base de connaissances, pas par des industriels. Ce que nous essayons de faire, c’est d’attirer le public vers les sciences pour leur donner les capacités de comprendre le monde dans lequel ils vivent. »

Les traumatisés des maths à l’école, voilà donc la cible, que le musée met d’autant plus de coeur à atteindre que son accès est gratuit pour les scolaires. Pour les adultes, des événements et des conférences aux intitulés franchement alléchants s’y tiennent tous les mois.

Le Visiatome a choisi d’axer sa présentation sur le traitement des déchets produits par l’industrie nucléaire et mise sur l’illustration et la mise en scène pour s’adresser à toute la pyramide des âges, à partir de 6 ans et jusqu’à l’infini. C’est donc un impressionnant mur de déchets ménagers réalisé par un artiste plasticien qui accueille le visiteur et le plonge dans l’atmosphère « C’est pas sorcier » entretenue au Visiatome.

La radioactivité est forte dans les cendres ou le granit, moindre dans le lait

Déjà, les chiffres parlent : on y apprend que nous produisons individuellement pas moins de 500 tonnes de déchets ménagers par an, mais aussi que l’industrie nucléaire génère, pour chacun d’entre nous, 2 kg de déchets radioactifs « dont 4 g de déchets à haute radioactivité et à vie longue », est-il précisé. Mais avant d’aller plus loin, on reprend toutes les notions de bases, histoire de mettre tout le monde à jour et défaire les fausses représentations. Le visiteur est invité à partir à la découverte de la radioactivité et comprendre les processus de fabrication de l’énergie grâce à l’atome.

Une démonstration vient remettre les idées au clair : la radioactivité existe à l’état naturel, elle est forte dans les cendres ou le granit, moindre dans le lait. Le rédacteur de cet article réalise, en grimpant sur la machine, qu’il dégage à lui tout seul pas moins de 8 300 becquerels. Bref, j’irradie grâce au phosphore et au carbone qui me constituent, et cela aiguise mon attention. La chambre à brouillard donne à voir l’invisible en révélant à l’oeil les différents types de rayonnement (alpha, bêta et les plus dangereux, les gamma) et une maquette de centrale permet aussi de mieux comprendre comment fonctionne une centrale nucléaire. Autant de connaissances de base que devrait maîtriser tout citoyen d’un pays qui a choisi de couvrir plus de la moitié de ses besoins en énergie par le nucléaire.

Sur les déchets, on comprend que tout l’enjeu est dans les produits de fission ultimes, auxquels il faut trouver une forme qui soit la plus sûre et la moins encombrante possible. On comprend le processus de vitrification inventé à Marcoule qui doit fixer les éléments radioactifs pour toujours. Un bémol tout de même sur l’ultime maillon, le centre d’enfouissement profond de la Meuse, présenté au Visiatome, mais dont la réalisation à l’horizon 2025 est toujours, pour l’heure, très hypothétique en raison des résistances locales très fortes.

Le Visiatome, Centre de Marcoule, à Bagnols-sur-Cèze, ouvert de 10 h à 18 h au mois d’août (14 h-18 h le samedi et le dimanche). 
Tarif : 4 € (gratuit pour les – de 16 ans). Tarif famille : 10 € (pour cinq personnes maxi)

Source

http://www.visiatome.fr/

Chaîne Youtube

Nouvelles pistes pour les déchets métalliques TFA (Trés Faibles Activités)

Classé dans : Info — deedoff @ 10:09

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Que faire des déchets métalliques de très faible activité, issus des zones d’activité nucléaire ? Jusqu’à présent, ces déchets TFA, qu’ils soient très faiblement radioactifs (activité moyenne autour de 10 000 Bq par kilo, proche de la radioactivité naturelle) ou pas du tout, finissent en stockage définitif.

L’Andra dans un rapport d’activité de 2012, a évalué sur la période 2012-2041, la production de déchets métalliques TFA (principalement de l’acier) à environ 10 000 tonnes par an. Avec les futurs programmes de démantèlement d’installations nucléaires françaises (par exemple 160 000 tonnes à démanteler à partir de 2020 sur l’usine Georges Besse I d’Eurodif, exploitée par Areva) et l’arrivée à saturation des capacités de stockage du Cires à l’horizon 2030 (source PNGMDR*), une réflexion des principaux acteurs est née. En liaison avec Areva, le CEA et EDF, des travaux seront présentés avant la fin de l’année pour évaluer les modalités de création d’une filière de valorisation de ces déchets. Le constat du très faible impact radiologique associé à la manipulation des déchets TFA a conduit les producteurs de déchets à proposer de nouvelles pistes. L’idée envisagée serait d’utiliser par exemple ces déchets métalliques une fois fondus, dans de nouveaux projets d’installations nucléaires ou dans la fabrication des colis de déchets en vue de leur stockage, plus compacts que le béton. Car l’absence de seuil de libération dans la réglementation française (la seule au monde) n’autorise pas de recycler ce type de déchets en dehors de la filière nucléaire. Contrairement à d’autres pays européens comme l’Allemagne ou la Suède qui disposent de deux fonderies dédiées à un recyclage hors nucléaire. Cette contrainte pourrait être regrettable selon le groupe de travail de la Cligeet** : « sous prétexte qu’il y a eu des négligences et des abus dans ce domaine dans le passé, l’ASN s’interdit aujourd’hui toute ouverture dans ce sens. Pourtant, ces déchets TFA passés en fonderie sont éliminés de toute trace de radioactivité. Les métaux pourraient tout à fait prendre le chemin de la sidérurgie, explique Christophe Vallat de la Cligeet. D’autant plus que dans le flux, certains déchets ne sont même pas contaminés ». Autre facteur qui ne joue pas en faveur du changement : le coût de traitement. Selon Bruno Cahen, directeur industriel de l’Andra, cette réflexion doit aussi porter sur l’impact économique : « sachant que la France dispose d’un coût de stockage dix fois moins cher que celui pratiqué en Allemagne par exemple, on n’a pas cherché jusqu’à présent d’autre solution de traitement ». Autre sujet à polémique, l’emplacement d’une nouvelle fonderie envisagée dans le cadre d’une valorisation des déchets métalliques. Où la mettre ? Trois solutions sont possibles selon l’Andra : sur l’ancienne unité de fusion de l’usine Centraco à Marcoule, sur le site à démanteler d’Eurodif pour limiter le transport ou bien près du lieu de consommation, à savoir proche du Cires (Aube), entre la Meuse et la Haute-Marne, territoire accessible par voie fluviale et ferroviaire et à forte tradition de forge et de fonderie. « Nous ne transigerons jamais sur la sécurité et la santé. Mais pourquoi ne pas faire du Tricastin un territoire -pilote où des solutions seraient imaginées sur la valorisation de ces matériaux ? » avait déclaré le 21 juin 2012 Didier Guillaume, président de la Cligeet lors d’une séance plénière où le collège des syndicats avait présenté l’idée de recycler ces aciers.

* Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs
** Commission locale d’information des grands équipements énergétiques du Tricastin

Source

Outils high-tech pour démantèlement nucléaire

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Outil de découpe laser pour démantèlement nucléaire sous eau

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17 août, 2014

L’historique du site de Hanford

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Le cahier de laboratoire de Marie Curie toujours radioactif

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L0021265 Marie Curie: Holograph Notebook.Source (anglais)

 

Top 3 de la semaine

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1- Tout est poison, rien n’est poison. Ce qui fait le poison c’est la dose

2- Accord Russie-Chine pour des centrales nucléaires flottantes

3- Suède: Projet de réacteur de 4ème génération lancé

15 août, 2014

Radiorésistance du Tardigrade

Classé dans : Info — deedoff @ 21:37

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En biologie, la radiorésistance est la capacité de certains organismes à survivre dans des environnements soumis à de très importantes radiations ionisantes.

La radiorésistance est étonnamment courante : par exemple, l’étude de la faune et de la flore aux environs de l’accident de Chernobyl a révélé que de nombreuses espèces ont survécu, en dépit du très haut niveau de radiation. Une étude brésilienne sur une colline du Minas Gerais, dans laquelle des gisements d’uraniumassurent un haut niveau de radiation, a également révélé de nombreux insectesvers et végétaux résistants.

À un certain niveau, les radiations ionisantes peuvent même aider la croissance de certaines plantes en accélérant leur germination.

Source

 

DL 50 du Tardigrade: 5000 Gy (DL50: Dose Létale qui tue la moitié d’une population).

La DL 50 chez l’homme est entre 3,5 et 4,5 Gy en l’absence de traitement

 

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Pas de litière pour chat dans mes déchets radioactifs

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Le secrétaire américain à l’Energie, Ernest Moniz, s’est engagé lundi à rouvrir le plus tôt possible un site de déchets nucléaires du Nouveau-Mexique fermé il y a plusieurs mois suite à une fuite de rayonnement majeure, ont rapporté des médias.

M. Moniz a fait cette annonce lundi lors de sa visite à l’usine pilote de confinement des déchets (WIPP) à Carlsbad, dans le sud-est du Nouveau-Mexique, a indiqué la radio locale KUNM.

Il a mentionné que les enquêteurs ont presque identifié la cause de la fuite et espèrent mettre en place un plan de réouverture de la mine d’ici la fin du mois prochain.

Le WIPP a été fermé le 14 février lorsque des capteurs ont détecté une fuite. Il a été confirmé que 22 travailleurs ont été exposés à de faibles niveaux de radiation, mais qu’il n’y avait pas à craindre pour leur santé.

Le dépotoir souterrain sert à entreposer des résidus transuraniens de recherches et de tests en armes nucléaires issus des activités de défense passées du pays. Les déchets incluent des vêtements, des outils, des chiffons et d’autres débris contaminés par des éléments radioactifs, majoritairement du plutonium.

La cause exacte de la fuite demeure nébuleuse. Une des théories principales est que l’ajout de litière pour chats, destiné à absorber l’humidité, a provoqué une réaction chimique à l’intérieur d’au moins un des conteneurs entreposés dans le site d’enfouissement, qui a par la suite causé un échappement de rayonnement.

Les responsables ne se sont pas prononcés sur les coûts anticipés reliés à la réhabilitation du WIPP suite à la fuite. Ils avaient plus tôt mentionné que le gouvernement fédéral pourrait mettre deux ans ou plus à sceller les chambres souterraines dans lesquelles plusieurs centaines de conteneurs de déchets sont entreposés. Et la reprise complète des opération pourrait prendre jusqu’à trois ans.

Source

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Une réaction chimique avec de la litière pour chat (utilisée comme absorbant) serait la possible cause de cet accident.

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Le laboratoire souterrain à bas bruit de Rustrel

Classé dans : Info — deedoff @ 13:33
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