Nucléaire Radioprotection et Internet

29 juin, 2014

Tepco va entrer sur le marché de la revente d’électricité en Europe

Classé dans : Info — deedoff @ 17:35

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La compagnie d’électricité japonaise Tokyo Electric Power (Tepco), mondialement connue à cause de l’accident nucléaire de Fukushima, va entrer sur le marché de la revente d’électricité en Europe, via la Grande-Bretagne dans un premier temps, a affirmé ce jeudi le quotidien économiqueNikkei.

En association avec une autre firme japonaise (NGK Insulators), Tepco va créer une société locale, installer des équipements de stockage d’électricité (ensembles de batteries de très grosse capacité), acheter à d’autres de l’électricité produite la nuit en surplus, par des centrales diverses et éoliennes par exemple, et la revendre le jour en fonction des besoins, a expliqué le Nikkei.

Angleterre, puis peut-être France et Allemagne

Les deux entreprises sont en train de développer les équipements requis pours’implanter en Grande-Bretagne courant 2015, et peut-être par la suite enFrance et en Allemagne, et devraient bénéficier pour ce faire de l’aide du ministère de l’Industrie (Meti), explique encore le journal.

Les sources d’énergie renouvelable que sont les fermes éoliennes ou parcs solaires ont l’inconvénient de ne pas générer toujours la même quantité de courant. Le fait désormais de pouvoir stocker temporairement de l’électricité permet de lisser l’approvisionnement en fonction des besoins. Cela crée un nouveau marché pour des acteurs divers, le tout sur fond delibéralisation du secteur dans plusieurs pays.

Tepco avait commencé à investir à l’étranger il y a quelques années, mais à cause de la catastrophe de Fukushima la société s’est ensuite repliée sur le Japon. Toutefois, elle estime désormais qu’elle peut repartir sur le marché international chercher des revenus supplémentaires alors que sa situation financière est dépendante des subventions de l’Etat nippon pour payer les conséquences du désastre atomique.
Tepco a ainsi déjà prévu de mettre en exploitation en 2017 une centrale thermique au charbon aux Philippines.

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Greenpeace achéte des actions de Tepco

Classé dans : Info — deedoff @ 17:25

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Quelques dizaines de militants antinucléaires ont vivement protesté jeudi à Tokyo devant la salle ou la compagnie d’électricité Tepco, gérante de la centrale accidentée de Fukushima, réunissait ses actionnaires, eux aussi en partie remontés.

Munis de haut-parleurs, les manifestants se sont heurtés à l’entrée à des vigiles et personnels de Tokyo Electric Power (Tepco).

Des membres de l’organisation Greenpeace étaient venus habillés de combinaisons et masques, bien décidés à faire entendre leur voix pour demander à Tepco d’en finir avec l’énergie atomique.

Greenpeace a acheté quelques actions de Tepco (ainsi que de la compagnie de l’ouest Kansai Electric Power et du concepteur de réacteurs Hitachi) pour pouvoir participer à l’assemblée générale des actionnaires et émettre un avis sur les résolutions proposées.

Katsutaka Idogawa, ex-maire de la ville de Futaba qui héberge en partie la centrale Fukushima Daiichi, a directement invectivé les pro-nucléaires, dirigeants de Tepco compris.

« Et vous, pourquoi vous n’êtes pas exposés aux radiations? Pourquoi vous n’avez pas perdu vos terres? », a-t-il crié dans la salle.

Futaba a été entièrement évacuée après le désastre du 11 mars 2011 dû à la fusion du coeur de trois des six réacteurs du site après le passage d’un gigantesque tsunami.

Le niveau de radioactivité ambiant y reste extrêmement élevé et son accès est interdit sauf autorisation spéciale. A l’instar de plusieurs autres dans un rayon de 20 kilomètres, cette agglomération restera inhabitable pendant des années si ce n’est des décennies.

M. Idodgawa, qui avait acheté l’an passé des action de Tepco, est d’autant plus énervé que les ex-habitants n’ont selon lui touché de dommages et intérêts que tardivement et pas autant que voulu.

Une actionnaire, qui réside non loin d’une autre centrale de Tepco, Kashiwazaki-Kariwa, près de Niigata (nord-ouest), a exigé de la compagnie l’abandon de l’énergie nucléaire.

« Allez-vous répéter les mêmes erreurs à Niigata qu’à Fukushima ? », s’est-elle fâchée. Et la même d’appeler les autres petits porteurs à demander le démantèlement de Kashiwazaki-Kariwa, le plus grand complexe atomique du monde avec sept réacteurs.

« Nous avons pour mission de fournir de l’électricité de façon constante et au plus bas prix possible (…) et comme le reconnaît le gouvernement, l’énergie nucléaire est une importante ressource de base pour un pays dépourvu de richesses naturelles », a répliqué le patron de Tepco, Naomi Hirose, reprenant mot pour mot les propos des représentants de l’Etat, principal actionnaire de Tepco que les pouvoirs publics ne cessent de renflouer.

Le gouvernement de droite de Shinzo Abe souhaite remettre en exploitation ceux des 48 réacteurs nucléaires du pays qui auront été jugés sûrs par l’autorité de régulation du secteur sur la base de normes rendues plus sévères après l’accident de Fukushima.

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28 juin, 2014

Mondial de foot au Brésil: 10 millisieverts par an !

Classé dans : Info — deedoff @ 20:21

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Un supporter français qui part des plaines de la Beauce pour assister à des matchs sur les hauts plateaux brésiliens encaisse des doses de radioactivité dix fois supérieures. Cela n’affecte pas son enthousiasme… 

Voir le blog de la SFEN

Aucun commentateur, à notre connaissance, ne l’a noté, encore moins écrit : le « Mundial » de foot au Brésil se déroule dans un environnement particulièrement radioactif !

Le constat est  d’autant plus spectaculaire que les niveaux de doses enregistrés dans certaines zones du pays  dépassent les expositions moyennes mesurées dans certains des territoires évacués suite à l’accident de Fukushima ! Mais au Brésil, il s’agit, précisons-le bien, de radioactivité naturelle, le pays étant, avec l’Inde et l’Iran, un des trois grands territoires de la planète où le rayonnement radioactif est le plus intense comparativement aux niveaux enregistrés ailleurs.

Dans la région des plateaux, qui représente environ la moitié de la superficie du Brésil – et où se trouvent plusieurs des stades accueillant les matches du Mundial – la radioactivité naturelle moyenne est de l’ordre de 10 millisieverts par an (mSv/an); un  niveau de dose qui correspond en France à la valeur-guide pouvant appeler, en situation accidentelle, à l’éloignement des populations des zones contaminées. Au-delà de 50 mSv, c’est l’évacuation d’urgence qui doit être en principe décidée.

En fait, il n’est pas rare de trouver dans cette région des plateaux brésiliens des  évaluations de dose de plusieurs dizaines de mSv, l’éventail se situant entre 10 et 50 mSv. Il s’agit là de niveaux particulièrement élevés comparés au niveau moyen de la  radioactivité naturelle dans le monde qui est de 2,5 mSv.

Pour le supporter français, des doses dix fois plus fortes

Cette observation  vient rappeler que la radioactivité est une composante naturelle fondamentale de l’environnement terrestre. Elle est plus ou moins forte selon les régions : d’environ 0,5 mSv en Beauce, de 4mSv en Bretagne, de 15 mSv, voire plus dans le Kerala, en Inde?

S’il se trouve parmi les lecteurs de cet article un Parisien parti supporter l’équipe de France lors de ce Mundial, qu’il sache qu’il a évolué dans un environnement où l’exposition à la radioactivité est à peu près 10 fois supérieure, en moyenne, à celle ayant cours en Ile-de-France. Et s’il est allé se détendre sur une plage du littoral, quelque part entre Rio et Salvador da Bahia, qu’il se souvienne que le sable qu’il a foulé est parmi les plus radioactifs du monde, certaines plages, comme celle de Guarapari par exemple affichant des niveaux de 100 à 150  mSv/an !  Une  radioactivité (précisons-le encore : naturelle) du même ordre que celle mesurée à Fukushima, quelques jours après l’accident, à 1 km de la centrale !

Radioactivité artificielle ou radioactivité naturelle, les deux se confondent : elles sont de même nature et ont les mêmes effets. Parmi les populations exposées à une radioactivité naturelle élevée, comme au Brésil ou en Inde, aucune enquête n’a mis en évidence des excès de cancers ou de leucémies. De même il n’apparaît pas que les habitants de la Bretagne ou du Limousin aient davantage à souffrir des effets de la radioactivité que ceux de la région parisienne bien qu’ils soient exposés à des doses naturelles dix fois supérieures, de l’ordre de 4 à 6 mSv/an.

Les limites réglementaires ne sont pas des risques sanitaires

En fait c’est bien au-delà de ces niveaux de doses que l’on peut commencer à mesurer l’impact et les effets sanitaires de la radioactivité. Comme le soulignait le professeur Maurice Tubiana (dans Le nucléaire et la planète) : « les données biologiques confirment les données expérimentales et épidémiologiques qui ne décèlent pas d’effet nocif pour les doses de radioactivité inférieures à environ une centaine de millisieverts ».

On mesure bien, dès lors que les limites réglementaires de doses admissibles, fixées par les autorités dans le cadre de la politique de radioprotection, ne sont pas des seuils de danger : 1 mSv/an pour le public est un niveau bas qui ne doit pas être confondu – comme trop souvent – avec une dose entraînant un risque sanitaire. Et l’on peut tenir un raisonnement du même ordre à propos de la limite de 20mSv/an fixée pour les travailleurs du secteur nucléaire. Quant aux doses délivrées par les centrales nucléaires, qui se mesurent en dixièmes voire en centièmes de mSv/an elles confirment le constat d’évidence que les installations nucléaires correctement exploitées ne sont pas un problème de santé publique.

Pour en revenir à notre supporter des Bleus, en supposant cette fois qu’il habite à proximité immédiate d’une centrale nucléaire en France, on peut établir que ce voisinage l’expose à 100 fois moins de radioactivité en un an qu’un mois de séjour sur les plateaux brésilien à applaudir aux prestations de son équipe favorite.

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Les patients sont trop exposés aux rayons X

Classé dans : Info — deedoff @ 18:55

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Scanners, rayons X… Encore trop de rayons dans l’imagerie médicale. L’autorité de sûreté nucléaire (ASN) a remis ce 4 juin son Rapport sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2013. Il met en lumière plusieurs faiblesses dans le domaine médical, notamment un recours excessif aux rayonnements ionisants pour le diagnostic.

 

Moins et mieux exposer

« Depuis plus d’un siècle, la médecine fait appel, tant pour le diagnostic que pour la thérapie, à des rayonnements ionisants », reconnaît l’ASN dans son rapport. « Si leur intérêt et leur utilité sont été établis au plan médical de longue date, ces techniques contribuent cependant de façon significative à l’exposition de la population aux rayonnements ionisants. » En effet, l’exposition médicale à ces rayonnements représente la 2e source d’exposition des Français, et la 1e d’origine artificielle. La maîtriser est logiquement un « objectif prioritaire » aux yeux de l’ASN.

 

La protection du personnel médical et des patients est encadrée légalement. Mais les seconds sont exposés à un plus grand risque pour une raison simple : les doses de rayonnements varient selon le type de traitement ou de diagnostic. Ce paramètre doit être pris en compte, martèle l’ASN, qui suggère deux axes de développement. D’une part, le personnel ne doit faire appel aux rayonnements ionisants qu’en cas d’absolue nécessité, d’autre part, les doses reçues doivent être réduites au maximum. C’est d’ailleurs dans ce domaine que les plus graves défaillances sont relevées. Chacun garde en tête les affaires des irradiés d’Épinal et de Toulouse.

 

Pas assez de physiciens médicaux

« Les progrès dans ce domaine passent notamment par une meilleure connaissance des doses délivrées, la réalisation de contrôles de qualité des équipements d’imagerie, et le renforcement des effectifs de physiciens médicaux », conseille l’ASN. On l’observe très bien à travers l’exemple de la radiothérapie, particulièrement surveillée depuis les surexpositions accidentelles d’Épinal et de Toulouse. Les machines sont particulièrement difficiles à maîtriser et demandent la présence de physiciens médicaux.
Mais sur ce point, « la situation n’est toujours pas satisfaisante par rapport à celle des autres pays européens. » Et si un accident est toujours possible, l’absence de physiciens médicaux accroît fortement le risque, déplore l’ASN. Pour réduire les dangers, l’autorité propose deux solutions simples : renforcer le recours aux bonnes pratiques – qui optimise l’usage des rayonnements ionisants – et instaurer un recours systématique à l’IRM (imagerie par résonnance magnétique) en première intention plutôt qu’au scanner.

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DOSIMEX – Outil de calculs de doses générées par les rayonnements ionisants

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Les salariés sous-traitants de Marcoule sont-ils logés à la même enseigne ?

Classé dans : Info — deedoff @ 15:42

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On les appelle « les nomades du nucléaire ». Ces salariés, employés par des sous-traitants, sont nombreux à venir travailler tous les jours sur les sites nucléaires comme celui de Marcoule.

Le porte-parole d’Europe Ecologie-les Verts du Languedoc-Roussillon Martial Jourdan, a le sentiment « qu’on ne se préoccupe pas de ces précaires. On essaie de faire des économies sur des salariés qui mériteraient une grande protection. On leur fait courir des risques de plus en plus grands. »

L’ASN a demandé un renforcement de la surveillance des prestataires

Le directeur de la sécurité du groupe Areva Dominique Guilloteau explique pour sa part que « les sous-traitants ont moins d’accidents avec arrêt de travail que les salariés d’Areva. Sur l’ensemble du groupe, soit 46 000 salariés dans le monde, on a eu une cinquantaine d’accidents depuis le début de l’année pour les salariés d’Areva, et une quarantaine pour les sous-traitants. »

Pour Martial Jourdan, les salariés des sous-traitants sont « sous informés. Ils ne participent pas à toutes les procédures. » Et le porte-parole d’EE-LV de demander des comptes : « où en est-on depuis le rapport de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) ? » Ce rapport, qui faisait suite à une visite de contrôle menée par l’ASN en juin 2013, estimait que « la surveillance des prestataires et la gestion des compétences (devaient) être renforcées. »

« Le même niveau de rigueur »

De son côté, Dominique Guilloteau rappelle que « En 2013, nous avons élaboré un cahier des charges sociales, comportant un volet sécurité qui est un vrai facteur de choix des fournisseurs. » En bref, si un sous-traitant fait montre de manquements au niveau de la sécurité de ses salariés, il pourra perdre le marché.

Jean-Marc Ligney, le directeur de Melox, abonde : « Il y a le même niveau de rigueur. Nous avons des règles. Nous demandons aux sous-traitants de les respecter, et nous contrôlons leur respect. »

Précision importante : « l’écrasante majorité des accidents n’ont rien à voir avec le nucléaire », explique Dominique Guilloteau.

Ainsi, le dernier accident avec arrêt de travail du site Melox, qui s’est produit il y a un peu plus de trois mois, concernait un sous-traitant venant apporter des aliments à la cuisine du site. L’homme a chuté de son camion et des cagettes lui sont tombées dessus, il a été légèrement blessé.

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Marcoule fait de la sécurité un enjeu central

Classé dans : Info — deedoff @ 15:34

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Dans le cadre d’un programme national, le 16 décembre prochain, un exercice grandeur nature de sûreté nucléaire et de sécurité civile sera testé sur les sites d’Areva et Melox, une première à ce niveau.

En permanence étroitement surveillées, les installations atomiques, réputées sûres, n’excluent aucune hypothèse d’accident. Le scénario imaginé, ne prévoit pas de déploiement massif sur le terrain de pompiers ou de gendarmes. La population informée ne sera pas non plus associée. « Mais à l’intérieur, ça va bouger », prévoit un connaisseur. Car une fois de plus, il s’agit d’éprouver l’ensemble de l’organisation prévue en cas de crise nucléaire. Les chaînes de décisions, les procédures et les planifications préalablement consignées vont être passées au crible.

Ce sera l’occasion de contrôler que le nouveau Plan particulier d’intervention (PPI), présenté mardi dans l’amphithéâtre de l’ICSM (Institut de chimie séparative de Marcoule) fonctionne sur le concret. Tour à tour, les responsables du CEA de Marcoule, de Melox, de Centraco et de Gammatec, ont détaillé « leurs plans d’urgence interne » en cas d’accident limité, afin d’assurer la protection des personnes travaillant sur le site.

A peine quatre élus présents

Ces mesures sont intrinsèquement coordonnées avec un PPI, déclenché, lui, par le préfet en cas de fuite de matières radioactives hors de l’enceinte. Ce plan intégré au schéma Orsec, prévoit l’organisation des secours, les mesures à prendre en cas de risque de contamination ainsi que les conditions d’information du public et des médias.

Le PPI de Marcoule concerne un périmètre de 10 km autour de l’installation, comprenant 25 communes à cheval sur deux départements : le Gard (18 communes) et le Vaucluse (7 communes) soit une population de près de 100 000 habitants. Mais mardi, seuls quatre élus de la zone étaient présents, l’ancien et le nouveau maire de Codolet, celui d’Orsan, et un représentant de Vénéjan, pour une réunion d’information qui leur était pourtant destinée.

 « Il y a encore beaucoup trop de zones où le téléphone portable ne passe pas »

En théorie, on a tout prévu pour confiner, voire évacuer, les populations en cas de menace grave. Mais pas comment faire venir les représentants des habitants. Et quand ils sont présents, ils sèment quelques doutes dans les esprits. Telle cette remarque du maire de Codolet : « Il y a encore beaucoup trop de zones où le téléphone portable ne passe pas ». Les préfets du département et de région ont lourdement insisté auprès des opérateurs qui répondent que la couverture est bonne. « Oui sous le château d’eau où il n’y a personne », réplique l’ex-édile du village.

On prend en compte les risques d’incendie, d’inondation, de séisme, ou de chute d’avion, pour qu’à l’arrivée on soit dans l’incapacité d’appeler à l’aide ou de donner l’alerte par un simple coup de fil. Nul besoin d’un retour d’expérience pour s’apercevoir que ça fait désordre.

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Essais nucléaires: La loi d’indemnisation bientôt modifiée

Classé dans : Info — deedoff @ 6:48

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La loi d’indemnisation des victimes des essais nucléaires devrait être modifiée d’ici la fin du mois de juillet 2014. C’est ce que des parlementaires ont assuré au président de l’Aven, l’association des vétérans des essais nucléaires. Le décret, une fois adopté, permettra d’assouplir les modalités pour obtenir une indemnisation.
Jusqu’à présent, elle n’a été accordée qu’à une quinzaine d’anciens travailleurs des sites de tirs français.

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Pandora’s Promise ou les promesses d’un film à contre courant

Classé dans : Info — deedoff @ 6:33

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A l’approche des fêtes de fin d’année, les lumières scintillent dans le ciel aixois. La froideur du début de soirée contraste avec l’ambiance feutrée, et chauffée, des salons du Renoir. Comme un symbole de cette irrémédiable croissances des besoins énergétiques… Le cinéma aixois a en effet reçu mardi 26 novembre une projection particulière, et unique, organisée par la SFEN (Société française d’énergie nucléaire). Pandora’s promise: la promesse de Pandore. Le film à l’affiche n’est en effet que très rarement projeté en France compte-tenu des thèses qu’il affiche, et défend, au fil d’images et de scènes aussi soignées que controversées. Moins de trois ans après Fukushima, le réalisateur Robert Stone a décidé de prendre à contrepied la tendance actuelle en affichant, et décryptant, les vertus du nucléaire. Mieux, il appuie l’essentiel de sa démonstration sur les propos d’anciens écologistes anti-nucléaires finalement convertis à l’atome. Les extrêmes sont donc mis en évidence dès les premières minutes du film avec ces témoignages et ces interrogations sur d’anciennes idéologies. Immédiatement suivies d’images de Fukushima!
Oui le nucléaire est dangereux et Pandora’s Promise n’élude pas la question. Au contraire, pendant plus 90 minutes, le film démontre de manière quasi-scientifique l’intérêt du secteur à l’échelle de plusieurs générations. Même si, pendant qu’il rappelle que l’énergie de 450 grammes d’uranium équivaut à celle de 5000 barils de pétrole, il pointe du doigt le péché originel du nucléaire: la bombe. D’où ce premier raisonnement: «si le nucléaire sert à faire des bombes, il ne peut être que dangereux!» Mais Robert Stone va parvenir à dépasser ce paradoxe en mettant en avant les vertus énergétiques du nucléaire au regard de concepts ancrés dans notre quotidien: l’impact environnemental et le réchauffement climatique. Et de rappeler que la toute première centrale construite aux Etats-Unis avait été conçue pour se passer du charbon, afin de le remplacer par une énergie propre.
Le film est rythmé par les témoignages de ces anciens militants qui, à l’heure de Three Mile Island, ont manifesté leur opposition et réclamé l’arrêt des activités nucléaires. Des écologistes que l’on retrouve quelques années plus tard, devant la caméra de Robert Stone avec un discours diamétralement opposé s’appuyant sur une conviction nouvelle: «le cynisme des industries du pétrole va dans le sens des anti-nucléaires». La conclusion est criante: «être antinucléaire c’est soutenir les énergies fossiles!» Le film bascule alors dans une série de courtes démonstrations qui démontent la plupart des idées reçues avec, en préambule, une présentation détaillée des ravages liés au dérèglement climatique, favorisé par les énergies fossiles. Et compte-tenu de l’intermittence des énergies renouvelables, réclamer leur essor revient à favoriser la croissance de la consommation de gaz naturel, indispensable pour compléter un bouquet qui ne cessera de croitre. «On croit qu’on va faire des économies d’énergie mais les besoins sont de plus en plus nombreux; d’autant que l’électricité peut sauver des vies!» Ces commentaires illustrent des images tournées dans toutes ces parties du monde où l’accès à l’énergie reste un luxe, et aboutissent à une prévision sans appel: la consommation d’énergie va doubler d’ici 2050, et elle sera multipliée par trois ou quatre d’ici la fin du siècle!
Dans le même temps, Robert Stone assoit sa démonstration en multipliant les images de ce compteur Geiger qu’il balade aux quatre coins de la planète pour, une fois encore, faire tomber les idées reçues: la radioactivité naturelle du Brésil est 300 fois plus élevée que celle enregistrée aujourd’hui à Tchernobyl où nombre de personnes sont revenues habiter. «Mais parce que la radioactivité est assimilée au cancer, les gens ont peur! Et j’étais comme eux…», témoigne encore cet ancien écologiste américain qui, documents de l’OMS en main, explique que le nucléaire est loin d’être aussi meurtrier qu’on le pense. «Personne n’est jamais mort à cause d’un réacteur nucléaire commercial aux Etats-Unis!»
La boucle est alors bouclée quand le réalisateur assène de nouveau les chiffres liés à l’impact des énergies fossiles: plus de 3 millions de décès et un dérèglement climatique qui mène à notre perte. «Et c’est précisément cela qui m’intéresse: le nucléaire comme outil pour lutter contre réchauffement climatique», avait d’ailleurs déclaré Robert Stone il y a quelques jours lors de la projection parisienne du film. Avec un ultime rappel, toujours sous forme de comparaison: en Allemagne, 10 tonnes de CO2 sont émises par an par personne. C’est deux fois plus qu’en France!

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27 juin, 2014

Top 3 de la semaine

Classé dans : Top 3 de la semaine — deedoff @ 20:26

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1- Scanners, IRM, échographie, médecine nucléaire… Quels risques sont liés aux techniques d’imagerie médicale ?

2- Apprendre

3- L’étude de la « Fondation suisse de l’énergie » ne tient pas la route

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