Nucléaire Radioprotection et Internet

21 août, 2014

Classement des déchets radioactifs

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Étude sur les flux de transport de substances radioactives à usage civil

Classé dans : Info — deedoff @ 10:46

transport

 

L’ASN assure le contrôle de la sûreté des transports de substances radioactives à usage civil.

En 2012, afin d’améliorer la compréhension de ces flux de transport, l’ASN a mené une enquête auprès des détenteurs et transporteurs de substances radioactives. Elle leur a adressé un questionnaire portant sur les mouvements de ces substances en 2011.

Sur la base des réponses obtenues et de l’analyse des rapports annuels des conseillers à la sécurité transport, l’ASN a réalisé une cartographie assez précise des flux de transport en France. Ces données viennent compléter les études précédentes menées par l’IRSN en 1997 et 2006 ; elles permettent à l’ASN de mieux orienter ses actions de contrôle, et de mieux informer le public. À cette fin, l’ASN  publie notamment une synthèse des résultats de son enquête.

Source

Décret d’autorisation du démantèlement du réacteur d’enseignement Ulysse

Classé dans : Info — deedoff @ 9:23

ulysse

 

http://www.dailymotion.com/video/xp14he

Décret no 2014-906 du 18 août 2014 autorisant le Commissariat à l’énergie atomique et aux
énergies alternatives (CEA) à procéder aux opérations de mise à l’arrêt définitif et de
démantèlement de l’installation nucléaire de base no 18 dénommée « Ulysse » implantée sur le
centre du CEA de Saclay et située sur le territoire de la commune de Saclay (Essonne)

Présentation du démantèlement du réacteur Ulysse et projets similaires (Réacteur Jason, Greenwich, 1998 à1999; Réacteur UCLA R, Los Angeles, 1992): Source eduscol.education

20 août, 2014

L’IRSN exporte en Chine son savoir-faire en matière de gestion technique d’une crise nucléaire

Classé dans : Info — deedoff @ 17:03

Les centrales nucléaires en Chine

 

Dans le cadre d’un programme nucléaire ambitieux, avec plus de vingt réacteurs en construction, la compagnie d’électricité China General Nuclear Power Corporation (CGNPC) a signé un contrat avec l’IRSN mi-janvier dernier, faisant appel aux compétences de l’Institut afin de moderniser le système de gestion de crise de son parc de réacteurs.

 

Mises en lumière lors de l’accident de la centrale de Fukushima-Daiichi, les compétences de l’IRSN dans le domaine de la gestion de crise nucléaire ont incité CGNPC et sa filiale Daya Bay Nuclear Power Operations and Management Co., Ltd. (DNMC), exploitant du site de Daya Bay-Ling Ao dans la province du Guangdong, à retenir la solution proposée par l’Institut en matière d’expertise et d’outils pour la gestion de crises nucléaires.

Celle-ci repose sur l’adaptation aux besoins de DNMC et l’intégration au site chinois des plateformes SESAME et C3X, développées par l’IRSN pour son propre Centre technique de crise. SESAME, qui permet d’effectuer un diagnostic et un pronostic de l’état d’un réacteur accidenté ainsi que l’estimation des rejets potentiels ou réels, sera adaptée aux caractéristiques des réacteurs chinois  [1].

C3X, quant à elle, effectuera le calcul de la dispersion atmosphérique et des conséquences radiologiques à partir des prévisions météorologiques chinoises ainsi que des données cartographiques du site de Daya Bay-Ling Ao. L’Institut développe actuellement les spécifications des adaptations à mettre en œuvre en vue d’une intégration de ces plateformes en fin d’année.

Le contrat récemment signé prévoit en outre un cycle de formation de DNMC à l’expertise de crise et à l’utilisation opérationnelle des outils. Dans un premier temps, des ingénieurs chinois viendront en stage en France, une formation en Chine devant intervenir dans le courant de l’année prochaine.

Note :

1- En particulier les paramètres géométriques de ces réacteurs, construits par Framatome et Spie Batignolles en partenariat avec EDF, ainsi que les éléments définissant leurs principaux systèmes.

Source

19 août, 2014

Chercheuse au cœur des réacteurs

Classé dans : Info — deedoff @ 13:14

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D’abord prendre le RER jusqu’à Massy-Palaiseau. Attendre un bus. Puis sillonner le plateau de Saclay, dans l’Essonne, où se succèdent écoles de prestige, champs et chantiers. Montrer patte blanche à l’entrée du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), cœur de la puissance nucléaire française, surgi de nulle part et cerné de grillage. S’égarer dans des allées battues par le vent pour trouver le bon bâtiment. Dépasser des tours de béton, des bureaux, des hommes en blouse blanche. Sursauter quand un haut-parleur se met d’un coup à crachoter une annonce.

Et enfin trouver Claire Vaille, son sourire radieux et sa chaleur toute méridionale. Une apparition réconfortante et impromptue dans cet univers austère.«Moi j’aime bien cet endroit, c’est très vert et on voit des petits lapins», assure-t-elle.

Voici donc un spécimen assez rare de scientifique, femme, jeune et chercheuse dans le nucléaire. «C’est vrai, les gens sont un peu étonnés quand je leur dis ce que je fais dans la vie.» Très précisément, Claire, 29 ans, est «ingénieur en mécanique de la rupture des matériaux irradiés». Du sérieux. La jeune femme teste la résistance des matériaux soumis à irradiation dans les centrales nucléaires. «Ma spécialité, ce sont les aciers de cuve», précise-t-elle.

Combien de temps ces aciers, bombardés de neutrons, garderont-ils leur intégrité ? Pourra-t-on faire fonctionner les réacteurs français au-delà des quarante ans initialement prévus ? La question est hautement stratégique et nourrit aujourd’hui un furieux débat. Rien de moins que la durée de vie des centrales actuelles dépend donc en partie des travaux de Claire. Elle rit, dans un élan de modestie non feinte. «Je ne suis qu’une petite partie de la chaîne», assure-t-elle.

Au sein du laboratoire du comportement mécanique des matériaux irradiés, Claire est chargée de quelques cellules blindées, où les matériaux sont soumis à divers mauvais traitements. Les techniciens – des hommes dans leur très grande majorité, dans la cinquantaine – travaillent avec des bras«télémanipulés» pour éviter toute irradiation. «Le CEA est un monde très masculin, confirme Claire. Au début, ce n’était pas évident, pour eux comme pour moi. Mais maintenant, ça va. Il faut juste arriver à démontrer qu’on n’est pas qu’un quota !»

Claire a l’habitude. En «prépa» d’école d’ingénieurs, «on compte encore pas mal de filles, surtout en physique-chimie», signale-t-elle. Elles ne sont plus cependant qu’une toute petite minorité à Centrale Paris, l’école qu’elle a intégrée. Et une poignée dans la spécialisation en mécanique qu’elle a choisie en dernière année. «J’ai toujours aimé ça et personne ne m’a jamais découragée dans mes choix sous prétexte que j’étais une fille», affirme la jeune Toulonnaise, fille d’une mère médecin et d’un père coordonnateur contrôle régional à l’Urssaf du Var.

Son choix pour le nucléaire – une énergie qui l’intéresse depuis longtemps – est assumé. Sans doute la trace d’un grand-père qui a participé comme ingénieur à la construction du centre de recherche nucléaire de Cadarache.

«Cette énergie est stimulante intellectuellement, développe-t-elle. Dans le pétrole, on est dans le domaine de l’industrie. Dans le nucléaire – un monde où se mêlent ingénieurs et chercheurs –, il y a toujours des choses à améliorer, des progrès à réaliser pour aller vers toujours plus de sûreté. En y travaillant, j’ai l’impression de faire quelque chose d’utile.»

Elle n’exclut pas de s’intéresser un jour de plus près aux énergies renouvelables. Pragmatique, au moment de choisir sa voie, alors que le pays se débat en pleine crise financière, Claire a privilégié un domaine capable de lui offrir un travail à la hauteur de ses espérances. «Nous avons des moyens pour travailler, confirme-t-elle. On vient même de recevoir un microscope électronique à balayage sur matériaux irradiés !»C’est dire…

Claire venait tout juste d’intégrer le CEA quand la centrale de Fukushima, au Japon, s’est transformée en machine infernale. «Évidemment, ça fait peur, admet-elle. Surtout à mes amis.» Claire, elle, suit scrupuleusement les exercices de sécurité. Se rend tous les six mois au contrôle médical du CEA.

Se munit de sa «dosicarte» quand elle se rend en zone potentielle de contamination«Il y a toujours un risque, mais on prend les mesures nécessaires», assure-t-elle, pas chochotte pour un sou. Pour les enfants, elle sait qu’il faut prévenir, qu’une femme enceinte ne doit pas se rendre dans certaines zones. «Les femmes du service ont eu des enfants et tout s’est bien passé», se rassure-t-elle.

Pour le moment, encore sans enfants, la jeune femme profite de Paris, qu’elle sillonne à rollers le week-end. Chante. Pianote. Profite des fruits bien mérités de longues et dures années d’études. Entourée de gens qu’elle trouve passionnants, elle est loin «d’être rassasiée» de son travail actuel. «Dans la recherche, il y a toujours matière à approfondir.» On devrait la trouver encore quelques années, au détour d’une allée, au bout du plateau de Saclay.

Source

18 août, 2014

24h sur le site de retraitement nucléaire de la Hague

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TEDxParis – Le Thorium

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Au Visiatome, le nucléaire c’est pas sorcier

Classé dans : Info — deedoff @ 10:36

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Adossé au centre de Marcoule, dans le Gard, ce musée conçu autour du fonctionnement de la filière veut plus largement vulgariser les sciences

Le nucléaire charrie tous les fantasmes et toutes les angoisses. Depuis que la France a fait le choix de développer une filière d’excellence dans ce domaine et de s’appuyer sur elle pour satisfaire la plus grande partie de ses besoins en énergie, ses détracteurs sont encore plus fervents dans leur opposition que ses défenseurs. Alors, quand le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) décide, en 2006, de créer le Visiatome sur son site de Marcoule (Gard), comment ne pas y voir un outil de propagande à destination du grand public ? Où se trouve la frontière entre l’explication et le plaidoyer ? Ce soupçon flottera toujours autour du Visiatome, quelle que soit l’énergie que met sa directrice, Fabienne Ivaldi, pour s’en défendre : « On se garde de mettre trop en avant les atouts de cette énergie pour ne pas qu’on nous taxe de propagande. Le musée a été conçu par des scientifiques sur la base de connaissances, pas par des industriels. Ce que nous essayons de faire, c’est d’attirer le public vers les sciences pour leur donner les capacités de comprendre le monde dans lequel ils vivent. »

Les traumatisés des maths à l’école, voilà donc la cible, que le musée met d’autant plus de coeur à atteindre que son accès est gratuit pour les scolaires. Pour les adultes, des événements et des conférences aux intitulés franchement alléchants s’y tiennent tous les mois.

Le Visiatome a choisi d’axer sa présentation sur le traitement des déchets produits par l’industrie nucléaire et mise sur l’illustration et la mise en scène pour s’adresser à toute la pyramide des âges, à partir de 6 ans et jusqu’à l’infini. C’est donc un impressionnant mur de déchets ménagers réalisé par un artiste plasticien qui accueille le visiteur et le plonge dans l’atmosphère « C’est pas sorcier » entretenue au Visiatome.

La radioactivité est forte dans les cendres ou le granit, moindre dans le lait

Déjà, les chiffres parlent : on y apprend que nous produisons individuellement pas moins de 500 tonnes de déchets ménagers par an, mais aussi que l’industrie nucléaire génère, pour chacun d’entre nous, 2 kg de déchets radioactifs « dont 4 g de déchets à haute radioactivité et à vie longue », est-il précisé. Mais avant d’aller plus loin, on reprend toutes les notions de bases, histoire de mettre tout le monde à jour et défaire les fausses représentations. Le visiteur est invité à partir à la découverte de la radioactivité et comprendre les processus de fabrication de l’énergie grâce à l’atome.

Une démonstration vient remettre les idées au clair : la radioactivité existe à l’état naturel, elle est forte dans les cendres ou le granit, moindre dans le lait. Le rédacteur de cet article réalise, en grimpant sur la machine, qu’il dégage à lui tout seul pas moins de 8 300 becquerels. Bref, j’irradie grâce au phosphore et au carbone qui me constituent, et cela aiguise mon attention. La chambre à brouillard donne à voir l’invisible en révélant à l’oeil les différents types de rayonnement (alpha, bêta et les plus dangereux, les gamma) et une maquette de centrale permet aussi de mieux comprendre comment fonctionne une centrale nucléaire. Autant de connaissances de base que devrait maîtriser tout citoyen d’un pays qui a choisi de couvrir plus de la moitié de ses besoins en énergie par le nucléaire.

Sur les déchets, on comprend que tout l’enjeu est dans les produits de fission ultimes, auxquels il faut trouver une forme qui soit la plus sûre et la moins encombrante possible. On comprend le processus de vitrification inventé à Marcoule qui doit fixer les éléments radioactifs pour toujours. Un bémol tout de même sur l’ultime maillon, le centre d’enfouissement profond de la Meuse, présenté au Visiatome, mais dont la réalisation à l’horizon 2025 est toujours, pour l’heure, très hypothétique en raison des résistances locales très fortes.

Le Visiatome, Centre de Marcoule, à Bagnols-sur-Cèze, ouvert de 10 h à 18 h au mois d’août (14 h-18 h le samedi et le dimanche). 
Tarif : 4 € (gratuit pour les – de 16 ans). Tarif famille : 10 € (pour cinq personnes maxi)

Source

http://www.visiatome.fr/

Chaîne Youtube

Nouvelles pistes pour les déchets métalliques TFA (Trés Faibles Activités)

Classé dans : Info — deedoff @ 10:09

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Que faire des déchets métalliques de très faible activité, issus des zones d’activité nucléaire ? Jusqu’à présent, ces déchets TFA, qu’ils soient très faiblement radioactifs (activité moyenne autour de 10 000 Bq par kilo, proche de la radioactivité naturelle) ou pas du tout, finissent en stockage définitif.

L’Andra dans un rapport d’activité de 2012, a évalué sur la période 2012-2041, la production de déchets métalliques TFA (principalement de l’acier) à environ 10 000 tonnes par an. Avec les futurs programmes de démantèlement d’installations nucléaires françaises (par exemple 160 000 tonnes à démanteler à partir de 2020 sur l’usine Georges Besse I d’Eurodif, exploitée par Areva) et l’arrivée à saturation des capacités de stockage du Cires à l’horizon 2030 (source PNGMDR*), une réflexion des principaux acteurs est née. En liaison avec Areva, le CEA et EDF, des travaux seront présentés avant la fin de l’année pour évaluer les modalités de création d’une filière de valorisation de ces déchets. Le constat du très faible impact radiologique associé à la manipulation des déchets TFA a conduit les producteurs de déchets à proposer de nouvelles pistes. L’idée envisagée serait d’utiliser par exemple ces déchets métalliques une fois fondus, dans de nouveaux projets d’installations nucléaires ou dans la fabrication des colis de déchets en vue de leur stockage, plus compacts que le béton. Car l’absence de seuil de libération dans la réglementation française (la seule au monde) n’autorise pas de recycler ce type de déchets en dehors de la filière nucléaire. Contrairement à d’autres pays européens comme l’Allemagne ou la Suède qui disposent de deux fonderies dédiées à un recyclage hors nucléaire. Cette contrainte pourrait être regrettable selon le groupe de travail de la Cligeet** : « sous prétexte qu’il y a eu des négligences et des abus dans ce domaine dans le passé, l’ASN s’interdit aujourd’hui toute ouverture dans ce sens. Pourtant, ces déchets TFA passés en fonderie sont éliminés de toute trace de radioactivité. Les métaux pourraient tout à fait prendre le chemin de la sidérurgie, explique Christophe Vallat de la Cligeet. D’autant plus que dans le flux, certains déchets ne sont même pas contaminés ». Autre facteur qui ne joue pas en faveur du changement : le coût de traitement. Selon Bruno Cahen, directeur industriel de l’Andra, cette réflexion doit aussi porter sur l’impact économique : « sachant que la France dispose d’un coût de stockage dix fois moins cher que celui pratiqué en Allemagne par exemple, on n’a pas cherché jusqu’à présent d’autre solution de traitement ». Autre sujet à polémique, l’emplacement d’une nouvelle fonderie envisagée dans le cadre d’une valorisation des déchets métalliques. Où la mettre ? Trois solutions sont possibles selon l’Andra : sur l’ancienne unité de fusion de l’usine Centraco à Marcoule, sur le site à démanteler d’Eurodif pour limiter le transport ou bien près du lieu de consommation, à savoir proche du Cires (Aube), entre la Meuse et la Haute-Marne, territoire accessible par voie fluviale et ferroviaire et à forte tradition de forge et de fonderie. « Nous ne transigerons jamais sur la sécurité et la santé. Mais pourquoi ne pas faire du Tricastin un territoire -pilote où des solutions seraient imaginées sur la valorisation de ces matériaux ? » avait déclaré le 21 juin 2012 Didier Guillaume, président de la Cligeet lors d’une séance plénière où le collège des syndicats avait présenté l’idée de recycler ces aciers.

* Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs
** Commission locale d’information des grands équipements énergétiques du Tricastin

Source

Outils high-tech pour démantèlement nucléaire

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