Nucléaire Radioprotection et Internet

17 novembre, 2014

L’IRSN termine un tour de France des balises surveillant la radioactivité

Classé dans : Info — deedoff @ 20:38

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L’IRSN, organisme public chargé de l’expertise sur les risques nucléaires, bouclait lundi à Valence un tour de France des installations de balises chargées de mesurer la radioactivité autour des centrales et sites nucléaires.

Dans la vallée du Rhône, bordé par de très nombreuses installations, 44 nouvelles balises ont été implantées depuis le début de l’année, et 70 à 90 autres le seront encore dans les mois qui viennent, selon l’IRSN, qui organisait en soirée une rencontre d’information.

L’objectif étant d’atteindre, sur tout le territoire, un parc d’environ 400 balises, l’IRSN ayant décidé en 2010 de renouveler ces outils et d’étendre la couverture de surveillance. Installées depuis 1991, les 170 balises initiales n’avaient jamais été changées en France.

Ces balises qui ressemblent à de gros tubes gris, avec à l’intérieur l’équivalent d’un compteur Geiger, sont des capteurs de radioactivité sensibles aux rayons gamma, ils donnent la température nucléaire de la France, a expliqué à l’AFP Christophe Debayle, chef du laboratoire de surveillance atmosphérique et d’alerte à l’IRSN.

Leur rôle est de détecter une élévation anormale de la radioactivité d’origine artificielle, la radioactivité naturelle normale pouvant différer d’un site géographique à l’autre, a-t-il précisé. Selon l’IRSN, aucune élévation inquiétante n’a été recensée pour l’instant.

Ces balises sont installées dans un rayon de 10 à 30 km autour des centrales nucléaires et font des mesures toutes les dix minutes, a ajouté Christophe Debayle.

Elles complètent ainsi celles d’EDF, l’exploitant des centrales, qui sont elles installées dans un rayon restreint de 0 à 10 km des centrales. En ajoutant celles de l’IRSN, la France sera quadrillée en 2015 par un millier de balises en tout.

Par ailleurs, l’IRSN a installé plusieurs dizaines de points de prélèvement autour des sites nucléaires pour connaître les niveaux plus précis de radioactivité dans des échantillons d’eau, d’air, de sol ou de différentes denrées agricoles prélevées (lait et produits laitiers, céréales, légumes, fines herbes…) grâce à une analyse en laboratoire des radionucléides qu’ils contiennent.

Dans la vallée du Rhône, où le parc nucléaire est vieillissant, sont particulièrement surveillées les installations de Creys-Malville, du Bugey, de Saint-Alban, Cruas, Tricastin et Marcoule, mais également celles situées sur les affluents du Rhône.

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Le Laser Mega Joule, ou la dissuasion nucléaire in vitro

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16 novembre, 2014

L’allongement de la durée de vie des centrales nucléaires en bonne voie

Classé dans : Info — deedoff @ 9:25

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Dans un courrier adressé au PDG d’EDF Henri Proglio, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a indiqué à l’exploitant des centrales françaises que sa démarche entreprise pour obtenir l’autorisation de prolonger l’exploitation des réacteurs au-delà de 40 ans était « globalement satisfaisante ».

Ce premier signe envoyé par l’ASN depuis le début de la démarche entreprise par EDF en 2009 ouvre la voie à une extension de la durée de vie du parc nucléaire historique à 60 ans.

L’autorité garante de la sûreté nucléaire, qui œuvre pour une amélioration continue de la sûreté nucléaire,  a toutefois précisé ses exigences à l’électricien français :

« L’ASN considère que la démarche proposée par EDF pour la maîtrise du vieillissement est globalement satisfaisante mais que des compléments sont nécessaires, en particulier vis-à-vis de la justification de la tenue mécanique des cuves au-delà de leur quatrième visite décennale et de la démonstration de la capacité d’EDF à réaliser les remplacements massifs de certains équipements ».

« Nous allons instruire les demandes et poursuivre le dialogue avec l’ASN » a indiqué le groupe EDF dans un communiqué. Ce dialogue devrait se poursuivre jusqu’en 2015, et les premières autorisations de prolongation d’exploitation des réacteurs au-delà de 40 ans devrait être délivrées en 2019.

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Centrale nucléaire de Gravelines: quel dispositif anti-intrusion ?

Classé dans : Info — deedoff @ 9:10

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Jusqu’à aujourd’hui, la centrale nucléaire de Gravelines, qui est la plus importante en Europe en termes de production nucléaire avec six réacteurs, n’a jamais connu la mésaventure vécue par Tricastin.

Contactée, la direction du site assure que des dispositifs de sécurité ont été mis en place pour éviter toute intrusion. À commencer par la présence d’un peloton spécial de protection de la gendarmerie (PSPG), financé par EDF et composé de trente-huit gendarmes. Ils assurent de manière permanente la surveillance du site. Ces militaires sont spécialement formés pour intervenir sur le site nucléaire et n’ont d’ailleurs pas d’autre mission.

Sans vouloir commenter l’incident de Tricastin, la direction de la centrale de Gravelines rappelle « qu’il faut faire la différence entre rentrer sur le site et pénétrer dans les zones sensibles » comme les salles de commande des réacteurs nucléaires.

Pour mieux prévenir les risques d’intrusion, la centrale de Gravelines a financé en début d’année un dispositif fixe de lecture automatique des plaques d’immatriculation en plusieurs endroits, aux abords du site.

Plaques sous surveillance

En général, les contrevenants font plusieurs tours de repérage avant de passer à l’action. Il s’agit d’identifier rapidement et de repérer les véhicules suspects ou signalés. Plus que les intrusions de militants antinucléaires, ce système de surveillance a vocation à détecter les velléités d’actes de terrorisme. Le 16 avril 2012, les services du renseignement intérieur étaient alertés de l’imminence d’une action coup de poing à Gravelines de militants belges proches de Greenpeace.

Très rapidement plus d’une centaine de gendarmes et de policiers, dont le GIGN, avaient été déployés autour et à l’intérieur du site. La circulation avait été filtrée en plusieurs points. Les militants ne sont jamais venus.

A. C. et OL. D.

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La sûreté et la sécurité, les priorités de l’industrie nucléaire

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Aux Etat-Unis comme en France et dans le reste du monde, la sûreté et la sécurité font l’objet des plus grandes attentions et ce dès la conception des installations nucléaires. Décrouvrez les mesures prises aux Etats-Unis pour prévenir les risques terroristes notamment.

L’IRSN lance un programme de recherche sur le vieillissement du béton des enceintes de réacteur

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L’IRSN lance le projet de recherche ODOBA pour « Observatoire de la durabilité des ouvrages en béton armé ». Destiné à acquérir de nouvelles connaissances sur le vieillissement du béton des enceintes de réacteur, ces travaux visent à doter l’Institut d’outils indépendants d’évaluation des justifications produites par l’exploitant.

Pour rappel, l’enceinte de confinement en béton joue un rôle primordial en cas d’accident grave. Elle constitue la barrière ultime de confinement d’un réacteur à eau sous pression. Or des pathologies liées au vieillissement de ce matériau telles que la corrosion des armatures métalliques ou le gonflement du ciment peuvent dégrader sa tenue mécanique ou son étanchéité, entraînant sa fissuration et mettant en question sa capacité de confinement.

Un outil pour instruire les dossiers d’extension de la durée d’exploitation des réacteurs

Dans le détail, le projet ODOBA comprend la mise au point d’un outil prédictif afin d’estimer la durabilité des enceintes des réacteurs vis-à-vis des exigences de sûreté, au-delà de la période de vie pour laquelle elles ont été initialement conçues. Cet objectif rejoint celui de l’évaluation du projet d’extension de la durée d’exploitation des réacteurs du parc français au-delà de 40 ans. 

Le volet expérimental du projet comprend la construction, sur le site IRSN de Cadarache (Bouches-du-Rhône), de structures utilisant un béton représentatif de celui des enceintes des réacteurs du parc nucléaire français. Ces structures subiront un processus de vieillissement accéléré destiné à simuler plusieurs dizaines d’années de vieillissement « naturel » des enceintes.

Le projet ODOBA est organisé en plusieurs étapes qui permettront d’obtenir des résultats intermédiaires en fonction des besoins d’expertise de l’IRSN, comme l’analyse des réexamens de sûreté décennaux des réacteurs du parc français.

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La Chine développe un laser anti mini-drones

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La Chine a développé une arme laser conçue pour intercepter et détruire des petits drones volant à basse altitude

es essais ont eu lieu début novembre durant lesquels le système a pu abattre 30 drones dans les cinq secondes suivant la détection soit un « taux de réussite de 100% » selon l’agence Xinhua.

Baptisé Dikong Weishi (« sentinelle de basse altitude »), ce système laser a été développé par l’Académie chinoise de génie physique (CAEP) et la China Jiuyuan Hi-tech Equipment Corporation (CJHTE).

Le Dikong Weishi a pour mission de contrer les drones terroristes opérant dans les espaces publics et sera déployé principalement pour assurer la sécurité lors de grands événements publics.

Le système a un rayon d’interception maximale de 2 km² et peut protéger l’espace aérien d’une zone de 12 km² sur un angle de 360°. Le laser est toutefois limité à des cibles à basse altitude (500m maximum) et à faible vitesse (50 m/sec).

Le Dikong Weishi peut être déployé à un emplacement fixe ou sur un véhicule terrestre et cibler des drones à voilure fixe ou à voilure tournante.

La CAEP est le principal développeur et producteur d’armes nucléaires en Chine. Elle a été fondée en 1958 et est basée à Mianyang dans la province du Sichuan. Ses instituts de recherche travaillent beaucoup sur la technologie laser, la physique nucléaire ainsi que sur la physique des plasmas. Cette entité relève directement du gouvernement central chinois.

La CJHTE, elle, est une société basée à Pékin et entièrement détenue par la CAEP. Sa mission principale est le développement de produits basés sur la recherche du CAEP, en se concentrant sur les lasers et d’autres équipements de haute technologie pour les hôpitaux.

La vocation du Dikon Weishi n’est pas seulement la sécurité des espaces publics contre des attaques de drones terroristes. Son rôle est aussi la lutte contre l’espionnage aérien via des mini-drones équipés de caméras, et dont la Chine est paradoxalement la plus grande productrice.

Edouard MAIRE

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Survol de drones: un office parlementaire se saisit de la question

Classé dans : Info — deedoff @ 8:17

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Le député socialiste Jean-Yves Le Déaut, président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), demande vendredi de « faire cesser » les « désordres » que constituent les survols de centrales nucléaires par des drones, annonçant que l’office se saisissait de la question.

Dix-huit vols de drones ont été signalés au-dessus ou aux abords de centrales depuis début octobre sans que les responsables du phénomène aient pu être clairement identifiés.

Selon le député de Meurthe-et-Moselle, « ces actions et leurs auteurs sont irresponsables. Ils veulent sans doute accréditer l’idée selon laquelle, puisque la sécurité n’est pas assurée, les centrales ne sont pas sûres ».

« Cet amalgame est dangereux car en entretenant la confusion entre survol de drones et menaces nouvelles, ils décrédibilisent dans l’opinion ce que la France a construit pendant 15 ans : un système fiable de contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection », assure-t-il dans un communiqué.

« En banalisant ces atteintes à la loi, ils donnent à certains l’idée de jouer aux apprentis pilotes de drones comme d’autres sont devenus des adeptes des cyber-attaques » mais « le nucléaire n’est pas un jeu vidéo que l’on mettrait en scène », considère M. Le Déaut, pour qui « il devient urgent de faire cesser ces désordres ».

L’OPECST « va organiser fin novembre une audition publique sur l’évaluation des menaces dues à ces survols, sur les moyens d’y faire face, sur la réglementation de l’utilisation des drones et sur la coordination des acteurs en matière de sécurité et de sûreté nucléaire », indique son président.

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15 novembre, 2014

Assainissement et démantèlement nucléaire au CEA

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Les 2éme assises du démantèlement nucléaire

Classé dans : Info — deedoff @ 14:33

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