Nucléaire Radioprotection et Internet

27 novembre, 2014

L’usage des outils radioactifs dans l’industrie inquiète l’ASN

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A l’occasion de l’audition parlementaire, lundi, sur le survol des centrales nucléaires par des drones, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et son expert technique, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), ont tiré la sonnette d’alarme sur un autre sujet « préoccupant, et qui n’a pas trouvé de réponse » : la sécurité des « sources radioactives », ces matériaux irradiés utilisés notamment dans l’industrie.

« Ce sujet est orphelin, il serait relativement urgent qu’il trouve enfin une base législative et des services pour s’en occuper », a lancé Pierre-Franck Chevet, président de l’Autorité de sûreté nucléaire. « Nous avons un trou dans la raquette nationale. Il n’est pas normal que ce sujet ne soit pas traité après plusieurs années », a renchéri le directeur général de l’IRSN, Jacques Repussard, indiquant avoir remis un rapport classé secret défense sur le sujet au Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) il y a déjà plusieurs années, resté sans suite.

4.000 sources jugées dangereuses

Selon l’IRSN, 40.000 sources radioactives sont actuellement en circulation en France. Initialement irradiés dans des réacteurs de recherche ou dans des cyclotrons, ces matériaux sont destinés aux usages médicaux (médecine nucléaire, radiographies…), mais aussi, pour une large part, industriels. Pour contrôler la qualité de travaux sur des chantiers de construction, des entreprises comme Bureau Veritas, SGS ou Apave, mais aussi les services de contrôle qualité d’entreprises, procèdent ainsi à des tirs gammagraphiques permettant de traverser les métaux, notamment pour vérifier les soudures.

Des registres permettent de tracer ces objets, de leur fabrication jusqu’à leur utilisation, et de contrôler les enjeux de radioprotection. « L’ASN est en charge de contrôler la radioprotection, mais ce qui n’est pas réglementé, c’est la protection des objets contre des fins malveillantes », explique Jean-Luc Lachaume, directeur général adjoint de l’ASN. Or 10 % des sources, soit 4.000 objets, sont considérées comme potentiellement « dangereuses » par l’IRSN en cas de malveillance -par exemple de vol. Les plus sensibles sont ainsi les sources utilisées dans l’industrie, parce qu’elles sont à la fois mobiles – car transportées de chantier en chantier – et de taille réduite (de quelques centimètres à quelques dizaines de centimètres).

L’ASN et l’IRSN ont déjà fait leurs propositions pour renforcer leur sécurité : géolocalisation obligatoire, sécurisation des pièces de stockage et restrictions quant à leur accès. Une vigilance accrue sur le parcours des personnes utilisant ces sources, notamment en matière d’antécédents judiciaires, est aussi prônée. Mais ces pistes attendent toujours un projet de loi susceptible de les accueillir. Et une organisation administrative pour les mettre en oeuvre.

V.Le Billon

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Radioprotection: le CNRS aide la PME Piercan à concevoir des gants plus efficaces

Classé dans : Info — deedoff @ 5:09

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Le fabricant français de gants de protection pour le nucléaire et la pharmacie développe une collaboration avec un laboratoire du CNRS afin d’augmenter l’efficacité de ses solutions de radioprotection.

A partir de son usine de Port-en-Bessin (14), le parisien Piercan (CA 2013 : 10,8 millions d’euros ; 110 salariés) fournit des gants de protection pour les secteurs du nucléaire et de la pharmacie. Notamment des gants utilisés dans la manipulation de radio-éléments en boîtes-à-gants. Créée en 1993, cette PME souhaite à présent développer de nouveaux produits dans le domaine de la radioprotection. Les innovations attendues devront augmenter la radio-protection des gants en boîte-à-gants. Ce qui nécessite de créer de nouvelles formulations de matériaux et d’empilements de de couches  répondant aux exigences spécifiques liées à chaque domaine d’utilisation en termes de caractéristiques mécaniques et de radioprotection.

Pour relever ce défi, Piercan a passé un contrat de recherche avec le Laboratoire de physique corpusculaire de Caen (CNRS/Université de Caen Basse-Normandie/Ensicaen) situé à Caen (14). Spécialisé dans le développement d’instruments de contrôle faisceau et de dosimétrie, ce laboratoire va calculer et mesurer l’atténuation apportée par différents équipements, en fonction de leur composition chimique et de leur épaisseur, pour élaborer de nouveaux gants de radioprotection. La collaboration porte sur l’optimisation du matériau, du procédé et du produit. Le laboratoire assure pour sa part la réalisation de calculs de l’atténuation pour différentes compositions chimiques. Ces simulations permettent de proposer les compositions les plus pertinentes pour chaque type d’application. De son côté, Piercan étudie la faisabilité de réalisation d’un prototype dans son laboratoire et transfère au Laboratoire de physique corpusculaire de Caen les échantillons des prototypes qu’elle souhaite caractériser expérimentalement.
Autre mission du laboratoire de Caen : faire connaître la nature et l’énergie des rayonnements ionisants auxquels les travailleurs des entreprises clientes peuvent être exposés. Ainsi que les processus d’interaction de ces rayonnements dans la matière, les doses qui en découlent et les matériaux pertinents qui peuvent être interposés pour limiter ces doses. Grâce à cette formation, les personnels de Piercan seront en mesure de valoriser ces produits auprès de leurs clients et prospects.

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Survol des centrales nucléaires par des drones: les bonnes questions du Parlement

Classé dans : Info — deedoff @ 4:56

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Depuis deux mois, les survols de centrales nucléaires françaises par des drones tiennent en échec les autorités chargées de la sécurité. Tandis que Greenpeace dénonce d’importantes vulnérabilités, l’ASN appelle à repenser l’articulation sûreté-sécurité. De leur côté, les parlementaires se disent prêts à légiférer.

Lundi 24 novembre, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques (OPECST) réunissait autour de la même table politiques, spécialistes de l’aéronautique, autorités chargées de la sûreté et de la sécurité nucléaire, experts indépendants et Greenpeace. Le thème : la sécurité des centrales nucléaires face aux survols illégaux de drones. Une quinzaine de cas ont été observés depuis deux mois. A cette occasion, Greenpeace a remis un rapport sur les vulnérabilités des centrales françaises. L’ONG a choisi de ne pas le rendre public pour ne pas livrer un « mode d’emploi » pour des actes malveillants. L’audition de l’OPECST a été riche, même si plusieurs auditeurs ont regretté qu’elle ne donne aucun indice sur l’origine des vols et sur les moyens de les contrer. Pour autant, le président de l’OPECST, Jean-Yves Le Déaut, a ouvert plusieurs sujets de réflexions.

LA LÉGISLATION FRANÇAISE DES DRONES EST-ELLE ADAPTÉE ?

« Il y a beaucoup de survols illégaux dans de nombreux pays. Mais certains les contrôlent mieux que d’autres », assure Peter Van Blyenburgh, le président d’UVS international. « Les autorités américaines enquêtent par exemple sur des survols à l’aéroport JFK, qui mettent en danger les avions », confirme Patrick Oswald, le directeur commercial France air et sécurité chez Airbus Defence and Space.

La France a anticipé dès 2012 la législation sur le vol des drones. Dans le même temps, elle a constitué un tissu très riche, quasi unique en Europe, de sociétés investies dans la construction, l’assemblage, la location, l’utilisation de drones… « Un risque énorme s’est créé en France. La loi d’avril 2012 (qui réglemente le vol de drones, ndlr) a été votée vite, mais est très permissive. (…) Il manque une éducation des pilotes et des opérateurs. La quantité de dronistes qui ne connaissent pas les règles de l’air est gigantesque. Il faut que le monde des dronistes apprenne du monde aéromodéliste et du monde des drones militaires », explique Peter Van Blyenburgh. Un constat partagé. Mais « quelles que soient les réformes, il faut savoir que des modifications administratives ne vont pas régler immédiatement le problème des drones », tempère Pierre-Franck Chevet, le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). En ce qui concerne les centrales, le survol est interdit dans un rayon de 5 kilomètres et en dessous de 1000 mètres d’altitude.

QUELS TYPES DE DRONES SURVOLENT LES CENTRALES FRANÇAISES ?

Sur le marché mondial, les spécialistes des drones décrivent des engins très variés, allant du modèle civil de quelques kilogrammes capables de voler avec une faible autonomie à des engins militaires de plusieurs tonnes capables de parcourir plusieurs milliers de kilomètres. Dans le cas du survol des centrales françaises, John Large, expert britannique mandaté par Greenpeace, parle de drones capables de voler en autonomie (sans pilote en vue), de manière furtive (électrique) pendant une soixantaine de minutes en portant une charge utile de 10 kilogrammes. Chez les industriels, le doute plane. Francis Duruflé, le vice-président de la Fédération professionnelle du drone civil (FPDC), affirme : « Un drone capable de porter 10 kilogrammes pendant 60 minutes en mode silencieux (…), de parcourir 5 ou 10 kilomètres, puis de venir se poser avec précision, c’est supérieur à ce qui se trouve sur le marché. » John Large évoque, lui, les drones employés par la BBC, capables d’emporter de lourdes caméras (d’une valeur de 15 000 euros).

Chez Greenpeace, qui réaffirme ne pas être à l’origine de ces survols, on assure que des informations sur la nature des drones sont cachées par les autorités. Yannick Rousselet, responsable nucléaire de l’ONG, déclare qu’il existe des vidéos et des photos des survols des centrales. Selon les témoignages spontanés de gendarmes et d’employés d’EDF, les drones afficheraient de très belles performances. Yannick Rousselet indique qu’il y aurait eu des survols dans des conditions climatiques très difficiles, en particulier un vent de 70 km/h. Un autre drone a parcouru près de 18 kilomètres entre deux installations dans la zone de Flamanville (Manche). Il ajoute qu’un hélicoptère militaire a suivi un drone pendant plus de 9 kilomètres. Les gendarmes, présents à l’audition, réfutent cette course-poursuite en hélicoptère et affirment que seule une voiture de gendarmerie a suivi un drone sur quelques kilomètres avant de le perdre de vue.

SONT-ILS DANGEREUX ?

Selon l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), qui étudie également la sécurité, les drones ne menacent pas le bâtiment réacteur. « Nous considérons que ces risques sont faibles,souligne son directeur, Jacques Repussard. En revanche, ces survols mettent l’accent sur une seconde préoccupation, la vulnérabilité globale du système nucléaire. Des agressions potentielles n’auraient pas nécessairement pour objectif de créer un accident nucléaire, mais peuvent déstabiliser le système électrique (en visant d’autres zones de la centrale, ndlr). » Pour John Large,« le problème n’est pas l’autonomie ou la charge utile de ces drones. C’est le moment où votre système va être attaqué ! Les installations françaises sont vulnérables à des attaques précises. Il suffit de chatouiller une centrale pour induire une instabilité. Une petite intrusion peut entraîner un mécanisme ou un processus d’autodestruction. »

QUI DOIT ÊTRE RESPONSABLE DE LA SÉCURITÉ DES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES ?

La sécurité des installations nucléaires revient aujourd’hui entièrement à l’armée, tandis que la sûreté est confiée à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Cependant, la situation semble ne pas convenir à Pierre-Franck Chevet, le président de l’ASN : « 95 % des homologues de l’ASN dans le monde chargés de la sûreté s’occupent de la sécurité. Il y a des sujets régaliens, comme l’intervention en cas de menace, qui ne peuvent pas revenir à une autorité indépendante. Mais il y a un débat quand il s’agit d’amélioration de la sécurité par le développement de systèmes plus robustes, diversifiés, redondants… Nous appliquons alors des principes proches entre sûreté et sécurité. » Attentif à la question, Denis Baupin, député EELV de Paris, appelait le président à préciser sa pensée afin de savoir si le Parlement doit légiférer sur ce sujet à l’avenir.

Ludovic Dupin

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Nucléaire: l’Europe tire les leçons de Fukushima

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Les deux associations réunissant l’ensemble des autorités nucléaires européennes viennent de rendre publiques des recommandations visant à gérer un accident nucléaire de grande ampleur. Pour la première fois, il s’agit d’une approche globale, harmonisée à l’échelle de l’Europe.

Quatre ans et demi après les faits, la catastrophe nucléaire deFukushima est encore dans toutes les mémoires. Elle continue également de mobiliser les professionnels du secteur. À preuve, les deux associations Herca et Wenra, réunissant respectivement les autorités européennes de radioprotection et de sûreté nucléaire, viennent de rendre publiques les grandes lignes d’un dispositif permettant d’harmoniser la gestion d’un accident nucléaire de grande ampleur. C’est la première fois qu’une telle proposition est émise à l’échelle européenne, étant entendu qu’il reste encore aux pouvoirs publics à l’examiner.

La position de Herca et Wenra vise à promouvoir au niveau européen la préparation de la gestion de crise, la transmission rapide d’informations en cas d’accident et la cohérence des recommandations émises par les autorités de sûreté pour la protection des populations. Un principe essentiel est que dans l’urgence, les pays voisins, après avoir reçu les informations nécessaires, s’alignent sur les actions de protection prises par le pays où l’accident s’est produit.

Les autorités en question soulignent qu’une catastrophe nucléaire en Europe n’est pas exclue. Certes, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) en France avait déjà évoqué la réalité de cette menace, «mais c’est la première fois que ce risque est évoqué ouvertement à l’unisson», souligne Philippe Jamet, commissaire à l’ASN.

«Des mesures opérationnelles doivent être préparées»

Les organismes Herca et Wenra ont trouvé un accord sur des périmètres de protection en cas d’accident. «Des mesures opérationnelles doivent être préparées pour qu’une évacuation des populations à cinq kilomètres du lieu de la catastrophe puisse intervenir rapidement comme c’est le cas en France, poursuit Philippe Jamet, cela signifie par exemple que des moyens de transports soient disponibles dans les meilleurs délais le jour J.» Un autre périmètre, jusqu’à 20 kilomètres cette fois, a été fixé pour une mise à l’abri des populations.

«Ce dispositif de 5-20 kilomètres est le plan de première urgence; pour les accidents les plus graves, il doit pouvoir être étendu pour procéder à une évacuation jusqu’à 20 kilomètres et une mise à l’abri jusqu’à 100 kilomètres, continue Philippe Jamet. Là encore, cela implique un gros travail en amont pour que les intervenants soient rapidement opérationnels.» Dans le cadre de leurs travaux, les associations Herca et Wenra soulignent également que le cas le plus probable est celui où l’on aurait très peu d’informations sur les circonstances de la catastrophe. «Voilà pourquoi le schéma de décision implique de pouvoir répondre rapidement à trois questions cruciales: primo, y a-t-il un risque de fusion du cœur du réacteur; secundo, l’intégrité de l’enceinte de confinement de la centrale est-elle menacée; tertio, quelles sont les conditions météo à venir», explique le commissaire de l’ASN.

Toutes ces positions et ces préconisations n’engagent pour le moment que les autorités nucléaires européennes. Elles vont maintenant chacune entreprendre une concertation avec les autorités et les parties prenantes de leur pays pour la mise en œuvre de ces recommandations.

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23 novembre, 2014

Des milliers de milliard de neutrinos sont tirés chaque seconde dans l’état de l’Illinois

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22 novembre, 2014

Les liaisons tumultueuses de la rouille et du béton, des cathédrales aux centrales nucléaires

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L’expérience LHCb découvre deux baryons

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Layout of LHC-B detector, a proposed experiment on the LHC.

 

La collaboration de l’expérience LHCb auprès du Grand collisionneur de hadrons (LHC) du CERN a annoncé aujourd’hui la découverte de deux nouvelles particules de la famille des baryons. Ces particules, appelées Xi_b’- et Xi_b*-, avaient été prédites par le modèle des quarks mais n’avaient jamais été observées jusqu’ici. Une particule de la même famille, le Xi_b*0, avait été observée en 2012 par l’expérience CMS, au CERN. La collaboration LHCb a soumis un article sur sa découverte à la revue Physical Review Letters.

Comme les protons accélérés par le LHC, les nouvelles particules sont des baryons, constitués de trois quarks liés entre eux par la force forte. Ces quarks sont toutefois de types différents : les nouvelles particules X_ib contiennent toutes deux un quark b, un quark s et un quark d. En raison de la présence de quarks b, qui sont lourds, elles ont une masse plus de six fois supérieure à celle des protons. Les particules sont toutefois plus que la simple somme de leurs parties : leur masse dépend aussi de la manière dont elles sont configurées. Toute particule a une caractéristique appelée « spin ». Dans l’état Xi_b’-, les spins des deux quarks les plus légers sont de sens opposé à celui du quark b, tandis que, dans l’état Xi_b*-, ils sont de même sens.

« La nature a été généreuse et nous a donné deux particules pour le prix d’une, indique Matthew Charles, du Laboratoire de physique nucléaire et de hautes énergies (LPNHE) du CNRS, à l’Université Paris-VI. Le Xi_b’- a une masse très proche de la somme des produits de sa désintégration : s’il avait été un tout petit peu plus léger, nous ne l’aurions pas vu du tout avec la signature de désintégration que nous cherchions. »

« Ce résultat est fantastiqueGrâce à l’excellente identification des hadrons réalisée par LHCb, qui est unique parmi les expériences LHC, nous avons été en mesure de séparer du bruit de fond un signal très net et intense, explique Steven Blusk, de l’Université de Syracuse (New York). Cela nous montre une fois encore la sensibilité et la précision du détecteur LHCb. »

Outre la masse de ces particules, l’équipe de chercheurs a étudié leur taux de production relatif, leur largeur (une mesure de leur instabilité) et d’autres détails de leur désintégration. Les résultats correspondent aux prédictions fondées sur la théorie de la chromodynamique quantique (QCD).

La QCD fait partie du Modèle standard de la physique des particules, la théorie qui décrit les particules fondamentales de la matière, la manière dont elles interagissent et les forces qui s’exercent entre elles. Tester la QCD à une haute précision est crucial pour affiner notre connaissance de la dynamique des quarks, dont les modèles sont extrêmement difficiles à calculer.

« Si nous voulons découvrir une nouvelle physique au-delà du Modèle standard, nous devons d’abord en avoir une image nette, explique Patrick Koppenburg, coordinateur pour la physique de LHCb, de l’Institut Nikhef, à Amsterdam. Ces études de haute précision nous aideront à faire la différence, à l’avenir, entre des effets relevant du Modèle standard et tout élément nouveau ou imprévu. »

Les mesures ont été réalisées avec les données enregistrées au LHC en 2011-2012. Le LHC se trouve actuellement en phase de préparation, après son premier long arrêt, en vue d’un fonctionnement à des énergies plus élevées et avec des faisceaux plus intenses. Son redémarrage est prévu au printemps 2015.

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Bruno Comby: Ces drones sont en train de cartographier les centrales

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Produire des isotopes sans réacteur nucléaire: une première scientifique !

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Le Centre canadien de rayonnement synchrotron a réussi à développer des isotopes médicaux à partir de rayons X, une première mondiale qui pourrait changer la donne pour les patients atteints entre autres de maladies cardiaques ou de cancers.

Cette nouvelle technologie permet de produire des isotopes médicaux dans un centre de rayonnement comme le synchrotron plutôt que dans un réacteur nucléaire. Elle pourra contribuer à pallier la pénurie mondiale d’isotopes médicaux, selon les chercheurs qui ont travaillé trois ans à son développement.

Le manque d’isotopes médicaux oblige déjà les hôpitaux à retarder des examens médicaux, ce qui cause beaucoup d’anxiété aux patients concernés.

Les isotopes médicaux qui sont injectés dans le corps de patients atteints de cancer ou de maladie cardiaque permettent aux spécialistes de la santé de voir l’étendue de la maladie. Chaque semaine, 20 000 Canadiens ont besoin de ces isotopes.

En outre, la fermeture prochaine, en 2016, du seul réacteur au pays capable de produire des isotopes médicaux, à Chalk River, inquiète les autorités médicales canadiennes.

Production suffisante pour deux provinces d’ici un an

Les chercheurs du Synchrotron rayonnent de fierté aujourd’hui. Ils estiment qu’avec leur découverte, ils seront en mesure de produire assez d’isotopes médicaux pour répondre à la demande de la Saskatchewan et du Manitoba dans environ un an.

Ils précisent que produire les isotopes avec des rayons X est beaucoup plus sécuritaire qu’avec de l’uranium enrichi.

La nouvelle technique de production d’isotopes mise au point à Saskatoon est destinée à être exportée un peu partout sur la planète, selon les chercheurs.

L’intérêt est grand et à plus long terme, il pourrait même être possible d’exporter des isotopes médicaux.

Le Centre de production d’isotopes médicaux des Prairies à Winnipeg, un partenaire du projet, analyse en ce moment les isotopes produits à Saskatoon pour s’assurer de leur efficacité médicale et obtenir la certification de Santé Canada.

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Un exercice national de sûreté nucléaire a permis de tester les plans d’urgence à EDF Tricastin

Classé dans : Info — deedoff @ 6:41

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8h15, hier, la machine s’emballe, un des réacteurs du Centre nucléaire de production d’électricité du Tricastin s’arrête. En cause, une perte d’alimentation électrique sur le réseau principal, qui fait basculer le mécanisme vers le système secondaire. La pression est telle qu’une brèche se forme sur le générateur vapeur du circuit primaire, une fuite d’eau est détectée. Les équipes doivent assurer le refroidissement du réacteur touché. Les avaries s’enchaînent.

Voici le début du scénario concocté par l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire), qui avait gardé secret jusqu’à l’heure de son lancement, le visage de l’exercice EDF. La suite, personne n’était en mesure de la prédire. Selon les actions et les choix d’intervention des opérateurs, l’incident pouvait rapidement se laisser maîtriser ou, au contraire, engendrer de graves conséquences.

Dans le bâtiment simulateur, les équipes d’ingénieurs, les chefs d’exploitation et les formateurs restent calmes mais hyper-vigilants sur toutes les manoeuvres entreprises. « Cet ordinateur, un gros calculateur, a été créé pour simuler des problèmes. Il est fait pour retrouver les mêmes repères qu’en situation réelle », explique Anne-Laure Evaristo, chef d’exploitation de la centrale, qui oeuvre quotidiennement au plus près des réacteurs nucléaires.

Une journée forte en rebondissements

Sylvie Richard, la directrice du CNPE était elle aussi sur la brèche lors de cet exercice national de sûreté. Il s’agit ici de tester le protocole en cas d’incident. Si, en 2009, ce même exercice avait ciblé les opérations de secours, là, les premières heures se sont jouées « intra-muros » par l’activation du Plan d’urgence interne. Un stade où la Préfecture, les communes limitrophes, l’Autorité de sûreté nucléaire et la direction d’EDF sont averties, mais qu’aucune incidence sur les populations n’est présagée.

Toute la journée, les hommes du nucléaire ont oeuvré pour assurer le refroidissement du réacteur. Néanmoins vers 12 heures, le Plan particulier d’intervention est déclenché par les autorités. Les pouvoirs publics montent alors une cellule de crise fictive à Montélimar. Les maires des communes concernées ainsi que le sous-préfet de Nyons, Bernard Roudil, déclenchent leur plan de crise communal.

Vers 17 heures, trois alimentations électriques sur les quatre que compte le système de refroidissement étaient toujours indisponibles. Une situation que les équipes espéraient revenue à la normale en début de soirée.

Une journée forte en rebondissements qui sert à l’exploitant et aux autorités à rôder leurs plans d’intervention. En espérant qu’ils restent à jamais fictifs.

Le 16 décembre prochain, un autre exercice de sûreté nucléaire se jouera sur l’établissement Areva Melox à Marcoule (spécialisé dans la fabrication d’assemblages de combustibles recyclés). Avion qui chute, explosion interne, il s’agira du 12e scénario de crise du site industriel et nucléaire, établi cette fois-ci dans le but de tester le Plan particulier d’intervention (PPI), approuvé par arrêté préfectoral en mai dernier.

Ce PPI est déclenché en cas de conséquences sur les populations riveraines et concerne ici une zone située dans un rayon de 10 kilomètres autour de l’installation, soit 25 communes du Gard et du Vaucluse (99 605 habitants). Les habitants ne seront pas sollicités par l’exercice néanmoins, une « pression médiatique » sera simulée.

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