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8 novembre, 2014

Une salle d’intervention à dosimétrie réduite au CHU de Nantes

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chu nantes

 

À compter du 12 novembre 2014, le service de chirurgie vasculaire du CHU de Nantes pratiquera ses interventions dans une salle spécifique, pourvue d’un équipement d’imagerie de pointe, dite « salle hybride » ou « interventionnelle ». Un progrès considérable dont bénéficieront de nombreux patients souffrant de pathologies vasculaires.

Le service de chirurgie vasculaire du CHU de Nantes (hôpital Nord Laennec) est le premier service universitaire en France désormais doté pour son usage exclusif d’une salle d’opération « hybride » ou « interventionnelle ». Les salles hybrides sont ainsi baptisées car elles associent à une salle d’intervention chirurgicale un système de radiographie perfectionné, pour pratiquer des interventions de pointe et mini-invasives.

Un large éventail d’interventions complexes

Ce type de salle permet de répondre aux besoins des chirurgiens vasculaires lorsqu’ils sont amenés à traiter les patients souffrant d’une artérite périphérique ou d’anévrysmes aortiques.
Suspendu au plafond, le système de radiographie se déplace latéralement et longitudinalement pour pratiquer un large éventail d’interventions endovasculaires et hybrides complexes. L’accès au patient est possible des deux côtés pour les chirurgiens et l’intervention du médecin anesthésiste est facilitée.

Une dosimétrie réduite

L’équipement embarque les dernières technologies d’acquisition 3D, de fusion d’images radiologiques et scanner, ainsi qu’un échographe. La dosimétrie sera réduite drastiquement par l’utilisation de logiciels toujours plus puissants et évolués.

Lors d’opérations de chirurgie ne nécessitant pas l’utilisation de radiologie, le système est positionné loin de la table, l’espace autour de patient est alors libéré dans des conditions d’asepsie optimum.

La particularité de la salle installée au CHU de Nantes est d’être entièrement dédiée aux interventions vasculaires et non partagée avec d’autres spécialités comme cela se pratique ailleurs : « Lorsqu’elles sont partagées, ces salles ne sont utilisées par chaque service que pour certaines interventions.

Nous utiliserons la nôtre quotidiennement, de façon usuelle, même pour des gestes classiques, que nous pourrons pratiquer avec un meilleur confort et de meilleurs résultats pour le patient, explique le Pr Yann Gouëffic, chef du service de chirurgie vasculaire. Nous pourrons nous approprier cette salle et y appliquer les nombreuses évolutions intervenues au cours des vingt dernières années dans notre spécialité. En effet, aujourd’hui, 80% de la chirurgie vasculaire est interventionnelle, c’est-à-dire qu’elle se fait par l’utilisation de procédures endovasculaires, utilisant le canal des vaisseaux sanguins, sous contrôle radiographique. Cela peut éviter l’hospitalisation, l’anesthésie générale, les cicatrices, la douleur… Mais nécessite un équipement de première qualité. »

 

Sécurité des soins et radioprotection

Pour Mikaël Deslandes, ingénieur biomédical, « Ce nouvel équipement réussit la synthèse entre les contraintes architecturales du bloc opératoire et celles liées à l’installation d’un système de radiologie interventionnel. L’ergonomie de la salle a été très étudiée, le tout pour une plus grande sécurité des soins et une meilleure radioprotection, pour le patient et les personnels. »

La salle interventionnelle vasculaire permettra :

·  d’accroître la performance des actes en permettant au praticien de réaliser son geste dans des conditions de sécurité et de réussite optimum;

·  le développement de l’innovation : développement de nouvelles techniques diagnostiques et thérapeutiques;

·  de communiquer : retransmission de cas cliniques en direct

L’acquisition et l’installation de la salle hybride s’inscrit dans le cadre d’une restructuration et rénovation complète du plateau d’imagerie de l’hôpital Nord Laennec, incluant l’acquisition d’un nouveau scanner et d’un appareil d’IRM de dernière génération. Dans la perspective de la création d’un nouvel hôpital, le CHU de Nantes maintient son niveau d’équipements de pointe.
Données techniques

La salle réunit une salle d’examen, une salle de contrôle, un local technique, l’ensemble occupant une surface de 60 m2

Coût de l’équipement

Équipement « Flexmove » (Philips) : 840 000 €
Travaux : 602 000€
Total : 1 442 00€

Source

Le Centre Technique de Crise de l’IRSN

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Accident nucléaire: la préparation de la France renforcée après Fukushima

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Paris, le vendredi 7 novembre 2014 – Alors que l’on a récemment assisté au mystérieux survol des centrales nucléaires françaises par des drones, la question de la réponse à un accident nucléaire majeur a été abordée lors d’une réunion organisée à l’Hôpital Européen George Pompidou par la toute jeune Association Européenne de Gestion des Crises. Le sujet a été traité par M. Laurent Ducamin chef du bureau de planification de la Direction de la Protection et de la Sécurité de l’Etat au Secrétariat Général de la Défense et de la Sécurité Nationale (SGDN).

Centre interministériel de crise

C’est l’expérience de la gestion de la crise de Fukushima qui a été le tournant et permis de créer un nouveau plan national de réponse à un accident nucléaire. L’accident nucléaire de Fukushima, bien moins grave au plan des répercussions radiologiques que celui de Tchernobyl avec des rejets atmosphériques d’iode 131 et de césium dix fois moindre, a ainsi été l’occasion de la mise en place à la demande du premier ministre d’un centre interministériel de crise piloté par le SGDN. En plus de tous les ministères concernés, ont été intégrés dans ce centre de crise l’Autorité de Sureté Nucléaire, l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire mais aussi les trois principaux exploitants du nucléaire en France : EDF, AREVA et le CEA. Trois fonctions ont été assurées par ce centre de crise : l’analyse de la situation, la prise de décision et la communication.

Quelle réponse en France à la catastrophe de Fukushima ?

Les experts du centre de crise ont analysé la situation japonaise et son évolution possible, la protection des Français expatriés au Japon et l’accueil de ceux qui en revenaient, l’aide que la France pouvait apporter au pays du soleil levant notamment en terme de matériel d’intervention téléguidé, les mesures de précaution à prendre en France et la communication gouvernementale. La première leçon qui a été tirée est de bien distinguer les missions et les obligations des multiples intervenants avec une prise de décision et des validations rapides dans le respect de toutes les prérogatives interministérielles.

Préparation à un accident nucléaire : une approche nouvelle

La situation à Fukushima, avec la survenue concomitante d’un séisme, d’un tsunami et d’un accident nucléaire nécessitait une approche nouvelle avec le développement d’un outil de compréhension de situations exceptionnelles et d’aide à la décision pour les différents acteurs de la gestion de crise. C’est l’objet du nouveau plan d’intervention national qui manifeste l’exigence absolue du Gouvernement en matière de sûreté des installations et des transports nucléaires. En matière de prévention, des évaluations complémentaires de sureté des installations, les « stress tests », ont par exemple été réalisés et ont conduit à des actions préventives supplémentaires sous le contrôle de l’Autorité de Sureté Nucléaire. Même improbables sur le sol français, le devoir de l’Etat est d’être en mesure de faire face à des situations hors normes, dès lors qu’elles peuvent avoir des conséquences graves pour la population ou l’environnement. Dans ce but, le nouveau plan précise l’organisation gouvernementale de gestion de crise autour de la cellule interministérielle de crise (CIC) et son articulation avec les autorités de sûreté et l’exploitant. Outil de compréhension des situations complexes, il propose des stratégies de réponse pour la protection des populations, pour la prise en charge sanitaire, pour l’aide internationale ou pour la continuité des activités économiques et sociales. L’information de la population sur l’évolution de la situation et les consignes à respecter dans des situations d’incertitude se veut transparente. En dehors des accidents sur les installations nucléaires et de transports en France et les accidents survenant à l’étranger, le plan prend en considération les situations d’incertitude comme la détection d’une augmentation du niveau de radioactivité sans origine identifiée, ce qui est nouveau.

Fukushima a entraîné un grand chamboulement dans la sûreté nucléaire avec une besoin de repenser les dispositifs de planification en posant des questions nouvelles et en abordant les questions sociétales de l’impact sur la population. Ce nouveau plan est pensé pour y répondre. Cela n’empêche qu’il convient de rappeler que les 23 000 morts au Japon sont liés au séisme et au tsunami et non à la radioactivité qui s’est échappée de la centrale.

Francis Leroy

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Sûreté nucléaire: les députés font un premier pas vers l’encadrement de la sous-traitance

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Comme prévu, les députés ont ajouté au projet de loi de transition énergétique des dispositions relatives à la sous-traitance dans le nucléaire. Néanmoins, la mise en œuvre de celles-ci reste subordonnée à la volonté du gouvernement.

Dans la nuit du vendredi 10 octobre au samedi 11 octobre, à l’occasion de la dernière séance publique consacrée à l’étude du projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte, les députés ont ajouté de nouvelles dispositions en matière de sûreté nucléaire. L’ajout de ces dispositions, qui visent à mieux encadrer le recours à la sous-traitance dans le nucléaire, avait été validé en commission spéciale lors de l’examen du titre VI du projet de loi.

Un encadrement à la discrétion de l’Etat

Un premier amendement adopté vise à ajouter un nouvel article au code de l’environnement afin de permettre à l’Etat de limiter le recours à la sous-traitance dans le secteur nucléaire. Cet article stipule qu’« en raison de l’importance particulière de certaines activités pour la protection des intérêts [par la législation encadrant les installations nucléaires de base (INB)], un décret en Conseil d’Etat peut encadrer ou limiter le recours à des prestataires ou à la sous-traitance pour leur réalisation ».

Concrètement, le gouvernement pourra encadrer le nombre de niveaux de sous-traitance pour les travaux importants en terme de sûreté nucléaire.

Ce nouvel article prévoit aussi que « l’exploitant assure une surveillance des activités importantes pour la protection des intérêts [par la législation encadrant les INB] lorsqu’elles sont réalisées par des intervenants extérieurs ». Pour cela, « il veille à ce que ces intervenants extérieurs disposent des capacités techniques appropriées pour la réalisation desdites activités », ajoute le texte, précisant qu’« il ne peut déléguer cette surveillance à un prestataire ».

Ce second alinéa vise les sous-traitants et prestataires, mais aussi les utilisateurs dans le cas d’installations de recherche. L’exploitant devra s’assurer que ces intervenants disposent des capacités nécessaires pour mener à bien leur travail. « C’est le personnel de l’exploitant qui reste présent et en première ligne pour cette surveillance sur le terrain », explique l’exposé des motifs.

Inquiétudes sur la maintenance du parc nucléaire

En arrière plan, l’amendement vise aussi, conformément au droit européen, le maintien de ressources humaines qualifiées et compétentes afin d’assurer la sûreté du parc nucléaire français.

Alors qu’EDF doit renouveler une part importante de ses effectifs, le risque d’affaiblissement des compétences de l’entreprise inquiète l’inspecteur général pour la sûreté nucléaire et la radioprotection (IGSN) d’EDF autant que l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Tous deux constatent un allongement des arrêts de tranche pour maintenance et surtout un nombre très élevé d’événements significatifs pour la sûreté associés aux non-qualités de maintenance. Selon l’ASN, les problèmes de qualité de la maintenance sont à l’origine de la moitié des 700 événements significatifs pour la sûreté déclarés chaque année par EDF.

L’adoption de ce nouvel article, après les avis favorables du gouvernement et du rapporteur, n’est pas une surprise. « Nous avons eu une discussion en commission à ce sujet », a rappelé Philippe Plisson (SRC, Gironde), rapporteur du titre VI du projet de loi, précisant que « Denis Baupin [Vert, Paris] a revu son amendement ». Selon Ségolène Royal, cette nouvelle rédaction préserve « un juste équilibre entre l’autonomie industrielle et les préoccupations de sûreté ».

Par ailleurs, l’ajout de ces dispositions était prévu dans la directive 2014/87 établissant un cadre communautaire pour la sûreté nucléaire des installations nucléaires.

Le suivi médical des nomades du nucléaire

Un autre amendement, présenté par Denis Baupin et François Brottes (SRC, Isère et président de la commission spéciale), inclut les « salariés exerçant ou ayant exercé une activité de sous-traitance dans l’industrie nucléaire » à l’article du code du travail autorisant le gouvernement à déterminer par décret les règles relatives à l’organisation, au choix et au financement du service de santé au travail ainsi qu’aux modalités de surveillance de l’état de santé de certains travailleurs. Concrètement, les salariés des sous-traitants devraient être suivis tout au long de leur carrière par un médecin référent unique.

« Les travailleurs nomades du nucléaire ont vocation à le rester longtemps puisque ce sont souvent les mêmes équipes de sous-traitants qui circulent à travers le pays, en fonction des arrêts de centrales pour maintenance », a expliqué François Brottes, ajoutant qu« il [est] utile de conforter l’action de la médecine du travail en prévoyant un médecin du travail référent pour l’ensemble de ces travailleurs, y compris lorsqu’ils auront terminé leur carrière puisque la question de leur suivi après leur retraite se pose ».

La commission d’enquête relative aux coûts du nucléaire avait déjà souligné que « le suivi médical des travailleurs extérieurs qui se déplacent de site en site dépend, sauf exception, du médecin du travail relevant de leur employeur, ce qui peut constituer un obstacle à un suivi efficace », rappelle l’exposé des motifs.

En revanche, l’amendement d’André Chassaigne (PC, Puy-de-Dôme), précisant que les garanties collectives des salariés de l’énergie bénéficient aussi aux sous-traitants du nucléaire a été rejeté. De même, un amendement proposé par Denis Baupin et visant à faire bénéficier les travailleurs du nucléaire du compte pénibilité pour le calcul des annuités de retraite a été lui aussi rejeté.

Philippe COLLET

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Radioprotection: une organisation du travail alternative proposée aux employeurs

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Un arrêté interministériel, publié le 8 octobre au Journal officiel bien que signé le 15 mai 2014, propose aux employeurs une alternative à l’organisation du travail prévue par l’article 23, II de l’arrêté du 15 mai 2006 relatif au zonage et aux règles de sécurité en matière d’exposition aux rayonnements ionisants.

La réglementation actuelle prévoit que, lorsqu’il y a un risque de contamination et que les conditions de travail nécessitent le port de tenues de travail, les vestiaires affectés aux travailleurs concernés doivent comporter deux aires distinctes : l’une réservée aux vêtements de ville, l’autre aux vêtements de travail. Le texte prévoit également que des douches et des lavabos doivent être mis à disposition des travailleurs, et que l’employeur procède périodiquement à la vérification de l’absence de contamination des locaux.

Réduire le risque de contamination des travailleurs

Le nouvel arrêté prévoit que l’employeur détenteur d’une source de rayonnements ionisants, dont les salariés interviennent au sein d’une installation nucléaire de base (INB), peut déroger à ces mesures sous réserve de mettre en place une organisation de travail alternative. Celle-ci doit permettre de réduire le risque de contamination des travailleurs, notamment en améliorant la propreté radiologique de l’installation, de limiter les contraintes pouvant résulter du port des équipements de protection individuelle (EPI), et de prévenir la dissémination de la contamination radioactive.

L’employeur doit s’assurer que cette organisation est appliquée par les entreprises extérieures. Il doit évaluer l’efficacité des dispositions mises en place pour améliorer la propreté radiologique des locaux et leur bénéfice pour la santé et la sécurité des travailleurs. Il est également tenu d’informer l’inspecteur du travail du recours à cette organisation du travail et, selon le cas, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ou le délégué à la sûreté nucléaire et à la radioprotection pour les installations relevant de la défense.

La Direction générale du travail (DGT) et l’ASN avaient annoncé en octobre 2013 une évolution de la réglementation en matière de radioprotection. Une évolution guidée par le principe d’approche graduée des contraintes en fonction des risques. Le nouveau dispositif, avaient-elles annoncé, reposera sur des objectifs généraux en matière de zonage, définis par décret, et sur les principaux moyens pour atteindre ces objectifs, définis par arrêtés ou décisions.

Laurent RADISSON

Source

1 novembre, 2014

Le président de l’ASN détaille les enjeux sans précédent auquel est confronté le nucléaire français

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