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16 novembre, 2014

L’IRSN lance un programme de recherche sur le vieillissement du béton des enceintes de réacteur

Classé dans : Info — deedoff @ 8:47

 

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L’IRSN lance le projet de recherche ODOBA pour « Observatoire de la durabilité des ouvrages en béton armé ». Destiné à acquérir de nouvelles connaissances sur le vieillissement du béton des enceintes de réacteur, ces travaux visent à doter l’Institut d’outils indépendants d’évaluation des justifications produites par l’exploitant.

Pour rappel, l’enceinte de confinement en béton joue un rôle primordial en cas d’accident grave. Elle constitue la barrière ultime de confinement d’un réacteur à eau sous pression. Or des pathologies liées au vieillissement de ce matériau telles que la corrosion des armatures métalliques ou le gonflement du ciment peuvent dégrader sa tenue mécanique ou son étanchéité, entraînant sa fissuration et mettant en question sa capacité de confinement.

Un outil pour instruire les dossiers d’extension de la durée d’exploitation des réacteurs

Dans le détail, le projet ODOBA comprend la mise au point d’un outil prédictif afin d’estimer la durabilité des enceintes des réacteurs vis-à-vis des exigences de sûreté, au-delà de la période de vie pour laquelle elles ont été initialement conçues. Cet objectif rejoint celui de l’évaluation du projet d’extension de la durée d’exploitation des réacteurs du parc français au-delà de 40 ans. 

Le volet expérimental du projet comprend la construction, sur le site IRSN de Cadarache (Bouches-du-Rhône), de structures utilisant un béton représentatif de celui des enceintes des réacteurs du parc nucléaire français. Ces structures subiront un processus de vieillissement accéléré destiné à simuler plusieurs dizaines d’années de vieillissement « naturel » des enceintes.

Le projet ODOBA est organisé en plusieurs étapes qui permettront d’obtenir des résultats intermédiaires en fonction des besoins d’expertise de l’IRSN, comme l’analyse des réexamens de sûreté décennaux des réacteurs du parc français.

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La Chine développe un laser anti mini-drones

Classé dans : Info — deedoff @ 8:28

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La Chine a développé une arme laser conçue pour intercepter et détruire des petits drones volant à basse altitude

es essais ont eu lieu début novembre durant lesquels le système a pu abattre 30 drones dans les cinq secondes suivant la détection soit un « taux de réussite de 100% » selon l’agence Xinhua.

Baptisé Dikong Weishi (« sentinelle de basse altitude »), ce système laser a été développé par l’Académie chinoise de génie physique (CAEP) et la China Jiuyuan Hi-tech Equipment Corporation (CJHTE).

Le Dikong Weishi a pour mission de contrer les drones terroristes opérant dans les espaces publics et sera déployé principalement pour assurer la sécurité lors de grands événements publics.

Le système a un rayon d’interception maximale de 2 km² et peut protéger l’espace aérien d’une zone de 12 km² sur un angle de 360°. Le laser est toutefois limité à des cibles à basse altitude (500m maximum) et à faible vitesse (50 m/sec).

Le Dikong Weishi peut être déployé à un emplacement fixe ou sur un véhicule terrestre et cibler des drones à voilure fixe ou à voilure tournante.

La CAEP est le principal développeur et producteur d’armes nucléaires en Chine. Elle a été fondée en 1958 et est basée à Mianyang dans la province du Sichuan. Ses instituts de recherche travaillent beaucoup sur la technologie laser, la physique nucléaire ainsi que sur la physique des plasmas. Cette entité relève directement du gouvernement central chinois.

La CJHTE, elle, est une société basée à Pékin et entièrement détenue par la CAEP. Sa mission principale est le développement de produits basés sur la recherche du CAEP, en se concentrant sur les lasers et d’autres équipements de haute technologie pour les hôpitaux.

La vocation du Dikon Weishi n’est pas seulement la sécurité des espaces publics contre des attaques de drones terroristes. Son rôle est aussi la lutte contre l’espionnage aérien via des mini-drones équipés de caméras, et dont la Chine est paradoxalement la plus grande productrice.

Edouard MAIRE

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Survol de drones: un office parlementaire se saisit de la question

Classé dans : Info — deedoff @ 8:17

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Le député socialiste Jean-Yves Le Déaut, président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), demande vendredi de « faire cesser » les « désordres » que constituent les survols de centrales nucléaires par des drones, annonçant que l’office se saisissait de la question.

Dix-huit vols de drones ont été signalés au-dessus ou aux abords de centrales depuis début octobre sans que les responsables du phénomène aient pu être clairement identifiés.

Selon le député de Meurthe-et-Moselle, « ces actions et leurs auteurs sont irresponsables. Ils veulent sans doute accréditer l’idée selon laquelle, puisque la sécurité n’est pas assurée, les centrales ne sont pas sûres ».

« Cet amalgame est dangereux car en entretenant la confusion entre survol de drones et menaces nouvelles, ils décrédibilisent dans l’opinion ce que la France a construit pendant 15 ans : un système fiable de contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection », assure-t-il dans un communiqué.

« En banalisant ces atteintes à la loi, ils donnent à certains l’idée de jouer aux apprentis pilotes de drones comme d’autres sont devenus des adeptes des cyber-attaques » mais « le nucléaire n’est pas un jeu vidéo que l’on mettrait en scène », considère M. Le Déaut, pour qui « il devient urgent de faire cesser ces désordres ».

L’OPECST « va organiser fin novembre une audition publique sur l’évaluation des menaces dues à ces survols, sur les moyens d’y faire face, sur la réglementation de l’utilisation des drones et sur la coordination des acteurs en matière de sécurité et de sûreté nucléaire », indique son président.

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15 novembre, 2014

Assainissement et démantèlement nucléaire au CEA

Classé dans : Info — deedoff @ 14:46

Les 2éme assises du démantèlement nucléaire

Classé dans : Info — deedoff @ 14:33

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Vincent Martin, le directeur général de la CCI de Nîmes évoque la question du démantèlement nucléaire

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Des scénarios de démantèlement des réacteurs de Fukushima voient le jour

Classé dans : Info — deedoff @ 8:39

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Le Japon fait un don de 10M$ aux USA pour un démonstrateur d’élimination du Tritium

Classé dans : Info — deedoff @ 8:21

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Le ministère japonais de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (METI) a accordé aux États-Unis spécialiste de la gestion des déchets Kurion une JPY 1 milliard ($ 10 millions) accorder à démontrer la technologie pour éliminer le tritium de l’eau contaminée pour un éventuel déploiement de Fukushima.

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La technologie de Kurion est l’un des trois sélectionnés par le METI en Août pour aller de l’avant à la phase de démonstration, aux côtés de l’offre de GE Hitachi Nuclear Energy Canada et FSUE gestion des déchets radioactifs entreprise de Russie (RosRAO).

Président Kurion John Raymont a déclaré que le projet de démonstration commencera immédiatement à l’usine de détritiation de l’entreprise qui est situé à Houston, au Texas.

L’eau tritiée est une question importante sur le site de Fukushima, où plus de 400.000 tonnes d’eau contaminée est stockée dans des réservoirs et 400 autres tonnes accumulent sur une base quotidienne. Deux systèmes sont déjà en place pour éliminer les contaminants de l’eau stockée – un système d’élimination multi-nucléide connu sous le nom ALPES, et propre système de traitement mobile d’un Kurion connu sous le nom KMPS. Ces systèmes éliminent les contaminants qui sont suspendus ou dissous dans l’eau, mais ne suppriment pas le tritium.

Le tritium est un isotope de l’hydrogène et représente un problème différent des autres contaminants mesure qu’il se forme de l’eau tritiée. Une molécule d’eau normal contient deux atomes d’hydrogène et un atome d’oxygène, mais dans une molécule d’eau tritiée, un de ces atomes d’hydrogène a été remplacé par le tritium. Les procédés industriels existent pour éliminer le tritium de l’eau lourde. Ces procédés sont utilisés pour enlever le tritium de l’eau lourde de refroidissement et modérateur utilisé dans les réacteurs CANDU, mais sont trop coûteux pour être viable pour une utilisation dans l’élimination du tritium de l’eau des déchets de Fukushima ou de fonctionnement des réacteurs à eau légère.

Les projets de démonstration annoncées par le METI plus tôt dans l’année doivent à la fois vérifier la technologie de séparation du tritium et également d’évaluer les coûts de construction et d’exploitation pour la mise en œuvre à grande échelle de la technologie à la centrale de Fukushima Daiichi. La technologie doit être capable d’éliminer tritium de l’eau à des concentrations de 0,6 et 4,2 millions de becquerels par litre et pour être extensible à traiter plus de 400 mètres cubes par jour.

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Vers une utilisation des déchets radioactifs comme combustible ?

Classé dans : Info — deedoff @ 7:56

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En matière de production d’énergie nucléaire, se pose le problème du traitement des déchets radioactifs. Ceux-ci sont généralement stockés dans des endroits spécifiquement aménagés à cet effet et ce, pour plusieurs milliers d’années. Le retraitement des éléments radioactifs est donc une problématique qui doit se traiter à très long terme. Mais une série d’innovations pourrait modifier la donne d’ici quelques décennies.

 

Comment les déchets radioactifs sont-ils traditionnellement traités ?

Au cours de la production d’énergie nucléaire, deux types de déchets radioactifs sont produits. Les premiers ont une vie courte et représentent 90% du volume total des déchets ; les seconds ont une vie longue, ne représentent que 10% du volume des déchets mais 99,9% de la radioactivité.

Ainsi, au bout de trois décennies, les déchets à vie courte, conditionnés et stockés dans les différents centres de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, perdent la moitié de leur radioactivité.

Les déchets à vie longue, en revanche, ont besoin de plus de temps pour perdre leur radioactivité, d’où un traitement envisagé sur le très long terme. Issus du combustible nucléaire usé, ces déchets sont récupérés et incorporés dans du verre en fusion pour, ensuite, être coulés dans des conteneurs en acier entreposés pendant 50 ans afin de refroidir. Puis ces déchets seront probablement définitivement stockés dans des couches géologiques profondes, à environ 500 mètres de profondeur.

 

Recycler les déchets nucléaires : le projet d’Hitachi

Pour rendre la gestion des déchets nucléaires plus facile à gérer, le groupe Hitachi, en partenariat avec General Electrics, le Massachussets Institute of Technology, l’Université du Michigan et l’Université de Californie, s’efforce de développer un réacteur novateur qui utiliserait lesdits déchets comme combustible, ne produisant que des éléments radioactifs à courte durée de vie.

D’après Hitachi, il suffirait de brûler le combustible irradié au sein de petits réacteurs à eau bouillante pour, d’une part, le recycler et, d’autre part, générer plus de puissance. Ce faisant, le groupe japonais pourrait faire d’une pierre deux coups, c’est-à-dire allier les aspects économiques et écologiques : réduire l’impact des rejets toxiques sur l’environnement et gagner en productivité.

Pour l’heure, l’objectif consisterait à reconfigurer les réacteurs à eau bouillante existants pour que leurs turbines, leurs systèmes de sécurité et divers composants puissent être réutilisés. Dans cette optique, les trois universités américaines engagées dans le projet s’efforceront d’accroître la performance de ces réacteurs et devraient se voir confier la conception d’un réacteur test.

Si les phases de test s’avèrent concluantes, le recyclage des combustibles irradiés, tel que l’uranium, pourrait réduire le temps d’évanouissement de la radioactivité contenue dans les déchets nucléaires. L’émission de déchets serait ainsi plus contrôlable et plus respectueuse de l’environnement. Une éventuelle commercialisation ne serait cependant envisageable que dans plusieurs décennies.

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14 novembre, 2014

Top 3 de la semaine

Classé dans : Top 3 de la semaine — deedoff @ 10:48

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1- Publication scientifique sur la bonne santé des enfants ayant fréquenté l’école primaire la plus radioactive au monde (qui n’est située ni à Fukushima, ni à Tchernobyl…)

2- EDF: les quatre chantiers clé du nouveau PDG

3- A Tchernobyl, le cerveau des oiseaux est plus petit qu’ailleurs

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