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27 novembre, 2014

Nucléaire: l’Europe tire les leçons de Fukushima

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Rencontre-entre-les-autorites-europeennes-de-radioprotection-et-les-principales-parties-prenantes

 

Les deux associations réunissant l’ensemble des autorités nucléaires européennes viennent de rendre publiques des recommandations visant à gérer un accident nucléaire de grande ampleur. Pour la première fois, il s’agit d’une approche globale, harmonisée à l’échelle de l’Europe.

Quatre ans et demi après les faits, la catastrophe nucléaire deFukushima est encore dans toutes les mémoires. Elle continue également de mobiliser les professionnels du secteur. À preuve, les deux associations Herca et Wenra, réunissant respectivement les autorités européennes de radioprotection et de sûreté nucléaire, viennent de rendre publiques les grandes lignes d’un dispositif permettant d’harmoniser la gestion d’un accident nucléaire de grande ampleur. C’est la première fois qu’une telle proposition est émise à l’échelle européenne, étant entendu qu’il reste encore aux pouvoirs publics à l’examiner.

La position de Herca et Wenra vise à promouvoir au niveau européen la préparation de la gestion de crise, la transmission rapide d’informations en cas d’accident et la cohérence des recommandations émises par les autorités de sûreté pour la protection des populations. Un principe essentiel est que dans l’urgence, les pays voisins, après avoir reçu les informations nécessaires, s’alignent sur les actions de protection prises par le pays où l’accident s’est produit.

Les autorités en question soulignent qu’une catastrophe nucléaire en Europe n’est pas exclue. Certes, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) en France avait déjà évoqué la réalité de cette menace, «mais c’est la première fois que ce risque est évoqué ouvertement à l’unisson», souligne Philippe Jamet, commissaire à l’ASN.

«Des mesures opérationnelles doivent être préparées»

Les organismes Herca et Wenra ont trouvé un accord sur des périmètres de protection en cas d’accident. «Des mesures opérationnelles doivent être préparées pour qu’une évacuation des populations à cinq kilomètres du lieu de la catastrophe puisse intervenir rapidement comme c’est le cas en France, poursuit Philippe Jamet, cela signifie par exemple que des moyens de transports soient disponibles dans les meilleurs délais le jour J.» Un autre périmètre, jusqu’à 20 kilomètres cette fois, a été fixé pour une mise à l’abri des populations.

«Ce dispositif de 5-20 kilomètres est le plan de première urgence; pour les accidents les plus graves, il doit pouvoir être étendu pour procéder à une évacuation jusqu’à 20 kilomètres et une mise à l’abri jusqu’à 100 kilomètres, continue Philippe Jamet. Là encore, cela implique un gros travail en amont pour que les intervenants soient rapidement opérationnels.» Dans le cadre de leurs travaux, les associations Herca et Wenra soulignent également que le cas le plus probable est celui où l’on aurait très peu d’informations sur les circonstances de la catastrophe. «Voilà pourquoi le schéma de décision implique de pouvoir répondre rapidement à trois questions cruciales: primo, y a-t-il un risque de fusion du cœur du réacteur; secundo, l’intégrité de l’enceinte de confinement de la centrale est-elle menacée; tertio, quelles sont les conditions météo à venir», explique le commissaire de l’ASN.

Toutes ces positions et ces préconisations n’engagent pour le moment que les autorités nucléaires européennes. Elles vont maintenant chacune entreprendre une concertation avec les autorités et les parties prenantes de leur pays pour la mise en œuvre de ces recommandations.

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