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22 novembre, 2014

Un exercice national de sûreté nucléaire a permis de tester les plans d’urgence à EDF Tricastin

Classé dans : Info — deedoff @ 6:41

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8h15, hier, la machine s’emballe, un des réacteurs du Centre nucléaire de production d’électricité du Tricastin s’arrête. En cause, une perte d’alimentation électrique sur le réseau principal, qui fait basculer le mécanisme vers le système secondaire. La pression est telle qu’une brèche se forme sur le générateur vapeur du circuit primaire, une fuite d’eau est détectée. Les équipes doivent assurer le refroidissement du réacteur touché. Les avaries s’enchaînent.

Voici le début du scénario concocté par l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire), qui avait gardé secret jusqu’à l’heure de son lancement, le visage de l’exercice EDF. La suite, personne n’était en mesure de la prédire. Selon les actions et les choix d’intervention des opérateurs, l’incident pouvait rapidement se laisser maîtriser ou, au contraire, engendrer de graves conséquences.

Dans le bâtiment simulateur, les équipes d’ingénieurs, les chefs d’exploitation et les formateurs restent calmes mais hyper-vigilants sur toutes les manoeuvres entreprises. « Cet ordinateur, un gros calculateur, a été créé pour simuler des problèmes. Il est fait pour retrouver les mêmes repères qu’en situation réelle », explique Anne-Laure Evaristo, chef d’exploitation de la centrale, qui oeuvre quotidiennement au plus près des réacteurs nucléaires.

Une journée forte en rebondissements

Sylvie Richard, la directrice du CNPE était elle aussi sur la brèche lors de cet exercice national de sûreté. Il s’agit ici de tester le protocole en cas d’incident. Si, en 2009, ce même exercice avait ciblé les opérations de secours, là, les premières heures se sont jouées « intra-muros » par l’activation du Plan d’urgence interne. Un stade où la Préfecture, les communes limitrophes, l’Autorité de sûreté nucléaire et la direction d’EDF sont averties, mais qu’aucune incidence sur les populations n’est présagée.

Toute la journée, les hommes du nucléaire ont oeuvré pour assurer le refroidissement du réacteur. Néanmoins vers 12 heures, le Plan particulier d’intervention est déclenché par les autorités. Les pouvoirs publics montent alors une cellule de crise fictive à Montélimar. Les maires des communes concernées ainsi que le sous-préfet de Nyons, Bernard Roudil, déclenchent leur plan de crise communal.

Vers 17 heures, trois alimentations électriques sur les quatre que compte le système de refroidissement étaient toujours indisponibles. Une situation que les équipes espéraient revenue à la normale en début de soirée.

Une journée forte en rebondissements qui sert à l’exploitant et aux autorités à rôder leurs plans d’intervention. En espérant qu’ils restent à jamais fictifs.

Le 16 décembre prochain, un autre exercice de sûreté nucléaire se jouera sur l’établissement Areva Melox à Marcoule (spécialisé dans la fabrication d’assemblages de combustibles recyclés). Avion qui chute, explosion interne, il s’agira du 12e scénario de crise du site industriel et nucléaire, établi cette fois-ci dans le but de tester le Plan particulier d’intervention (PPI), approuvé par arrêté préfectoral en mai dernier.

Ce PPI est déclenché en cas de conséquences sur les populations riveraines et concerne ici une zone située dans un rayon de 10 kilomètres autour de l’installation, soit 25 communes du Gard et du Vaucluse (99 605 habitants). Les habitants ne seront pas sollicités par l’exercice néanmoins, une « pression médiatique » sera simulée.

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