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8 novembre, 2014

Accident nucléaire: la préparation de la France renforcée après Fukushima

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acc nuc

 

Paris, le vendredi 7 novembre 2014 – Alors que l’on a récemment assisté au mystérieux survol des centrales nucléaires françaises par des drones, la question de la réponse à un accident nucléaire majeur a été abordée lors d’une réunion organisée à l’Hôpital Européen George Pompidou par la toute jeune Association Européenne de Gestion des Crises. Le sujet a été traité par M. Laurent Ducamin chef du bureau de planification de la Direction de la Protection et de la Sécurité de l’Etat au Secrétariat Général de la Défense et de la Sécurité Nationale (SGDN).

Centre interministériel de crise

C’est l’expérience de la gestion de la crise de Fukushima qui a été le tournant et permis de créer un nouveau plan national de réponse à un accident nucléaire. L’accident nucléaire de Fukushima, bien moins grave au plan des répercussions radiologiques que celui de Tchernobyl avec des rejets atmosphériques d’iode 131 et de césium dix fois moindre, a ainsi été l’occasion de la mise en place à la demande du premier ministre d’un centre interministériel de crise piloté par le SGDN. En plus de tous les ministères concernés, ont été intégrés dans ce centre de crise l’Autorité de Sureté Nucléaire, l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire mais aussi les trois principaux exploitants du nucléaire en France : EDF, AREVA et le CEA. Trois fonctions ont été assurées par ce centre de crise : l’analyse de la situation, la prise de décision et la communication.

Quelle réponse en France à la catastrophe de Fukushima ?

Les experts du centre de crise ont analysé la situation japonaise et son évolution possible, la protection des Français expatriés au Japon et l’accueil de ceux qui en revenaient, l’aide que la France pouvait apporter au pays du soleil levant notamment en terme de matériel d’intervention téléguidé, les mesures de précaution à prendre en France et la communication gouvernementale. La première leçon qui a été tirée est de bien distinguer les missions et les obligations des multiples intervenants avec une prise de décision et des validations rapides dans le respect de toutes les prérogatives interministérielles.

Préparation à un accident nucléaire : une approche nouvelle

La situation à Fukushima, avec la survenue concomitante d’un séisme, d’un tsunami et d’un accident nucléaire nécessitait une approche nouvelle avec le développement d’un outil de compréhension de situations exceptionnelles et d’aide à la décision pour les différents acteurs de la gestion de crise. C’est l’objet du nouveau plan d’intervention national qui manifeste l’exigence absolue du Gouvernement en matière de sûreté des installations et des transports nucléaires. En matière de prévention, des évaluations complémentaires de sureté des installations, les « stress tests », ont par exemple été réalisés et ont conduit à des actions préventives supplémentaires sous le contrôle de l’Autorité de Sureté Nucléaire. Même improbables sur le sol français, le devoir de l’Etat est d’être en mesure de faire face à des situations hors normes, dès lors qu’elles peuvent avoir des conséquences graves pour la population ou l’environnement. Dans ce but, le nouveau plan précise l’organisation gouvernementale de gestion de crise autour de la cellule interministérielle de crise (CIC) et son articulation avec les autorités de sûreté et l’exploitant. Outil de compréhension des situations complexes, il propose des stratégies de réponse pour la protection des populations, pour la prise en charge sanitaire, pour l’aide internationale ou pour la continuité des activités économiques et sociales. L’information de la population sur l’évolution de la situation et les consignes à respecter dans des situations d’incertitude se veut transparente. En dehors des accidents sur les installations nucléaires et de transports en France et les accidents survenant à l’étranger, le plan prend en considération les situations d’incertitude comme la détection d’une augmentation du niveau de radioactivité sans origine identifiée, ce qui est nouveau.

Fukushima a entraîné un grand chamboulement dans la sûreté nucléaire avec une besoin de repenser les dispositifs de planification en posant des questions nouvelles et en abordant les questions sociétales de l’impact sur la population. Ce nouveau plan est pensé pour y répondre. Cela n’empêche qu’il convient de rappeler que les 23 000 morts au Japon sont liés au séisme et au tsunami et non à la radioactivité qui s’est échappée de la centrale.

Francis Leroy

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