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28 juin, 2014

Marcoule fait de la sécurité un enjeu central

Classé dans : Info — deedoff @ 15:34

Carte_du_site_de_Marcoule_cle01b7a5

 

Dans le cadre d’un programme national, le 16 décembre prochain, un exercice grandeur nature de sûreté nucléaire et de sécurité civile sera testé sur les sites d’Areva et Melox, une première à ce niveau.

En permanence étroitement surveillées, les installations atomiques, réputées sûres, n’excluent aucune hypothèse d’accident. Le scénario imaginé, ne prévoit pas de déploiement massif sur le terrain de pompiers ou de gendarmes. La population informée ne sera pas non plus associée. « Mais à l’intérieur, ça va bouger », prévoit un connaisseur. Car une fois de plus, il s’agit d’éprouver l’ensemble de l’organisation prévue en cas de crise nucléaire. Les chaînes de décisions, les procédures et les planifications préalablement consignées vont être passées au crible.

Ce sera l’occasion de contrôler que le nouveau Plan particulier d’intervention (PPI), présenté mardi dans l’amphithéâtre de l’ICSM (Institut de chimie séparative de Marcoule) fonctionne sur le concret. Tour à tour, les responsables du CEA de Marcoule, de Melox, de Centraco et de Gammatec, ont détaillé « leurs plans d’urgence interne » en cas d’accident limité, afin d’assurer la protection des personnes travaillant sur le site.

A peine quatre élus présents

Ces mesures sont intrinsèquement coordonnées avec un PPI, déclenché, lui, par le préfet en cas de fuite de matières radioactives hors de l’enceinte. Ce plan intégré au schéma Orsec, prévoit l’organisation des secours, les mesures à prendre en cas de risque de contamination ainsi que les conditions d’information du public et des médias.

Le PPI de Marcoule concerne un périmètre de 10 km autour de l’installation, comprenant 25 communes à cheval sur deux départements : le Gard (18 communes) et le Vaucluse (7 communes) soit une population de près de 100 000 habitants. Mais mardi, seuls quatre élus de la zone étaient présents, l’ancien et le nouveau maire de Codolet, celui d’Orsan, et un représentant de Vénéjan, pour une réunion d’information qui leur était pourtant destinée.

 « Il y a encore beaucoup trop de zones où le téléphone portable ne passe pas »

En théorie, on a tout prévu pour confiner, voire évacuer, les populations en cas de menace grave. Mais pas comment faire venir les représentants des habitants. Et quand ils sont présents, ils sèment quelques doutes dans les esprits. Telle cette remarque du maire de Codolet : « Il y a encore beaucoup trop de zones où le téléphone portable ne passe pas ». Les préfets du département et de région ont lourdement insisté auprès des opérateurs qui répondent que la couverture est bonne. « Oui sous le château d’eau où il n’y a personne », réplique l’ex-édile du village.

On prend en compte les risques d’incendie, d’inondation, de séisme, ou de chute d’avion, pour qu’à l’arrivée on soit dans l’incapacité d’appeler à l’aide ou de donner l’alerte par un simple coup de fil. Nul besoin d’un retour d’expérience pour s’apercevoir que ça fait désordre.

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