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22 novembre, 2013

Fukushima: un conteneur complet de combustible nucléaire sorti de la piscine 4

Classé dans : Info — deedoff @ 13:53

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L’opérateur de la centrale accidentée de Fukushima indique jeudi avoir retiré avec succès et transporté un premier conteneur de 22 assemblages de combustible nucléaire extraits de la piscine du réacteur 4.

«Le caisson contenant les 22 assemblages a été transporté en sûreté (par un camion) du bâtiment du réacteur 4 vers la piscine commune», distante d’une centaine de mètres, a expliqué Tokyo Electric Power (Tepco) dans un courriel.

Tepco avait terminé sans problème mardi le transfert dans le conteneur en question de 22 assemblages immergés dans la piscine de désactivation du réacteur 4.

Ensuite, le récipient cylindrique géant (5,5 m de haut et 2,1 m de diamètre) a été fermé, retiré de la piscine et décontaminé avant d’être chargé jeudi sur un camion et emporté vers la piscine commune où les assemblages doivent encore être déchargés pour un séjour d’au moins 10 ans a priori.

Tepco avait entamé lundi la délicate extraction des 1.533 assemblages stockés dans la piscine 4, en commençant par des neufs (au nombre de 202) qui présentent moins de risques que les 1.331 assemblages usés dont près de la moitié sont extrêmement radioactifs.

Selon Tepco, qui a diffusé des vidéos, les travaux se sont déroulés sans incident et les 22 premiers assemblages (contenance maximum d’un caisson) ont été chargés en deux jours dans le conteneur.

Lorsqu’ils seront placés dans la piscine commune, Tepco fera une pause pour analyser la façon dont a été effectuée cette première opération et y apporter d’éventuelles améliorations pour les quelque 70 autres du même type à réaliser par la suite.

«Le calendrier à venir ne peut pas encore être détaillé», a précisé le groupe.

Retirer des assemblages de combustible d’une piscine de désactivation est une tâche courante dans les centrales nucléaires et Tepco l’a fait quelque 1.200 fois en quatre décennies d’exploitation de réacteurs, mais c’est la première fois qu’une telle opération est réalisée dans un environnement accidenté où les techniciens doivent oeuvrer en combinaisons de protection et porter des masques intégraux pour se protéger de la radioactivité.

Il s’agit en outre de la plus délicate opération depuis la stabilisation du site en décembre 2011, six mois après le tsunami qui l’avait ravagé. «Ce retrait ouvre un nouveau chapitre important dans notre tâche de démantèlement», qui doit durer 40 ans, a commenté le PDG de Tepco, Naomi Hirose.

AFP

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21 novembre, 2013

Le dôme de l’EPR de Flamanville endommagé

Classé dans : Info — deedoff @ 20:46

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Le  dôme du réacteur EPR en construction à Flamanville (Manche) va faire l’objet de réparations après avoir été endommagé par la chute d’un engrenage lors d’un incident déjà évoqué par EDF en octobre, a indiqué l’électricien aujourd’hui.
« L’inspection exhaustive du dôme a montré deux impacts de quelques millimètres qui nécessitent une réparation par soudage », a indiqué la direction d’EDF sur le chantier.
Selon l’hebdomadaire Le Canard enchaîné paru hier, « le dôme est troué et doit être réparé avec, selon le responsable régional de l’Autorité de sûreté nucléaire, des «rustines» ». L’ASN n’était pas joignable dans l’immédiat.
C’est une pièce de 4 kg, qui s’est décrochée le 16 octobre d’un chariot conçu pour porter des charges de 320 tonnes, qui est à l’origine de ces impacts.
EDF avait annoncé le 17 octobre que cette pièce de motorisation avait chuté de 20 mètres lors d’essais sur ce chariot destiné à soulever le couvercle de la cuve du réacteur, au moment des chargements et déchargements des combustibles par exemple. Mais le groupe n’avait pas indiqué que la pièce avait été projectée et avait percuté le dôme.
Le dôme, posé le 16 juillet, doit à terme être recouvert de béton. L’incident n’a pas fait de blessés et ne remet pas en cause le planning global du chantier, avait indiqué EDF, son maître d’oeuvre. La mise en service du réacteur est toujours prévue pour 2016, soit toujours avec quatre ans de retard par rapport au calendrier initial.
Quatre réacteurs EPR sont en construction dans le monde, un dans la Manche, un en Finlande et deux à Taïshan en Chine. Il n’en existe aucun en fonctionnement.

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Les centrales nucléaires immergées, la voie du futur ?

Classé dans : Info — deedoff @ 4:20

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Les petits réacteurs modulaires (SMR) sont aujourd’hui considérés comme une voie d’avenir du nucléaire. Ils présentent en effet de nombreux avantages : caractère progressif de l’investissement, réduction des délais et sûreté intrinsèque accrue.

Bernard Planchais, Directeur général délégué du DCNS nous donne sa vision sur l’avenir des SMR pour Small Modular Reactors :

« Le concept de centrale immergée permet d’offrir un niveau de sécurité inédit tout en maîtrisant les risques industriels par la mise en œuvre de techniques éprouvées. »
« Le marché des SMR est complémentaire de celui des gros réacteurs ; il s’adresse à des réseaux de faible puissance installée (<10 GWe) ou faiblement interconnectés. C’est un marché d’offre qui s’ouvrira très largement dès lors qu’un produit SMR compétitif, contrebalançant les effets d’échelle en faveur des gros réacteurs, lui sera proposé. Le seuil de compétitivité des SMR a été estimé à une électricité produite à un coût inférieur à 100 € / MWh. »
L’industrie nucléaire se rapproche de l’industrie navale

« On observe chez tous les promoteurs étrangers de SMR un rapprochement entre industrie nucléaire et industrie navale. Il paraît évident que seules les ruptures autorisées par les méthodes de construction navale permettront aux SMR de devenir compétitifs. »
« C’est ce qui a conduit à développer une gamme d’éléments modulaires, des «briques technologiques », gages de compétitivité, adaptées à toutes les configurations terrestres ou marines. »
SMR côtiers et immergés
« Tout d’abord avec des SMR côtiers transportables : cela consiste à pousser la logique de la préfabrication de la centrale en chantier naval à son maximum, et à l’acheminer vers un site terrestre côtier. »
« Ensuite avec des SMR immergés : c’est l’objet du projet Flexblue, qui présente à la fois une compétitivité et une sûreté nucléaire inégalées. Ces méthodes peuvent aussi être partiellement appliquées à des réacteurs terrestres de grande puissance. »
Technologies éprouvées
« Utilisant exclusivement des technologies éprouvées dans l’industrie nucléaire, navale ou offshore, entièrement fabriqué en chantier naval DCNS, selon des standards et avec des moyens éprouvés, fiabilisant son devis, Flexblue combine une réduction des risques de projet, une compétitivité inédite pour un SMR avec le nouveau paradigme de sûreté que procure l’immersion. »
« Cette dernière constitue en effet, en même temps qu’une source froide infinie, une protection naturelle du module contre les agressions de toutes origines, rendant les accidents graves virtuellement impossibles. »
Faible impact sur l’environnement
« Les modules, dont le nombre est adapté à la puissance installée souhaitée, sont ancrés entre 50 et 100 mètres de fond. Les aménagements de site et de génie civil sont très réduits, l’installation n’a pas d’impact sur le paysage, et, en fin de vie, le site est rendu très simplement à l’état ex ante : les modules sont retournés dans leur chantier de construction pour y être démantelés, comme c’est l’usage pour nos sous-marins. » Des enjeux industriels considérables

« Les enjeux industriels des SMR, surtout ceux construits en chantier naval, sont considérables avec la création potentielle sur le sol national de plusieurs dizaines de milliers d’emplois à forte valeur ajoutée, et le maintien des compétences et du tissu industriel nationaux du nucléaire. »

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20 novembre, 2013

Radioactivité autour du centre de stockage de l’Aube: rien d’anormal

Classé dans : Info — deedoff @ 22:25

Journée portes ouvertes au CSFMA

Vingt ans après le lancement du centre de stockage de déchets radioactifs à Soulaines, et cinq ans après une première étude, la commission locale d’information de Soulaines (CLI) a commandé à l’Acro (Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest) un second bilan environnemental.

Pourquoi une étude ?

Début 2012, la commission locale d’information de Soulaines a souhaité réaliser des mesures dans l’environnement autour du centre de stockage de l’Aube. Elles font suite à une première étude menée en 2007. Il s’agit une nouvelle fois de mesurer la radioactivité aux abords du centre, que ce soit dans l’eau, dans la terre, les légumes ou même sur du gibier. En reproduisant les mêmes analyses qu’en 2007, cette étude devait permettre de suivre l’évolution de la radioactivité. Seule différence par rapport à 2007, les analyses ont été étendues aux abeilles et aux produits de la ruche. Pour cette dernière, les mesures se poursuivront jusqu’en 2014.

Les membres de la CLI ont participé à l’élaboration et au suivi du projet.

Qui la réalise ?

La commission locale d’information de Soulaines a confié la réalisation de l’étude à l’Association pour le contrôle de la radioactivité de l’Ouest. L’Acro est un laboratoire indépendant et associatif d’analyse de la radioactivité créé à la suite de la catastrophe de Tchernobyl en 1986. Ce laboratoire a été choisi pour son impartialité.

Quelles mesures ?

Quatre volets de mesures ont été commandés. Des prélèvements et analyses d’échantillons dans l’eau et la terre à l’intérieur du site et dans ses environs, la mesure des niveaux d’irradiation autour du périmètre du centre un jour d’activité et un jour d’inactivité, des mesures dans les eaux de surface de la noue d’Amance grâce à des mousses et, enfin, des mesures chez les abeilles.

Les résultats ?

À l’intérieur du site nucléaire, seul du tritium est détecté dans les eaux souterraines du piézomètre DS62 situé à l’aplomb de la première ligne de stockage des déchets, avec une concentration inférieure à 10 Bq/L. La présence de cobalt 60 et de Nickel63, mis en évidence en 2007 dans les sédiments du bassin d’orage, n’est plus observée en 2012.

À l’extérieur du site, aucune anomalie n’est notée dans les échantillons prélevés dans l’environnement que ce soit dans les eaux, dans les indicateurs inertes ou biologiques (sédiments, sols, herbe), ou bien dans les investigations menées dans la chaîne alimentaire (vignobles, légumes, poisson, etc.).

Les analyses réalisées sur les végétaux aquatiques ne révèlent la présence d’aucun apport de radioéléments artificiels émetteur gamma pouvant provenir des rejets du CSA durant leur période d’implantations dans les noues d’Amance.

Toutefois, les mesures du débit de dose réalisées le long de la clôture du centre de stockage montrent l’existence d’une exposition plus importante à l’est du site et au voisinage du bâtiment de transit. L’entreposage des déchets radioactifs explique ce constat. Cette situation reste semblable à ce qui avait été constaté il y a 5 ans.

Les conclusions

Pour l’Acro, «  la situation radiologique constatée n’est pas très différente de celle couramment observée ailleurs, sur le territoire métropolitain, dans des endroits non perturbés par des rejets industriels.  » Rien d’anormal donc.

MATHIEU GIBET

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18 novembre, 2013

Les salariés d’Euriware veulent rester chez Areva

Classé dans : Info — deedoff @ 21:17

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Des dirigeants de Cap Gemini sont venus expliquer aux salariés d’Euriware   pourquoi ils veulent les absorber. Leur discours n’a pas convaincu.

« C’était de la com à l’état pur, un défilé de PowerPoint, leur vérité sur grand écran », commentait un salarié d’Euriware, vendredi en début d’après-midi en sortant de la réunion organisée par la direction de son entreprise et l’acheteur de celle-ci, le groupe informatique Cap Gemini. Un autre disait son refus de changer d’employeur pour « me retrouver dans un groupe qui est juste un vendeur de viande ». Un troisième exprimait une version politique de la colère générale : « Je n’en veux pas à Cap Gemini, j’en veux à Areva. Et aux gouvernements, celui-ci et le précédent, qui n’ont aucune volonté de garder l’emploi ici. »

Pour faire court, pas une des personnes ayant écouté le discours de Cap Gemini n’a été convaincue de l’intérêt d’intéger ce géant des services informatiques, qui emploie 20 000 salariés en France, 40 000 en Inde, 120 000 dans le monde.

Après des mois de conflit, les 450 informaticiens d’Euriware butent toujours sur le même mur. Ils ne comprennent pas pourquoi Areva vend une filiale qui lui rapporte de l’argent. Pascal Evarist, délégué syndical central CGT, synthétise ces incompréhensions. « Nous sommes issus du service informatique de la Cogema (ancienne appellation d’Areva), qu’ils ont filialisé. Euriware, c’est une filiale d’Areva de 2 000, 2 200 personnes, avec 500 sous-traitants. Entre 40 et 60 % de l’activité est consacrée à Areva, le reste est hors groupe. Cela fonctionne très bien, c’est une société qui ramène 9 à 10 millions d’euros par an à la société mère. »

Alors que la vente devrait être effective en début d’année prochaine, « on n’a aucune information d’aucune sorte. On ne connaît rien du volet social. La seule garantie qu’ils nous ont donnée, c’est qu’il n’y aura pas de licenciement collectif pendant les négociations (sur la vente). Cap Gemini, ce n’est pas la même culture, pas la même façon de gérer le personnel. Notre turnover est de 1,98 %, il est de 23 % à Cap Gemini France. Notre âge moyen est élevé, avec des anciennetés de 15 ans, 20 ans. Les gens veulent rester à Areva. »

Pour une partie du personnel d’Euriware, cette demande prend réalité. L’ASN (l’Autorité de sûreté nucléaire) a imposé à Areva de garder, c’est-à-dire d’embaucher, le personnel de contrôle commande. Le contrôle commande, c’est la gestion des automatismes. « Beaucoup de matériels fonctionnent grâce à des automates », explique un salarié, parce qu’ il est « impossible d’entrer en zone sensible (hautement radioactive), sinon, on serait mort ».

Ces automates qui assurent l’essentiel des opérations de découpe des combustibles nucléaires ne doivent tomber en panne à aucun prix, « c’est vital pour nous et pour la population alentour ». L’ASN a donc, logiquement, refusé q’une société extérieure au monde du nucléaire gère cette activité.

Il n’a pas été possible de rencontrer les dirigeants de Cap Gemini et Euriware. Ils ont fait savoir aux journalistes qu’ils « n’auraient pas le temps de les recevoir ».

Gilles COLLAS

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Les navigants vivent vieux

Classé dans : Info — deedoff @ 11:45

Les navigants vivent vieux dans Info exposition_tab1_fr

Depuis plusieurs jours les hôtesses de l’air, stewards et pilotes ayant un compte sur Facebook partagent à tour de bras un article sur les radiations ionisantes qui perturbent l’ADN des navigants et entraînent des mélanomes. Les personnels navigants sont soumis à des doses de rayonnements de type neutrons, rayons gamma, mais aussi alpha et des protons. Cet article a été rédigé en 2008 par Jean-Daniel Flaysakier médecin diplômé de la faculté de médecine de Tours. Il a quitté la médecine pour être dorénavant rédacteur en chef adjoint à France 2 tout en continuant de faire quelques consultations en oncologie.

Si cet article est ressortie sur les réseaux sociaux ces derniers jours c’est sans doute à cause des nouvelles FTL (Flight Time Limitations) qui ont été voté il y a peu et aussi, peut-être, une conséquence des modifications avenir du système de retraite en France (pénibilité donnant des points supplémentaires). Les FTL vont entraîner une augmentation d’activité des hôtesses de l’air, steward et pilotes et donc plus de rayons. En s’appuyant sur cet article on pourrait presque justifier une baisse d’activité des navigants pour préserver leur santé. En suivant ce raisonnement il faudra qu’ils volent moins et prennent leur retraite tôt pour pouvoir en profiter avant d’être emporté par un cancer ou autres dégénérescence cellulaire. Mais il y a tout de même une étude plus précise qui indique que l’Esperance de vie des navigants est supérieure à la moyenne nationale.

Cette étude a été menée par la CRPN (Caisse de Retraite de Personnel Navigants) et porte sur une période de 11 ans. Les conclusions sont sans appel, les navigants vivent plus longtemps que les autres. Un navigant masculin de 60 ans en 2012 à une espérance de vie de 28.74 années quand l’ensemble des français de même age et même sexe voit la sienne atteindre 24.17 soit plus de 4 ans de plus. Le tableau ci-dessous donne les résultats globaux.

Alors réjouissons-nous car tout va bien et la santé des navigants semble excellente aux vues de leur espérance de vie bien supérieure à celle des autres professions.

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Une radio n’est pas une simple photo

Classé dans : Info — deedoff @ 11:33

Une radio n’est pas une simple photo dans Info fotothek_df_roe_neg_0002315_03_portrait_eines_kindes_beim_rontgen

Une radiographie n’est pas une photo de famille, rappelle le docteur Wissam Bou Sleiman, médecin chef du service d’imagerie médicale du Centre Hospitalier de Wallonie Picarde (Chwapi). De nombreux patients pensent qu’une radio est un examen médical anodin, qui peut être effectué plusieurs fois par an sans le moindre risque. Or, ce n’est pas le cas. Il existe un quota de radiations à ne pas dépasser pour préserver sa santé. »

C’est dans cette optique que le service d’imagerie médicale du Chwapi s’est engagé dans une démarche visant à réduire sensiblement les doses de radiation lors des examens. Il vient par exemple d’acquérir des équipements de pointe, pour certains uniques en Wallonie, alliant performance et réduction des radiations.

« Nos équipements sont régulièrement mis à jour et font l’objet de contrôles réguliers de la part d’une société indépendante. Et nous nous sommes récemment équipés, en plus, de deux nouveaux appareils, ajoute notre interlocuteur. Il s’agit du Cone Beam, qui délivre jusqu’à sept fois moins de doses de radiations que les scanners traditionnels. Et d’un tout nouveau mammographe capable de réaliser des examens plus précis avec une irradiation quasiment identique à celle d’une mammographie. »

Concrètement, le Cone Beam est particulièrement indiqué pour les problèmes dentaires et ostéo-articulaires, les rochers et les sinus ou encore les maladies rhumatismales, qu’il peut déceler à un stade débutant. Il est beaucoup plus précis pour tout ce qui concerne la structure osseuse et peut donc mettre davantage en évidence les fractures difficiles à détecter, au niveau des mains et des pieds, sur des radiographies classiques, tout en étant beaucoup moins irradiant.

Le nouveau mammographe numérique est capable de pratiquer à la fois une tomosynthèse (qui permet de dépister 30 % de cancers supplémentaires), une angiommamographie (qui identifie les zones suspectes de cancer) et la mammographie classique. Il est le seul appareil actuel à pouvoir réaliser une tomosynthèse à doses égales à une mammographie et une angiomammographie à un taux à peine plus irradiant.

Parallèlement à l’acquisition de ces appareils de pointe, le service d’imagerie médicale multiplie les initiatives pour sensibiliser à la fois les patients et les prescripteurs de radiographies aux solutions alternatives, moins irradiantes.

« Début décembre, nous proposerons aux médecins généralistes des séminaires sur les bonnes pratiques en matière de radiographie, explique le Docteur Bou Sleimane. Nous leur expliquerons quel examen prescrire lorsqu’ils sont confrontés aux pathologies les plus communes : mal de dos, migraines, céphalées, etc. Une radio n’est pas toujours utile, l’IRM est parfois plus adaptée. »

Les patients sont aussi plus sensibilisés qu’avant. Des panneaux informatifs ont été accrochés dans la salle d’attente du service, ils peuvent y trouver des données sur l’irradiation et se souvenir ainsi que les radios sont, par exemple, interdites aux femmes enceintes.

Sibylle Dekeyser

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De Tchernobyl à Fukushima, les effets de la radioactivité

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Areva décontamine plusieurs gros composants de la centrale nucléaire de Chooz

Classé dans : Info — deedoff @ 11:12

Areva décontamine plusieurs gros composants de la centrale nucléaire de Chooz dans Info centrale-de-chooz_pics_809

Areva a décontaminé avec succès plusieurs importants composants du réacteur nucléaire d’EDF Chooz A en démantèlement dans les Ardennes, la première opération majeure de ce type pour le groupe nucléaire en France, a-t-il annoncé jeudi.

Il s’agit du circuit primaire de l’ancienne centrale arrêtée il y a 22 ans, c’est-à-dire les générateurs de vapeur (110 tonnes et 14 mètres de haut chacun à Chooz) et les conduites et tuyauteries par lesquelles circule l’eau chauffée par un réacteur nucléaire. Leur démantèlement avait débuté en 2010.

Premier projet de ce genre réalisé par Areva en France, la décontamination des éléments du circuit primaire (quatre générateurs de vapeur, le pressuriseur et les lignes de ce circuit primaire) constitue une étape importante dans le démantèlement en cours de la centrale, écrit le groupe dans un communiqué.

La méthode d’Areva a consisté à faire circuler pendant plusieurs jours dans le circuit primaire des produits chimiques qui ont réduit significativement le degré de radioactivité des composants qui ont pu être classés +déchets très faiblement radioactifs+ et transférés dans un centre de stockage.

Le démantèlement de Chooz A (par opposition aux deux réacteurs de Chooz B toujours exploités par EDF), situé en bord de Meuse à trois kilomètres de la frontière belge, est le premier réalisé en France d’un réacteur à eau pressurisé du type des 58 actuellement en fonctionnement dans l’Hexagone, ce qui lui vaut d’être particulièrement suivi.

La partie non nucléaire du site ayant déjà été démantelée, ne reste plus que la partie la plus délicate: la cuve du réacteur. Elément principal d’une centrale, celui-ci (200 tonnes à Chooz) est trop épais pour être décontaminé, ce qui impose son découpage dans une piscine bloquant les radiations.

Le retour à la pelouse (la disparition complète d’une centrale démantelée) de Chooz A est prévu pour 2022, mais le démantèlement lui-même doit en principe être achevé en 2016, selon l’IRSN.

Le chantier a une particularité: afin de bénéficier d’un abri naturel, la partie nucléaire de la centrale (305 mégawatts) mise en service en 1967 a été construite dans une cavité souterraine, à flanc de colline, ce qui complique encore les opérations.

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Fukushima: le retrait des combustibles nucléaires va commencer

Classé dans : Info — deedoff @ 11:01

Fukushima: le retrait des combustibles nucléaires va commencer dans Info 131115_05

L’opérateur Tepco doit commencer ce lundi la première opération de grande ampleur destinée à récupérer des combustibles nucléaires piégés dans les quatre réacteurs accidentés de la centrale de Fukushima. «Ce type d’opération n’a rien d’exceptionnel dans les centrales en opération normale, mais les dégâts provoqués par le séisme ainsi que les explosions des bâtiments réacteurs lors de l’accident compliquent grandement l’opération et introduisent des risques nouveaux», précise Thierry Charles, directeur général adjoint à l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire). Ces éléments combustibles présentent l’un des plus grands dangers actuellement sur le site, car ils sont extrêmement radioactifs et sont maintenus dans des conditions loin d’être idéales, dans des bâtiments gravement endommagés par le séisme et les conséquences du tsunami de mars 2011.

L’entreprise japonaise commence par le réacteur le moins endommagé, le numéro 4, qui n’a pas connu les emballements de réactions en chaînes et les fusions du cœur rencontrés dans les trois autres, car son cœur avait été vidé de tout son combustible pour une maintenance programmée. Près de 1500 barres de combustible, de longs cylindres de 4,5 m de haut contenant l’uranium nécessaire aux réactions nucléaires, sont actuellement stockées dans une grande piscine installée au dernier étage du bâtiment réacteur. Cette piscine sert à la fois à refroidir les combustibles et à fournir une première protection contre les rayonnements qu’ils émettent.

Des risques liés aux gravats tombés dans la piscine

Tepco a déjà réalisé un énorme travail pour préparer cette opération de déchargement. Un nettoyage minutieux a d’abord permis d’évacuer tous les débris qui étaient tombés dans la piscine après l’explosion qui avait soufflé le toit. Une énorme structure métallique a ensuite été construite au dessus et sur le côté du bâtiment endommagé, afin d’installer sur des supports stables les grues et les ponts roulants qui vont servir à sortir de la piscine les barres de combustibles avec un maximum de sûreté. «Tepco a clairement sous-estimé la complexité de la gestion des eaux contaminées de la centrale, avec les problèmes de fuites que l’on a vues, mais il faut reconnaître qu’ils ont consacré des moyens importants et ont fait un travail impressionnant pour déblayer et nettoyer les bâtiments des réacteurs accidentés», estime Thierry Charles.

La première étape de l’opération de déchargement qui va avoir lieu ce lundi consiste à monter et plonger dans la piscine un grand container métallique de plusieurs dizaines de tonnes, qui sert à isoler et protéger les barres d’uranium quand elles sortiront du bâtiment. Une grue avec un grappin viendra ensuite saisir les assemblages de combustibles pour les placer, en restant sous l’eau, dans le container métallique, aussi appelé emballage. Il faudra alors sortir le grand container de la piscine, et le faire redescendre jusqu’au sol, où il sera emporté par un véhicule spécial pour être déchargé dans une autre piscine, plus sûre, à quelques centaines de mètres de là.

Malgré le nettoyage soigné et le retrait de tous les débris visibles tombés dans la piscine, le principal risque pour les opérations proviendrait de particules ou de gravats non détectées qui pourraient bloquer l’extraction des barres de combustible et potentiellement les endommager. «C’est un risque qui existe, mais il paraît maîtrisable avec de bonnes procédures», commente Thierry Charles. «Le plus important, c’est que les Japonais prennent leur temps pour mener l’opération à bien, ce qui semble être le cas vu qu’ils ont prévu une année de travail pour vider la piscine du réacteur 4.» En temps normal, dans un réacteur en fonctionnement, l’opération ne prendrait que quelques semaines.

Cyrille Vanlerberghe

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