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1 février, 2011

Les sangliers du Bas-Rhin ne sont pas radioactifs

Classé dans : Info — deedoff @ 20:59

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En Bavière l’été dernier, des sangliers ont été interdits à la consommation en raison de leur forte contamination. Les chasseurs du Bas-Rhin ont alors procédé à des analyses : ils n’ont pas trouvé de césium 137.
Vingt-cinq ans après l’explosion de Tchernobyl et le passage du nuage radioactif sur l’Est de la France, les chasseurs alsaciens sont rassurés. Et la Crirad (Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité) est étonnée : « Les sangliers bas-rhinois ne sont pas radioactifs. »

Comment peuvent-ils l’affirmer ? Après les résultats alarmants relevés l’été dernier en Bavière, la Fédération des chasseurs du Bas-Rhin a procédé à des analyses avec le concours de la Crirad. Cet organisme indépendant reconnu a formé une quinzaine de chasseurs volontaires à l’utilisation d’un compteur Geiger. Ceux-ci ont ainsi pu tester 359 sangliers, abattus l’automne dernier en une quinzaine de sites répartis dans tout le département.

« Ces compteurs permettent de déterminer le débit de dose de césium 137, un élément radioactif à demi-vie longue qui était présent dans la région après l’explosion de Tchernobyl en 1986 », explique Roland Desbordes, président de la Crirad. Ce compteur permet de faire un premier tri : si le compteur grimpe très haut, la viande est contaminée et sa commercialisation est interdite. S’il reste à 0,11-0,13 micro-sievert, soit le rayonnement naturel du Bas-Rhin, il n’y a pas de risque sanitaire.

Résultat : les 359 mesures se situent toutes entre 0,09 et 0,14 micro sievert.

Pour confirmer ces mesures, les chasseurs ont envoyé à la Crirad trois langues de sanglier pour des analyses plus poussées. « Le césium 137 se concentre dans les muscles. La langue est un muscle et c’est un bon indicateur de sol contaminé », souligne Roland Desbordes. Résultat : « Le césium 137 n’est détecté dans aucune des trois langues. La limite de détection est de 0,17 à 0,48 becquerel par kilo de viande fraîche. Les normes européennes sont de 600 becquerels par kilo », conclut le rapport de la Crirad.

Un résultat étonnant. Parce qu’en Bavière voisine, certains des sangliers affichaient jusqu’à 1 300 Bq/kg. Parce qu’il y a une dizaine d’années, des sangliers tués dans les Vosges, du côté lorrain, affichaient 2 000 Bq/kg. Parce que la radioactivité des bolets et chanterelles envoyés chaque année par l’ONF et la Ville de Strasbourg à la Crirad n’est pas nulle : « Elle décroît lentement mais se situe encore non loin de 100 Bq/kg. Un niveau qui n’est pas normal mais qui ne présente pas de risques pour la santé. Selon les chasseurs, le sanglier mange plus de vers de terre que de champignons et l’on n’a pas étudié la contamination des vers de terre. »

La Crirad a demandé aux chasseurs s’ils ne nourrissaient pas le gibier au maïs. « Ils ont assuré qu’ils n’en mangent qu’en automne dans les champs. On peut en conclure que les mesures ont été faites sur des animaux sauvages. »

Peut-on en déduire que les sangliers du Haut-Rhin sont aussi épargnés par la radioactivité ? « En 1988, à la demande de la Région Alsace, nous avions dressé les premières cartes françaises indépendantes de présence de césium 137. Il apparaissait de grandes différences de contamination à des distances très courtes parce qu’après l’explosion, il y a eu des orages localisés. Il est impossible de faire corréler les résultats d’alors avec ceux des sangliers de 2010 », dit la Crirad. « Les sangliers commercialisés en circuit long font l’objet de contrôles par les services vétérinaires qui n’ont jamais rien relevé », assure la Fédération des chasseurs du Haut-Rhin.

Elisabeth Schulthess

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Le futur EPR en Inde suspendu à un accord du Japon

Classé dans : Info — deedoff @ 7:00

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Areva attend un feu vert de Tokyo pour pouvoir livrer l’une des pièces maîtresses d’un réacteur de 3e génération EPR sur le territoire indien.
La signature d’un contrat de 7 milliards d’euros entre le fabricant français de centrales nucléaires et l’opérateur indien du nucléaire NPCIL était présentée comme imminente lors du voyage de Nicolas Sarkozy en Inde début décembre.

Las, tout bloque du fait d’un… fournisseur unique. Pour la fabrication de sa cuve, l’EPR a besoin de gros composants fabriqués exclusivement par le japonais JSW. Or Tokyo pourrait refuser d’exporter de telles pièces vers l’Inde, indiquent les Echos. Le pays n’a jamais vraiment accepté que Dehli se refuse à signer le traité de non-prolifération nucléaire.

Lot de consolation pour Areva : ses concurrents Westinghouse-Toshiba et General Electric-Hitachi sont aussi client de JSW.

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Isère : une nouvelle étape dans la déconstruction de Superphénix

Classé dans : Info — deedoff @ 6:52

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Fin 1998, le décret de mise à l’arrêt définitif de la centrale nucléaire de Creys-Malville, qui abritait Superphénix. Depuis, les opérations de déconstruction se succèdent sur le site.

Dix ans séparent le début de la construction, en 1976, et le premier couplage au réseau en janvier 1986. Superphénix a accumulé quatre ans et demi d’exploitation normale avec des périodes d’essais, de fonctionnement et de maintenance. Cela représente une production totale de 7,9 milliards de kWh (soit la consommation de la ville de Paris durant un an).

Actuellement, le site de Creys-Malville est toujours en activité, puisque la mission d’EDF est d’y réaliser la déconstruction du réacteur et la surveillance des installations selon les exigences réglementaires. Aujourd’hui, environ 400 personnes œuvrent encore à la déconstruction du réacteur Superphénix, au rythme des chantiers qui se succèdent.

Démonter et évacuer les gros équipements. Éliminer la radioactivité dans tous les locaux de l’installation. Démolir les bâtiments après avoir procédé à leur assainissement. Enfin, éventuellement, reconvertir tout ou partie de l’installation. Voilà le protocole de déconstruction de la centrale de Creys-malville.

Au total, cette déconstruction devrait générer 518 000 tonnes de déchets. 80 % des déchets issus de la déconstruction de Creys-Malville sont des déchets conventionnels (acier, béton, tuyauteries, câbles électriques, produits chimiques…). Ils sont évacués vers des filières de valorisation agréées. Ils représentent 423 000 tonnes.

Les déchets nucléaires issus des opérations de déconstruction (99,8 % d’entre eux sont très faiblement actifs, faiblement ou moyennement actifs à vie courte) totaliseront 25 000 tonnes. Enfin, les blocs de béton très faiblement actifs issus du traitement du sodium représenteront 70 000 tonnes.

Au-delà des échéances connues à ce jour, le site de Creys-Malville restera la propriété d’EDF. Il conservera sa vocation industrielle, notamment du fait de sa localisation stratégique : à proximité du poste d’interconnexion au réseau électrique, d’une source abondante de refroidissement (le Rhône) et au carrefour des axes rhônalpins.

Myriam Karsenty

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