Nucléaire Radioprotection et Internet

  • Accueil
  • > Archives pour février 2011

21 février, 2011

Qui pour succèder à Anne Lauvergeon ?

Classé dans : Info — deedoff @ 20:41

sucessionlauvergeon.jpg

La succession d’Anne Lauvergeon à la tête du directoire d’Areva fin juin, se révèle plus compliquée que prévue. En effet, la liste des candidats se restreint.
Quel successeur pour Anne Lauvergeon à la tête du géant français du nucléaire? La question se complique en haut lieu, les candidats potentiels se détournant du poste. En effet, après Denis Rauque, l’ancien patron de Thales, c’est désormais Jean-Pierre Clamadieu, le PDG de Rhodia qui annonce ne pas être intéressé par le poste, alors que beaucoup voyait en lui un candidat potentiel à la succession.
Alors outre Anne Lauvergeon qui se ferait bien rempiler, les noms d’Anne-Marie Idrac, ancienne ministre, de Yazid Sabeg, PDG de CS Communication et Systèmes ou encore de Marwan Lahoud, le directeur général délégué d’EADS, circulent désormais dans les tuyaux.

Source

19 février, 2011

Semaine 7

Classé dans : Top 3 de la semaine — deedoff @ 6:21

top31.gif

Le top 3 des articles les plus visités est:

1- Les biais de perception à l’égard des risques nucléaires => A lire ici.

2- Les physiciens du CERN ont réussi à reproduire l’état de la matière tel qu’il existait peu après le Big Bang => A lire ici.

3- Un statut pour Mururoa ? => A lire ici.

17 février, 2011

Le CNPE de Penly se prépare à lancer le 3ème EPR

Classé dans : Info — deedoff @ 21:39

composants35205.jpg

L’année 2011 sera marquée au Centre Nucléaire de Production d’Electricité de Penly (CNPE) en Seine-Maritime par une double ligne d’investissements.

D’abord, sur la centrale existante, environ 30 millions d’euros vont être investis cette année. D’une part, pour préparer la visite décennale du centre qui fêtera ses vingt ans. D’autre part, pour changer l’alternateur d’un des deux réacteurs de 1 300 MW du site.

« La défaillance durant l’année 2010 de cet alternateur et un arrêt programmé pour rechargement ont fait perdre plusieurs semaines de production, commente Jean-Jacques Letalon, directeur du site. Avec pour conséquence, une baisse de la production à 16,6 milliards de kWh en 2010, soit 4,5 % de la production nucléaire du parc français, contre 19 milliards de kWh en moyenne ces dernières années. De même, avec 78,82 % de disponibilité, l’année n’a pas été à la hauteur en termes de production. En revanche, les résultats en matière de sécurité, environnement et radioprotection sont excellents pour l’établissement et ses équipes comme l’ont confirmé les contrôles ad-hoc réalisés l’an dernier ».

Côté emploi, le centre, qui compte 660 agents, recrutera et formera une cinquantaine de nouveaux salariés en 2011.

Un nouveau patron pour l’aménagement de Penly 3
L’autre ligne d’investissement sera consacrée aux travaux préparatifs à la construction du second EPR (réacteur nucléaire français à eau pressurisée) prévu sur le site normand, projet appelé Penly 3. « Entre 50 et 70 millions d’euros vont être investis pour passer différentes portes du slalom dans lequel nous nous engageons en attendant l’autorisation définitive de construction », précise Pierre Rouelle, directeur de l’aménagement de Penly 3.

Arrivé en novembre dernier, le nouveau patron a déjà mobilisé son équipe pour la période préparatoire pour laquelle les premiers travaux vont être lancés, sur les réseaux, accès, bâtiments et différentes infrastructures qui seront utilisés pour le chantier.

Suivront au fur et à mesure des autorisations sollicitées auprès de la préfecture et de la mairie et sous réserve d’acceptation, la déconstruction des fondations prévues pour accueillir initialement un réacteur « classique », le terrassement au gabarit du futur EPR et la construction d’infrastructures.

« Ce qui devrait mobiliser entre 150 et 200 personnes extérieures en 2011 et environ 400 en 2012, souligne Pierre Rouelle, « ainsi nous serons prêts lors de l’autorisation définitive de l’Etat, attendue au second semestre 2012 pour respecter ensuite un calendrier permettant une mise en service, pour un investissement de 4 milliards d’euros, de l’EPR en 2017. Sachant que nous allons profiter des expériences de la construction du premier EPR de Flamanville dans la Manche et du second en cours en Chine ».

Source

Les tests d’imagerie médicale associés à un risque de cancer plus élevé chez les patients cardiaques

Classé dans : Info — deedoff @ 5:54

rx32.jpg

TORONTO – Des taux de cancer plus élevés ont été découverts chez les patients cardiaques exposés à davantage de radiations à faible dose provenant des rayons X, des scanners et de la médecine nucléaire que chez ceux qui y ont été moins exposés, suggère une nouvelle étude publiée lundi dans le Journal de l’Association médicale canadienne.

La relation de cause à effet a été mise au jour lors d’une analyse des dossiers médicaux pour près de 83 000 patients ayant subi une crise cardiaque sur une période de 10 ans, au Québec.

Selon la Dre Louise Pilote, épidémiologiste au Centre de santé de l’Université McGill, à Montréal, il existe clairement un lien entre l’exposition aux radiations et les cancers, mais les preuves scientifiques ne sont pas encore tout à fait complètes.

La Dre Pilote explique qu’il y a eu une « explosion », principalement aux États-Unis, de l’utilisation des rayons X, des scanners et de la médecine nucléaire pour détecter les insuffisances coronaires. Certains centres commerciaux américains possèdent même des endroits où des individus peuvent obtenir un tomodensitogramme corporel complet sans avoir besoin de l’autorisation d’un médecin, souligne la Dre Pilote.

Parmi les cas étudiés, 77 % des patients avaient subi au moins une intervention cardiaque avec une faible dose de radiations dans l’année suivant une crise cardiaque. Plus de 12 000 cancers ont été détectés par la suite, les deux tiers d’entre eux touchant les zones de l’abdomen, du pelvis et du torse.

Pour chaque tranche de 10 « milliSieverts » de radiation à faible ionisation, il y a eu une augmentation de 3 % du risque de cancer dans les cinq années suivant l’opération, selon des données ajustées en fonction de l’âge et du sexe, révèle l’étude. Le milliSievert est l’unité de mesure servant à calculer la dose de radiation lors de procédures de diagnostic médical.

La Dre Pilote qualifie l’étude de très importante, puisqu’elle pousse les spécialistes à se demander s’il serait nécessaire de mesurer la quantité de radiations à laquelle sont exposés les patients, et ainsi déterminer quels traitements – des procédures impliquant des radiations ou des médicaments – sont les mieux adaptés pour soigner un malade.

Source

La pénurie d’hélium n’affecte pas seulement les ballons

Classé dans : Info — deedoff @ 5:43

1283954772bf3tubes.png

Aujourd’hui, il en coûte un à deux dollars pour faire gonfler des ballons d’hélium du type utilisé pour les fêtes d’anniversaire. Mais s’il n’en tenait qu’au professeur Robert Richardson, Prix Nobel de physique en 1996, le prix par ballon devrait être d’au moins 100 dollars si on voulait arrêter le gaspillage de ce gaz de plus en plus rare.

D’après lui, si rien n’est fait, l’hélium aura disparu de la Terre d’ici 30 ans. Une fois que le gaz est libéré dans l’atmosphère, à partir des ballons d’anniversaire par exemple, il est perdu pour toujours.

La pénurie d’hélium qui s’amplifie est une crise à l’échelle mondiale. Le gonflage des ballons de célébrations et des dirigeables publicitaires n’est qu’une petite partie des utilisations que l’on fait de ce gaz. L’hélium est essentiel à toute une myriade d’activités médicales, industrielles et scientifiques. Cela va des appareils IRM des hôpitaux, au Grand collisionneur d’hadrons près de Genève. L’hélium est également utilisé pour purger les réservoirs des fusées de la NASA. Il fournit aussi l’atmosphère inerte nécessaire à la production des fibres optiques. On le retrouve également dans les bouteilles de plongée sous-marine pour minimiser les effets de la narcose à l’azote, problème pouvant survenir lors de plongées en eaux profondes. Dans le mélange Trimix, dit 20/25, que les plongeurs utilisent, il y a 20 % d’oxygène et 25 % d’hélium, ce qui ramène la concentration d’azote à 55 % au lieu des 80 % normalement présents. Quand le réservoir d’une fusée est purgé, l’hélium relâché dans l’atmosphère disparaît dans l’espace et est perdu pour toujours. Puisqu’il a fallu 5 milliard d’année – l’âge de la Terre – pour produire l’hélium disponible sur notre planète, il est aberrant de penser que cette ressource non-renouvelable risque de disparaître en une génération.

Le paradoxe est que l’hélium, si rare sur Terre, est l’élément le plus abondant dans l’univers après l’hydrogène. D’ailleurs, il a été découvert dans l’espace avant d’être découvert sur Terre. En 1868, l’astronome anglais Norman Lockyer remarqua un rayon jaune dans le spectre solaire. Il en conclut que ce rayon était généré par la présence d’un élément du Soleil inconnu sur Terre. Lockyer nomma cet élément hélium d’après le terme grec pour désigner le Soleil, hélios. Ce n’est que près de 30 ans plus tard, en 1895, que le chimiste britannique William Ramsay isola l’hélium dans la clévéite, un minerai à base d’uranium. En observant au spectroscope le spectre émis par ce gaz inconnu, il réalisa que c’était le même élément que celui produit par le Soleil.

Sur Terre, l’hélium est le résultat de la désintégration de minéraux radioactifs comme la pechblende, le minerai qui permit à Marie Curie de découvrir le polonium et le radium. Ces éléments produisent des rayons alpha, des noyaux d’hélium He+2, qui se neutralisent immédiatement avec des électrons. Commercialement, l’hélium est extrait des gisements de gaz naturel où l’hélium est emprisonné – comme le méthane – par des couches de roche imperméable. Les plus grands producteurs d’hélium sont les États-Unis, suivi par l’Algérie, la Russie et la Pologne. Or, les réserves d’hélium sont malheureusement en train de s’épuiser.

La plus grande réserve d’hélium se trouve à Amarillo, au Texas. Plus d’un milliard de mètres cubes du gaz, ou la moitié des réserves mondiales, y sont entreposés dans des gisements de gaz naturel désaffectés. Le gouvernement américain a établi, en 1925, la Helium National Reserve quand l’hélium était utilisé dans les dirigeables à des fins militaires. Avec l’avènement de la Guerre froide dans les années 1950, l’hélium est devenu encore plus important puisqu’on l’utilisait dans les missiles à ogives nucléaires intercontinentaux. Or, avec la fin de la rivalité avec l’Union soviétique, le gouvernement américain adopta, en 1995, un acte visant la privatisation de l’hélium selon lequel tout l’hélium présent dans la réserve devait être vendu d’ici 2015. La privatisation visait à récupérer les sommes investies pour mettre en place la réserve. Le problème est que la loi stipule que les quantités d’hélium vendues chaque année doivent être constantes et sans considération de la demande. Cette clause a eu pour effet de maintenir le prix de l’hélium artificiellement bas. Et les utilisateurs n’avaient aucune raison de l’économiser ou de le recycler.

La forme la plus abondante d’hélium est l’hélium-4 avec 2 protons et 2 neutrons dans son noyau. Quant à l’hélium-3, un isotope avec 2 protons et 1 neutron, la pénurie en est encore plus aigüe puisqu’il représente moins de 0,0002 pour cent de l’hélium disponible. Cet isotope est obtenu à partir de la désintégration du tritium, l’un des composants des bombes thermonucléaires. L’arrêt de la production de ces bombes par les États-Unis en 1988, et donc de l’utilisation du tritium, a considérablement réduit les quantités d’hélium-3 disponibles. Or, depuis le 11 septembre 2001, les besoins pour cet isotope ont augmenté exponentiellement. En effet, l’hélium-3 est l’élément central des détecteurs déployés pour déceler la présence de matériaux tels que le plutonium des bombes nucléaires. Le gouvernement américain compte déployer plus de 1 400 de ces machine à travers le monde, au coût de près d’un million de dollars chacune, pour contrecarrer les plans de terroristes potentiels. Étant donné la pénurie, en quelques années, le prix du litre de l’hélium-3 est passé de 100 dollars à 2 000 dollars. Heureusement qu’il n’est pas nécessaire dans la vie courante!

Source

L’équipementier nucléaire Rolls Royce recrute 100 personnes en Isère

Classé dans : Info — deedoff @ 5:24

logorollsroyce.jpg

Social. Le dynamisme du marché du nucléaire stimule fortement l’entreprise Rolls-Royce qui emploie 360 salariés dans les équipements de contrôle et de sécurité pour réacteurs nucléaires à Meylan (Isère).
Afin de faire face à sa croissance (+ 27 % en 2010), la filiale du groupe britannique envisage d’étendre sa capacité de production et de recruter une centaine de personnes cette année. Elle recherche en priorité des ingénieurs et techniciens spécialisés dans la conception et la fabrication de système de contrôle/commande, automates, matériel de mesure et d’instrumentation ainsi que le développement de logiciels.
L’entreprise dont les systèmes de contrôle et de sécurité sont installés sur 58 réacteurs nucléaires français bénéficie fortement du marché de l’allongement de leur durée de vie.

Source

Centrale de Leibstadt: un plongeur fortement irradié

Classé dans : Info — deedoff @ 5:11

c1432dd.jpg

Occupé à des travaux de révision à la centrale nucléaire de Leibstadt, un plongeur professionnel d’une entreprise romande a été fortement irradié en août dernier, selon l’édition de mercredi de l’hebdomadaire alémanique « Beobachter ».

Le rapport de l’enquête menée suite à cet accident – dont l’hebomadaire possède une copie – montre « une série de négligences et lacunes dans les mesures de sécurité ». Selon l’hebdomadaire, l’enquête achevée en décembre dernier sur cet « accident le plus sérieux de 2010″ n’a donné lieu à aucun communiqué aux médias.

Selon le « Beobachter », le rapport soulève six points particulièrement problématiques non seulement dans les procédures suivies mais également dans les équipements. Bien qu’équipé de cinq dosimètres – entre autres faits relevés – le plongeur n’était pas en mesure d’entendre les alarmes déclenchées par ces appareils.

Selon un expert de Greenpeace interrogé par l’hebdomadaire, la dose de 28 millisieverts reçue par le plongeur en une fois est « massive » puisque la dose annuelle – dont le niveau est déjà placé très haut – est de 20 millisieverts. L’accident révèle des « lacunes grossières dans la gestion des mesures de sécurité ». Selon le rapport cité par l’hebdomadaire, un accident semblable pourrait survenir dans d’autres centrales ».

Erreurs dénoncées
Selon l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN), des erreurs ont été commises avant que l’ouvrier soit irradié à une main en août 2010 pendant des travaux de révision dans la centrale nucléaire de Leibstadt (AG).

Le plongeur a reçu une dose supérieure à la limite alors qu’il ramassait une pièce sur le sol d’un bassin pour la mettre dans une corbeille en vue de son transport. L’alarme s’est déclenchée alors que la corbeille remontait, mais se trouvait toujours sous l’eau.

Les médecins n’ont pas décelé d’atteinte grave à la santé de l’ouvrier. L’incident a été classé au niveau 2 de l’échelle internationale des incidents nucléaires. La centrale n’étant pas en activité, il n’y a pas eu de risque pour l’environnement.

Source

EDF et l’ASN révèlent des anomalies sur 9 réacteurs

Classé dans : Info — deedoff @ 5:05

circuitprimaire.jpg

Dans une note publiée sur son site internet, EDF annonce avoir décelé une anomalie dans la mesure du débit d’eau du système de sécurité de neuf centrales nucléaires du parc français. Cette découverte pourrait avoir des conséquences sur la sûreté des installations.
L’anomalie détectée par les ingénieurs d’EDF concernerait donc tous les réacteurs de 900 mégawatts et proviendrait d’un manque de précision dans la mesure du débit du dispositif d’injection de sécurité. Or c’est ce dispositif qui se déclenche automatiquement en cas d’accident dans le circuit primaire afin de refroidir le cœur du réacteur. Selon EDF, l’incertitude dans la mesure serait de 20%. « Cet écart a des conséquences potentielles sur la sûreté des installations des centrales concernées » explique le communiqué du groupe.
De son côté, l’Autorité de sûreté nucléaire a décidé de classer cette anomalie au niveau 1 de l’échelle INES, qui en comporte 7. Neuf centrales sont concernées : Blayais (Gironde), Bugey (Ain), Chinon (Indre-et-Loire), Cruas (Ardèche), Dampierre (Loiret), Fessenheim (Haut-Rhin), Gravelines (Nord), Saint-Laurent (Loir-et-Cher) et Tricastin (Drôme).

Une fermeture attendue
L’urgence est donc aujourd’hui de trouver une solution à cette « anomalie ». Ainsi, pour résorber cet écart, une « nouvelle instrumentation mobile, utilisant une technologie par ultrasons, sera testée sur un des sites concernés », dès « le premier semestre 2011″, explique EDF. « En fonction des résultats », cette « solution sera implantée sur l’ensemble des réacteurs impactés par cette anomalie », précise l’ASN en ajoutant qu’elle suivra ces remises en conformité.
Dès hier, Europe Ecologie – Les verts s’interrogeait : « l’arrêt des réacteurs est généralement la solution retenue dans ce genre de cas, a minima une baisse de puissance est-elle envisagée ? ». Par ailleurs, le parti écologiste a annoncé son intention de saisir les deux ministres concernés, Nathalie Kosciusko-Morizet et Eric Besson, ainsi que le Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire, suite à cette affaire.
De son côté, le réseau « Sortir du nucléaire » a demandé « la fermeture des réacteurs concernés », au nom du principe de précaution. « On juge qu’au vu de l’enjeu de sûreté, la fermeture » des réacteurs « n’est pas nécessaire », précisait-on lundi soir à l’ASN.

Source

15 février, 2011

Un rapport sur la gestion des déchets pour 2012

Classé dans : Info — deedoff @ 21:47

arton4094021d92.jpg

Marie-Claude Dupuis, directrice de l’Andra, a confirmé la publication du rapport sur la gestion des déchets radioactifs de faible activité à longue vie

E n ce mois de janvier, les cé- rémonies des vœux se succèdent et s’enchaînent et l’Andra et plus précisément les Centres de l’Aube n’ont pas échappé à la règle. Les élus et les corps constitués de l’Aube et de la Haute-Marne étaient venus nombreux pour assister à cette cérémonie durant laquelle Marie-Claude Dupuis, directrice de l’Andra, a dressé le bilan de l’établissement mais aussi les perspectives d’avenir. Marie-Claude Dupuis a confirmé la publication du rapport sur la gestion des déchets radioactifs de faible activité à longue vie. Les chercheurs étudieront les nouvelles procédures pour traiter et conditionner différemment les déchets. Il s’agit, en l’espèce de promouvoir de nouvelles technologies de stockage, notamment pour réduire le volume et la dangerosité des déchets radioactifs. Pour ces études, l’Andra dispose d’une attribution de 100 millions d’euros. Les métaux issus du démantèlement nuclé- aire seront réinjectés « propres » dans l’ingénierie et non dans des objets du quotidien. « Les autorités françaises ne remettrent pas en cause ce principe », a confirmé Marie-Claude Dupuis, directrice générale de l’Andra.

Un savoir-faire exporté
La responsable de l’Andra a indiqué que « le savoir-faire de l’Andra s’exporte dans de nombreux pays et la direction des Affaires internationales continue de promouvoir nos réalisations pour nous positionner sur plusieurs projets. Le savoir-faire de l’Andra est exporté en Bulgarie, en Slovaquie, au Brésil et en Corée du Sud. Tout d’abord, le tribunal administratif de Châlons-enChampagne vient de rejeter la requête du Comité interprofessionnel du vin de champagne qui demandait l’annulation du décret autorisant des rejets liquides et gazeux depuis le centre de stockage de déchets radioactifs de Soulaines. » Ensuite, l’Institut national de veille sanitaire (INVS) vient de rendre ses conclusions de la première enquête épidémiologique lancée autour du centre de stockage de déchets radioactifs à Soulaines afin de déterminer si le taux de cancers y est plus élevé qu’ailleurs. L’INVS a affirmé, à la suite d’une étude scientifique, « qu’il n’y avait pas plus de cancers autour de Soulaines qu’ailleurs ». Cette enquête a porté sur une population de 16 000 habitants. Ont été pris en compte, les données du Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (Cepidc) et les fichiers hospitaliers et les registres des cancers de l’enfant sur les départements de l’Aube et de la Haute-Marne. Toutefois, il est constaté une hausse du cancer du poumon chez l’homme. L’Aurorité de sûreté nucléaire a précisé que les élé- ments radioactifs rejetés par le centre « n’ont pas d’incidence sur le poumon ». « Le risque majeur d’avoir un cancer du poumon reste l’inhalation de tabac et de cannabis chez les plus jeunes », a rappelé le député de l’Aube, Nicolas Dhuicq.

Source

Accident mortel EPR de Flamanville

Classé dans : Info — deedoff @ 21:41

accidentmorteldeflamanville.jpg

La CGT a accusé lundi Bouygues d’être responsable de l’accident qui a fait un mort en janvier sur le chantier du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche) et dit avoir fourni à la justice des documents montrant que le géant du BTP y bafoue le droit du travail.
« On a des pièces très accablantes qui prouvent qu’une des entreprises ne respecte pas le droit du travail. L’accident qui est arrivé, si tout avait été respecté, ne serait pas arrivé », a indiqué à l’AFP Jack Tord, délégué CGT d’EDF sur le chantier dont l’électricien est le maître d’ouvrage, en précisant viser Bouygues.
M. Tord parle même de « falsification de document » et de violation du droit mettant en cause « la sûreté » nucléaire à venir du réacteur.
La CGT « se constituera partie civile dans toute action qui sera diligentée et n’hésitera pas à engager elle-même toute procédure qui s’avérerait nécessaire », a précisé le syndicat dans un communiqué.
« L’Union départementale de la Manche et le comité régional CGT Normandie ont engagé la démarche le 7 février auprès du procureur de la République afin d’être reçus et d’apporter leur concours à l’enquête en cours », précise le syndicat. « Tous les éléments que nous possédons sont à la disposition de la justice », ajoute l’organisation.
« La même démarche sera effectuée auprès de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) », ajoute le syndicat qui dénonce en particulier un « non respect du droit d’alerte et de retrait pour des salariés pour des situations jugées dangereuses ».
Interrogé lundi par l’AFP, le procureur de la République de Cherbourg, Eric Bouillard, qui avait ouvert une enquête de flagrance, a indiqué qu’il avait reçu « des éléments » de la CGT et qu’il « attend(ait) l’avis technique de l’inspection du travail » pour savoir s’il y avait eu infraction au droit du travail.
L’inspection du travail devrait rendre un premier rapport d’ici à quelques semaines, a-t-il indiqué. Le parquet a demandé aux gendarmes d’entendre le syndicat. Des expertises des engins liés à l’accident sont en cours.
Le porte-parole d’EDF sur le chantier et celui de Bouygues construction ont indiqué chacun de leur côté que les deux entreprises ne souhaitaient pas faire de commentaire.

Le 24 janvier, un ouvrier de 37 ans, père de trois enfants, qui travaillait en intérim pour une société spécialisée en charpente et mécano-soudure, Normetal, était décédé après une chute d’une quinzaine de mètres. Il habitait La Glacerie, dans l’agglomération de Cherbourg. Selon le parquet, la passerelle sur laquelle il se trouvait a été heurtée par le chargement d’une grue.

Le chantier compte 20 à 30 grues.
Le lendemain de l’accident, la CGT avait rappelé qu’en avril 2010 un grutier avait été licencié par Bouygues après avoir, selon le syndicat, exercé son droit de retrait.

Le géant du BTP avait alors évoqué pour sa part un refus d’obéir à un supérieur. Le syndicat a indiqué que le grutier a saisi les Prud’hommes pour licenciement abusif. http://www.ma-zone-controlee.com/?p=2057
L’EPR de Flamanville est l’un des tout premiers en construction dans le monde et fait figure de vitrine pour un réacteur que la France veut exporter, mais le chantier accuse un retard d’au moins deux ans…

Source

123456

CAHS-AVALANCHES |
O_liv™ |
Le blog de l'inkorrect(e) |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | 1referencement
| cancambou97218
| sajestema