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24 février, 2011

Des fûts non identifiés au CEA Marcoule

Classé dans : Info — deedoff @ 19:29

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L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) révèle ce jeudi matin sur son site (*) que ses inspecteurs ont découvert le 20 janvier 2011 des fûts non identifiées contenant vraisemblablement des matières radioactives au sein de la centrale électronucléaire Phénix (Gard). Le « gendarme du nucléaire » n’en précise toutefois pas le nombre.

« Lors de la visite, les inspecteurs ont noté que des fûts, contenant a priori des matières radioactives, étaient présents au sein du local 7413. Ces fûts n’étaient pas identifiés, et il n’a pas été possible d’indiquer aux inspecteurs la nature des éléments contenus, ni la destination des fûts. Je vous rappelle, d’une manière plus générale, que vous devez assurer la traçabilité des matières radioactives que vous manipulez. » Dans son courrier adressé au directeur du CEA de Marcoule, l’Autorité de sûreté demande que lui soit indiqué « le contenu de ces fûts, ainsi que le devenir retenu pour les matières qu’ils contiennent. »
Les inspecteurs ont également trouvé dans le hall des manutentions un conteneur de déchets TFA (très faible activité) dont le contenu n’était pas identifié. L’ASN exige une réponse sous deux mois.

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23 février, 2011

Areva-La Hague: 4 suicides en 13 mois

Classé dans : Info — deedoff @ 21:54

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Selon le syndicat FO, 4 salariés de l’usine Areva la Hague ont mis fin à leurs jours pour des « raisons professionnelles »

«Nul ne peut ignorer les raisons professionnelles» qui ont conduit 4 salariés de Areva-La Hague à mettre fin à leurs jours. C’est ce qu’affirme Force Ouvrière dans un communiqué intitulé « Encore combien? »

Force Ouvrière annonce également qu’un cinquième salarié a tenter de suicider récemment et qu’il se trouve dans le comas. FO dénonce la dégradation des conditions de travail et des méthodes de management « basées sur la peur ».

Le syndicat explique que « nous ne parlons plus de procédé, de radioprotection, de maintenance, de sécurité ou de sûreté » mais de « réduction de coûts, réorganisation, réductions d’effectifs… »

L’usine Areva-La Hague emploie 3000 salariés.

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Le Nouveau-Brunswick pourrait entreposer les déchets nucléaires

Classé dans : Info — deedoff @ 21:43

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Les citoyens du Nouveau-Brunswick comptent parmi les Canadiens les plus réceptifs à accueillir le futur site national d’enfouissement des déchets nucléaires.

C’est ce que révèle un document fédéral obtenu par la Presse canadienne. On y apprend que cette province et la Saskatchewan sont les favorites de la Société de gestion des déchets nucléaires. Cette dernière cherche un endroit où enfouir ces déchets à très long terme et à une profondeur de 500 mètres.

Cette perspective suscite l’indignation d’environnementalistes au Nouveau-Brunswick.

En 2009, la Société de gestion des déchets nucléaires a tenu des audiences au Nouveau-Brunswick sur la création d’un site national d’enfouissement. Elle confirme qu’en plus des critères scientifiques, l’aspect socioéconomique d’une région est important dans le choix du lieu d’enfouissement.

« Le processus de sélection du site est basé sur des critères scientifiques et socioéconomiques en même temps », indique Mabrez Ben Belfadhel, de la Société de gestion des déchets nucléaires.

Ronald Babin soupçonne que le critère socioéconomique sera prédominant. « Le critère qui va déterminer, si jamais on va dans cette direction, c’est le mois de résistance possible. C’est là où on va aller le mettre », dit-il.

Selon l’ingénieur géologue René Therrien, même si des barrières sont mises en place pour empêcher la radioactivité de se propager, cette méthode ne peut éliminer tous les risques.

« Il existe toujours un risque, mais le but est de le minimiser », souligne M. Therrien. « C’est une solution qui est meilleure que d’autres : de stocker de façon temporaire en surface », ajoute-t-il.

À ce jour, aucun pays n’a encore mis à l’épreuve la technique d’enfouissement en profondeur des déchets nucléaires.

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La juge a découvert des choses intéressantes

Classé dans : Info — deedoff @ 21:41

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Le fondateur de l’association Avigolfe est convaincu que les victimes françaises seront reconnues. L’instruction a débuté en 2002.

« L’année prochaine, ça fera dix ans d’instruction », comptabilise Hervé Desplat. Son Avigolfe a déjà célébré son dixième anniversaire. L’ancien artilleur du 68 e régiment de La Valbonne (01) a créé l’association en 2000. Avec un objectif : « Que les victimes soient reconnues ». Avigolfe veut la lumière sur les maladies physiques et psychiques développées par les soldats durant la guerre du Golfe.

Avigolfe rassemble aujourd’hui 400 membres : « Des milliers de personnes nous ont contactés », précise le président Desplat. En dix ans, « entre 70 et 80 membres sont décédés », de cancers, leucémies.

À Riquewihr, Christian Prudhomme s’est battu pour la reconnaissance de son invalidité. L’ancien brigadier du 6 e régiment de commandement et de soutien qui a suivi plusieurs grèves de la faim est mort en fin d’année dernière sans avoir obtenu la pension d’invalidité réclamée à l’Armée.

Christian Prudhomme, « éboueur du désert »

Ayant participé à la destruction de stocks de munitions durant l’opération Daguet, il se disait « éboueur du désert », Le vétéran avait été entendu en 2005 par les enquêteurs de la gendarmerie envoyés par la juge d’instruction.

Hervé Desplat assure avoir perdu 70 % de ses capacités pulmonaires : « Le premier spécialiste que j’ai consulté m’a assuré que mes problèmes trouvaient leur origine dans mon séjour dans le Golfe, avant j’étais en parfaite santé ». Deux tiers des adhérents déplorent des douleurs musculaires et articulaires et une grande fatigue permanente.

Cinquante plaintes émanant d’Avigolfe épaississent le dossier instruit par la juge du pôle santé de Paris Marie-Odile Berthela-Geffroy : «Elle a découvert des choses intéressantes », annonce Hervé Desplat qui ne souhaite pas en dire davantage. Il en est persuadé : « On finira par être reconnu ». Quand ? « La juge fait bien son travail mais n’a pas les moyens d’aller plus vite. » Parmi les qualifications retenues figure « homicides et blessures involontaires ».

Les autorités américaines et anglaises ont reconnu le syndrome de la guerre du Golfe. Pourquoi pas la France ? « Ce n’est pas une question d’argent, explique le fondateur d’Avigolfe, c’est peut-être une question de stratégie, parce que les munitions à l’uranium sont toujours utilisées. »

Avigolfe met en cause la toxicité chimique, les effets des vaccins inoculés aux soldats, de la radioactivité. « Tous les régiments engagés dans la guerre du Golfe ont été touchés », rappelle Hervé Desplat.

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Des accélérateurs de particules pour recréer les explosions de supernovae

Classé dans : Info — deedoff @ 20:08

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Selon une récente publication de l’European science Foundation, deux super-accélérateurs nouvelle génération devraient bientôt voir le jour. Successeurs du Large Hadron Collider du Cern, ceux-ci seront capables de générer les conditions extrêmes d’explosions de supernovae.

Selon les scientifiques, entre 3.500 et 7.000 éléments chimiques manqueraient encore à l’appel dans le tableau périodique. Pour tenter de trouver une partie de ces atomes, des physiciens européens ont donc décidé de mettre au point une série de nouvelles machines géantes : des accélérateurs de particules qui succéderaient au Large Hadron Collider (LHC) actuellement utilisé par le Cern à Genève. Détaillées dans une récente publication du comité de l’European science Foundation, ces deux nouvelles générations d’accélérateurs seront capables de récréer les conditions extrêmes des supernovae, ces explosions d’étoiles à l’origine de la matière et dont les températures atteignent plus de 100 milliards de degrés.

En effet, les scientifiques pensent que les atomes manquants sont générés pendant les supernovae et ont une durée de vie extrêmement courte. En reproduisant ces explosions grâce aux accélérateurs, ils espèrent donc pouvoir observer ces éléments et par là même, répondre à des questions fondamentales sur les atomes et leur création. Baptisé Facility for Antiproton and Ion Research (Fair), le premier accélérateur basé en Allemagne, formera une double boucle de plus d’un kilomètre de circonférence et collisionnera les atomes à deux reprises pour produire des températures 1.000 fois supérieures à celles du centre du Soleil.

Des révélations sur la création des atomes

« FAIR générera de la matière environ 10 fois plus dense que ce dont est capable le LHC, afin que cela ressemble au centre d’une étoile à neutrons« , a expliqué auTelegraph le Pr Guenther Rosner de l’université de Glasgow et membre du comité. D’un coût supérieur à un milliard d’euros, l’accélérateur pourra également produire des faisceaux d’antimatière qui permettront de produire de nouveaux types de particules. De même le second accélérateur du projet, l’European Isotope Separation On-Line (EURISOL), présentera de nombreux avantages. « Grâce à cette approche, toute la puissance est absorbée par la cible qu’heurtent les particules. Celle-ci peut alors produire les atomes instables synthétisés par les explosions de supernovae« , a commenté le Dr Yorick Bluemenfeld de l’Institut de physique nucléaire de France qui mène le projet EURISOL.

Si les scientifiques espèrent voir leurs études futures révéler de nouveaux aspects de l’univers, les deux projets pourraient également apporter de nouvelles idées pour générer de l’énergie, fournir des nouveaux outils pour la médecine voire produire des matériaux encore inconnus

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A Marcoule, les syndicats d’Areva craignent pour le démantèlement du site

Classé dans : Info — deedoff @ 19:35

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Une délégation a rencontré Anne Lauvergeon lors de sa venue à Orsan. Elle était venue à la rencontre des enfants qui ignorent encore tout des difficultés du quotidien, elle a tout de même accepté de recevoir les plus grands, qui n’étaient pas là, eux, pour jouer. Après l’inauguration de la crèche d’Orsan, Anne Lauvergeon, présidente du groupe Areva, avait donc rencontré l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGEC) de Marcoule. Pour évoquer un dossier, majeur sur le site, le programme de démantèlement, « qui concerne actuellement UP1 », avant Phénix à bien plus long terme, rappelle Pierre-Emmanuel Joly.Le problème concerne en fait l’accord qui lie le CEA et Areva. C’est le premier qui est maître d’ouvrage de ces opérations de démantèlement, effectuées par le second. « Nous avions entendu des rumeurs selon lesquels un accord serait en cours de signature entre Areva et le CEA pour la contractualisation 2011- 2015, mais pas au-delà », explique Pierre-Emmanuel Joly.
En clair, les syndicats craignent que le CEA ne réduise les moyens dédiées à ce travail très spécifique. « C’est l’État. Au regard des moyens limités, nous avons peur qu’il privilégie l’avenir, c’est-à-dire la recherche, et pas le démantèlement ». Or, de très nombreuses personnes œuvrent à ce travail, « 300 à 400 pour Areva, un millier avec les sous-traitants ».

La présidente d’Areva a confirmé ces bruits selon lesquels un accord serait en cours de signature. « L’exploitation des installations resterait pour Areva jusqu’en 2015 ». Mais elle ne s’est pas engagée sur l’activité post-2015. « Elle n’a pas précisé non plus, ni le contenu financier, ni les activités prévues », a ajouté au nom des différents syndicats, Pierre-Emmanuel Joly, qui s’inquiète que cet accord, « bon ou mauvais », soit décidé au plus haut lieu. « Il s’imposera à tous les acteurs de Marcoule ». D’où une vigilance accrue sur le dossier. Même si le démantèlement fait partie des obligations légales auxquelles est soumis le petit monde du nucléaire.

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22 février, 2011

L’exemple du Visiatome de Marcoule repris à Pelindaba en Afrique du Sud

Classé dans : Info — deedoff @ 16:06

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Au début du mois de février à Pelindaba dans la région de Prétoria – Johannesbourg en Afrique du Sud -, un centre d’information du public sur l’énergie nucléaire a été porté officiellement sur les fonds baptismaux. Il a été inauguré par Dipuo Peters, ministre sud-africaine de l’Énergie, en présence de plusieurs centaines d’invités.

Le Visiatome de Marcoule a apporté toute son expertise sur cet espace qui repose sur une exposition permanente de dimensions comparables à celles qu’il présente dans le Gard rhodanien.

Ce centre d’information qui vise l’accueil de quelque 10 000 visiteurs au cours de sa première année de fonctionnement, est exploité par Necsa (Nuclear Energy Corporation of South Africa), entreprise publique en charge de la recherche sur l’énergie nucléaire dans ce pays.

L’Afrique du Sud, qui possède des compétences avancées en matière de sciences nucléaires, exploite actuellement trois réacteurs : un réacteur de recherche (Safari 1, site de Pelindaba, région de Prétoria – Johannesbourg) et deux réacteurs de production (centrale nucléaire de Koeberg, région du Cap).

Le pays, qui possède par ailleurs d’importants gisements en uranium, ambitionne de produire 10 % de son électricité grâce au nucléaire, à l’horizon 2030.

Au cours du montage de ce projet, et dans le cadre d’un accord de collaboration avec le CEA, les équipes de Necsa ont pu découvrir et se faire présenter à Marcoule, les éléments qui ont fait le succès du Visiatome en terme de fréquentation par le public. Plusieurs de ces éléments ont été retenus, certains parfois adaptés par l’équipe en charge du projet.

Dans les années à venir, le Visiatome entend poursuivre sa collaboration avec le centre d’information de Necsa, notamment dans une optique d’information et d’éveil aux sciences pour les scolaires.

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21 février, 2011

La Criirad s’inquiète des poussières liées à la décontamination du site Marie Curie

Classé dans : Info — deedoff @ 21:15

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Alors qu’ont démarré les travaux de décontamination de l’ex-école primaire Marie Curie de Nogent sur Marne -construite en 1969 sur le site d’une ancienne usine d’extraction de radium, l’association Criirad (Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité) vient d’alerter la préfecture sur les risques radiologiques par inhalation ou ingestion de particules radioactives liées aux poussières du chantier.

Dans son courrier daté du 18 février, la Criirad insiste sur la nécessité de confiner les poussières et rappelle que les représentants de l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) avaient assuré que la société sous-traitante retenue, la SOGEDEC, installerait une structure de confinement mobile. La Criirad indique avoir eu des témoignages de riverains se plaignant des poussières importantes émanant du chantier de démolition de l’école, depuis quelques jours.

La Criirad s’étonne également de ne pas avoir été conviée à une Commission locale d’information et de surveillance (CLIS) préalable au lancement du chantier alors que l’association a confirmé sa participation à cette commission. Pour rappel, deux commissions d’information et de concertation encadrent le déroulement de ce chantier de décontamination : un comité de suivi municipal, qui regroupe différents représentants locaux et d’agences nationales, et une commission réunie par la préfecture, la CLIS.

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Le CEA tourne la page du nucléaire

Classé dans : Info — deedoff @ 20:51

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Recherche Le site de Grenoble s’oriente définitivement vers les nouvelles technologies
Fini les installations nucléaires, place aux nanotechnologies et aux recherches sur l’énergie verte ! Le CEA Grenoble entre actuellement dans la dernière phase de la réorientation stratégique de ses activités. Ce chantier baptisé Passage et initié il y a maintenant onze ans devrait être définitivement achevé en 2012, une fois l’ensemble des sites nucléaires déclassés. « Toutes les installations nucléaires de base seront détruites et les bâtiments qui les abritent dédiés à des activités industrielles, précise Frédéric Tournebize, chef du projet Passage au CEA. Le tout pour un budget global de 255 millions d’euros. »
Six installations nucléaires de base et deux installations classées pour l’environnement sont ainsi concernées. Car si le CEA n’a jamais produit d’électricité contrairement à une centrale classique, le site de Grenoble a toujours été tourné vers la recherche nucléaire. Trois réacteurs nucléaires expérimentaux, baptisés Siloëtte, Mélusine et Siloé (photo en haut à droite), y ont été construits et exploités jusqu’en 1997 pour le dernier. « Le déclassement de ces bâtiments nécessite des procédures administratives très longues, explique Frédéric Tournebize. A tous les niveaux, nous avons dû obtenir des autorisations de l’Autorité de sûreté nucléaire, chargée de superviser les procédures réglementaires. »

17 000 tonnes de déchets
A commencer par le démantèlement de l’installation avec l’évacuation des déchets radioactifs en fonction de leur activité (taux de radioactivité). « La grande majorité des déchets produits sont très faiblement actifs avec une radioactivité de l’ordre de quelques becquerels par gramme, note Frédéric Tournebize. Leur production cumulée depuis le démarrage de Passage est ainsi estimée à 16 000 tonnes, contre 950 tonnes pour ceux faiblement actifs, 30 tonnes pour ceux moyennement actifs, et 8 tonnes pour les plus actifs, comme les combustibles irradiés dans les réacteurs. » Soit tout de même près de 17 000 tonnes de déchets radioactifs à gérer, les plus irradiants étant stockés sur place en attendant qu’ils deviennent moins actifs et les autres envoyés dans des centres de stockage souterrains.

300 salariés concernés
Autre enjeu de taille de la réorientation stratégique du CEA de Grenoble : la gestion du personnel. Environ 300 personnes sur les 4 000 qui en composent l’effectif travaillent dans le secteur nucléaire.Toutes ont pu se reconvertir grâce à des formations ou partir sur d’autres sites du CEA dès la fin des années 2000.

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La filière nucléaire française priée de serrer les rangs à l’exportation

Classé dans : Info — deedoff @ 20:45

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L’Elysée a annoncé lundi une remise en ordre de bataille de la filière nucléaire française afin de renforcer ses chances à l’exportation, avec notamment le développement de plusieurs nouveaux types de réacteurs nucléaires, dont l’un en coopération avec les Chinois.
Sept mois après le dernier Conseil de politique nucléaire, qui avait consacré EDF comme chef de file de la filière, l’Elysée a lancé une nouvelle étape dans la remise à plat du secteur.

Alors que les patrons de l’atome civil s’écharpent régulièrement par voie de presse, un « comité stratégique » de la filière va être créé afin de « renforcer les relations et les partenariats entre les différents acteurs de l’industrie nucléaire », selon le communiqué de la présidence de la République.
Ce comité sera présidé par le ministre de l’Energie, Eric Besson, et co-présidé par le patron d’EDF, Henri Proglio, consacrant un peu plus la prééminence de l’électricien public.
En outre, une « cellule » assurera « la coordination de l’offre française à l’international », sous la tutelle du ministre de l’Energie. En fonction des demandes des clients et de la situation des pays, EDF ou un autre groupe (GDF Suez, Areva, etc.) seront désignés pour mener l’industrie hexagonale lors des appels d’offre.
Cette innovation fait suite à l’échec en décembre 2009 d’un appel d’offres géant pour la construction de 4 réacteurs nucléaires à Abou Dhabi. La filière française était alors partie en ordre dispersé, d’abord menée par GDF Suez, avant d’appeler EDF à la rescousse à la dernière minute. Le marché avait été finalement attribué aux Sud-Coréens.
Toujours pour améliorer les chances de l’Hexagone à l’exportation, l’Elysée pousse les entreprises française à mettre au point trois nouveaux types de réacteurs nucléaires.
Tous les pays intéressés par l’atome ne peuvent en effet accueillir une « grosse machine » de 1.650 mégawatts (MW) tel que le réacteur de 3e génération EPR d’Areva, cependant qualifié de « produit de référence » par l’Elysée.
Areva, EDF et GDF Suez sont ainsi sommés de « renforcer leur coopération » autour du projet de réacteur de moyenne puissance (1.100 MW) Atmea, actuellement développé par Areva en coopération avec le japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI).
Le « projet de construction en France d’un premier Atmea sera mis à l’étude », annonce en outre l’Elysée, donnant ainsi gain de cause à GDF Suez, qui souhaite construire un réacteur de ce type dans la vallée du Rhône avant de l’exporter, notamment en Jordanie.

En outre la conception d’un réacteur de 1.000 MW avec Pékin est évoquée « afin de prendre part au développement du marché chinois ». EDF travaille déjà à un projet de ce type avec l’électricien chinois CGNPC, ce dernier ayant développé dans les années 80 un réacteur baptisé CPR-1000, qui se base sur la technologie française.
Enfin, un « groupe de travail » sera chargé d’étudier les projets de « réacteurs de faible puissance », c’est-à-dire de 100 à 300 MW.
Le groupe français DCNS travaille actuellement sur un projet de réacteur nucléaire sous-marin, destiné à approvisionner les îles et régions isolées.

Par ailleurs, le Conseil de politique nucléaire « demande » à Areva, premier producteur mondial d’uranium, « de filialiser » son activité minière, afin « d’en assurer le développement ».
Cette injonction pourrait ouvrir la voie à l’entrée d’EDF et du fonds souverain du Qatar dans le pôle minier d’Areva, sans pour autant démanteler le groupe nucléaire public. L’électricien français, premier acheteur mondial d’uranium, a récemment fait part de sa volonté d’investir dans des mines afin de sécuriser ses approvisionnements au-delà de 2020.
Une éventuelle montée d’EDF au sein du capital du groupe nucléaire Areva, évoquée en juillet, n’est en revanche plus mentionnée.

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