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14 février, 2011

A Tchernobyl, le cerveau des oiseaux est plus petit qu’ailleurs

Classé dans : Info — deedoff @ 21:30

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Une étude menée dans la région de Tchernobyl révèle une diminution de la taille du cerveau de plusieurs espèces d’oiseaux…
Vingt-cinq ans après la catastrophe de Tchernobyl, les scientifiques découvrent encore des effets inattendus de la radioactivité sur les animaux. La revue scientifique PLoS One a publié le 4 février une étude menée par une équipe de chercheurs norvégiens, français et américains sur 550 oiseaux de 48 espèces différentes vivant dans la région de Tchernobyl. La taille de leur cerveau s’est révélée être plus petite de 5% par rapport à celle de leurs congénères vivant dans d’autres régions, et leurs capacités cognitives seraient diminuées d’autant.

Une réaction encore inexpliquée
Les scientifiques ont installé des filets dans huit zones boisées autour de Tchernobyl pour y recueillir des oiseaux. En mesurant la taille de leur cerveau, ils ont constaté une diminution de 5% par rapport aux oiseaux non exposés à la radioactivité. Les oiseaux les plus jeunes, âgés de moins d’un an, étaient particulièrement touchés: le développement du cerveau des jeunes oiseaux serait donc freiné par les radiations.

La réaction est encore mystérieuse pour les chercheurs. Toutefois, il ne s’agirait pas ici d’une adaptation naturelle, comme il en arrive souvent chez les oiseaux. Si les oiseaux migrateurs sur de longues distances sont capables de réduire la taille de certains organes pour utiliser moins d’énergie, le cerveau est le dernier organe à se «sacrifier». Les scientifiques écartent également la possibilité d’une sous-alimentation due à la disparition d’une grande partie des animaux invertébrés dans la zone, le cerveau étant rarement l’organe amené à se réduire en cas de malnutrition. La seule explication serait que les oiseaux ne produisent pas assez d’antioxydants pour faire face à la radioactivité, ce qui les expose à un stress oxydant qui endommage ou détruit certaines cellules.

L’année dernière, un recensement de la vie animale dans la zone sinistrée de Tchernobyl avait révélé la disparition d’un grand nombre de mammifères et d’insectes près de l’ancienne centrale nucléaire. Les conséquences de l’accident sur l’environnement sont encore loin d’être totalement étudiées.

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