Nucléaire Radioprotection et Internet

  • Accueil
  • > Info
  • > Isère : une nouvelle étape dans la déconstruction de Superphénix

1 février, 2011

Isère : une nouvelle étape dans la déconstruction de Superphénix

Classé dans : Info — deedoff @ 6:52

superphenix.jpg

Fin 1998, le décret de mise à l’arrêt définitif de la centrale nucléaire de Creys-Malville, qui abritait Superphénix. Depuis, les opérations de déconstruction se succèdent sur le site.

Dix ans séparent le début de la construction, en 1976, et le premier couplage au réseau en janvier 1986. Superphénix a accumulé quatre ans et demi d’exploitation normale avec des périodes d’essais, de fonctionnement et de maintenance. Cela représente une production totale de 7,9 milliards de kWh (soit la consommation de la ville de Paris durant un an).

Actuellement, le site de Creys-Malville est toujours en activité, puisque la mission d’EDF est d’y réaliser la déconstruction du réacteur et la surveillance des installations selon les exigences réglementaires. Aujourd’hui, environ 400 personnes œuvrent encore à la déconstruction du réacteur Superphénix, au rythme des chantiers qui se succèdent.

Démonter et évacuer les gros équipements. Éliminer la radioactivité dans tous les locaux de l’installation. Démolir les bâtiments après avoir procédé à leur assainissement. Enfin, éventuellement, reconvertir tout ou partie de l’installation. Voilà le protocole de déconstruction de la centrale de Creys-malville.

Au total, cette déconstruction devrait générer 518 000 tonnes de déchets. 80 % des déchets issus de la déconstruction de Creys-Malville sont des déchets conventionnels (acier, béton, tuyauteries, câbles électriques, produits chimiques…). Ils sont évacués vers des filières de valorisation agréées. Ils représentent 423 000 tonnes.

Les déchets nucléaires issus des opérations de déconstruction (99,8 % d’entre eux sont très faiblement actifs, faiblement ou moyennement actifs à vie courte) totaliseront 25 000 tonnes. Enfin, les blocs de béton très faiblement actifs issus du traitement du sodium représenteront 70 000 tonnes.

Au-delà des échéances connues à ce jour, le site de Creys-Malville restera la propriété d’EDF. Il conservera sa vocation industrielle, notamment du fait de sa localisation stratégique : à proximité du poste d’interconnexion au réseau électrique, d’une source abondante de refroidissement (le Rhône) et au carrefour des axes rhônalpins.

Myriam Karsenty

Source

Créer un blog gratuitement sur Unblog.fr

Oops ! Une erreur est survenue.

L'accès au blog est momentanément impossible,
veuillez nous excuser et ré-essayer dans quelques instants.

Retour ou Écrivez-nous si le problème persiste.