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10 janvier, 2011

Nucléaire : les 58 réacteurs d’EDF raccordés

Classé dans : Info — deedoff @ 21:05

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Pour la première fois depuis 6 ans, les 58 réacteurs d’EDF sont tous raccordés, au même moment, au réseau électrique français. Cela devrait assurer aux clients d’EDF une production d’électricité en toute sécurité en cette saison hivernale rigoureuse, plus que jamais période de très grande consommation d’électricité.
Avec le raccordement des 58 réacteurs de ses 19 centrales nucléaires, configuration favorable qui n’avait pas été possible depuis décembre 2004, EDF produit aujourd’hui près de 60 millions de kWh.

EDF poursuit donc l’amélioration de son parc nucléaire pour répondre à la demande d’électricité de ses clients à tout moment, et particulièrement lors des pics de consommation où la production d’électricité est la plus nécessaire. C’est ainsi que cette année, EDF est en capacité de produire 4 200 MW supplémentaires en moyenne sur les mois de décembre et janvier par rapport à 2009. En 2010, la production d’EDF s’établit à 408 TWh, soit une progression d’environ 5% rapport à l’année précédente, ce qui a permis à la France de redevenir exportatrice d’électricité.

Les centrales nucléaires d’EDF affichent, depuis plusieurs années, une disponibilité supérieure à 90% pendant les périodes de pointe de consommation hivernale (du 1er décembre au 15 février) et contribuent pleinement à la sécurité d’approvisionnement énergétique du pays.

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9 janvier, 2011

Condamnés à réussir

Classé dans : Info — deedoff @ 21:56

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Il y a 30 ans. La méthode d’habillage n’a pas bien changée. Le stylo dosimètre est maintenant électronique.

On remarquera à un moment, en arrière plan, un appareil de contrôle de contamination sur une table, plutôt mastoque, comparativement aux modèles d’aujourd’hui. En avant plan, une grosse boite grise avec deux fenêtres noires, c’est un contrôleur de contamination pour les mains. On remarquera aussi le nombre de gant et de surbotte que l’acteur enfile d’un air routinier.

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Un extrait du documentaire.

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La vidéo du vendredi – CNRS

Classé dans : Info — deedoff @ 12:24

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À l’occasion du centenaire de la remise du prix Nobel de Chimie à Marie Curie, cet extrait présente différents aspects de la radioactivité au travers des travaux de Marie Curie.

Voir a vidéo ici

8 janvier, 2011

Au coeur de l’usine à former d’EDF

Classé dans : Info — deedoff @ 19:49

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Les 200 modèles de robinets occupent plusieurs étages de rayonnages dans l’entrepôt. Fixés sur des palettes, ils peuvent facilement être transportés dans l’une des quatre salles de formation consacrées à la robinetterie. Certains modèles, démontés, étudiés et remontés, reposent encore dans les salles où les cours viennent juste de se terminer. L’un d’eux, d’un mètre de hauteur, coupé verticalement, laisse apparaître son mécanisme intérieur. Sur le tableau blanc, un vidéoprojecteur diffuse toujours les images de robinets en coupe et en mouvement. Nous sommes à Saint-Vulbas, dans la région historique du Bugey (Ain), au sein de l’unité de formation production ingénierie (Ufpi) d’ EDF . C’est ici, à quelques pas de l’une des plus anciennes centrales nucléaires françaises, que l’électricien a installé son principal centre de formation aux métiers techniques. L’Ufpi emploie 760 personnes, dont 500 formateurs à plein-temps, et accueille chaque année 10 000 stagiaires. En tout, trois millions d’heures de cours y seront dispensés en 2011, contre 2,4 millions en 2009. Ce centre, c’est le fer de lance d’EDF pour relever son énorme défi de renouvellement des compétences. D’ici à 2015, un quart de ses salariés partira à la retraite. Dans certains métiers du nucléaire, c’est même 50 % de l’effectif qui quittera l’entreprise. « Après des embauches massives dans les années 1980, le recrutement s’est quasiment arrêté pendant près de trente ans et les écoles ont cessé de former techniciens et ingénieurs, justifie Michel Rollinger, le directeur de l’Ufpi. Aujourd’hui, avec les départs à la retraite et la relance du nucléaire dans le monde, les besoins sont importants et les compétences difficiles restent à trouver. » En 2010, EDF a recruté 1 400 personnes dans le nucléaire, 600 ingénieurs et 800 techniciens. Autant qu’en 2008 et en 2009. Ce rythme de 1 000 embauches par an devrait se poursuivre encore jusqu’en 2015. UN PARCOURS DE FORMATION INITIALE DE 14 SEMAINES

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7 janvier, 2011

L’énergie des produits de fission mieux estimée

Classé dans : Info — deedoff @ 7:05

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La physique fondamentale peut parfois apporter autant à la science qu’à la société. C’est ce que rappellent les travaux d’un groupe international sur l’énergie libérée par les noyaux radioactifs produits lors d’une fission nucléaire.
Dans un réacteur nucléaire, la majeure partie de l’énergie libérée est le fruit de la fission nucléaire : bombardés par des neutrons, des noyaux d’uranium ou de plutonium se scindent en émettant une grande quantité d’énergie. Mais une partie de l’énergie totale produite par le réacteur – environ huit pour cent – provient des produits de la fission : radioactifs, la plupart de ces noyaux se désintègrent peu à peu en une cascade de noyaux plus stables, en émettant de l’énergie sous la forme d’électrons ou de positrons (rayonnement β), puis de photons (rayonnement γ), même lorsque le réacteur est éteint. Pour qu’elle ne déclenche pas de réaction en chaîne dans le réacteur et pour protéger le personnel des émissions radioactives, cette énergie doit être évacuée, notamment après l’extinction du réacteur.
Il est donc nécessaire de connaître précisément l’énergie libérée par la décroissance radioactive des produits de la fission pour dimensionner au mieux les circuits de refroidissement. Or, jusqu’à présent, la méthode utilisée – à l’aide d’un détecteur à semi-conducteur – offrait une très bonne caractérisation énergétique des rayons γ de basse énergie, mais était peu efficace à haute énergie, ce qui entraînait une sous-estimation de la contribution des désintégrations γ. Alejandro Algora, de l’Institut de physique corpusculaire de Valence, en Espagne, et ses collaborateurs ont pallié la difficulté en utilisant une méthode de détection spectroscopique « à absorption totale » : frappés par les rayons γ, des cristaux à scintillation réémettent de la lumière, dont le spectre est analysé. Très efficace aux hautes énergies, cette méthode permet de mesurer la somme de toute la cascade de rayons γ consécutive à une désintégration β.
Les physiciens ont ainsi déterminé l’énergie réelle libérée par la décroissance radioactive des sept principaux produits de la fission du plutonium 239, révisant parfois drastiquement les estimations précédentes. Ces données sont également importantes en physique fondamentale, car elles fournissent un point de comparaison entre la théorie de la décroissance radioactive β et l’expérience. Elles vont aussi être utilisées dès 2011 dans le projet international Double Chooz, lancé en 2006 dans les Ardennes et dont l’objectif est d’étudier les propriétés des neutrinos. Ces particules encore mal connues, car difficiles à détecter, sont notamment émises lors de la désintégration β. La description plus précise de cette désintégration permettra de mieux prévoir les caractéristiques des neutrinos émis par un réacteur nucléaire – une étape essentielle pour appréhender leurs propriétés, notamment leur capacité à se transformer au fil du temps.
C’est toutefois avant tout dans l’idée d’optimiser la sûreté et le fonctionnement des centrales nucléaires que A. Algora et ses collaborateurs ont mené leurs travaux. « Le fait qu’un journal comme Physical Review Letters, à fort impact scientifique, publie cet article incite à poursuivre ce type d’étude à visée sociétale auprès des dispositifs de pointe de la physique nucléaire », analyse Muriel Fallot, chercheuse au laboratoire SUBATECH, à Nantes. Voilà qui devrait encourager les études menées actuellement en physique fondamentale, comme celle lancée au niveau international en 2001 sur le développement de réacteurs nucléaires de quatrième génération, plus sûrs et, pour certains, plus propres.

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Un ouvrier tué dans une usine de gaz

Classé dans : Info — deedoff @ 4:02

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L’explosion a eu lieu dans une usine à Martigues. La victime est un jeune homme de 28 ans.

Un accident industriel de grande ampleur s’est produit jeudi matin dans la zone industrielle et portuaire de Lavera. L’explosion s’est produite à 8h51 dans une usine de production de chlore Gazechim. Une personne est décédée, soufflée par l’explosion. Neuf autres ont été blessées, dont une gravement.

Selon La Provence , la personne morte dans l’explosion est un ouvrier âgé de 28 ans. « L’homme était en train de vérifier une bouteille de gaz lorsqu’il a été déchiqueté par la déflagration », écrit le quotidien. L’ouvrier décédé était le père d’un petit garçon, et était qualifié par ses collègues de « rigoureux » dans son travail, d’après les informations d’Europe 1.

Un dispositif de sécurité mis en place

L’explosion serait liée à une fuite d’eau sodée. Aucun dégagement de gaz à l’extérieur du site n’a été constaté, a précisé la préfecture. Par précaution, un important dispositif de sécurité a malgré tout été mis en place. Une cinquantaine de pompiers et une quinzaine de véhicules ont été dépêchés. Les accès à la zone pétrochimique ont été fermés.

Les employés de l’usine subissaient jeudi matin des examens médicaux pour vérifier l’éventuelle inhalation de substances dangereuses. Une importante fuite de chlore était déjà survenue en mai 2009 dans cette usine de Lavera. Une habitante des environs de l’usine, interrogée par Europe 1, a dit avoir « des picotements dans le nez et sur la langue ».

« Les procédures étaient-elles les meilleures? »

L’accident est qualifié de « gravissime » par les salariés de la pétrochimie, sur ce complexe de Lavera, qui emploie 2.000 personnes. Peu après l’incident, le maire de Fos, René Raimondi, a demandé à ce que « le plan de prévention des risques technologiques soit mis en place le plus rapidement possible ». « Je souhaite aussi qu’on s’attèle à la révision des procédures de sécurité de chaque entreprise », a-t-il expliqué au micro d’Europe 1. Et de questionner : « ces procédures étaient-elles les meilleures, les mieux en place? Ça, je l’ignore, l’enquête le dira ».

Le terminal pétrolier de Lavera est, avec les installations de Fos-sur-Mer près de l’Etang de Berre, le poumon économique du Grand Port Maritime de Marseille. Doté d’une plate-forme chimique associée, Lavera est dédié essentiellement à la chimie et aux produits raffinés depuis la création du port de Fos au début des années 1970 pour accueillir des pétroliers de plus en plus grands.

12 explosions depuis 2007

Cet accident porte à au moins une douzaine le nombre d’explosions survenues dans des usines en France depuis 2007. En avril 2010, une explosion avait fait un mort et douze blessés dans une usine du groupe Carbone-Lorraine à Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine. La plus grave à ce jour reste celle de l’usine chimique AZF à Toulouse, en 2001, qui avait fait 30 morts et plus de 3.000 blessés.

Source

[NDLR]: Cette info est hors domaine nucléaire, mais le dernier paragraphe de cet article m’interpelle et me permet de faire un corollaire entre la sûreté existante dans le secteur nucléaire et celle existante dans le secteur chimique.

A lire aussi l’article suivant: « Ce que je ne sais pas sur l’explosion à l’usine Gazechim » où une riveraine de l’usine se pose des questions sur l’efficience de la communication dans la gestion de cette crise => ici.

6 janvier, 2011

Scintigraphie cardiaque : 30 % des patients dépassent une dose cumulée d’exposition de 100 mSv

Classé dans : Info — deedoff @ 5:22

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Les patients qui bénéficient d’une scintigraphie cardiaque subissent souvent bien d’autres examens irradiants. Plus de 30 % sont ainsi exposés à une dose cumulée de rayonnements ionisants supérieure à 100 millisievert (mSv), seuil au-delà duquel le risque de cancer est avéré. Une équipe américaine donne l’alerte dans le Journal of the American Medical Association.
[...]

Une médiane de 15 examens et une exposition cumulée de 64 mSv

Les patients ont été exposés en médiane à 15 procédures d’irradiation, dont quatre procédures irradiant à une dose supérieure à la dose cumulée d’une année d’irradiation naturelle (3 mSv).

La dose d’irradiation effective cumulée médiane de ces examens a été estimée à 64 mSv.

Parmi eux, 344 (31,4 %) ont reçu une dose d’irradiation cumulée de sources médicales de plus de 100 mSv. Cette dose dépassait même 200 mSv pour 120 (10,9 %) d’entre eux.
Les 424 patients (38,6 %) qui ont eu recours à plus d’une scintigraphie cardiaque ont quant à eux été exposés en moyenne à une dose effective estimée cumulée de 121 mSv.

« Cette étude est intéressante car elle montre bien, en le quantifiant, que même si l’on administre à nos patients des examens assez peu irradiants, la répétition des procédures amène à des doses cumulées majeures », commente, pour heartwire, le Dr Jean-François Paul, radiologue au Centre Chirurgical Marie Lannelongue (Le Plessis-Robinson).

Les patients soumis à des examens multiples et répétés constituent un sous-groupe pour lequel il est important de bien peser les bénéfices et les risques de chaque exploration afin de limiter le plus possible leur exposition.

Une balance bénéfice/risque favorable pour les plus exposés ?

Le sous-groupe de patients exposés aux plus fortes doses d’irradiation était constitué principalement d’hommes.

Les patients subissant le plus de scintigraphies présentaient par ailleurs des caractéristiques particulières. Il s’agissait là encore plus souvent d’hommes (OR 1,29), âgés (OR 1,31 pour un écart de 10 ans), ayant une couverture sociale (OR, 2,11) et un bon statut socio-économique (OR 1,05 pour toute hausse de 10 000 dollars du revenu médian).

Par ailleurs, plus de 80 % des scintigraphies initiales et 90 % des scintigraphies répétées étaient réalisées dans cette étude chez des patients ayant une pathologie cardiaque connue ou des symptômes évocateurs.

« Il s’agissait de patients déjà malades dont l’espérance de vie est a priori moindre que celle de la population générale du même âge, et qui ont plus de risque de mourir de leurs lésions coronaires que d’un cancer », remarque le Dr Paul.

« Les tumeurs solides se développent typiquement uniquement après un laps de temps d’au moins 5 à 10 ans suivant l’exposition à l’irradiation », rappellent les auteurs.

La balance bénéfice/risque est donc peut-être favorable à la réalisation de ces examens. Il n’en reste pas moins du devoir des médecins de limiter l’exposition de leurs patients (la fameuse stratégie ALARA, « As Low As Reasonably Achievable »).

« La justification (assurer que les bénéfices attendus soient supérieurs au risque pour chaque exposition) et l’optimisation (faire en sorte que l’exposition soit la plus basse possible) sont les pierres angulaires de la protection radiologique », insistent les auteurs.

Optimiser la stratégie d’exploration, choisir un mode de scintigraphie moins irradiant

Dans cette étude, le recours inapproprié à la scintigraphie était rare. Cependant, l’aspect approprié ou non de l’acte était analysé sans tenir compte de la stratégie globale de la prise en charge du patient.

Qu’une scintigraphie soit justifiée ne veut pas dire que l’ensemble des interventions soit optimisé. Or, la scintigraphie ne représentait que 26 % des doses d’irradiation cumulées dans cette étude.

Les auteurs suggèrent de veiller à l’avenir non seulement à ce que le recours à un test individuel soit justifié mais que ce soit toute la stratégie d’imagerie qui soit optimisée et validée pour garantir la plus faible exposition et la meilleure performance.

« Cette stratégie devrait considérer les tests non irradiants comme l’échographie de stress, l’IRM, l’ECG d’effort mais aussi envisager le scanner ou l’angiographie invasive pour « clore la page » sur les sources cardiaques de symptômes atypiques et persistants », estiment-ils.

« Les cardiologues sont habitués à la scintigraphie mais il existe désormais de nouveaux scanners bien moins irradiants qu’une scintigraphie », précise le Dr Paul, « on est sur des technologies récentes qui évoluent vite ».
[...]

Source

5 janvier, 2011

La physique par l’image

Classé dans : Info — deedoff @ 21:03

De radioprotection à nucléaire et de nucléaire à la physique, il y a des trucs intéressants à découvrir ou à redécouvrir par l’image.

C’est ce que propose ce site qui, si vous un êtes un tantinet curieux, saura combler votre soif d’apprendre ou de voir les choses différemment.

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Bon visionnage ! => ici.

Un métier peu connu : technicien en radioprotection

Classé dans : Info — deedoff @ 20:42

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Fiche métier 1: Le technicien en radioprotection veille à l’application de toutes les procédures relatives au contrôle des rayonnements. Il s’assure ainsi que toutes les règles de protection contre l’irradiation et la contamination sont bien respectées.

Il effectue les mesures périodiques nécessaires, vérifie le bon fonctionnement des appareils de mesure, participe à l’information et à la formation du personnel en matière de sécurité.

Le métier au quotidien
Travaillant sous l’autorité d’un responsable ingénieur ou d’un chef de service, le technicien en radioprotection analyse des situations présentant des risques d’exposition radiologique, et met en œuvre des mesures de prévention radiologique adaptées (s’habiller ou se déshabiller lorsque que l’on pénètre dans une enceinte présentant des risques de radioactivité, par exemple).
Il peut aussi se voir confier le rôle d’interface vis à vis du personnel en charge de l’entretien courant (entretient bâtiment, maintenance, …) spécialement dans les centrales nucléaires : il informe et forme le personnel aux respects des consignes de sécurité, en terme de radioactivité.

Qualités requises
Justifiant d’une excellente connaissance des procédés, des installations et des risques radiologiques, le technicien en radioprotection doit également faire preuve d’une aisance relationnelle pour entretenir les échanges avec des équipes internes et externes (sensibilisation et formation à l’aspect sécurité). Rigoureux au plus haut point, il est incollable sur les normes de sécurité en vigueur.

Les conditions de travail
Le technicien en radioprotection travaille aussi bien à l’extérieur (chantiers) qu’au sein d’une entreprise ou d’un hôpital. Bien entendu, son activité nécessite une protection particulière lorsqu’il se déplace sur des sites nucléaires.

Quelle formation ?
Pour devenir technicien en radioprotection, le niveau requis est un Bac + 2 de type BTS (BTS contrôle des rayonnements ionisants et application des techniques de protection) ou DUT (DUT mesures physiques, DUT HSE)

Salaire
Un technicien en radioprotection débutant perçoit une rémunération comprise entre 2 000 et 2 500 euros bruts mensuels.

Evolution de carrière
Avec une telle spécialisation, le technicien en radioprotection peut également travailler dans des laboratoires, mais aussi dans des hôpitaux (utilisation des rayonnements ionisants). Avec de l’expérience ou une formation complémentaire, il peut s’orienter vers un poste d’ingénieur en radioprotection.

Le technicien en radioprotection dans le nucléaire :

Synonyme : technicien d’exploitation de centrale nucléaire.

De l’usine de retraitement de La Hague aux appareils de radioactivité des hôpitaux, en passant par les mines d’uranium ou les sous-marins atomiques, l’énergie nucléaire est partout. Caractéristique de cette énergie, elle produit des déchets qui créent des pollutions à long terme si l’on ne cherche pas à s’en protéger. Le technicien en radioprotection est là pour prévenir les incidents éventuels : contrôler le taux de radiation des personnes exposées, s’occuper du compactage des déchets dans des containers spéciaux ou du transport du combustible nucléaire, surveiller l’état du réacteur et les systèmes de sécurité… Aujourd’hui, les installations vieillissent et doivent progressivement être remplacées. Les exigences de sécurité devenant de plus en plus fortes, le métier devrait se développer.
À noter : ce métier peut s’exercer au sein de l’armée.

Fiche métier 2: Sur les installations nucléaires de production d’électricité, le technicien en radioprotection participe à la prévention des risques radiologiques dans tous les domaines, de la préparation à l’exécution des travaux. Il réalise des mesures courantes de radioprotection et des visites de surveillance sur les chantiers. Il fait respecter les règles et procédures en matière de sécurité – radioprotection et veille à leur application correcte dans l’ensemble des installations.
Il vérifie l’étalonnage et le bon fonctionnement des appareils de mesure, effectue les mesures périodiques nécessaires (mesure d’irradiation et de contamination des locaux, contrôle radiologique sur les personnes et les matériels), évalue les risques et met à jour la signalisation à l’entrée des locaux pour permettre au personnel de se prémunir contre ces risques. La sécurité est une composante importante de son métier, il est à la fois le garant de la sécurité des intervenants sur les chantiers, n’hésitant pas à conseiller des collègues. Dans ce cadre, il peut également être amené à contribuer à la formation du personnel en matière de radioprotection et à participer aux études et aux analyses permettant de diminuer la dosimétrie sur les chantiers. Le technicien travaille de manière autonome, sous la responsabilité d’un chef d’équipe.

Qualités requises
La rigueur, le goût de travail de terrain, un bon contact et un esprit d’équipe, une bonne formation scientifique, un comportement exemplaire sur le terrain, un sens de l’autonomie et de l’initiative. Le technicien en radioprotection doit également être pédagogue, avoir le sens des relations humaines tout en sachant faire preuve d’autorité pour faire corriger les écarts et les comportements observés sur les chantiers.

Perspectives d’évolution
L’augmentation des exigences et le renforcement de la réglementation en matière de radioprotection vont conduire à des embauches significatives dans les prochaines années. Après quelques années d’expérience, le technicien en radioprotection peut évoluer vers des postes de chef d’équipe ou des postes de préparation ou d’expert en radioprotection. Grâce à la formation continue, une évolution est possible dans son métier ou vers d’autres métiers de la sécurité et de la logistique nucléaire.

Formation et expérience
Bac STI, STL, S, bac professionnel environnement nucléaire, bac professionnel hygiène et environnement. Un BTS radioprotection (contrôle des rayonnements ionisants et applications techniques de protection), ou un DUT hygiène sécurité et environnement permettent d’évoluer rapidement vers des postes d’encadrement ou de préparation. La formation est complétée par de nombreux stages pour suivre l’évolution des techniques et des matériels.

Source

Un nouveau financement pour l’IRSN

Classé dans : Info — deedoff @ 20:32

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Une contribution annuelle au profit de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) payée par les exploitants des installations nucléaires de base voit le jour en 2011. Elle est censée compenser la baisse des subventions versées par l’Etat à l’institut et servira à couvrir les dépenses engagées par l’IRSN, afin de réaliser les expertises de sûreté. Les exploitants d’installations nucléaires seront dorénavant appelés à participer directement au financement des expertises rendues nécessaires, pour répondre à leurs propres demandes. Cette contribution peut aller de 20.000 euros par an pour un accélérateur de particules à 380.000 pour un réacteur nucléaire. Selon le ministère de l’écologie, au total cette contribution devrait rapporter 30 millions d’euros par an à l’IRSN.

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