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20 janvier, 2011

Projet français de centrales sous-marines low-cost

Classé dans : Info,Mise à jour — deedoff @ 7:00

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En s’appuyant sur la technologie des sous-marins nucléaires, leur constructeur DCNS, associé à Areva, EDF et au CEA, a pour objectif de construire un premier prototype en 2013.

Jules Verne aurait pu l’imaginer. Installer au fond des océans des centrales nucléaires afin d’alimenter en électricité les villes côtières. Des centrales qui ressemblent physiquement à des sous-marins. C’est l’idée qui a germé dans l’esprit des ingénieurs de DCNS, leader européen du naval militaire, constructeur de frégates, porte-avions et sous-marins pour la Marine française. «Nous avons mené des études de faisabilité pendant deux ans et demi. Avec nos partenaires, Areva, EDF ainsi que le CEA, nous passons à la phase 2 de validation du concept baptisé FLEX BLUE, afin d’être prêts à lancer la construction d’une première centrale – un démonstrateur – début 2013 dans la perspective d’une mise en service aux alentours de 2016-2017», explique Patrick Boissier, président de DCNS, chef de file de ce projet. EDF pourrait être le premier client de cette nouvelle centrale. Une équipe mixte de 150 ingénieurs travaillera sur cette seconde phase du projet, chaque partenaire apportant ses compétences propres.

Dans le détail, ces centrales se présentent sous la forme d’un cylindre de 12 à 15 mètres de diamètre doté d’une chaudière nucléaire de 50 à 250 Méga Watt de puissance ainsi que d’une centrale électrique. Elles seront immergées par 60 à 100 mètres de profondeur à quelques kilomètres des côtes, téléopérées depuis la terre et reliées au rivage par des câbles sous-marins. Elles seront capables d’alimenter des zones de 100 000 à 1 million d’habitants. Construites à Cherbourg, elles seront transportées sur site à bord de bateaux spéciaux. «La centrale FLEX BLUE est le résultat de technologies éprouvées notamment dans la conception de 18 sous-marins et porte-avions à propulsion nucléaire dans nos chantiers», souligne Patrick Boissier. Il précise que la flotte mondiale de sous-marins nucléaires en activité atteint 150 bâtiments.

Destinée à venir compléter le catalogue nucléaire français et par la même «à conforter son leadership mondial», la centrale de faible et moyenne puissance FLEX BLUE marquerait l’émergence d’une offre low cost dans le nucléaire civil mondial. «L’investissement – quelques centaines de millions d’euros – est progressif. Il n’est pas nécessaire d’investir d’un coup dans des capacités non utilisées. Il n’y a pas de travaux de génie civil. On construit donc moins cher et plus vite, en deux ans en moyenne. Il n’y a pas besoin de lignes à haute tension pour transporter l’électricité. Le prix du kilowatt/heure devrait être compétitif selon nos premières études. La centrale est plus facile à démanteler, ce qui contribue à sa compétitivité», développe le président de DCNS.

Selon une étude qui reste à affiner, le marché potentiel serait de 200 centrales sous-marines de moins de 300 MW dans les vingt ans à venir. Selon l’Agence internationale de l’énergie, 68 pays ont déclaré s’intéresser à l’énergie nucléaire. La centrale sous-marine française s’adresserait plus particulièrement aux pays primo-accédants et émergents.

Aux yeux des spécialistes de l’énergie, ce projet reste toutefois «très largement prospectif». D’autant qu’au-delà du défi technologique et de la validation du business model, la question de la sécurité et de l’impact d’une telle centrale sur l’environnement est posée. Les autorités de sûreté devront en particulier certifier ce nouveau réacteur. Pour le moment, elles sont habituées à travailler sur des centrales terrestres.

«FLEX BLUE répondra aux normes de sûreté des centrales de 3ème génération (EPR). Le cœur du réacteur sera confiné afin d’isoler le combustible de l’eau. L’eau est en outre une source de refroidissement naturelle et infinie. Une centrale sous-marine est à l’abri des agressions et catastrophes naturelles tels que la foudre, les chutes d’avions ou de météorites, les séismes ou les tsunamis», affirme Patrick Boissier. Les centrales seront équipées d’une sorte de «cote de maille» de protection «équivalente à celle utilisée par les sous-marins lorsqu’ils sont à l’arrêt». DCNS minimise l’impact des rejets dans l’eau de mer de la centrale en assurant que la quantité d’eau plus chaude rejetée est faible et diluée «rapidement». Autant d’atouts, selon le constructeur français, face au projet russe de centrales nucléaires flottantes.

Face au risque majeur de la fusion du réacteur ou de fuites dans ce milieu fragile qu’est l’océan, DCNS assure qu’il «suffit de noyer le réacteur». «L’eau est une barrière naturelle aux radiations; DCNS stocke d’ailleurs le cœur de ses réacteurs nucléaires dans des piscines», ajoute Patrick Boissier. Il est à parier que tous les experts n’auront pas le même avis sur l’impact d’une catastrophe nucléaire sous-marine.

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Mise à jour:

Le projet de centrale nucléaire sous-marine fait bondir les anti-nucléaires

CAEN – Le projet de mini centrales nucléaires sous-marines présenté par le groupe français de construction navale DCNS a fait bondir jeudi l’ancien eurodéputé Verts Didier Anger.

« On est en plein délire. En cas d’accident, il n’y a pas pire que l’eau, où la pollution radioactive comme chimique se disperse » plus vite que dans l’air, a déclaré M. Anger à l’AFP.

« Toute la Manche et d’autres mers éventuelles seraient détruites ou contaminées, selon l’importance du sinistre et la dispersion par les courants », affirme dans un communiqué le président du Crilan (comité de réflexion, d’information et de lutte antinucléaire), basé près de Cherbourg, où la DCNS construirait ces réacteurs.

« Qui plus est, dans un tel cas, le réchauffement brutal des eaux provoquerait un formidable choc thermique destructeur de vie, une évaporation et une dispersion d’un nuage d’aérosols toxiques tributaire des vents », ajoute-t-il.

Le patron des anciens arsenaux d’Etat, Patrick Boissier, assure au contraire que ce réacteur bénéficierait de la « protection de la mer » car « l’eau est la meilleure barrière contre les radiations » et que c’est d’ailleurs pour cela que les combustibles irradiés des centrales sont stockés en piscines.

Mais, pour M. Anger, « quand tout va bien, l’eau peut protéger si la matière nucléaire est dans un bon conteneur. Mais en cas d’accident c’est tout le contraire ».

« C’est d’ailleurs pour cela que la Grande-Bretagne avait déclenché un tollé à la fin des années 80 en proposant de stocker les déchets nucléaires en mer. Et lors de l’accident de Tchernobyl, une des premières mesures a été d’éviter que le réacteur s’enfonce et ne touche la nappe phréatique », ajoute le militant.

DCNS a présenté jeudi dans la presse Flexblue, un mini réacteur de la forme d’un sous-marin posé au fond de l’océan, de 100 mètres de long et 15 de large de petite puissance (50 à 250 MW).

Il y a encore quelques mois, l’industrie nucléaire française plaçait tous ses espoirs commerciaux dans le réacteur nucléaire de 3e génération EPR. Mais cette grosse machine, d’une puissance de 1.650 mégawatts (MW) ne convient pas à tous les pays, notamment ceux dont les réseaux électriques sont peu développés.

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Nucléaire: Des députés rappellent EDF à l’ordre sur les déchets

Classé dans : Info — deedoff @ 6:57

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Les préoccupations financières à court terme de la filière nucléaire française nuisent aux projets d’enfouissement et de recherche de réduction des déchets nucléaires, estime l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst).

L’Opecst s’inquiète entre autres de la position d’EDF (EDF.PA: Cotation) qui voudrait être associée au projet de stockage géologique profond des déchets à vie longue, une mission confiée à l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).

« Les industriels proposent des solutions techniques alternatives dont l’impact sur la sécurité reste totalement à évaluer », a dit Claude Birraux, président de l’Opecst, lors de la présentation mercredi d’un rapport d’évaluation du Plan national de gestion des matières et déchets nucléaires 2010-2012.

« Il y a un problème d’éthique. Est-ce que le producteur de déchets peut décider seul de la manière dont ses déchets seront gérés ? », a ajouté le député de Haute-Savoie.

Le coût du projet d’enfouissement des déchets à vie longue à Bure dans la Meuse, initialement estimé à 15 milliards d’euros, pourrait être doublé s’il tenait compte de l’option de réversibilité – le fait de pouvoir récupérer les déchets stockés.

« Nous comprenons la crainte des producteurs de déchets face à un risque d’inflation excessive des coûts. Mais nous rappelons également que ces négociations doivent se dérouler dans le cadre institutionnel défini par la loi », a dit Claude Birraux, en ajoutant que la compétence de l’Andra ne pouvait être remise en cause par les industriels.

« Nous leur adressons un rappel à la loi », a-t-il ajouté.

L’Opecst s’inquiète aussi du peu d’intérêt d’EDF pour la recherche sur la transmutation, un procédé qui devrait permettre de réduire la quantité de déchets produits, au nom d’intérêts à « court terme » qui peuvent aller à l’encontre des intérêts de la filière dans son ensemble.

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19 janvier, 2011

Exercice d’évacuation grandeur nature: La population n’a pas vraiment joué le jeu

Classé dans : Info — deedoff @ 21:38

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Comme pour n’importe quel examen, on a beau avoir révisé, s’être préparé à tous les scénarios possibles, le jour J réserve toujours quelques surprises.

C’est ce qui s’est passé hier matin lors de l’exercice national de sûreté nucléaire organisé autour de la centrale de Gravelines.

Les pouvoirs publics avait planché sur un incident grave certes, mais qui leur laissait le temps d’évacuer 1 750 foyers et 1 300 scolaires dans un rayon de cinq kilomètres autour de la centrale. Mais à l’heure de découvrir le scénario de l’exercice, élaboré au niveau national par EDF, et gardé secret jusqu’au dernier moment, les autorités ont dû faire preuve de pragmatisme. Car l’incident imaginé était bien plus grave que prévu. Sur le coup de 8 heures, la production de l’un des réacteurs s’interrompt brutalement. En cause, la perte du liquide de refroidissement.

Vapeurs radioactives
Au fil des minutes, la situation se dégrade. L’une des deux pompes de secours tombe en panne. De la vapeur d’eau radioactive est repérée dans l’enceinte du réacteur. Vers 10 h, le risque d’une fusion, événement rarissime dans le monde du nucléaire, survenu à une seule reprise dans les années 70 aux Etats-Unis, est pris très au sérieux. Un dégagement significatif de particules radioactives dans l’atmosphère n’est plus exclu. Les pouvoirs publics réfléchissent à changer leur fusil d’épaule. Si ce scénario se confirme, fini l’évacuation massive, place au confinement de la population.

Finalement, au terme d’un nouvel entretien avec l’Autorité de sûreté nationale, le préfet apprend qu’il lui reste six heures pour mettre la population à l’abri. L’ordre d’évacuer est donné à 11 heures. Deux heures plus tard, 1 300 scolaires étaient mis en sécurité. Par contre, les habitants n’ont pas franchement joué le jeu, préférant en majorité rester chez eux. Le bilan de cet exercice, inédit à cette échelle, sera dressé dans les prochaines semaines.

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Le fragile grand retour

Classé dans : Info — deedoff @ 21:24

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Vingt-quatre ans après la catastrophe de Tchernobyl, le 26 avril 1986, une page est peut-être en train de se tourner avec le grand retour de l’énergie nucléaire civile. Dernier épisode en date, vendredi dernier à Moscou, l’annonce par les présidents Medvedev et Chavez d’un accord pour la construction d’une première centrale atomique au Venezuela.

C’est en Chine que ce mouvement est le plus impressionnant. En septembre dernier, Pékin déclarait avoir approuvé la construction de 34 réacteurs dont 25 sont déjà en construction. Des centrales dérivées des technologies, canadienne, russe, française mais également chinoise. Et à l’horizon 2020, la Chine devrait disposer de 100 centrales opérationnelles ou en construction. A cette date, la part du nucléaire dans le paysage énergétique devrait atteindre 20% alors qu’il n’est actuellement que de 2%! Ce grand boom du nucléaire ne touche pas que la Chine. Avec notamment une Russie ambitieuse et commercialement très engagée comme on l’a vu avec son projet de centrale nucléaire flottante. A distance, l’Inde suit le mouvement alors que le Moyen-Orient, notamment les Emirats arabes, est entré dans la danse. L’Egypte, qui possède des réserves d’uranium, s’apprête ainsi à construire sa première centrale.

Cet engouement pour le nucléaire (actuellement 16% de la production d’électricité) n’est, peut-être, qu’apparent. Certes, le World Nuclear Association prévoit qu’au cours des vingt prochaines années, la production d’électricité d’origine nucléaire augmentera de 60%. L’AIEA (l’Agence internationale de l’énergie atomique) prévoit, de son côté, une hausse de 20 à 80%. Mais tous ne partagent pas cet avis. Jean-Pierre Bommer, de la Fédération romande pour l’énergie, a quant à lui un avis nuancé. «On assiste globalement à un retour à l’échelle mondiale. Mais essentiellement en Asie et en Russie. Aux Etats-Unis et en Europe, il y a surtout beaucoup de discours, beaucoup de mots car la neutralisation du nucléaire a été efficace. En fait, je ne suis pas très optimiste, car il y a une opposition des milieux financiers qui préfèrent investir dans le pétrole où l’on peut plus rapidement gagner de l’argent. En Suisse, trois projets ont été déposés. Mais cela ne va pas être facile. Comme en Allemagne, on doit compter sur trente années de militantisme antinucléaire.»

De son côté, Isabelle Chevalley, présidente et fondatrice d’Ecologie libérale, ne croit pas une seconde au retour de l’énergie atomique. «On en parle depuis 2006. On parle de boom mais quand il s’agit de concrétiser, il n’y a plus personne. Et la Chine? On oublie que la Pékin a surtout installé des éoliennes, l’équivalent de 30 centrales nucléaires. En 2011, ce pays sera au niveau qu’il promettait d’atteindre en 2020. Dans le reste du monde, je ne vois pas de relance. L’Afrique du Sud ne veut plus en construire. En Italie, rien ne se fera. En Allemagne, Berlin a juste accepté de prolonger la vie des centrales de douze ans. Certes, Obama a dû lâcher 50 milliards de dollars pour relancer la filière, sachant qu’une centrale coûte entre 7 et 10 milliards de dollars. Sans aide d’Etat, il n’y a pas de centrale.»

Là aussi, les avis sont différents. Pour Jean-Pierre Bommer, «aux conditions actuelles, on a de l’uranium pour une centaine d’années en incluant les augmentations. Et n’oublions pas que vers 2040-50, on passera aux centrales nucléaires de la quatrième génération qui consommeront beaucoup moins. Il y aura de l’uranium pour des centaines d’années supplémentaires. En plus, le combustible ne représente que 5% du coût du fonctionnement.»

Cet avis n’est naturellement pas partagé par Isabelle Chevalley: «Les stocks d’uranium seront épuisés entre 2015 et 2025. C’est la même absurdité qu’avec les schistes bitumineux pour le pétrole. Il faudra de plus en plus d’énergie, et de CO2, pour extraire de l’uranium de plus en plus profond. On me dit que l’on peut en trouver dans l’eau. Il faudrait filtrer tout le lac Léman pour approvisionner une centrale comme Leibstadt pendant une année.»

Une chose est sûre. On assiste déjà à une lutte pour mettre la main sur ce fameux minerai. La Chine va en acheter 5000 tonnes, soit deux fois plus que ses besoins actuels. A l’horizon 2020, selon le World Nuclear Association, la demande de Pékin devait monter à 20 000 tonnes, soit un très gros tiers de la production actuelle.

Les experts ne sont pas du tout sur la même longueur d’onde. Pour Jean-Pierre Bommer, «le nucléaire est indispensable, à moins de construire des centrales à gaz et à charbon. Car à l’horizon 2020, il faudra rajouter 50% de la production actuelle. Avec 1 kg d’uranium, on produit autant d’électricité qu’avec 1 ou 2 millions de kilos de charbon ou de fuel. Avec une seule centrale, on couvre les besoins de la Suisse romande. On parle d’économie d’énergie. Mais si on veut économiser de l’énergie fossile, il faudra mettre plus d’électricité à disposition. La survie d’un pays dépend de son énergie. C’est le sang. C’est le dernier domaine où l’on doit prendre des risques.»

Isabelle Chevalley tient un tout autre discours en s’appuyant sur l’étude réalisée par Weinmann-Energie Sa (www.securiteenergetique.ch) qui montre le potentiel et la rentabilité d’investir dans l’efficacité énergétique. «Une nouvelle centrale produirait 9,3TW/an alors que le potentiel total d’économie est de 13 TW/an. Quant aux énergies renouvelables, on peut avancer le chiffre de 15 TW/an. Et en termes d’emploi, cela n’a rien à voir avec le nucléaire.»

Pour les pronucléaires, ce sont les réacteurs de la quatrième génération qui théoriquement devraient assurer un avenir radieux à cette énergie. Ses avantages? Sous l’action des neutrons rapides, l’ensemble de l’uranium 238 pourra être utilisé pour produire de l’électricité et non pas moins de 1%, avec l’uranium 235, comme c’est le cas actuellement. Par ailleurs, ces réacteurs pourraient être en mesure de brûler une partie déterminante des éléments radioactifs à longue vie. Pour les opposants, il s’agit d’un grand bluff car ces nouveaux réacteurs prévus au mieux à l’horizon 2040-2050 arriveront trop tard. Il n’y aura plus assez d’uranium et l’électricité produite par les énergies renouvelables seront plus économiques que celle d’origine atomique.

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Contamination radioactive : les députés ont leur mot à dire !

Classé dans : Info — deedoff @ 20:13

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Les députés de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie souhaitent devenir co-législateurs sur la proposition de règlement fixant les niveaux maximums admissibles de contamination radioactive pour les denrées alimentaires et les aliments pour bétail, après un accident nucléaire ou dans toute autre situation d’urgence radiologique. Le 13 janvier, ils ont invité la Commission à modifier la base juridique de la proposition (l’article 31 du traité Euratom) afin de ne plus être relégué à un simple organe de consultation. « La contamination radioactive des aliments est clairement un sujet de préoccupation pour la santé publique européenne et, en tant que tel, il est essentiel que cette proposition repose sur cette base, avec le Parlement européen comme co-législateur » a déclaré la députée européenne Michèle Rivasi (Verts-ALE, France).

Les députés souhaitent donc que la base juridique soit l’article 168 (santé publique) du TFUE. Ce changement impliquerait le passage de la procédure de consultation à la procédure législative ordinaire, avec la participation pleine et entière du PE. « C’est un message fort envoyé à la Commission et nous espérons que celle-ci répondra à notre appel et ne forcera pas le Parlement à saisir la Cour européenne de justice », a mis en garde la députée française, à l’issue du vote.

La proposition consiste essentiellement en la codification des dispositions inchangées de trois règlements adoptés entre 1987 et 1990, fixant les niveaux de contamination radioactive en cas d’urgence radiologique. Pour les Verts, les niveaux maximums qui y sont arrêtés par la Commission seraient bien trop permissifs et exposeraient les Européens à un risque de contamination et de cancer.

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16 janvier, 2011

A Richland, radioactifs et fiers de l’être

Classé dans : Info — deedoff @ 20:35

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Pas de chance : pour une fois que Richland, comté de Benton, Etat de Washington, a les honneurs de la « une » du Wall Street Journal, c’est pour une histoire de crottes de lapin radioactives. Dans son édition du 23 décembre 2010, le quotidien des affaires raconte en effet comment on y a découvert en octobre des déjections qui affolaient les compteurs Geiger, comment on a dû retrouver le lapin en question et surtout, surtout, savoir par où cette brave bête était passée.

Pas difficile à imaginer pourtant. Le comté de Benton, où se trouve la ville de Richland, abrite depuis les années 1940 le complexe d’Hanford qui produisit la bombe « Fat Man », larguée sur Nagasaki le 9 août 1945. Hanford est le berceau du nucléaire militaire aux Etats-Unis, celui du programme secret-défense nommé « projet Manhattan », son réacteur B a été classé monument historique en août 2008. C’est aussi le site au monde le plus contaminé par des isotopes radioactifs après Tchernobyl.

UNE VILLE TOP SECRET

Certes, le comté de Benton met volontiers en avant les beautés de la steppe qui borde le fleuve Columbia, la pêche au saumon sauvage, le folklore indien de la tribu des Nez-Percés et les 7 000 hectares de vignobles (plus d’une centaine de caves viticoles !), mais c’est pour Hanford que cette région est connue. Le site produisit la bombe qui poussa le Japon à capituler. « La Paix ! Conclue grâce à notre bombe », titrait en août 1945 un journal local. Ce fut d’ailleurs à cette occasion que des milliers d’ouvriers du complexe prirent conscience de ce qu’ils fabriquaient ! Dans cette usine top secret, l’information était strictement cloisonnée. Comme le reste.

Richland, et la bourgade d’Hanford, n’étaient au début du XXe siècle que de petits villages agricoles. Mais, en 1943, le gouvernement fédéral achète tous les terrains d’Hanford et de Richland, exproprie les habitants d’Hanford, ferme à double tour la ville de Richland, fait venir 25 000 ouvriers et construit le complexe atomique sur la steppe. Richland devient une « Federally Controlled Atomic Energy Community ». Maisons, bus, arbres… tout appartient à l’armée américaine. En 1954, la ville est enfin autorisée à élire un maire qui ira demander au gouvernement fédéral des droits supplémentaires pour ses concitoyens. Mais les Etats-Unis vivent alors dans la paranoïa de la guerre froide.

Depuis le conflit coréen, produire toujours plus de plutonium est une priorité. Il faut alors attendre 1957 pour que le gouvernement commence à vendre les maisons de la ville à ses résidents et 1958 pour que Richland devienne une localité normale, où l’on peut aller et venir librement. Normale, mais bien particulière quand même. Le dernier réacteur ici n’a été fermé qu’en 1987.

Durant ces quarante-cinq années, s’est développée une véritable culture atomique, mélange de fierté et d’appréhension. Mais la fierté est bien là. Les rues de la ville ont des noms de généraux américains (Patton Street, Sherman Street, etc.) ou carrément des noms qui fleurent bon leur radioactivité, comme Proton Lane, Nuclear Lane, Curie Street et, bien sûr, Einstein Avenue.

Quant au lycée de Richland et à son équipe de football The Bombers (les bombardiers), il a adopté un symbole qui fait froid dans le dos : un bon gros champignon atomique jaillissant du « R » de Richland. Il y a eu récemment quelques débats, au sein même du lycée, pour remplacer ce logo par quelque chose de moins agressif – on proposa la forteresse volante B-17. Mais les partisans du champignon ont gagné. La fierté de l’atome est enracinée profondément dans la culture locale ; on se fait même tatouer des champignons sur les biceps et les mollets.

NETTOYAGE EN COURS

Aujourd’hui, pourtant, le nucléaire à Richland est surtout synonyme de décontamination, d’enfouissement de déchets et de vitrification. En 1989 fut voté un programme de nettoyage géant de 30 milliards de dollars (l’équivalent actuel de plus de 40 milliards d’euros), l’un des plus importants au monde, géré par le département américain de l’énergie, l’agence de protection de l’environnement et l’Etat de Washington. Le chantier est gigantesque.

En 1989, 200 millions de litres de déchets barbotaient dans 177 réservoirs, dont 67 avaient déjà fui. Il restait 290 tonnes de matériaux renfermant du plutonium autour des 9 réacteurs d’Hanford, sans compter les hectares pollués, les nappes phréatiques touchées, les déchets stockés sur les rives de la Columbia.

Vingt ans plus tard, le travail est bien avancé sur les 1 500 kilomètres carrés du site, mais il reste encore de quoi faire pour plusieurs années, voire des décennies. Les habitants de Richland le savent bien, dont certains s’investissent désormais dans la sensibilisation de leurs voisins et mettent en place une veille citoyenne qui tranche avec la « fierté atomique » traditionnelle. La chasse aux lapins irradiés ne les rassure pas outre mesure.

Didier Pourquery

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Reportage Tv Tours – Les métiers du nucléaire

Classé dans : Info — deedoff @ 9:36

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Nucléaire: l’ASN s’intéresse à EDF

Classé dans : Info — deedoff @ 9:23

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L’autorité de sûreté nucléaire (ASN) va examiner attentivement la question de la sous-traitance d’EDF dans ses centrales nucléaires, où travaillent 20.000 salariés du groupe et 20.000 sous-traitants. L’ASN entend vérifier notamment que l’entreprise « garde en interne un volume de compétences suffisant pour conserver la maîtrise (de la sûreté nucléaire) et assurer la responsabilité de l’ensemble de la sûreté », a expliqué à l’AFP Olivier Gupta, directeur général adjoint de l’ASN.

« Ce n’est pas un sujet nouveau, cela fait partie des éléments qu’on contrôle depuis longtemps », a-t-il expliqué, rappelant que chaque année, l’ASN fait dans son rapport annuel « un point sur la sous-traitance ». Mais « dans un contexte d’activité nucléaire croissante », l’Autorité de sûreté nucléaire veut « lancer une réflexion sur deux volets »: « susciter un questionnement sur la répartition entre ce qui est fait par l’exploitant en direct et ce qui est sous-traité », et « engager des inspections et vérifications ciblées sur les conditions de passation des marchés », dès lors qu’EDF décide de faire appel à un sous-traitant, a précisé M. Gupta.

Il s’agit de voir dans ce cas-là « quels sont les critères qui font que l’exploitant retient tel ou tel prestataire », et de « vérifier si les marchés sont notifiés suffisamment longtemps avant pour permettre à l’entreprise sous-traitante de s’y préparer correctement ». « EDF est tout à fait libre de recourir à un sous-traitant. Ce qu’on veut vérifier c’est s’il maîtrise l’ensemble des éléments clés de la sûreté », a ajouté M. Gupta, soulignant que « l’exploitant reste responsable de la sûreté, même s’il fait réaliser telle ou telle activité de maintenance ou autre par un prestataire ».

L’ASN, qui a aussi un rôle d’inspection du travail dans les centrales nucléaires, vérifiera également l’aspect social de la sous-traitance. Ses agents sont chargés de contrôler l’application du code du travail (temps de travail, port des équipements de protection, etc.) et de vérifier « si les conditions organisationnelles ne mettent pas l’intervenant dans une situation qui augmente les risques d’erreur ».

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Eric Besson se réjouit du fonctionnement, au cœur de l’hiver, de l’intégralité du parc nucléaire français

Classé dans : Info — deedoff @ 8:51

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Le parc nucléaire comporte 58 tranches représentant une capacité cumulée de 63 GW. Depuis le 10 janvier, l’intégralité des tranches est en fonctionnement. Ceci a été rendu possible par une programmation efficace de la maintenance des réacteurs nucléaires. Cette situation devrait se poursuivre jusqu’à vendredi 14 janvier, date à laquelle une opération de maintenance est prévue sur deux tranches des centrales de Tricastin et Cattenom.

Le gouvernement félicite EDF pour le travail d’optimisation du planning de maintenance de ses centrales qui a permis une production accrue en hiver, garantissant la sécurité d’approvisionnement du pays. Ainsi l’équilibre global entre production et consommation au niveau national a été assuré pendant tout le mois de décembre, alors que le pays a connu une période de consommation électrique historiquement élevée en raison de la vague de froid.

Le gouvernement encourage par ailleurs EDF à poursuivre ses efforts pour améliorer le coefficient de disponibilité des centrales, dans l’objectif de le porter à 85%. Des engagements en ce sens seront demandés à EDF dans le contrat de service public en cours d’élaboration

La consommation a atteint son niveau le plus élevé le 15 décembre 2010 à 19 h, avec une puissance appelée de 96,3GW et une importation de 3,7GW. En décembre, la France a été exportatrice nette d’électricité pendant un nombre d’heures deux fois plus important que lorsqu’elle a importé de l’électricité. Le solde mensuel est également exportateur, d’environ 800 GWh, malgré la vague de froid. Le Ministre de l’Energie rappelle par ailleurs l’importance de la maîtrise de la demande et de la pointe et encourage les consommateurs à modérer leur consommation lors des périodes les plus tendues.

La maintenance des centrales est un processus qui intervient régulièrement dans l’exploitation des usines. Tous les 12 ou 18 mois, chaque tranche est arrêtée pendant quelques semaines pour réaliser des opérations courantes d’entretien et d’inspection et recharger le combustible. Tous les 10 ans, un arrêt plus prolongé appelé « visite décennale » permet le rechargement du combustible, la maintenance et les actions d’amélioration de la sûreté de la centrale, ainsi que les contrôles approfondis des différents composants. A chaque étape des arrêts de tranche, EDF travaille sous le contrôle de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN).

La dernière occasion où l’ensemble des réacteurs a été en fonctionnement remonte à décembre 2004. En effet, l’exploitation des usines et les opérations de maintenance sont complexes, et il est difficile de garantir la tenue du planning de maintenance. L’exploitant s’organise chaque année pour placer les maintenances des réacteurs durant les périodes de l’année les moins tendues pour l’équilibre offre-demande en électricité, ce qui requiert une organisation industrielle délicate lors des périodes où se concentrent les maintenances.

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Loiret: reprise du réacteur nucléaire

Classé dans : Info — deedoff @ 8:40

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Le réacteur nucléaire de Dampierre-en-Burly, dans le Loiret, qui était tombé en panne hier matin, fonctionne à nouveau, de même que les 57 autres réacteurs nucléaires français, a indiqué EDF.

Le réacteur n°4 de la centrale de Dampierre, d’une puissance de 890 mégawatts (MW), avait été arrêté jeudi à 09H05 en raison d’un problème de contrôles-commandes, selon le site internet du Réseau de Transport d’Electricité (RTE).

Il a repris son fonctionnement à 3 heures du matin, selon la même source. « Les 58 réacteurs nucléaires fonctionnent », a confirmé cet après-midi une porte-parole d’EDF.

Sauf nouveau problème, ils resteront tous connectés au réseau jusqu’à samedi matin. Un réacteur de la centrale du Tricastin (Drôme) et un autre de Cattenom (Moselle) doivent ce jour-là entamer des visites décennales.

Pendant ces visites, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) procède à un contrôle général des installations du réacteur avant d’autoriser EDF à l’exploiter pendant 10 années supplémentaires.

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