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26 janvier, 2011

EDF prêt pour les grands travaux outre-Manche

Classé dans : Info — deedoff @ 11:43

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Vue d’artiste de la future centrale de Hinkley Point. Les deux réacteurs prévus produiront chacun 1 650 MW, soit deux fois plus que les deux réacteurs combinés de la centrale existante.

Le groupe français attend une ultime autorisation pour lancer le chantier de son premier réacteur EPR en Angleterre. Une stratégie appuyée par le gouvernement britannique. 

EDF prêt pour les grands travaux outre-Manche dans Info coeur-De notre envoyé spécial à Hinkley Point (Somerset)

Le gouvernement britannique a donné lundi un signal fort en faveur du projet de construction des premiers nouveaux réacteurs nucléaires d’EDF en Angleterre, avec la visite du ministre de l’Énergie sur le site de la centrale de Hinkley Point, sur la côte Ouest du pays. Une visite d’autant plus significative que le ministre en question, Chris Huhne est un libéral-démocrate, notoirement anti­ ­­­­­nu­cléaire jusqu’à l’accord de coalition signé avec les conservateurs en mai dernier. L’intéressé fait aujourd’hui preuve de pragmatisme et défend désormais l’importance de l’atome dans le mix énergétique.

«La construction d’une nouvelle centrale nucléaire à Hinkley Point aura une contribution importante pour assurer un approvisionnement en énergie au Royaume-Uni à la fois fiable et faiblement émetteur en CO2,» a assuré Chris Huhne, les pieds dans la boue, devant les gros bâtiments cubiques de la centrale existante et à quelques centaines de mètres du site où seront construits deux nouveaux réacteurs EPR d’EDF. «Avec toutes les mesures législatives que notre gouvernement a engagées, nous sommes dans les temps pour que le premier réacteur soit prêt à la date prévue, en 2018» a-t-il promis. Les travaux n’ont pas encore débuté, mais des bulldozers et des logements temporaires pour les ouvriers sont déjà sur le site, prêts à entrer en action dès que l’autorisation aura été donnée par les autorités locales.

«Si nous voulons respecter le planning très serré qui a été fixé il faut vraiment que les travaux préliminaires de nivellement commencent dans les semaines qui viennent, et que tous les éléments, réglementaires, législatifs et techniques soient menés de front par le gouvernement», insiste, lors de la visite, Vincent de Rivaz, le patron d’EDF Energy, la filiale britannique du groupe français. Le calendrier est très tendu, «car un quart de la production d’électricité en Grande-Bretagne, principalement des centrales au charbon, trop polluantes, devra être remplacée en quinze ans», explique le dirigeant français.

 

Prix défini pour 15 à 20 ans 

 

Et si quelques mois ont été perdus depuis l’arrivée au pouvoir de David Cameron, le nouveau gouvernement travaille dur pour donner vie au grand projet de renouvellement du nucléaire en Grande-Bretagne qu’avait engagé Tony Blair vers la fin de son mandat.

Les deux réacteurs prévus à Hinkley Point, en bordure du bras de mer qui fait face au pays de Galles, seront des répliques presque à l’identique de l’EPR d’EDF à Flamanville, et produiront chacun 1 650 MW, soit deux fois plus que les deux réacteurs combinés de la centrale existante, acquise par EDF lors du rachat de British Energy il y a deux ans.

En rachetant le plus gros groupe nucléaire britannique en 2008, EDF a fait l’acquisition de huit centrales nucléaires produisant 20 % de l’électricité du pays. Mais il a surtout pris un coup d’avance sur ses concurrents intéressés par la construction de nouveaux réacteurs en ayant aussi mis la main sur les meilleurs sites capables d’accueillir de nouveaux réacteurs. Ce qu’illustre Hinkley Point, où l’emplacement des futurs EPR, un terrain de 200 hectares en bord de mer, côtoie la centrale existante.

Mais, comme l’a rappelé Chris Huhne, en cette période de grande austérité budgétaire, «les nouveaux réacteurs nucléaires seront construits sans aucune subvention publique». Vincent de Rivaz est parfaitement conscient de cette contrainte, et il a, en contrepartie, réussi à convaincre le gouvernement de la nécessité de réformer en profondeur le marché de l’énergie. «Pour limiter les risques sur nos investissements, qui vont tout de même atteindre 9 milliards de livres pour les deux premiers EPR, le gouvernement a accepté de fixer un prix plancher pour le CO2, ainsi qu’une définition du prix de l’électricité sur lequel on pourra compter pendant quinze à vingt ans.» Deux mesures cruciales attendues dès cette année.

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