Nucléaire Radioprotection et Internet

  • Accueil
  • > Info
  • > Dépollution d’Orflam – Des tests de radioactivité sous haute surveillance

12 janvier, 2011

Dépollution d’Orflam – Des tests de radioactivité sous haute surveillance

Classé dans : Info,Mise à jour — deedoff @ 20:27

depollutionorflam.jpg

VITRY-LE-FRANCOIS (Marne). Gilets pare-balles, quelque six gendarmes dont le commandant Martin, mais aussi le sous-préfet Raymond Floc’h, son secrétaire Laurent Zakrzewsky… Habituellement, lorsque l’Andra (l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) et l’IRSN (L’institut de radioprotection et de sécurité nucléaire) cherchent à connaître la teneur en radioactivité des terrains situés autour du site d’Orflam, il suffit pour eux de s’y rendre, de s’équiper et de réaliser leur test. Mais hier matin, l’intervention sur le terrain privé était d’un autre registre. En litige depuis fin 2008 avec la municipalité, le propriétaire n’avait, depuis, souhaité que l’Andra ne se rende sur son terrain. Son altercation avec le maire de Pargny-sur-Saulx n’ayant guère arrangé les choses (lire nos éditions précédentes).

Deux ans de négociation
Malgré deux ans de négociation par courrier et de tentative de prise de contact de la part de la sous-préfecture, son avis n’avait en rien changé. Il campait sur ses positions coûte que coûte. Et pourtant, les premiers relevés aux limites de son terrain avaient montré une présence de produits radioactifs. D’ailleurs, il lui est interdit depuis de se rendre sur son terrain, et de manger les fruits des arbres fruitiers qu’il avait plantés sur cette zone.
Or, l’Andra, avec l’Irsn, est en pleine dépollution du site Orflam et de ses environs. Il restait donc impensable que tout soit décontaminé sauf ce morceau de terrain.
Et pour l’intérêt général, et pour l’intérêt particulier du propriétaire. « Notre volonté reste de nettoyer cette zone. Il restait hors de question que l’on nettoie la peupleraie et laisser ce terrain ou encore de revenir quatre ans après », insistait en sous-préfecture lundi Raymond Floc’h. C’est que le budget versé pour cette décontamination s’élève depuis 1997 à 7 millions d’euros.
Une telle somme ne peut être dépensée « Et surtout il faut profiter de la présence de l’Andra pour dépolluer cette zone. Elle permet d’évacuer les déchets ramassés. Seul, un particulier ne peut le faire ou alors pour des sommes faramineuses. »

Un taux faible
Après de multiples tentatives de dialogue, et après avoir pris un arrêté leur permettant de se rendre sur son terrain sans son autorisation, l’État, par l’intermédiaire de la sous-préfecture, a donc permis à l’Andra et l’Irsn d’effectuer leur travail de relevage et de prélèvement. Une mission qui s’est réalisée sous haute protection, le propriétaire ne souhaitant pas au départ de laisser entrer qui que ce soit sur son terrain.
Après deux heures de négociation, le travail a pu néanmoins se faire. Et finalement en toute sérénité. Munis d’un sac à dos doté d’un matériel de relevage équipé d’un GPS, trois agents ont procédé au contrôle radiologique des terres à cinquante centimètres du sol.
Ils ont ensuite procédé à des carottages à cinquante centimètres de profondeur. Un camion laboratoire analysait sur place ensuite ces prélèvements. Des tests ont également été réalisés autour du terrain privé.

Des données faussées
Les résultats sont tombés en fin de journée. Les points radioactifs en surface n’excèdent pas 0,3 microsiver par heure, sachant que le seuil naturel est de 0,1 et que les taux relevés à l’étang et à la peupleraie eux s’élevaient à 100… Les terres prélevées elles présentent un taux sensiblement le même à la surface.
Ce qui ne veut pas dire que le terrain du propriétaire n’est pas contaminé. En effet, juste à côté, le taux passe tout de même à 2 microsivers par heure.
Et surtout le propriétaire a précisé avoir ajouté plus d’un mètre cinquante de terre quand il a acheté ce terrain à la municipalité, histoire de tout remettre à niveau.
Ce qui n’est pas sans fausser les résultats aujourd’hui, ni poser des problèmes pour résoudre cette contamination au thorium.

Anne-Sophie COURSIER

Source

Inquiet et écœuré
Quand nous l’avions rencontré en novembre 2008, le propriétaire du terrain privé était écœuré mais aussi inquiet. Écœuré car personne ne lui avait dit au moment de la vente que son terrain était contaminé.
Pour plusieurs milliers d’euros, il avait pourtant aménagé ce bout de terre afin d’y planter un verger et vivre de ses fruits. Donner aussi un bel héritage à ses enfants. Il ne roule pas sur l’or et il voulait, avec 1 380 mètres carrés, améliorer le cadre de son habitation construit en partie de ses mains. Aujourd’hui, il a porté plainte contre la mairie.
Son affaire est entre les mains d’un avocat rémois. Et souhaite récupérer ses billes comme il nous le disait à l’époque. Le pire pour lui c’est qu’aujourd’hui son entourage évite un maximum de se rendre chez lui, par peur de cette radioactivité qui ressort de son terrain et autour. Autant de raisons qui ont fait que cet homme a fini par se braquer.

Source

Pas de commentaire »

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

CAHS-AVALANCHES |
O_liv™ |
Le blog de l'inkorrect(e) |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | 1referencement
| cancambou97218
| sajestema