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4 janvier, 2011

L’erreur humaine première responsable des incidents nucléaires en 2009

Classé dans : Info,Mise à jour — deedoff @ 18:07

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Gestes erronés, confusions de matériels, oublis ou transgressions des règles, mauvais diagnostic: le « facteur humain » reste de loin le premier responsable des incidents recensés en 2009 dans les centrales nucléaires françaises, en constante augmentation.

« L’année 2009 a montré à nouveau, malgré les efforts de prévention réalisés, une très forte prépondérance du +facteur humain+ (85%) à l’origine des incidents significatifs, la plupart sans conséquences notables », constate Jacques Repussard, directeur général de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), dans un rapport publié mardi.

L’IRSN, qui a une nouvelle fois passé au crible le parc nucléaire français, soit 58 réacteurs – tous exploités par EDF – a recensé 713 « événements significatifs pour la sûreté » (EES). Une hausse de 14% par rapport à 2008 et une augmentation quasi constante depuis 2005.

Pour expliquer ces erreurs humaines croissantes, l’IRSN cite notamment la complexification des procédures mais aussi « la recherche de productivité » qui « conduit à de fortes tensions sur les activités pendant les arrêts de réacteurs ».

Périodiquement, en général tous les 12 à 18 mois, les réacteurs doivent être arrêtés afin de renouveler une partie du combustible nucléaire. La durée de ces arrêts, qui sont aussi l’occasion de vérifier ou d’entretenir le matériel, est comprise entre un et trois mois.

Pendant ce temps, le réacteur ne produit pas d’électricité et représente une perte économique sèche pour son propriétaire. Autant de raisons pour l’exploitant de réduire au minimum les temps d’arrêt, avec toute la pression que cela peut impliquer pour les salariés chargés des opérations.

Les statistiques réalisées par l’IRSN sont à ce titre éloquentes: les EES pendant les arrêts représentent à eux seuls 45% du total recensé en 2009, alors qu’un réacteur est en arrêt pour rechargement en moyenne environ 10% de l’année.

Une tendance similaire pour les opérations de maintenance, qui ont représenté en 2009 près de 30% des EES survenus sur le parc nucléaire français et qui sont « essentiellement d’origine humaine ou organisationnelle », souligne l’IRSN.

Au total, 95 des EES ont été classés au niveau 1 de l’échelle internationale INES (7 niveaux au total), contre 72 en 2008 et 55 en 2007.

Le seul incident classé au niveau 2 n’est pas lié à une intervention humaine mais à un phénomène naturel: l’obstruction soudaine par des végétaux charriés par le Rhône de la station de pompage chargée de refroidir le réacteur n°4 de la centrale de Cruas (Ardèche).

Un incident qui a privé durant dix heures ce réacteur de sa source de refroidissement principale et qui aurait pu être lourd de conséquences.

D’où « l’importance de ne jamais sous-évaluer les risques associés aux agressions naturelles », insiste Jacques Repussard.

EDF

Source

Voir aussi le rapport de l’IRSN => ici

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