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28 décembre, 2010

Démarrage du premier détecteur à la centrale de Chooz / Neutrinos : la chasse est ouverte !

Classé dans : Info — deedoff @ 9:55

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Les chercheurs internationaux réunis à Chooz pour percer les secrets du neutrino, la particule élémentaire la moins connue, ont lancé leur quête.

LE démarrage du premier détecteur de neutrinos, construit à 100 mètres de profondeur, dans les entrailles de l’ancienne centrale nucléaire de Chooz A, a eu lieu pendant la période de Noël. C’est un peu plus tard que ne l’avaient espéré les chercheurs (voir nos éditions du dimanche 1er août 2010), mais l’appareil n’est pas une machine commune.

« Le détecteur fonctionne, c’est une bonne nouvelle. Cela a été un peu plus long que prévu, mais chaque machine de ce type est un prototype. C’est assez délicat à réaliser. Les travaux ont été terminés en décembre » explique Hervé de Kerret, chercheur au CNRS, responsable global de l’opération.
« Une fois le remplissage terminé, la société Endel, de Vireux, a installé dans le courant de la semaine dernière une couche de 60 tonnes de fer pour protéger le détecteur de la radioactivité naturelle des roches de la colline » poursuit-il.
Les deux à trois premières semaines sont consacrées aux dernières mises au point. « Le détecteur va maintenant fonctionner cinq ans sans arrêt, jour et nuit » poursuit le scientifique.
Au total, 150 personnes représentant huit pays (France, Japon, USA, Brésil, Russie, Allemagne, Angleterre et Espagne) et 35 universités et laboratoires de recherche sont concernées par ce programme. « Au moins une vingtaine de personnes seront présentes en permanence sur le site ».

Deuxième détecteur

Les neutrinos sont des particules élémentaires présentes dans des quantités considérables, puisque chaque centimètre carré de notre corps est traversé par 66 milliards de ces particules en mouvement permanent, toutes les secondes. Mais si elles sont si nombreuses (autant que les électrons qui sont beaucoup mieux connus), elles sont très difficiles à intercepter, de l’ordre de quelques unités au maximum pour 1000 milliards chaque jour ! D’où l’intérêt de s’installer à Chooz. Car si la plus grande part des neutrinos sont envoyés par le soleil, les réacteurs nucléaires en produisent aussi.
« Dans les années 90, lorsque la décision de créer ce laboratoire a été prise, Chooz était le seul site en Europe répondant à cette double exigence : la proximité d’une centrale nucléaire et la présence de galeries souterraines protégées des pollutions cosmiques ».
Pour accroître la précision des calculs, un deuxième détecteur, identique au premier, sera installé plus près de la centrale, près des réacteurs. Un tunnel de 150 m de long et un labo vont être construits à proximité de l’héliport. « L’appel d’offres est en cours. Le marché sera attribué en janvier et les travaux débuteront en mars pour durer toute l’année. Le maître d’ouvrage est le CNRS, le maître d’œuvre, EDF. Le projet de Chooz bénéficie d’argent de la recherche publique- du CEA et du CNRS -, mais aussi d’un bel effort des collectivités locales, Région, Département et communauté de communes Ardenne rives de Meuse ».
Le détecteur mis au point à Chooz devrait avoir une seconde application. En mesurant l’énergie des neutrinos, il pourra permettre de connaître l’usage, civil ou militaire, d’un réacteur nucléaire, sans demander d’inspection sur place. L’ONU est intéressée. Voilà un usage qui devrait être bien utile et concret !

Mirko SPASIC

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