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14 décembre, 2010

Tritium : nouvelle contamination insoupçonnée découverte dans l’Essonne

Classé dans : Info — deedoff @ 20:40

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L’Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire (IRSN) a découvert mardi une contamination au tritium « jusqu’alors insoupçonnée » à Bondoufle (Essonne), remontant au début de l’année 2010 et précédant celle détectée le mois dernier à Saint-Maur (Val-de-Marne).

Le responsable de ces deux contaminations est un appareil expérimental provenant du centre de Valduc (Côte d’Or) du Commissariat à l’Energie atomique (CEA). Cet appareil, un « tamis moléculaire » contaminé au tritium, avait déjà été utilisé mais répertorié à tort comme neuf par le CEA en 2000.

Cet appareil avait été prêté début 2010 pour des essais à l’entreprise 2M Process, basée à Saint-Maur. Et il a ainsi exposé les salariés de cette société et des visiteurs d’entreprises clientes et partenaires à une contamination radioactive, à l’insu des personnes qui le manipulaient, résume l’IRSN.

Le tamis a d’abord transité par le site d’une société située à Bondoufle. « Les analyses urinaires des visiteurs présents sur le site de la société Etude et Diffusion à Bondoufle ont permis de mettre en évidence sur ce site une contamination par du tritium jusqu’alors insoupçonnée », souligne mardi l’IRSN dans un communiqué.

Des traces résiduelles de contamination ont été mesurées dans l’air intérieur de ces locaux (28 becquerels par mètre cube) et du tritium décelé dans certains échantillons de végétaux à l’extérieur du bâtiment. Mais cette contamination ne touche qu’une « zone limitée », avec des doses bien inférieures à celles relevées début novembre à Saint-Maur, qui atteignaient 200.000 Bq/m3, selon le communiqué.

« Toutefois, ces observations faites sur le site de Bondoufle plusieurs mois après le retrait de l’équipement à l’origine de cette pollution laissent supposer que la contamination en tritium sur ce site a pu être plus importante », reconnaît l’IRSN.

Les analyses d’urine pratiquées sur les visiteurs contaminés à Bondoufle permettent d’estimer la dose reçue lors de la contamination, qui reste « triviale » et sans conséquence sanitaire pour la plupart d’entre eux (quelques centièmes ou dixièmes de millisievert). Seuls deux des neuf visiteurs ont reçu une dose de l’ordre de 0,5 mSv.

Quatre des six salariés de 2M Process ont en revanche reçu des doses supérieures à un mSv, limite réglementaire admise par an pour les personnes du public.

La dose reçue par les deux salariés les plus exposés (4,6 et 4,8 mSv) reste comparable à celle d’une scintigraphie osseuse (quatre mSv) et inférieure à celle d’un scanner du thorax (5,7 mSv), note l’IRSN.

(©AFP / 14 décembre 2010 15h18)

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