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12 décembre, 2010

F.O.H: « 80% des incidents ont une cause humaine »

Classé dans : Info — deedoff @ 18:09

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Aéronautique, médecine, nucléaire, le facteur humain ne doit pas être négligé.

À Nogent, la centrale a mis en place une série de mesures
« En 2003, des agents de la centrale devaient intervenir dans un local sur un robinet REN 275 VP, parfois seulement appelé 275 VP. En arrivant dans le local, ils se trompent et interviennent sur le RCV 275 VP. Résultat : une fuite et un écart déclaré à l’Autorité de sûreté du nucléaire », racontait jeudi soir, Marie Boucetta, la nouvelle responsable facteur humain à la centrale lors d’une conférence organisée par la commission locale d’information. « Quand il y a un accident, il y a toujours plusieurs causes mais la dernière reste toujours l’homme », soulignait-elle. C’est pourquoi à partir de 2006 les centrales françaises ont renforcé leurs pratiques de fiabilisation. « Comme chez les pompiers, avant de partir sur une intervention, un « préjob briefing » se tient. On décide qui va faire quoi et comment. On évalue les risques et prévoit les parades. On a aussi mis en place la minute d’arrêt. Ce sont des actions simples comme vérifier qu’on se trouve au bon endroit avant d’intervenir. »

Depuis 2006, ces pratiques ont permis de réduire de moitié les écarts, ces événements moins graves qu’une anomalie ou un incident. L’enjeu reste le même : éviter l’accident. Pour cela, une solidarité internationale s’est mise en place. « Nous bénéficions non seulement du retour d’expérience
des centrales françaises mais aussi des autres exploitants avec qui les échanges sont très nombreux. Tout cela doit permettre d’assurer la sûreté et la sécurité pour éviter le moindre impact sur l’environnement », assure Élian Bossard, le directeur de la centrale.

L’autorité de sûreté du nucléaire, chargée de surveiller et d’évaluer le fonctionnement de la centrale, accorde elle aussi une grande importance aux facteurs humains et organisationnels. « L’analyse des incidents révèle qu’entre 75 et 80 % des événements, quelle que soit leur gravité, ont une cause humaine. Pour contrer les erreurs de l’homme il faut donc mettre en place une organisation, une série de barrières. »

Franck Debouck, expert en aéronautique pour Air France, rappelait que pour un accident majeur, il existait auparavant 600 précurseurs. L’aviation s’est elle aussi posé la question du facteur humain mais assez tardivement, seulement dans les années 1980. « Il a d’abord fallu accepter que les bons professionnels fassent des erreurs. C’est par exemple comme cela que la sieste a été organisée sur les longs courriers pour pallier la fatigue des pilotes. Il faut accepter les faiblesses, accepter de les signaler pour mettre ensuite en place les parades. On ne peut pas empêcher l’erreur mais on peut éviter qu’elle conduise à une catastrophe.

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