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1 novembre, 2010

Dans les entrailles du sous-marin Casabianca

Classé dans : Info — deedoff @ 21:15

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Le bâtiment à propulsion nucléaire effectue actuellement sa grande révision des cent mois. L’occasion d’une visite dans la base secrète de la zone Missiessy.

 

Au coeur du port militaire, les abords de la base de Missiessy n’incitent guère au camping sauvage : check point, caméras, chemin de ronde, barbelés, etc. Bref : tout l’arsenal de la zone interdite… dans la zone interdite. Ce sanctuaire ultra-sécurisé renferme le « nid » des six sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) de la Marine nationale.

Derrière ces défenses acérées se cachent quatre quais, trois bassins, des hangars et une « piscine nucléaire » non olympique, mais parfaitement blindée. Ces installations, autonomes en eau et en électricité, sont gérées par l’entreprise DCNS. Laquelle, par contrat avec l’armée (lire ci-dessous), assure ici l’entretien des SNA dans le plus grand secret, eu égard à la propulsion si spéciale des monstres d’acier.

63 000 pièces à extraire, vérifier et… réinsérer

Depuis le 4 octobre dernier, c’est la grande carcasse du Casabianca qui satisfait à son contrôle technique. Ce SNA est ainsi en cale sèche jusqu’en décembre 2011. Les échafaudages ont envahi son armure renforcée et des dizaines de techniciens s’affairent dans ses entrailles. Le chantier est de taille : il s’agit d’une Indisponibilité périodique pour entretien et réparation. Une IPER, comme on dit dans le jargon.

Cette révision particulièrement lourde de l’engin a lieu tous les huit ans. Elle consiste à s’assurer de l’intégrité de la coque et à démonter le sous-marin, des pales de l’hélice à la pointe du sonar, pour l’ausculter. Soit 63 000 pièces qui seront extraites et vérifiées… puis remontées lors d’un incroyable puzzle.

Pour l’instant, un mois après le début de l’IPER, le Casabianca n’est pas encore un gros tuyau vide. Et son intérieur permet d’entrevoir la vie par 300 mètres de fond. La place y est optimisée au maximum pour permettre à soixante-dix hommes de cohabiter. L’habitacle confiné du Casabianca possède ainsi une cuisine, trois douches et WC. Une usine de désalinisation et une autre pour assainir la qualité de l’air font aussi partie de la structure.

Côté confort, seul le commandant possède sa propre « chambre », si minuscule soit-elle. Les marins, eux, se contentent de 12 m2 pour autant d’emplacements. Un luxe en comparaison des générations précédentes de submersibles où la « bannette chaude » était la règle : quand un homme prenait son quart, un autre occupait sa couchette !

Le nucléaire envoyé à la piscine

Dans le cas du SNA, plus que la promiscuité, le quidam tiquerait sans doute davantage sur l’idée de caler son oreiller à quelques mètres d’un réacteur nucléaire. Mais l’IPER se charge de convier Morphée en contrôlant méticuleusement l’outil propulsif. Cette partie du chantier est d’ailleurs « la plus sensible », reconnaît Gérard Cabri, responsable de la zone Missiessy.

L’euphémisme commande de prendre des gants pour démonter les éléments combustibles. Une structure de confinement amovible, l’Atelier mobile d’intervention (AMI), vient alors surmonter la chaufferie le temps que le coeur soit déchargé, puis entreposé en piscine de décroissance radioactive pour vérification et recharge. Dans le cas du Casabianca, un nouveau coeur sera installé. Une fois le moindre boulon vérifié.

 

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Des déchets radioactifs pour l’Allemagne en attente à Valognes

Classé dans : Info — deedoff @ 21:07

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L’usine Areva de la Hague a commencé à transférer des déchets nucléaires à la gare ferroviaire de Valognes à 35 kilomètres, d’où ils seront expédiés par train vers l’Allemagne, a-t-on appris mercredi auprès de l’entreprise.

Selon Greenpeace, le train doit partir le 5 novembre, et sera le convoi ferroviaire « le plus radioactif jamais organisé ».

Le groupe nucléaire avait annoncé la semaine dernière préparer un convoi de déchets vitrifiés pour l’Allemagne sans donner de date.

Interrogé par l’AFP, un porte-parole d’Areva a confirmé des informations de Greenpeace selon lesquelles cinq des onze camions prévus pour transférer ces déchets hautement radioactifs issus du retraitement des combustibles allemands à La Hague, étaient arrivés en gare de Valognes.

« Trois camions sont arrivés à Valognes lundi puis deux autres mardi. Trois autres sont prévus mardi et trois autres encore mercredi » 3 novembre pour un départ du convoi ferroviaire de Valognes le 5 novembre, a indiqué à l’AFP Yannick Rousselet, chargé des questions nucléaires à Greenpeace France.

Selui lui si le volume du convoi est comparable à celui de dernier convoi de déchets vitrifiés partis de La Hague pour l’Allemagne en novembre 2008 (123 tonnes), la radioactivité de l’ensemble est « record ».

« Ces déchets sont issus de combustibles allemands qui ont un taux d’usure plus important que les précédents (ils ont été utilisés plus longtemps) et donc les déchets sont plus radioactifs »", a affirmé M. Rousselet.

« Le prochain retour vers l’Allemagne sera parfaitement dans la norme des précédents », a répété mercredi le directeur de communication d’Areva-La-Hague Christophe Neugnot à l’AFP.

Selon M. Rousselet, « on prévoit la plus grande mobilisation antinucléaire de l’histoire » outre-Rhin, où le gouvernement a donné cet été son feu vert au prolongement de la durée de vie des centrales atomiques. « D’ailleurs les voies ferrées sont déjà protégées par les autorités », avait-il déclaré la semaine dernière.

 

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Thyroïde : trop d’ablations injustifiées

Classé dans : Info — deedoff @ 20:59

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Sur 100 nodules thyroïdiens découverts, seuls 4 sont des cancers, qui évoluent extrêmement lentement.

Thyroïde : trop d'ablations injustifiées dans Info coeur-Thyroïde, prostate: aux mêmes causes les mêmes effets? L’incidence des cancers de la thyroïde augmente de 5 à 7% par an, avec près de 5000 cas annuels en France. «Tout laisse à penser que cette augmentation est un effet du dépistage. À multiplier les échographies, on multiplie les chances de trouver des nodules suspects et de petites tumeurs. Or ces dernières représentent 80% des cancers thyroïdiens diagnostiqués», explique le Pr Martin Schlumberger, de l’IGR.

On a beaucoup incriminé l’accident nucléaire de Tchernobyl dans cette augmentation. Une explication que réfute le spécialiste. «Scientifiquement, cela ne tient pas. L’augmentation date de la fin des années 1970, et Tchernobyl de 1986. Elle se voit dans tous les pays industrialisés, même ceux qui n’ont pas été touchés. La dose d’irradiation en France était très inférieure à celle susceptible de provoquer des cancers, et il n’y a pas eu plus de tumeurs chez ceux qui étaient enfants à l’époque.» Tchernobyl a bien eu un impact. Mais indirect. En attirant l’attention des médecins sur cette glande avide d’iode, radioactif ou pas.

L’effet paraît donc bien, comme pour le cancer de la prostate, consécutif au dépistage accru. Or, sur 100 nodules thyroïdiens découverts, seuls 4 sont des cancers, qui évoluent extrêmement lentement. L’échographie permet d’éliminer des nodules toujours bénins comme les kystes. Complétée par le dosage de la TSH, elle permet d’estimer le caractère douteux ou non du nodule. «Sauf exception, les tumeurs de moins de 1 cm ne justifient ni cytoponction ni a fortiori opération, car leur risque d’évolution est très faible. Une surveillance régulière suffit. Pour les nodules de plus de 1 cm, une cytoponction doit toujours être réalisée avant d’opérer. Elle montre 2 fois sur 3 que le nodule, bénin, n’a pas besoin d’être retiré mais juste surveillé. Le tiers restant comprend des tumeurs douteuses, souvent enlevées, et des cancers avérés qui doivent l’être absolument, précise le médecin. Mais au total, 40 % des cancers thyroïdiens opérés actuellement ne devraient pas l’être !»

Seul traitement, l’ablation chirurgicale totale de la thyroïde n’a rien d’anodin et doit être pratiquée par un chirurgien entraîné. L’opération est souvent complétée par un traitement à l’iode 131, radioactif, qui détruit les cellules thyroïdiennes restantes. Après ce traitement initial, 85% des malades sont totalement guéris et peuvent vivre normalement, avec pour seule contrainte la prise quotidienne de thyroxine pour remplacer l’hormone absente.

Outre 5% de cas difficiles ou inopérables d’emblée, on compte 10% de rechutes locales, en majorité traitables par l’iode 131 et la chirurgie, ou de métastases dont 1/3 sont sensibles au traitement par l’iode 131. «Finalement, il reste de 200 à 300 cancers difficiles ou réfractaires, désormais suivis collectivement dans le réseau Tuthyref qui regroupe les compétences de 30 centres français dont 4 hors métropole, pour donner à tous les meilleures chances.»

 

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