Nucléaire Radioprotection et Internet

  • Accueil
  • > Archives pour novembre 2010

14 novembre, 2010

Axpo cherche à connaître les dangers d’un complexe nucléaire russe

Classé dans : Info — deedoff @ 21:28

mayak.jpg

Le groupe argovien Axpo cherche à savoir si l’usine russe de retraitement de déchets nucléaires de Mayak est dangereuse pour l’environnement. Des organisations accusent l’exploitant de trois centrales suisses d’utiliser du combustible composé en partie d’uranium russe sale.

« Nous voulons savoir très exactement comment on travaille aujourd’hui à Mayak », a dit le chef d’Axpo Manfred Thumann dans le journal dominical alémanique « Sonntag ». Le groupe a aussi mandaté des experts externes. Sur la base des résultats de ces enquêtes, il décidera s’il veut résilier son contrat avec son fournisseur.

Axpo a plusieurs contrats avec le fournisseur français Areva qui comprennent des éléments combustibles produits par le groupe russe MSZ Elektrostal, a expliqué Manfred Thumann. Un de ces contrats stipule que les barres de combustible nucléaire comportent environ 10% d’uranium en provenance de Mayak. Mais ce contrat arrive à échéance dans une année.

Un autre contrat court jusqu’en 2020. Axpo vérifie s’il implique aussi l’utilisation de l’uranium de Mayak. Des employés du groupe argovien se sont rendus la semaine dernière chez Elektrostal avec des représentants d’Areva.

Selon Manfred Thumann, on sait qu’il y a des déchets toxiques à Mayak. La question est de savoir si oui on non le retraitement actuel représente un risque de plus et si l’environnement sera à nouveau pollué.

Greenpeace demande aux exploitants des centrales nucléaires suisses de cesser leur commerce d’uranium avec la Russie. Pour l’organisation écologiste, l’usine de retraitement de Mayak est un des lieux les plus irradiés de la planète. Axpo a confirmé en septembre que son combustible contient en partie de l’uranium retraité en provenance de Mayak.

Source

Article CEA: Les effets des faibles doses

Classé dans : Info — deedoff @ 21:20

screenshot318.jpg

Les effets de la radioactivité, naturelle ou artificielle, demeurent mal connus à faible dose. Par mesure de précaution, leur observation et analyse
sont indispensables. Dans un souci de santé publique, le CEA et plusieurs organismes de recherche ouvrent grand l’oeil.

Lire le pdf ici.

12 novembre, 2010

Pourquoi la radioprotection doit rester indépendante et sous contrôle public ?

Classé dans : Info — deedoff @ 11:21

seal.png

Ci-dessous, un exemple révélateur en provenance des USA qui privatise sans limite, (mais qui maintien une agence de lutte contre les discriminations).

Une entreprise Américaine condamnée pour avoir trafiqué les dosimètres de ses employés Noirs.

Une entreprise Américaine de retraitement de déchets nucléaires a accepté de dédommager des employés noirs américains qui ont été exposés à des niveaux élevés de rayonnements ionisants. Les dosimètres de ces ouvriers avaient été trafiqués afin qu’ils indiquent des niveaux de doses inférieurs à l’exposition réelle.

L’installation de retraitement STUDSVIK Memphis dans le Tennessee, a signé fin décembre 2009 un accord avec la Commission pour l’égalité des chances en matière d’emploi (Equal Employment Oportunity Commission, EEOC) selon les termes de l’accord, 23 employés noirs doivent recevoir un total de 650.000 dollars.

L’EEOC estime que la société a affecté les employés noirs à des travaux les exposants à des niveaux plus élevés que leurs collègues blancs. Les dosimètres ont été trafiqués pour indiquer des doses inférieures à celles réellement prises. Les employés noirs ont, par ailleurs, été moins payés que leurs collègues blancs.

Source

Source d’origine: ETUI (département Santé et sécurité de la CES)
http://www.eeoc.gov/eeoc/newsroom/release/12-31-09a.cfm

INES fête son 20e anniversaire

Classé dans : Info — deedoff @ 10:59

echelleines.bmp

Lors d’un séminaire qui a eu lieu le 14 octobre 2010 à Vienne, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et l’Agence pour l’énergie nucléaire (AEN) de l’OCDE ont fêté le 20e anniversaire de l’échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques INES.

L’objectif d’INES est d’aider, au niveau mondial, les autorités de sûreté nucléaire, les exploitants d’installations nucléaires et les utilisateurs de sources de radiations ionisantes à communiquer le degré de gravité des événements nucléaires non programmés de manière simple, rapide et compréhensible. L’échelle a été mise au point conjointement par l’AIEA et par l’AEN. S’inspirant des réussites nationales de la France et du Japon, les travaux préparatoires ont été lancés à Paris en 1989. Un groupe de travail exposa le projet d’un premier manuel lors d’une réunion à Vienne en 1990, la majorité des pays représentés se prononçant alors pour un essai d’une année. Celui-ci démarra la même année et se solda par un succès. Soutenant désormais le projet, l’assemblée générale de l’AIEA invita les pays membres à instaurer l’échelle INES en tant qu’instrument de communication officielle et à désigner des services de coordination nationaux. L’AIEA mit elle-même sur pied un service central d’information et de coordination.

Extension à d’autres domaines et pays
INES a été initialement utilisée pour classer les événements ayant lieu dans les centrales nucléaires: sur une échelle allant de 0 à 7, les incidents y sont classés selon les trois critères «conséquences sur l’environnement», «impact sur les barrières de confinement» et «défense en profondeur». Les niveaux 4 à 7 désignent des accidents, les niveaux 1 à 3 des incidents et le niveau 0 des écarts sans importance en termes de sûreté. Cette classification ne se rapporte qu’à l’aspect sûreté. Qu’un incident ait d’importantes répercussions économiques ou que l’on puisse en tirer des enseignements majeurs ne joue en l’occurrence aucun rôle.

Depuis 1990, l’utilisation de l’échelle a été progressivement étendue aux autres installations nucléaires, aux organismes de recherche, aux transports nucléaires et aux dépôts de stockage, ainsi qu’à l’utilisation de matières radioactives et de sources de rayonnements. Le manuel a donc été développé en ce sens. C’est l’édition de 2008 qui est aujourd’hui en vigueur. L’attribution aux niveaux 6 et 7 des accidents majeurs et des catastrophes n’y est pas plausible dans tous les domaines. 69 pays, dont tous ceux dotés de centrales nucléaires, utilisent entre-temps officiellement l’échelle INES. Ils annoncent généralement l’ensemble des incidents à partir du niveau 2, dans les 24 heures, au service de coordination de l’AIEA. L’agence publie depuis 2001 toutes les annonces qui lui sont faites sur son propre site Internet.

Et maintenant ?
Les participants au séminaire se sont accordés pour dire qu’INES représente de nos jours – à l’instar des échelles de Mercalli et de Richter pour les séismes – un instrument de communication incontournable en dehors des milieux de spécialistes et qu’elle contribue à fournir des informations appropriées sur les incidents. INES est aujourd’hui exacte du point de vue technique. C’est son application harmonisée qui fera désormais son succès; c’est pourquoi le service de coordination de l’AIEA veille à la formation et au perfectionnement systématiques des coordinateurs nationaux. Ceux-ci se rencontrent tous les deux ans et échangent leurs expériences, ce qui se traduit par une amélioration constante du matériel didactique.

L’AIEA s’attache à faire adopter progressivement le projet par tous les pays membres. Mais ce qui est déterminant en attendant, c’est que l’échelle gagne toujours plus en notoriété et en crédibilité auprès des médias et des formateurs de l’opinion. L’AIEA et l’AEN souhaitent atteindre cet objectif avec l’aide des services de coordination nationaux dans le cadre de séminaires et de programmes de coopération technique.

Source

Etats d’âme et digressions d’un train

Classé dans : Info — deedoff @ 10:46

transportra.jpg

Qui suis-je? J’ai un surnom choc, je concerne un débat sociétal européen et j’ai bénéficié tant de l’attention des médias nationaux, européens et internationaux que des forces de l’ordre.

– Non, je ne suis pas la dernière manifestation contre les retraites.
– Je ne suis pas non plus ‘la non venue’ des supporters de l’OM au Parc des Princes.

Indices: je roule sur des rails et mes wagons portent le joli nom de ‘castor’. J’ai mis cinq jours pour parcourir plus de 1000 km en m’arrêtant dans de nombreuses villes où de nombreuses personnes se sont déplacées pour me voir.

– Et non! Je ne suis pas le train des ‘pièces jaunes’.

Fin du suspens: je suis le convoi de déchets radioactifs affrété par Areva à destination de l’Allemagne afin que mes 123 tonnes de déchets ‘hautement radioactifs vitrifiés’ puissent y être stockés. Les ‘anti-nucléaires’ m’ont baptisé ‘le train de l’enfer’ et dénoncent ma très haute radioactivité (mesures de terrain à l’appui) ainsi que le caractère dangereux que représente un tel périple. Face à eux, mes responsables assurent que je peux supporter tant une collision avec un autre train que la chute d’un avion, de même que ma radioactivité est bien moindre que celle de mon prédécesseur en 2008 et qu’elle respecte les normes en vigueur. Chez moi tout fait débat, ma cargaison, ma destination, les politiques énergétiques prolongeant les durées de vie de ceux qui la produise (les élus allemands viennent d’adopter une loi prolongeant la vie de dix-sept centrales nucléaires). Je ne suis donc pas près de prendre ma retraite et il semble que seules les grèves sauront m’arrêter.

De tels convois sont pourtant fréquents en France. Par exemple 90% des déchets faiblement et moyennement radioactifs de courte durée de vie sont stockés dans l’Aude dans un centre dirigé par l’Agence Nationale pour la Gestion des Déchets radioactifs (ANDRA) (http://www.andra.fr/index.html) qui veille notamment à l’application de la réglementation relative au transport des marchandises dangereuses par la route (notamment l’accord européen relatif au transport international des marchandises dangereuses par route tel que modifié et entré en vigueur le 1er janvier 2009).
(Texte et annexes téléchargeables à l’adresse suivante: http://www.unece.org/trans/danger/publi/adr/adr2009/09ContentsF.html).

Ainsi quelques 900 000 colis de déchets radioactifs circulent chaque année en France et le nombre d’évènements ‘intéressants’ relatifs au transport des matières radioactives reportés et inventoriés par l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire; http://www.irsn.fr/FR/Pages/home.aspx) a diminué de 27% entre 2005 et 2007 (80 en moyenne par an) pour un nombre de transports constant.
(il est possible de consulter le rapport de l’IRSN à ce sujet à l’adresse suivante: http://www.irsn.fr/FR/base_de_connaissances/Installations_nucleaires/transport/Documents/irsn_incidents-usage-civil_bilan-transports-1999-2007.pdf).

De nombreux voyages donc. Aux origines diverses (centres hospitaliers, laboratoires de recherches, installations militaires…) qui produisent également des déchets et participent à la problématique de la gestion de ces derniers. Pourtant ces installations semblent épargnées par les déclarations et actions partisanes à l’encontre de l’énergie à laquelle elles ont recours. En conclusion si la cause du retrait est défendable, il serait néanmoins bon que les partisans du ‘sortir du nucléaire’ et ‘l’anti-nucléaire’ prennent soin de préciser leur pensée en communiquant sur les sujets ‘annexes’ du nucléaire, car il semble de prime abord, qu’une approche radicale pourrait avoir des conséquences dans d’autres domaines que la production d’électricité.

Source

11 novembre, 2010

Convoi nucléaire. L’accident simulé paralyse Grand-Champ

Classé dans : Info — deedoff @ 8:50

screenshot303.jpg

Hier [09/11/10], neuf heures durant, la vie dans une partie de la commune de Grand-Champ s’est arrêtée. La raison? Un exercice autour d’un faux accident mettant en cause un camion transportant des matières radioactives.

Tout communiqué officiel était barré par trois «Exercice», rappelant qu’il s’agissait bel et bien d’un entraînement: hier, durant une bonne partie de la journée, le plan Orsec-TMR (Transport de matières radioactives) a été mis en branle par le préfet du Morbihan, François Philizot, en accord avec les autorités nationales (LeTélégramme du mardi 19 octobre dernier). Le scénario? Un peu avant 9h, un poids lourd convoyant du combustible nucléaire pour la propulsion navale, depuis le site militaire de l’île Longue (Finistère) et en direction des Bouches-du-Rhône, entre en collision avec un camion à la sortie de Grand-Champ, au lieu-dit La Madeleine. S’ensuit un suraccident avec un autre poids lourd. Un mort et quatre blessés sont signalés dans la foulée. Le feu prend dans une cabine.

Une zone d’exclusion une autre de protection

Hier, sous les ordres du lieutenant-colonel Serge Delaunay, officier de garde départemental, quelque 110 sapeurs-pompiers, morbihannais évidemment, mais aussi venus des Côtes-d’Armor, du Finistère, de l’Ille-et-Vilaine et de la Manche, investissent la commune. À leurs côtés, 70 gendarmes du groupement du Morbihan, guidés par le lieutenant-colonel Sylvain Laniel: «Notre rôle consiste à faciliter l’accès aux secours sur place et à protéger la population». Principale difficulté? «Réaliser rapidement le bouclage» du périmètre. Une première zone, celle «d’exclusion», est dressée, couvrant un rayon de 100m depuis l’endroit où est survenu l’accident. Personne n’y a accès, hormis les secouristes, qu’ils soient vêtus d’une combinaison antiradiations ou non. À leur retour, passage obligatoire par le sas de décontamination. Une seconde zone, jusqu’à 500m, est délimitée. C’est celle dite «de protection». Là, les habitants sont confinés dans leur propriété, des élèves au sein de leur établissement. En mairie, la salle du conseil devient poste de commandement. Une véritable «fourmilière», dira CorinneChauvin, sous-préfète de Pontivy et relais, sur le terrain, de François Philizot. Toujours en lien avec sa hiérarchie parisienne, le préfet mettra un terme à l’exercice à 17h30. Plus tôt dans la journée, «à mi-parcours», le haut fonctionnaire estimait que des interrogations demeuraient, comme le niveau de détérioration du «colis nucléaire», censé renfermer une quinzaine de tonnes de matières radioactives.

Une douzaine d’exercices chaque année en France

En début de soirée, un communiqué, bien réel cette fois-ci, tombait, en guise de premier bilan, pour des services de l’État jugés réactifs: «Les points forts ont, notamment, été la production et la validation de mesures détaillées et cartographiées de la radioactivité sur le site. La qualité de la remontée d’information (…) a également été remarquée». Chaque année, une douzaine d’opérations de ce type sont menées en France.

Source

10 novembre, 2010

Nouveau laboratoire commun de vitrification CEA-Areva surr le site de Marcoule

Classé dans : Info — deedoff @ 19:37

avmmarcoule.jpg

Le 8 novembre dernier, Bernard BIGOT, Administrateur Général du CEA, et Anne LAUVERGEON, Présidente Du Directoire d’AREVA, ont signé un avenant pour la création d’un laboratoire commun de vitrification entre le CEA et AREVA.

Cette signature marque l’aboutissement d’une longue collaboration entre les équipes du CEA et celles d’AREVA.

De cette collaboration est née l’idée de constituer un laboratoire commun CEA/AREVA dans le domaine de la vitrification pour, sur la base des compétences scientifiques, techniques et d’exploitation acquises, devenir le laboratoire de référence mondial dans ce domaine.

Cette signature marque également une nouvelle étape déterminante après le démarrage du Creuset froid à l’usine de La Hague en avril dernier. Nous confirmons ainsi notre volonté de renforcer notre politique en matière d’innovation et de maintenir notre avance technologique.

La vitrification est aujourd’hui, en France et dans le monde, le procédé industriel de référence pour le conditionnement à long terme des déchets de haute activité. Cette solution industrielle éprouvée constitue un élément important de la robustesse technique et commerciale du traitement des combustibles usés. Elle s’appuie sur plus de trente ans de R&D développée par le CEA et mise en oeuvre avec succès par les équipes d’AREVA.

Le laboratoire commun, qui rassemble plus d’une centaine de personnes, a pour missions de développer et de consolider l’excellence opérationnelle ainsi que la recherche scientifique et technologique en support de la vitrification. Il permettra de conserver son place de leadership mondial, en soutien des procédés actuels tout comme dans la perspective des « usines du futur » envisagées au-delà de 2030.

Pour ces projets de nouvelles usines de recyclage, l’évolution de la technologie pour le conditionnement des déchets de moyenne et haute activité sera un facteur clé de réussite.

L’objectif du nouveau laboratoire est de développer de nouveaux verres et nouvelles matrices de confinement adaptées à différents types de déchets, de développer de nouveaux procédés plus performants et permettant d’optimiser la gestion des déchets.

Pour ce faire, le laboratoire commun dispose de l’ensemble des outils et des moyens de recherche, de développement et d’essais pour la formulation et la caractérisation des matrices de conditionnement, l’étude du comportement à long terme, les procédés à l’échelle laboratoire et industrielle.

Le laboratoire devra satisfaire trois exigences : être en capacité de prévoir, de capitaliser les connaissances et de raccourcir les circuits de développement des procédés.

Ce partenariat entre les équipes du CEA et d’AREVA affiche ainsi l’ambition d’assurer, auprès des clients industriels existants, la qualité du support scientifique, technique et opérationnel apporté en soutien aux opérations de vitrification mais également, de favoriser le développement par AREVA des activités de vitrification industrielles auprès de clients à l’international.

Source

Radioprotection : synthèse des obligations

Classé dans : Info — deedoff @ 13:42

appareilsderadioprotection.jpg

L’Autorité de sûreté nucléaire (Asn) vient de publier une nouvelle édition de son guide faisant la synthèse des dispositions réglementaires en matère de radioprotection.
S’il est un domaine où le cadre réglementaire évolue rapidement et constamment, c’est bien celui de la radioprotection. Au cour de l’année passée, ont été publiées :
- de nouvelles dispositions réglementaires relatives aux activités soumises à déclaration,
- une circulaire les dispositions prévues en matière de radioprotection par le code du travail,
- des décisions techniques de l’ASN ont également été publiées (liste des appareils électriques générant des rayons X soumis au régime de déclaration, contenu détaillé des informations qui doivent être jointes aux déclarations, fonctions d’une personne compétente en radioprotection externe, les modalités et périodicités de réalisation des contrôles techniques),
- une nouvelle codification des articles du titre V (prévention des risques d’exposition aux rayonnements ionisants) du livre IV du code du travail introduite par le décret n° 2010-750 du 2 juillet 2010.

L’Autorité de sûreté nucléaire (Asn) vient fort à propos de mettre à jour son excellent opuscule faisant la synthèse des réglementations qui nous sont applicables en matière de radioprotection.

Parmi les nombreuses nouveautés, nous pouvons relever :
- Le formulaire de déclaration est refondu, la déclaration est simplifiée et le praticien devra constituer un dossier qu’il tiendra à disposition des autorités de contrôle.
- La limite d’âge des appareils (25 ans) est toujours en vigueur, mais l’Asn a entamé une démarche visant à abroger cette limite.
- L’Asn rappelle que l’emploi des rayonnements ionisants sur le corps humain est exclusivement réservé aux médecins, chirurgiens-dentiste et manipulateurs.
- Un contrat doit être établie avec la PCR externe et celle-ci est tenue de se déplacer au minimum en fois par an in-situ.
- Les contrôles dosimétriques d’ambiance deviennent trimestriels, les contrôles techniques externes deviennent quinquénaux.
- Toute cessation de l’utilisation d’une installation de radiologie doit être signalée à l’ASN au moins six mois avant la date prévue de la cessation.

Les dispositions relatives à la maintenance et au contrôle de qualité sont rappelées. A ce propos, la liste des organismes agréés contrôle qualité externe radiologie dentaire s’allonge, on compte maintenant 8 organismes agréés depuis la récente parution au Journal Officiel de trois décisions de l’Afssaps.

Pour en savoir plus sur ces obligations, consulter les pages 1 à 6 du site de l’Afssaps consacrées à cette thématique.

Source

9 novembre, 2010

Pourquoi le cancer recule depuis 20 ans

Classé dans : Info — deedoff @ 12:47

institutcurie.jpg

La baisse de mortalité par cancer s’accélère depuis 20 ans, tout en restant la première cause de mortalité chez l’homme et la deuxième chez la femme. 71 % des décès par cancer visent les plus de 65 ans. C’est ce que révèle une étude de l’Institut national du cancer publiée hier.

Certes, la bataille contre le cancer est loin d’être gagnée, mais chaque jour confirme l’espoir de mieux combattre ce fléau qui tue chaque année 148 000 personnes. Le dernier rapport de l’Institut national du cancer « Dynamique d’évolution des taux de mortalité des principaux cancers en France », confirme un net recul de la maladie ces vingt dernières années, à une exception près, cependant : le cancer du poumon en hausse chez la femme jusqu’alors relativement épargnée par le phénomène tabagique.

Par ses résultats, l’Institut national du cancer permet largement d’espérer. L’amélioration de la prise en charge des malades, l’évolution des traitements, la dynamique des politiques publiques à travers notamment les deux plans Cancer, ont fait reculer la mortalité. Entre 1987 et 2007, le taux masculin de cancer a diminué de 22 %, passant de 208,7 à 162,6 décès pour 100 000 hommes, avec aussi une nette accélération de la baisse sur les dix dernières années. Quant au taux de cancer chez la femme, il a baissé de 14 %, passant de 92,8 à 79,9 décès pour 100 000 femmes. C’est justement la poussée des cancers du poumon qui vient relativiser la tendance. Jusqu’alors, les femmes avaient un taux de mortalité par cancer inférieur de moitié à celui des hommes car elles étaient justement moins exposées aux facteurs de risque comme l’alcool et le tabac. Alors, quels sont les types de maladie qui semblent le mieux combattus ? Il s’agit de deux localisations masculines justement liées au tabac et à l’alcool : le cancer de l’ensemble « lèvre, bouche, pharynx » et le cancer de l’œsophage dont les taux de mortalité ont carrément fléchi de moitié en vingt ans. Les baisses ont été remarquables également au cours de cette décennie pour ce qui concerne le cancer de la prostate et le cancer du côlon-rectum. Les cancers du sein chez la femme et le cancer du poumon chez l’homme marquent aussi légèrement le pas.

Mais à l’inverse de ces situations favorables, c’est bien l’évolution du cancer du poumon chez la femme qui reste la plus impressionnante. Près de 110 %. Un chiffre effrayant qui a d’ores et déjà alerté les pouvoirs publics.

Source

Une CLI pour accompagner la dénucléarisation du site

Classé dans : Info — deedoff @ 6:57

combi.jpg

La loi Transparence et Sûreté Nucléaire du 13 juin 2006 établit qu‘une Commission locale d’information (CLI) doit être instituée auprès de tout site comprenant une ou plusieurs Installations Nucléaires de Base (INB). C’est maintenant chose faite pour le centre de Fontenay-aux-Roses dont la première CLI s’est réunie le jeudi 4 février, à l’hôtel de Ville de Châtillon.

 

Une CLI qui a l’ouverture pour maître-mot puisque son président, Stéphane Jacquot, a tenu à rendre chaque session plénière accessible au public. Réaffirmant ce choix, il a souligné dans son introduction que « la CLI est une source d’information et d’expérience qui donne du sens à la démocratie et à la sûreté nucléaire ».

Stéphane Jacquot, a également rappelé que les CLI sont chargées d’une mission générale de suivi, d’information et de concertation en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection et d’impact des activités nucléaires sur les personnes et l’environnement.

Pour le centre de Fontenay-aux-Roses, cette commission constitue une réelle opportunité de dialogue. Ainsi, Malgorzata Tkatchenko, son directeur, a rappelé que « la CLI est certes voulue par la loi, mais également par la direction du centre qui s’est depuis plusieurs années engagée dans une démarche de transparence en communicant davantage sur ses missions, ses réalisations et la surveillance de son environnement. »

C’est d’ailleurs cette volonté qui avait prévalu, en 2004, à la mise en place de l’Instance de concertation pour l’information et le suivi du démantèlement des installations nucléaires du centre (Icis) qui préfigurait la CLI.

Si ses missions sont identiques à celles des autres CLI, la Commission locale d’information de Fontenay-aux-Roses est un peu atypique par le fait qu’elle concerne un centre en pleine reconversion vers les sciences du vivant et dont les installations nucléaires sont en cours d’assainissement-démantèlement. La plus jeune des CLI ne compte cependant pas cultiver sa différence et se rapproche déjà de ses aînées puisque ses membres ont décidé à l’unanimité de rejoindre l’Association nationale des CLI, l’Ancli.

Source

1...34567

CAHS-AVALANCHES |
O_liv™ |
Le blog de l'inkorrect(e) |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | 1referencement
| cancambou97218
| sajestema