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21 novembre, 2010

L’inventaire national des paratonnerres radioactifs

Classé dans : Info — deedoff @ 8:47

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Les paratonnerres protègent les bâtiments des effets destructeurs de la foudre en drainant son énergie vers la terre. Ils seraient plus efficaces quand l’air qui environne leur pointe est fortement ionisé. Au début du XXe siècle, la technique d’ionisation consistait a leur annexer des éléments radioactifs tels que la radium 226 ou l’américium 241. Ce n’est qu’au cours des années 1970-1980, les technologies électroniques prenant le relais, que l’on prit conscience de la dangerosité du procédé initial.

A lui seul, entre 1936 et 1986, le premier fabriquant français de paratonnerres en aurait produit plus de 230.000. Ils ont été vendus dans le monde entier. Tous modèles confondus, il y en aurait dans l’Hexagone entre 40 et 50.000, certains ayant presque 80 ans. Mais voilà, personne ne connaît ni leur nombre exact, ni leur emplacement puisqu’ils n’ont jamais été répertoriés.

Ces appareils resteront nocifs pendant des milliers d’années. Par exemple, la « période » du radium 226 est de 1.602 ans, soit le temps nécessaire pour que sa radioactivité diminue de moitié. Ces radioéléments se nichent sur les clochers, les immeubles d’habitation collectifs et individuels, les fermes et les coopératives, les phares, les gares, les bâtiments administratifs, les cheminées d’usines, les châteaux; mais aussi, les hôpitaux, les écoles et finalement, en déchetteries.

Répertorions ces appareils dangereux.
Le site de l’inventaire national des paratonnerres radioactifs nous propose de participer à cette action collective d’utilité publique, il suffit d’un appareil photo et d’un bon sens de l’observation. C’est facile et amusant.

Source: Site de l’inventaire national des paratonnerres radioactifs

Autres liens sur le même sujet.

L’ASN contrôle la reprise d’objets radioactifs anciens tels que paratonnerres, parasurtenseurs et détecteurs ioniques de fumée => Voir ici.

Transport de déchets contenant un paratonnerre => Voir ici.

Artificielle ou naturelle, la radioactivité est sous surveillance constante

Classé dans : Info — deedoff @ 8:14

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Convoi de déchets nucléaires, contamination au tritium en banlieue parisienne… la radioactivité déchaîne craintes et passions. Mais qu’elle soit d’origine artificielle ou naturelle, elle est, en France, sous surveillance permanente.

« Hormis les installations nucléaires, où les contrôles sont renforcés et constants, il y a la surveillance de l’environnement » par des dispositifs qui réalisent des millions de mesures chaque année, mais sont mal connus du public, indique Julien Collet, directeur de l’environnement et des situations d’urgence à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Le but n’est pas seulement de donner l’alerte en cas de détection d’une anomalie, mais aussi d’évaluer l’exposition moyenne de la population.

L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), « bras armé » de l’ASN, dispose notamment d’un réseau de balises réparties sur tout le territoire. « On mesure en permanence la radioactivité, les données étant transmises et analysées en temps réel », explique Jean-Marc Peres, directeur de l’environnement et de l’intervention à l’IRSN.

Ce réseau concerne en particulier l’air ambiant, avec 164 balises Teleray.

Les cours d’eau sont surveillés par sept stations pour s’assurer que les rejets des centrales nucléaires ne la contaminent pas.

Un second dispositif de mesure, plus fin, consiste à prélever régulièrement des échantillons dans l’environnement pour les analyser en laboratoire.

« S’il y avait un incident, on pourrait le détecter avec les balises et renforcer les prélèvements d’échantillons – eau, sol mais aussi denrées alimentaires – autour de la zone concernée », résume M. Peres.

Autant d’instruments qui ont besoin d’être de plus en plus précis, car 30 ans après la fin des essais nucléaires et près de 25 ans après la catastrophe de Tchernobyl, le « bruit de fond » de la radioactivité artificielle – créée par les activités humaines – est 10 millions de fois plus faible que la radioactivité naturelle, précise-t-il.

Cela ne les empêche pas de se déclencher parfois de manière surprenante. Ainsi, les stations d’alerte sur les cours d’eau signalent parfois de brefs pics d’iode radioactive lorsqu’un patient traité pour un cancer a uriné à proximité.

D’autres contrôles ponctuels sont effectués par les autorités sanitaires, services vétérinaires ou douanes tout au long de l’année. Contrairement à certains pays, la France ne pratique pas de surveillance systématique de la radioactivité à ses frontières.

Principales marchandises visées par ces contrôles, les denrées alimentaires ou le bois en provenance des pays de l’Est, ainsi que les produits métalliques, qui peuvent parfois contenir des ferrailles radioactives recyclées dans des pays peu regardants. Comme ces boutons d’ascenseur présentant des traces de cobalt 60 découverts en octobre 2008, dont le métal provenait d’Inde.

Pour éviter ce genre d’incidents, tous les sites de stockages de déchets français sont équipés de portiques pour détecter la radioactivité.

Mais pour Roland Desbordes, président de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité), toutes « ces analyses, bien que nombreuses, ne reflètent pas forcément la réalité ».

« On se contente d’aligner des chiffres en faisant des prélèvements toujours de la même manière et au même endroit, sans se demander si c’est pertinent », poursuit-il, réclamant des contrôles « plus en adéquation avec la complexité de l’environnement ».

Source

18 novembre, 2010

Le nucléaire militaire sous haute surveillance

Classé dans : Info — deedoff @ 21:06

Mise à Jour

La base navale teste sa réactivité face à la radioactivité

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« Improbable », voire « plus qu’incertain ». N’empêche qu’à la base navale, on a dû faire comme si. Comme si un accident « hautement hypothétique » sur le réacteur d’un des six sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) se produisait. Comme si une succession « d’avaries quasi invraisemblables » sur le Saphir finissait par entraîner un rejet radioactif dans l’air. C’était, hier dans le port militaire, la première des deux journées de l’exercice nucléaire et civil « PPI Toulon 2010 » (Plan particulier d’intervention). L’autre scène se jouera aujourd’hui en ville.
Sans rentrer dans le détail des entrailles du SNA, deux fuites sur la chaufferie nucléaire, suivies de péripéties enraillant les systèmes de secours, ont conduit au scénario catastrophe. Car le but d’un « exercice nucléaire de niveau 4 à dominante sécurité civile » est bien de pondre les conditions du pire pour tester la capacité de réaction des autorités. Logique après tout : Toulon est la seule ville française à pouvoir s’enorgueillir d’une activité nucléaire en son centre.

Un délai de 20 heures
La crise a donc évolué toute la journée, nécessitant la mise en oeuvre de tout un tas de personnes en combinaisons blanches, qui obéissent à tout un tas de règles précises. D’abord le SNA a eu un souci en mer (9 h 30) l’obligeant à rentrer en rade (12 h). Le Plan d’urgence interne (PUI) a dû être déclenché par l’armée. Heureusement, il y a la fameuse « cinétique lente » : un délai « incompressible » de 20 heures, tenant à la nature confinée du réacteur, qui permet de prendre des dispositions avant un éventuel rejet.

On a donc pu admirer l’application de protocoles ciblés et particulièrement… siglés. Une fois le SNA à quai, se met en place un PCA autour du monstre : un Poste de commandement avancé qui gère les entrées et les sorties dans la zone à risque. Les blessés sont pris en charge au PABRC : le Poste d’accueil des blessés radio contaminés.

Ceux qui ont été exposés à la fuite sur la chaufferie, mais qui semblent par ailleurs en bonne santé sont envoyés au CTDS : le Centre de tri et de décontamination sommaire. Ensuite, pour eux, direction le PABRC si les douches n’ont pas suffi ; ou alors le LSR, Laboratoire de surveillance radiologique, qui validera ou non leur intégrité physique à l’issu d’examens poussés.

Les trois quarts du SNA contaminé
Vous suivez toujours (VST, Ndlr) ? Alors ajoutez à cela un PCSN, Poste de central de sécurité nucléaire qui coordonne tous les moyens au service du bateau sous la direction du commandant de la base ; un PCDL, Poste de commandement et de direction local, situé à la préfecture maritime et un PCDN, Poste de commandement national !

Bref, organisez le tout et vous pénétrez dans la complexité efficace du PUI. Sauf que celui-ci a donc été volontairement dépassé par le déroulé des événements : 30 personnes évacuées, 4 blessés, les trois quarts du SNA contaminé et un nuage en train de se former en soirée. Peu reluisant.

Ce matin, la préfecture n’aura d’autres choix que de mettre en oeuvre son Plan particulier d’intervention (PPI) pour mettre à l’abri la population (lire ci-contre). Mais rassurez-vous, tout ira bien qui finira bien. Si le film est catastrophe, le dénouement doit rester hollywoodien : ce n’est qu’un exercice après tout.

Source

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Le nucléaire militaire sous haute surveillance

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Cette balise « d’irradiation » est l’une des trente-deux balises du système de surveillance nucléaire installé dans la rade. Il serait d’ores et déjà prévu d’en rajouter trois nouvelles, sur les hauteurs de Six-Fours, du Faron et du cap Brun. / Photo : Photo DR/Marine nationale

Avant le grand exercice des 17 et 18 novembre, le Service de surveillance radiologique de la Marine résume les dispositifs de contrôle des radiations.
Au sein de la base navale, le Service de surveillance radiologique de la Royale n’est pas le bunker que l’on pourrait naïvement s’attendre à découvrir. Point de portes blindées ou d’hommes en combinaisons blanches : le « SSR », comme on dit ici, a les apparences de n’importe quel service de l’arsenal. À ceci près que les treize techniciens en radio-protection basés là ont la lourde tâche de surveiller l’activité nucléaire du port militaire. Explications du commandant du SSR, Jean-Maurice Thiebault.

D’où vient la radioactivité ?
« Il y a deux types de radioactivité dans l’environnement. 70 % est naturelle, provoquée notamment par le rayonnement cosmique ou tellurique. Un peu moins de 30 % provient des examens médicaux, comme les radiologies. Et le reste a pour origines des retombées atmosphériques d’essais nucléaires, l’industrie voire même de Tchernobyl, encore perceptible aujourd’hui. Il est nécessaire de contrôler régulièrement l’évolution de ces teneurs. »

Risque nucléaire à Toulon
« Il y a six sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) et un porte-avions dans le port militaire. C’est une obligation réglementaire et une préoccupation de la Marine que de surveiller l’impact de leurs chaufferies nucléaires sur l’environnement et la population. C’est aussi notre mission. »

Surveillance des chaufferies
« Les chaufferies sont dotées de trois barrières de confinement : la gaine qui enveloppe l’uranium, l’eau du circuit primaire et le compartiment dans lequel est enfermé le réacteur. Avant toute chose, la priorité est donnée à la surveillance attentive de ces couches. »

Surveillance de l’environnement
« La Marine effectue une surveillance atmosphérique, terrestre et aquatique dans un rayon de vingt-cinq kilomètres autour du site. Pour ce qui concerne l’air, le SSR gère un réseau de trente-deux balises dans la rade appelé 2SNM : le système de surveillance nucléaire de la Marine. Il est destiné à détecter en permanence toute augmentation de radioactivité dans l’air. L’eau de pluie et les poussières sont aussi analysées. À noter que le Laboratoire d’analyse de surveillance et d’expertise de la Marine (Lasem) travaille avec des fermes de l’aire toulonnaise pour vérifier l’impact de la radioactivité sur les productions agricoles. »

Le rôle du SSR
« Nous sommes garants de la sécurité des personnes et chargés du suivi des installations nucléaires de la base. Nous autorisons les activités sur ces installations et aidons l’industriel, notamment pendant les Iper (Interruption périodique pour entretien et réparation), en faisant des contrôles contradictoires de radioactivité. »

La fonction « alerte »
« Elle est mise en oeuvre notamment avec des exercices du Plan Particulier d’Intervention (PPI) de sécurité nucléaire sur la base navale. Le prochain se tiendra les 17 et 18 novembre. Il s’agira alors de simuler un accident majeur très improbable sur un SNA pour montrer et tester nos capacités à réagir. Le PC de crise prendra place dans nos locaux. »

Le civil aussi…
En plus de notre surveillance, des moyens civils avec le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) ou l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) sont mis en oeuvre. En outre, une commission d’information du port militaire, composée des autorités civiles, militaires et d’associations, se réunit au moins une fois par an et rend public tous les résultats.

Quid du danger réel ?
« Il n’y a jamais eu le moindre incident sur la base depuis l’arrivée du nucléaire en 1983. Il n’y a pas de risque zéro mais toutes les précautions sont prises et n’ont cessé d’être renforcées au fil des ans. »

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Production d’isotopes médicaux: le réacteur Osiris redémarre

Classé dans : Info — deedoff @ 20:56

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La production d’isotopes médicaux utilisés pour des examens d’imagerie médicale doit reprendre à partir du 25 novembre au sein du réacteur Osiris du Commissariat à l’énergie atomique qui vient de redémarrer après cinq mois de travaux, a annoncé jeudi le CEA.

Le réacteur de recherche Osiris, installé à Saclay (Essonne), assure 5% à 7% de la production mondiale de molybdène 99 servant, après transformation en technétium 99m, à 80% des examens de médecine nucléaire dans le monde.

Des isotopes médicaux sont utilisés en curiethérapie (traitement des cancers par voie interne) et lors d’examens d’imagerie comme la scintigraphie, pour explorer le fonctionnement du coeur, détecter des fractures ou des métastases osseuses.

Environ un million d’examens sont réalisés chaque année grâce au technétium 99m dans 220 services de médecine nucléaire en France et jusqu’à 8 millions en Europe, rappelle le CEA.

Le réacteur Osiris a redémarré jeudi après cinq mois de travaux, des « opérations de jouvence » réalisées par tranches depuis 2008 pour améliorer la sûreté de l’exploitation, avec notamment la construction d’un nouveau sas pour les manutentions, précise le CEA dans un communiqué.

Face au risque de pénurie d’isotopes médicaux, le CEA avait décalé de quelques semaines l’arrêt du réacteur, reportant à juin le début des travaux initialement programmé en mars.

Il s’agissait de faire face à l’arrêt imprévu du réacteur canadien NRU (40% de la production mondiale) et du réacteur HFR de Petten (Pays-Bas, 31% de la production mondiale).

« Osiris avait ainsi répondu temporairement à 20% des besoins mondiaux », souligne le CEA.

Le réacteur canadien datant de 1957, mis hors service en mai 2009 à la suite d’une fuite d’eau lourde, a pu redémarrer en août. L’Afrique du Sud contribue aussi à la production mondiale d’isotopes médicaux.

A partir de 2014, le réacteur de recherche français Jules Horowitz, en construction à Cadarache (Bouches-du-Rhône), devrait pouvoir prendre progressivement le relais d’Osiris.

Dépendant d’un nombre limité de réacteurs (sept dans le monde), production et acheminement des isotopes vers les hôpitaux sont aussi une course contre la montre car la radioactivité du molybdène 99 se réduit de moitié toutes les 66 heures. Injecté à un patient, le technétium 99m voit sa radioactivité divisée par deux toutes les six heures.

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25 ans de travaux à l’ancienne usine de La Hague

Classé dans : Info — deedoff @ 20:46

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Les travaux de démantèlement de l’usine UP2-400 Areva de La Hague devraient démarrer en 2011.Un chantier gigantesque.
La Commission locale d’information du site Areva a donné son accord au projet de démantèlement de l’ancienne unité (la première à être entrée en service) UP-400 de l’usine de la Hague. Elle a assorti son accord d’une demande de « surveillance active annuelle » du suivi des travaux. Elle considère qu’il reste « des incertitudes sur les méthodes de travail et sur ce qu’on va trouver dans le fond des cuves et des silos de déchets anciens » indiquent Michel Laurent, son président, et Albert Collignon, son conseiller scientifique. La commission a demandé à Areva de lui faire un point chaque année, lors de son assemblée générale, sur l’état du chantier.

45 ans d’activité,25 ans de déconstruction
La construction de l’usine a été décidée en 1959 par le général de Gaulle. L’activité a démarré en 1963 et l’usine a été arrêtée en janvier 2004. À la demande des autorités de sûreté nucléaire, Areva a décidé de la démanteler rapidement. Les deux autres choix possibles étaient de différer ce démantèlement en attendant que la radioactivité diminue naturellement, ou de mettre un sarcophage en béton sur l’installation. Le choix fait permet de « profiter des compétences encore existantes, du savoir des salariés qui étaient là, qui savent tout ce qui s’est passé dans cette usine ». Et il ne reporte pas la charge du démantèlement sur les générations futures.

Des déchets nucléaires à la tonne
Ce sont trois UNB (Unités nucléaires de base) qui vont être démantelées. Un chantier titanesque : 57 000 m3 de déchets nucléaires doivent être récupérés et conditionnés. Cela représente l’équivalent de vingt piscines olympiques de déchets nucléaires. Des déchets qu’on connaît mal. Dans les premières dizaines d’années d’activité de l’usine, il n’y avait pas de bordereaux de stockage des déchets, ou ils n’étaient pas remplis très précisément, ou ils ont été détruits. « Dans un silo ancien, c’est au moment de la reprise des déchets anciens qu’on va découvrir ce qu’il y a. »

Suivi des personnelssous-traitants
Le problème social du démantèlement, « c’est celui du turnover des personnels sous-traitants. Cela nous tracasse ». Il y a des appels d’offres tous les ans, ce n’est pas forcément la même entreprise qui les remporte. « Nous avons demandé un suivi environnemental et un suivi social. On demandera à l’exploitant de nous donner la dosimètrie des personnels passant sur le chantier. »

Pas d’impact significatifpour la population
La radioactivité qui sera relarguée avec le démantèlement, essentiellement sous forme de rejets liquides en mer, sera faible, 300 fois moindre que celle due au fonctionnement normal de l’usine, soit 3 centièmes de microsievert.

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17 novembre, 2010

Stuxnet aurait bien visé le nucléaire iranien

Classé dans : Info — deedoff @ 16:06

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Beaucoup a déjà été dit sur la nature et l’origine du ver Stuxnet. Ce dernier est accusé d’avoir attaqué à des réseaux de type SCADA, des infrastructures appelées Supervisory Control And Data Acquisition (télésurveillance et acquisition de données).

A en croire le spécialiste Robert Langner, une nouvelle étude estime que ce logiciel malveillant aurait été créé spécifiquement pour « saboter le programme nucléaire iranien ». Certains experts estiment ainsi que l’existence de problèmes techniques inexpliqués dans le programme nucléaire iranien relève du sabotage.

Concrètement, Stuxnet pouvait dérégler certains mécanisme et agir sur les convertisseurs de fréquence du moteur de turbines d’une centrale. Le ver s’attaquerait alors uniquement aux fréquences comprises entre 807 hz et 1210 hz, un type de vitesse qui ne correspond qu’à un nombre limité d’usages.

Ce moyen aurait donc été utilisé afin de « ralentir le programme nucléaire iranien ». Une thèse plausible mais invérifiable. D’autant que les théories se multiplient au sujet de Stuxnet, le mois dernier, Vinny Gullotto, directeur général du Microsoft Malware Protection Center précisait : « je pense que Stuxnet a pu être écrit par un script kiddy mais le plus important est de connaître quel travail collaboratif a été organisé en aval. Il faut des ressources nécessaires pour le faire se propager ». Les doutes persistent donc…

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CLI des monts d’Arrée: «Sortir du nucléaire» claque la porte

Classé dans : Info — deedoff @ 15:45

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La Commission locale d’information des monts d’Arrée a été un peu mouvementée, hier soir, au conseil général, à Quimper. Les 43 membres devaient parler de l’analyse de l’état radiologique du site de Brennilis et des prescriptions techniques de l’Autorité de sûreté nucléaire sur la suite du démantèlement. «La Cli a trois mois pour répondre aux prescriptions techniques pour la poursuite du démantèlement. Elle devra donner son avis pour le 28janvier, explique le président Pierre Maille. Nous avons choisi l’Acro (Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’ouest) pour nous aider à formuler cet avis». La Cli a aussi demandé à l’Acro de la conseiller sur le dossier de l’état radiologique. «Il y a déjà eu beaucoup d’études réalisées, précise le docteur Philippe Biétrix, président du groupe de travail études et expertises de la Cli. On verra si elles sont suffisantes. S’il faut des études supplémentaires, elles seront réalisées». Des représentants des associations membres de la Cli sont alors intervenus pour demander la révision du cahier des charges concernant la mission d’expertise sur l’état radiologique du site. Chantal Cuisnier (Sortir du nucléaire) a mis en doute l’indépendance de l’Acro sur ce dossier. Les sept associations écologistes de la Cli avaient demandé une révision du cahier des charges à la suite des remarques de la Criirad «seul organisme à ce jour indépendant de l’industrie nucléaire et de tout parti politique». Ces remarques portaient notamment sur un délai suffisant(neuf mois) pour mener à bien des études. «Nous n’avons eu aucun contact avec la Criirad», a souligné Pierre Maille. Le président a ajouté que la Cli avait voté les dossiers à l’ordre du jour hier soir, avec cinq abstentions. Quatre représentants écologistes avaient alors déjà quitté la salle, dont Chantal Cuisnier qui a indiqué qu’elle démissionnait de la Cli.

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Le CERN signent avec la France et la Suisse un accord sur la radioprotection et la sûreté radiologique

Classé dans : Info — deedoff @ 6:21

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Le Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) a annoncé lundi avoir signé avec la France et la Suisse un accord tripartite en matière de radioprotection et de sûreté radiologique.
Cet accord remplace les accords bilatéraux que le CERN avait signés dans le passé avec ses deux Etats hôtes.

Cet accord tripartite permet au CERN de harmoniser sa collaboration avec les deux Etats hôtes pour rendrae plus transparentes les pratiques du CERN en matière de radioprotection et de sûreté radiologique.

Selon le CERN, il collabore depuis toujours avec ses deux Etats hôtes, ses installations étant réparties de part et d’autre de la frontière franco-suisse.

Le CERN communique, par exemple, régulièrement à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) en France et à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) en Suisse les résultats des mesures radiologiques. Ces deux autorités effectuent par ailleurs des visites au CERN.

Toutefois, la collaboration avec les deux pays était organisée jusqu’à présent par des accords bilatéraux, avec des pratiques différentes en France et en Suisse. Dans la mesure où les installations du CERN constituent un seul ensemble sur le plan technique, cela posait des difficultés opérationnelles.

Le nouvel accord tripartite résout ce problème. Il prévoit de mettre en place un système de réunions tripartites au cours desquelles le CERN présentera ses règles, pratiques et procédures à l’ASN et l’OFSP. Ainsi, en plus des mesures radiologiques, qui seront désormais transmises de manière uniforme aux deux autorités, le CERN communiquera régulièrement ses pratiques et procédures.

Pour étudier la composition de la matière, le CERN fait appel à des collisions de particules qui produisent des rayonnements ionisants. Au CERN, le rayonnement ne survient que lorsque le faisceau de particules circule, et il suffit de l’arrêter pour stopper immédiatement les émissions. D’autre part, les volumes de matière accélérés sont infimes : au LHC, moins d’un nanogramme ( millionièmes de milligramme) de matière est accéléré chaque jour, et seule une petite portion des protons accélérés entrent en collision.

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16 novembre, 2010

Expérience française en matière de transport de combustibles irradiés

Classé dans : Info — deedoff @ 16:17

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Le transport des combustibles irradiés constitue une activité industrielle qui en France est déjà ancienne. C’est en effet à 1966 que remontent les premiers transports de Chinon à La Hague des combustibles irradiés des premières centrales électronucléaires d’Electricité de France (centrales uranium naturel-graphite-gaz). Moins de 10 ans plus tard, en 1973, débutaient les transports de combustible à eau ordinaire; à cette époque il s’agissait des transports vers La Hague de combustibles irradiés dans les centrales nucléaires allemandes, belges ou suisses et dans la centrale franco-belge de Chooz.
Pour l’une comme pour l’autre de ces deux filières l’expérience acquise est considérable: au total près de 10 000 t d’uranium irradié ont été transportées en direction des deux usines de La Hague (nord-ouest du pays) et Marcoule (sud-est du pays). Les combustibles des réacteurs à neutrons rapides Rapsodie et Phénix ont aussi été transportés vers Marcoule et La Hague maisbien sûr les quantités transportées étaient relativement faibles.
Cogéma n’a bien sûr pas travaillé seule dans ce domaine et s’est toujours appuyée sur le concours actif de différents intervenants spécialisés pour tel ou tel type de transport ou pour telle ou telle zone géographique.

[lire la suite dans le pdf]
Source  pdf

15 novembre, 2010

Consultation du public sur la refonte du guide méthodologique relatif à la gestion des sites potentiellement pollués par des substances radioactives

Classé dans : Info — deedoff @ 9:10

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Afin de prendre en compte le retour d’expérience acquis dans le domaine des sites pollués par des substances radioactives depuis une quinzaine d’années, le ministère en charge de l’environnement et l’ASN ont confié à l’IRSN en juillet 2008 la révision du guide méthodologique relatif à la gestion des sites potentiellement pollués par des substances radioactives [1].

Ce travail aboutit au projet de guide méthodologique intitulé « Gestion des sites potentiellement pollués par des substances radioactives »[2].

Ce nouveau guide vise à :

  • prendre en compte le retour d’expérience acquis dans le domaine des sites pollués par des substances radioactives
  • assurer la cohérence avec les textes de gestion de sites pollués du 8 février 2007 élaborés par le ministère chargé de l’environnement et les évolutions en matière de réglementation dans le domaine de la santé publique,
  • mieux préciser les objectifs d’assainissement ;
  • renforcer l’implication des parties prenantes tout au long des projets de réhabilitation.

Ce projet de guide méthodologique est soumis à consultation du public sur les sites internet du ministère de l’environnement, de l’ASN et de l’IRSN.
Les observations et remarques sur ce projet sont à transmettre conformément aux indications données dans la lettre de consultation et sur le site avant le 31 janvier 2011.

- Consulter le projet de guide
- Consulter les annexes du guide
- Participer à la consultation en ligne

[1]
Le guide s’adresse, en premier lieu, aux acteurs directement responsables de la mise en œuvre des différentes étapes de gestion des sites pollués par des substances radioactives : les exploitants industriels et les propriétaires des sites, les bureaux d’étude, l’administration, les collectivités locales et territoriales. Il peut également être utilisé par les autres acteurs et en particulier les associations et usagers des sites afin de renforcer leur implication effective tout au long du processus de décision et notamment lors de la définition des actions d’assainissement et d’aménagement à engager.

[2] Ce document constitue une mise à jour du « guide de gestion des sites potentiellement pollués par des substances radioactives », publié en 2001 par l’IRSN.

Source

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