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27 novembre, 2010

Un statut pour Mururoa ?

Classé dans : Info — deedoff @ 9:01

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Le sénateur Richard Tuheiava (PS) a déposé, mercredi au Sénat, une proposition de loi relative aux conséquences environnementales des essais nucléaires en Polynésie. Objectif : réparer les manquements à la loi Morin 2010 et aller au-delà de l’indemnisation des victimes des tirs radioactifs.

Mercredi dernier à Paris, Richard Tuheiava, sénateur polynésien apparenté au groupe socialiste, a déposé au Sénat une proposition de loi. « C’est historique et la première en ce sens », déclare l’ancien avocat.
La proposition est relative au suivi des conséquences environnementales des essais nucléaires français en Polynésie française. Il porte sur deux points essentiels. Premièrement, le sénateur souhaite la rétrocession des atolls de Mururoa et de Fangataufa dans le domaine public de la Polynésie française.

Résilience. « C’est fondamental. Cela devait être fait dans le cadre de la loi Morin et c’est une omission. La loi Morin ne s’occupe que des personnes et ne traite absolument pas des conséquences environnementales. Outre cela, d’un point de vue sociologique, en Polynésie française on ne distingue pas l’être humain de son écosystème, de son milieu naturel. Il est important que ces terres nous reviennent. C’est un symbole, notamment au plan de l’appropriation culturelle et traditionnelle des sites, propice à une résilience au plan social », a expliqué Richard Tuheiava.
La proposition comporte également un volet sécurité et prévention. Cela permettrait notamment de mettre en place un dispositif de prévention des risques pour les populations environnantes comme les atolls de Tureia, Vanavana, Hao, Rikitea plus généralement des Tuamotu Gambier.
Dépasser les discours officiels « de mensonges ou de déni » pour travailler à la protection des populations.
Richard Tuheiava souhaite prévoir un dispositif de surveillance en concertation avec les autorités de la Polynésie française. Une surveillance radiologique et géomécanique. « Actuellement, le système de surveillance radiologique et géomécanique se fait exclusivement avec Paris. Le Pays n’a pas le droit de regard. Et nous, nous souhaitons mettre l’accent sur un risque de dommages graves et irréversibles à l’environnement », a déploré le sénateur.

Trompées.
Et de poursuivre : « Je pense réellement que le capital confiance est à revoir. Si l’on devait parler du climat de confiance entre Paris et la Polynésie sur la question nucléaire, je crois que Papeete, la Polynésie…ont été trompées. Du moins sur un niveau de dangerosité. Aujourd’hui, on a des discours, notamment dans la loi Morin, qui ne tiennent pas compte de la réalité du terrain. »
Le sénateur souhaite que les responsables de la société civile aussi bien que les élus arrivent tous à dépasser les discours officiels « de mensonges ou de déni » pour travailler à la protection des populations.
« Il faut que l’on arrive tous ensemble à créer un cadre législatif qui ne posera plus de problème d’interprétation. Il faut vraiment que l’on prenne en compte toutes les problématiques environnementales. C’est urgent. Il faudra donc créer une commission de suivi des essais nucléaires qui sera composée certes des ministres chargés de la Défense, de la Santé et de l’Environnement mais aussi du président du gouvernement de la Polynésie, d’un sénateur polynésien, d’un député et des maires des communes concernées. Cela permettra que l’on prenne en compte toutes les dimensions du problème », conclut le sénateur.
La priorité pour Richard Tuheiava, aujourd’hui, est de créer un débat autour de cette problématique environnementale. Il consultera dans les semaines à venir toutes les autorités administratives ainsi que les élus polynésiens pour notamment réajuster ou amender la proposition de loi qui vient d’être déposée. L’élu espère que ce texte sera étudié en séance à la mi-2011.

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La santé au travail demeure une préoccupation importante

Classé dans : Info — deedoff @ 8:41

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La Grande-Motte: Une journée régionale a été organisée jeudi 4 novembre au palais des congrès Jean-Balladur par la Direccte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi), en partenariat avec la Carsat Languedoc-Roussillon (caisse d’assurance retraite et de la santé au travail).

C’était l’occasion pour plus de 300 congressistes -avec en premier lieu les médecins du travail, mais aussi des universitaires et des chercheurs- d’essayer de trouver des solutions afin d’enrayer au mieux les maladies au travail. Les thèmes abordés ont été les risques émergents nano-particules et médecin du travail, rayonnements ionisants et prévention, le bruit: nouveau système d’identification des sources, orientations de la réforme en médecine du travail.

Cette cinquième journée organisée conjointement par les deux partenaires s’est avérée fructueuse en enseignements pour les participants avec des interventions riches et variées. Lors de la conférence de presse, François Delemotte, de la Direccte et Bernard Boudon, de la Carsat, ont réaffirmé l’importance de cette édition et l’intérêt de mettre leurs compétences ensemble afin d’avoir de meilleurs résultats puisque la région a enregistré une hausse de 30% de maladies au travail telles que les TMS (troubles musculo- squelettiques). Un résultat dû à une région où 93% des entreprises ont moins de dix salariés, avec un
turn over important d’ouvertures et de fermetures d’entreprises qui ne facilitent pas le travail de la médecine du travail et l’accord de branches.

Cette relation forte entre les deux organisations permet de mettre en place cette journée spécifique au Languedoc-Roussillon puisque cela n’existe pas forcément dans d’autres régions.
Les risques émergents étaient au cœur de ce rendez-vous.

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Iter commence à sortir de terre

Classé dans : Info — deedoff @ 8:24

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Le projet de réacteur de fusion nucléaire a déjà donné lieu à la signature de contrats pour plus de 1,5 milliard d’euros.

Les grues s’activent sur le chantier d’Iter, le futur réacteur expérimental de fusion nucléaire, censé fournir à la planète une source d’énergie inépuisable et bon marché. Une plate-forme de 42 hectares, soit l’équivalent de seize terrains de foot, a été obtenue en arasant une colline au milieu des forêts de chênes du vaste domaine du CEA à Cadarache dans les Bouches-du-Rhône. Trois constructions sur les 39 prévues ont démarré l’été dernier. Et mercredi, les dirigeants d’Iter Organization ont posé la première pierre du siège social. «Nous avons voulu profiter de la réunion du conseil d’administration où sont représentés tous les pays partenaires, c’est-à-dire la Chine, l’Union européenne, l’Inde, la Corée, la Russie et les États-Unis, pour montrer que le projet avance», souligne Osamu Motojima, le directeur général d’Iter Organization. Car après les sueurs froides provoquées par le triplement du coût (à une quinzaine de milliards d’euros), le programme est confronté aux querelles budgétaires de l’Europe, un des sept partenaires. Les pays membres n’étant pas parvenus à un accord, le budget communautaire pour 2011 n’a pu être voté.

«Ce qui compte, c’est qu’Iter bénéficie d’un soutien politique unanime et c’est le cas», relati vise Evgueni Velikhov, le président du conseil d’Iter Organization. «Aujourd’hui, on travaille avec un budget approuvé et disponible. Le budget 2011 est en place. Nous n’aurons pas de difficulté à court terme», indique pour sa part Jérôme Pamela, le directeur de l’agence domestique Iter France, le pays hôte de l’équipement. C’est pour les deux années suivantes que l’UE doit trouver le moyen de financer un surcoût de 1,4 milliard.

«Contrôle des coûts»
Les murs du siège social de 165 mètres de long sur cinq étages devant accueillir 800 personnes à la mi-2012 commencent à sortir de terre. Un peu plus loin, émergent les superstructures du hall d’assemblage de 250 mètres de long où vont être fabriquées les bobines poloïdales, des éléments du futur réacteur. Enfin, une «fosse d’isolation sismique», de 130 mètres sur 90 et profonde de 21 a été creusée. Elle accueillera le futur réacteur dans un bâtiment qui culminera à 60 mètres de haut.

Outre ces chantiers pharaoniques, plus de 1,5 milliard d’euros de contrats ont été signés. Pour les contributions en nature effectuées par chaque État partenaire, 60 % sont lancées et 30 % supplémentaires le seront d’ici à la fin de l’année, indique Evgueni Velikhov. «Une des fournitures les plus importantes, les bobinages supraconducteurs, est bien engagée. Alors que la capacité mondiale de production était de 50 tonnes par an, de nouvelles usines ont été créées et 100 tonnes ont déjà été produites pour Iter», se félicite-t-il.

Il reste à finaliser le design de la machine ce qui devrait prendre deux ans, ajoute Osamu Motojima qui souligne que dans le même temps, «il faut réaliser des économies importantes grâce à un contrôle des coûts très strict». L’assemblage des éléments de la machine devrait être réalisé entre 2014 et 2015 pour une tentative de premier plasma fin 2019 et une mise en service en 2026.

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Des agents américains ivres lors d’un transport de matériel nucléaire

Classé dans : Info — deedoff @ 8:19

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Aux États-Unis, le département de l’Énergie a révélé que des agents du transport nucléaires avaient été ivres durant leur mission.

Selon un rapport publié lundi par le département de l’Énergie des États-Unis, les agents en charge de transporter des armes nucléaires à travers le pays ont été impliqués dans 16 incidents liés à l’alcool entre 2007 et 2009 ! Dans deux cas, les conducteurs de l’Office of Secure Transportation (OST) ont été interpellés par les forces de l’ordre. En 2007, un agent avait en effet été arrêté pour ivresse sur la voie publie alors qu’en 2009, deux conducteurs avaientt même été menottés après une altercation dans un bar.

Pour les auteurs du rapport, même si, lors de ces incidents, la cargaison nucléaire était en lieu sûr, la solidité du système est remise en cause: « La direction de l’OST semble avoir traité ces cas de manière approprié, toutefois, selon nous, de tels incidents liés à l’alcool, aussi peu fréquents soient-ils, indiquent une vulnérabilité potentielle dans une mission cruciale de sécurité nationale ».

Le porte-parole de la National Nuclear Security Agency a quant a lui préféré minimiser les conclusions du département de l’énergie: « Les agents de l’OST sont des grands professionnels qui suivent un entraînement de haut niveau et ont transporté en toute sécurité du matériel nucléaire sur plus 161 millions de kilomètres sans le moindre accident fatal ni la moindre fuite de radiation. »

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26 novembre, 2010

Les physiciens du CERN ont réussi à reproduire l’état de la matière tel qu’il existait peu après le Big Bang

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Les physiciens du CERN ont réussi à reproduire l’état de la matière tel qu’il existait quelques instants seulement après le Big Bang et la naissance de l’Univers. Ce plasma quarks-gluons a été obtenu en collisionnant des ions plomb au sein du fameux LHC. Les collisions à haute énergie ont produit des températures 100’000 fois supérieures à celles régnant au centre du soleil, a indiqué le CERN. A ces températures, toute la matière a fondu, créant ainsi le fameux plasma. Ces découvertes interviennent seulement huit jours après l’annonce de la capture de l’antimatière grâce au LHC.

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Myhrra : Le « couteau suisse » du nucléaire belge

Classé dans : Info — deedoff @ 13:05

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La saga du « train nucléaire » La Hague-Gorleben a ravivé le débat sur les déchets nucléaires. Dans le secret des laboratoires du centre nucléaire de Mol, on travaille à la création d’un nouveau réacteur qui pourrait changer la donne. Nom de code: MYHRRA.

On sait que les réacteurs nucléaires classiques comme ceux de Doel et de Tihange fonctionnent avec de l’uranium comme combustible. Après 4,5 ans de fonctionnement, pour une tonne de combustible utilisé, le réacteur « restitue » 935 kilos d’uranium, 50,2 kg de produits de fission, 12 kg de plutonium, 1 kg de neptunium, 800 gr d’américium et 600 gr de curium. Et les 400 gr manquants, demanderez-vous ? Ils ont été transformés en énergie par la fameuse formule d’Einstein E=mc².

Parmi ces différents ingrédients, le neptunium, l’américium et le curium – s’ils ne représentent en définitive que 2,6 kilos – constituent la fraction la plus dérangeante du combustible usé qui confère à l’ensemble des déchets une redoutable toxicité et une durée de vie estimée à plus d’un million d’années. Par contre, si on les isole et si on les transmute, on réduit considérablement la radio-toxicité et on ramène le temps d’activité à 300 ou 400 ans environ.

Le « couteau suisse » du nucléaire

Pour réaliser cette transmutation, il fallait concevoir un réacteur à qui on a donné le joli nom de MYRRHA pour « Multi-purpose hYbrid Research Reactor for High-tech Applications ». « Le réacteur MYRRHA ouvre des perspectives considérables dans plusieurs domaines, explique le professeur et père du projet Hamid Aït Abderrahim. En effet, grâce à la réduction importante de la radio-toxicité et de la température des déchets, on pourra stocker ceux-ci dans un volume divisé par 100, avec les conséquences financières que l’on imagine. Les avantages environnementaux sont donc évidents, mais ils s’accompagnent d’applications très intéressantes. D’abord parce que ce type de réacteur fournira évidemment de l’énergie; mais ensuite parce qu’il nous permettra de produire les radio-isotopes médicaux particulièrement recherchés au niveau international et dont notre « vieux » réacteur BR2, ici à Mol, assure à lui seul près de 30 % de la production mondiale ! Le BR2 est une belle machine qui a été modernisée, mais elle accuse quand même un demi-siècle d’existence. MYRRHA sera, en outre, un outil exceptionnel pour tester les matériaux d’avenir qui seront notamment utilisés dans les centrales nucléaires de quatrième génération. Enfin, MYRRHA participera même au développement des énergies renouvelables en fournissant du silicium dopé par irradiation. Il faut savoir, en effet, que celui-ci représente un composant essentiel des circuits électroniques de puissance dont les systèmes d’énergie hybride, le solaire ou l’éolien sont friands. » [lire la suite]
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Les mutations de la matière depuis les débuts de l’Univers.

Classé dans : Info — deedoff @ 5:04

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La radioactivité est le phénomène qui explique toutes les mutations de la matière depuis la genèse de l’Univers jusqu’à son état actuel. Etienne Klein, physicien au Commissariat à l’Energie Atomique, expose ici clairement et simplement les mécanismes de ces mutations. Il définit ensuite les différents types de radioactivité et donne, sans parti pris, les outils pour comprendre la radioactivité artificielle et les questions qu’elle pose pour les générations présentes et à venir.

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British Nuclear prélevait des organes sur des employés

Classé dans : Info — deedoff @ 4:56

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L’industrie nucléaire, en Grande-Bretagne, est au cœur d’un scandale qui préoccupe les autorités : pendant près de 30 ans la Britisch Nuclear fuels a prélevé des organes sur les cadavres des employés du site nucléaire de Sellafield, à l’insu des familles.
Ces prélèvements servaient à analyser les conséquences de l’exposition aux radiations. L’enquête a duré 3 ans et les résultats ont été diffusés la semaine dernière.
De 1961 à 1992, des médecins ont prélevé des os et des organes sur 64 employés du complexe situé dans le nord-ouest de l’Angleterre. Des foies, des langues, des cerveaux et parfois même des jambes ont été amputée à des fins d’analyses. L’enquête remise au gouvernement britannique révèle que jusqu’en 1992 il y avait une forme de collusion entre les médecins, les scientifiques et l’industrie nucléaire.
En 1957, un accident s’est déclaré sur le site de Sellafield, un incendie qui a duré plusieurs jours, pendant lesquels des produits de fission ont été rejetés à l’extérieur. Un nuage radioactif a parcouru ensuite l’Angleterre sans que la population ne soit avertie. Le site est déclaré encore aujourd’hui comme le plus radioactif en Europe occidentale.
Quelques années après cet accident, les prélèvements sur les cadavres des employés qui mouraient à petit feu ont commencé avec un objectif pour l’industrie nucléaire : démontrer qu’aucun lien ne pouvait être établi entre les cancers et la radioactivité. Et comble du cynisme, pour éviter que les familles ne s’en rendent compte lors des funérailles, les médecins camouflaient leurs actes en posant des substitutions parfois grossières. Dans certains cas, les os ont été remplacés par des manches à balais.
A l’époque, la législation autorisait les prélèvements en l’absence de contestation de la famille. Depuis 2004, les choses ont changé. Il faut maintenant un accord plein et entier pour tout prélèvement.

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L’ancienne usine polluée au radium

Classé dans : Info — deedoff @ 4:46

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Des traces de radioactivité ont été relevées dans une friche industrielle de Rueil-Malmaison par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Il n’y a cependant pas de danger pour la santé.

Désaffectée aujourd’hui, l’usine de peinture d’horlogerie de Rueil-Malmaison est polluée au radium. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) vient de relever, sur ce site, des traces de radioactivité, dans le cadre d’une étude lancée en septembre dernier par la préfecture de région.
Les opérations de diagnostic et dépollution sont menées par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui a recensé, en Ile-de-France, « toutes les adresses auxquelles ont été livrées du radium » du début du siècle aux années 1960, explique Mathias Lelièvre, en charge du dossier à l’ASN, pour l’Ile-de-France.

Le radium était alors utilisé en médecine et pharmacie, en cosmétiques, pour la fabrication de peintures, notamment les peintures de cadrans et aiguilles de montre rendus luminescents grâce à ce matériau. Située au 40, avenue Paul-Doumer, l’usine de Rueil était justement spécialisée dans la fabrication de peinture pour aiguilles de montre.
Le taux de radioactivité relevé sur le site, dont la démolition est interrompue pour permettre la dépollution, s’élève à 1,1 millisievert, soit 0,1 de plus que le seuil maximum défini dans le Code de santé publique. C’est trop, certes, mais « sans danger pour la santé », affirme l’ASN, qui multiplie les précautions pour rassurer la population, notamment en tenant secrètes les adresses des bâtiments à analyser. De son côté, la mairie de Rueil-Malmaison calme également. Habitants et commerçants du quartier ont reçu un courrier du maire expliquant la démarche et « l’absence de danger sanitaire ».
A trop forte dose, la radioactivité détruit les cellules du corps humain. C’est pourquoi celle-ci est utilisée en cancérologie, les traitements de radiothérapie pulvérisant ainsi les cellules malignes. Mais la puissance nécessaire dans le traitement des cancers est sans commune mesure avec le taux relevé à Rueil, puisqu’elle est mille à dix mille fois supérieure. Pour autant « cette pollution n’a pas lieu d’être », précise Mathias Lelièvre, dont les services ont recensé dix-huit sites susceptibles d’être affectés par le radium dans les Hauts-de-Seine. Quatre-vingt-quatre adresses seront vérifiées en Ile-de-France dans les mois à venir, dont une petite soixantaine à Paris. A l’échelle du pays, cent trente-quatre bâtiments peuvent contenir du radium.
Dans le département, c’est à Chaville que l’Autorité de sûreté nucléaire va prochainement intervenir. Dans un immeuble d’habitation occupé. « Nous sommes en train de prendre contact avec les habitants », précise Mathias Lelièvre. L’essentiel des seize autres adresses à contrôler correspond à des immeubles d’habitation. Aucun de ces sites n’abrite d’école ou d’hôpital. L’ensemble de l’opération, du diagnostic à la dépollution, devrait s’étaler sur les deux à trois années à venir.

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25 novembre, 2010

Vers les centrales de 4e génération

Classé dans : Info — deedoff @ 6:44

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La section Sciences de l’Académie de Lascours a offert aux académiciens et au nombreux public, deux conférences animées par Christian Bonnet, directeur du CEA de Marcoule, et Bernard Giraud, l’un des artisans de l’exploitation de la centrale Phénix. Ces spécialistes ont su avec clarté et pédagogie présenter l’état de la recherche, en vue de la conception et de la construction d’une centrale dite de 4e génération.
L’augmentation démographique mondiale, les besoins accrus en énergie nécessitent une réflexion pour assurer, non l’avenir d’une seule source d’énergie, mais celui d’une multiplicité complémentaire de sources d’énergie (fossile – pétrole, gaz, charbon -, et bois, biomasse, éolienne, hydraulique, micro-hydraulique, photovoltaïque, etc.) sans oublier celui de l’énergie nucléaire de fission. Dès à présent, il faut privilégier les énergies qui n’émettent pas de gaz à effet de serre, et limiter l’utilisation des combustibles fossiles
Il est temps de prévoir la production d’énergie de 4e génération, celle des années 2040. Cette génération sera celle des RNR (réacteurs à neutrons rapides) parce qu’ils permettent une utilisation complète de l’uranium, qu’ils sont capables de recycler sans limitation leur propre combustible, et qu’ils peuvent transmuter les déchets à longue durée de vie. Six concepts sont à l’étude dans le monde. La France planche sur le refroidissement par sodium ou par gaz.
Astrid (Advanced Sodium Technological Reactor for Industrial Development) est le nom du programme qui vise à exploiter le retour d’expérience des RNR, en particulier de Phénix, précurseur dans ce type de production.
La première étape de ce projet se situe en 2012 avec le dossier sur la faisabilité d’ensemble et sur la séparation des déchets les plus dangereux. Puis, le gouvernement décidera de la suite à donner. La décision d’engagement pour 2014 pourrait permettre la poursuite du projet avec une construction en 2017. En parallèle, il faudra créer le combustible au plutonium pour Astrid car au moins trois ans seront nécessaires pour fabriquer le premier cœur du réacteur. En 2020, il y aurait le chargement du combustible pour une mise en service en 2025.

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