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3 octobre, 2010

La cryptographie quantique est là, l’ordinateur du futur se prépare

Classé dans : Info — deedoff @ 19:28

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Après les lasers, transistors, ordinateurs, premières applications de la physique quantique, une nouvelle révolution est en cours, de la cryptographie à l’informatique, grâce à la domestication d’atomes et autres particules aux propriétés surprenantes.
Dans notre monde quotidien, une porte est soit ouverte, soit fermée. Dans l’infiniment petit, un atome ou un électron peut se trouver comme suspendu entre deux états possibles.

Plus bizarre encore: des particules « jumelles » peuvent être si étroitement associées – les physiciens disent « intriquées » – qu’à des dizaines kilomètres de distance, toute action sur l’une est trahie par sa jumelle.
Les physiciens exploitent ces propriétés pour garantir des communications inviolables ou permettre au rêve d’un ordinateur quantique de se concrétiser un jour…peut-être d’ici 10 ou 25 ans.

« La cryptographie quantique, ça marche bien », déclare Philippe Grangier, de l’Institut d’optique de Palaiseau (Essonne), dont les travaux ont permis d’établir un lien ultra-sécurisé sur 18 km entre Thalès Palaiseau et Thalès Massy.
« Nous avons une technique maison brevetée » qui permet de distribuer des clefs secrètes de chiffrage entre ici et Massy », précise-t-il.
L’information est codée sur une impulsion lumineuse contenant quelques photons (grains de lumière). Toute tentative d’intrusion « va la changer et ce changement sera détecté », explique ce chercheur.

En 2008, le premier réseau de télécommunication sécurisé grâce à la cryptographie quantique a été réalisé à Vienne, entre six centres espacés jusqu’à 85 km, dans le cadre d’un projet européen.

De la Suisse à l’Australie, des start up (Id Quantique, MagiQ Technologies, Sequrenet, Quintessence Labs) se sont lancées dans la distribution de clefs de cryptage garantissant l’inviolabilité de messages…même si un ordinateur quantique, doté d’une puissance de calcul permettant de casser les codes actuels, voit le jour.
Avec la miniaturisation croissante de l’électronique, « en 2020, il n’y aura plus qu’un seul atome dans les éléments logiques d’un ordinateur », souligne M. Grangier.
De grands progrès ont été faits pour manipuler individuellement atomes et autres particules. « On peut attraper un seul atome au bout d’un faisceau laser et coder de l’information à l’intérieur », ajoute-t-il.

Ainsi piégés, deux atomes ultrafroids distants de 5 microns ont été « intriqués » au sein de son laboratoire. « On ne peut plus dire quel est l’état de chacun des atomes, si c’est 1 ou 0″, précise le chercheur.
Dans un ordinateur classique, la valeur d’un bit est soit 1, soit 0. Un bit quantique, c’est les deux à la fois. Cette faculté pour une particule d’être comme « suspendue » entre deux états laisse espérer des vitesses de calcul phénoménales.
« Cela a été une vraie révolution de comprendre que si on ne manipulait plus des bits classiques mais des bits quantiques, un problème réputé difficile devenait facile », explique M. Grangier.
Avec seulement 10 particules, mille composantes évolueraient en même temps lors des calculs, avec 30 particules on aurait 1 milliard de composantes, ce qui permet de « traiter en parallèle une quantité faramineuse d’informations », souligne son collègue Alain Aspect.
Depuis quinze ans, différentes équipes testent l’utilisation d’atomes ultrafroids, d’ions, de supraconducteurs comme supports de bits quantiques. Guère plus de huit atomes participent aux calculs.
« A petite échelle, ça marche de mieux en mieux », résume Philippe Grangier sans vouloir prédire quand l’ordinateur quantique pourrait exister.

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A Tchernobyl, les plantes s’adaptent à la radioactivité

Classé dans : Info — deedoff @ 19:17

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Une équipe de scientifiques a découvert le secret biologique de plantes qui prospèrent dans des environnements hautement radioactifs, annonce le site BBC News. Il y a cinq ans, des chercheurs avaient planté du soja dans la région de Tchernobyl : il s’était adapté aux sols contaminés par certains changements dans son protéome (ensemble des protéines produites par les gènes d’une plante ou d’un animal). Mais les changements précis permettant aux plantes de prospérer dans cet environnement hostile demeurent floues.
Les chercheurs supposent que cette adaptabilité remonte à des millions d’années quand certaines formes de vie étaient exposées à des niveaux élevés de rayonnement naturel. « C’est incroyable de voir à quelle vitesse cet écosystème est capable de s’adapter », lance Martin Hajduch de l’Académie des Sciences de Slovaquie. Les raisons ne peuvent être qu’historiques ». Leur étude est parue dans le journal ACS’ Environmental Science & Technology .

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Poursuite de la dépollution du site Orflam: L’étang enfin décontaminé

Classé dans : Info — deedoff @ 19:12

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Depuis hier soir [30/09/10], les 287 m3 de terre hautement radioactive recensée autour de l’étang de la Grévière de Pargny-sur-Saulx ont été retirés des berges du site où le taux de radioactivité mesuré s’est avéré mille fois plus important que la norme naturelle tolérée. Un chantier qui devait initialement être achevé début juillet. C’était sans compter sur les conclusions de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) qui a relevé le 20 juillet dernier six nouveaux points pollués autour de l’étang. S’ils se sont présentés comme nettement moins radioactifs que ceux découverts jusqu’alors, ils restaient néanmoins problématiques pour l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) qui souhaitait atteindre un objectif : rendre l’étang totalement sécurisé pour le public.
Après un arrêt des travaux cet été pour cause de congés, et une réunion pour décider de la suite à donner, les travaux ont repris début septembre. Les agents de la société Sogedec ont achevé la décontamination de l’étang hier, après avoir remblayé les berges décontaminées par de la terre végétale provenant de Saint-Dizier. Il ne reste plus qu’à regazonner et à ôter la clôture. L’Andra plus exactement l’ingénieur Gérard Ossena voit enfin le bout du tunnel. Ses équipes également. En tout cas pour l’étang.
Car aujourd’hui, il reste encore à conditionner tous ces déchets radioactifs qui ont été stockés dans des sacs appelés « big bag ». Au total, 287 « big bag », dont 81 hautement radioactifs, ont été sortis de l’étang. Certains seront enfouis sur place pour les moins polluants. Les autres sont actuellement conditionnés dans des emballages innovants (lire ci-contre).
Cette dépollution ne signifie pas que le site a été assaini à 100 % mais les risques pour le public sont totalement écartés. C’est en tout cas ce qu’affirme l’Andra qui, avec la Commission nationale dans le domaine radioactif (Cnar), doit encore arrêter les servitudes de l’étang. C’est-à-dire définir ce que le propriétaire du site, soit la commune, pourra accomplir mais également ce qu’il ne pourra pas réaliser. « Par exemple, des terres restent probablement polluées en sous-sol sur certains endroits non traités, précise l’ingénieur Gérard Ossena. Planter un arbre, poser un poteau en profondeur pourraient être empêchés. » Indéniablement, le site Orflam et ses environs porteront à jamais les stigmates d’une gestion laxiste de déchets ultra-dangereux de la part de dirigeants aujourd’hui décédés ou non inquiétés.

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Transport de déchets radioactifs Canadien: soyons cohérents!

Classé dans : Info — deedoff @ 19:08

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La Commission canadienne de sureté nucléaire sème la confusion en acceptant de tenir des audiences publiques à propos du transport maritime de déchets radioactifs, alors que ses experts ont démontré que cela ne représente aucun danger.

Bruce Power a demandé un permis de transport pour 16 générateurs de vapeur usagés qui doivent être envoyés en Suède pour être démantelés : le métal non irradié sera recyclé, le reste stocké.

Chaque année, environ 20 millions de colis contenant des éléments radioactifs sont transportés par camions, trains et bateaux dans le monde, selon la World Nuclear Association. Il n’y a jamais eu d’accident majeur recensé.

Les règles internationales entourant le transport de ces matériaux sont très strictes et dépendent essentiellement du degré de radioactivité émis par les objets transportés, qui varie énormément.

Pour faire image, disons qu’il y a à peu près autant d’écart entre la dangerosité des déchets les plus et les moins radioactifs qu’entre le virus de la variole et celui du rhume.

Les générateurs de vapeur que veut transporter Bruce Energy font certes chacun la taille d’un autobus, mais ils ne sont pas en eux-mêmes radioactifs.

Au cours de leur durée de vie dans la centrale, certains de leurs composants internes ont cependant été en contact avec des substances radioactives et sont faiblement contaminés. Avant de transporter ces générateurs, on scelle leurs orifices pour confiner la radioactivité à l’intérieur.

Au final, affirment les experts de la CCSN, il n’y a aucun danger, puisque l’enceinte d’acier de 5 cm d’épaisseur des générateurs agit comme un blindage et bloque le rayonnement.

Le NPD, le Bloc Québécois et des groupes environnementalistes s’opposent au transport des générateurs de vapeur, parce qu’il créerait un précédent. Ce n’est pourtant pas la première fois qu’on transporterait sur le fleuve des matériaux potentiellement dangereux !

En 2009 , 1,3 million de tonnes de produits pétroliers et 371 000 tonnes de produits chimiques, entre autres, ont emprunté la Voie maritime du Saint-Laurent, tout comme des milliers de tonnes d’autres matières dangereuses.

C’est comme ça tous les ans et personne ne s’en émeut ou presque, parce que les accidents sont très rares et parce qu’il faut bien transporter ces produits d’une manière ou d’une autre.

Mais lâchez les mots «nucléaire» ou «radioactivité», et tout le monde court aux abris ! Pourtant, le naufrage d’un navire transportant ces générateurs de vapeur feraient certainement beaucoup moins de mal à l’environnement que celui d’un pétrolier ou même d’un transporteur de sel…

De deux choses l’une: soit le transport de ces équipements représente un danger inacceptable, soit il est au moins aussi sécuritaire que tout ce qui transite actuellement.

Après avoir analysé la demande de Bruce Energy, les experts de la CCSN ont tranché.

Pourquoi gaspiller de l’énergie à essayer de leur faire prendre une décision qui ne serait pas techniquement fondée, alors qu’il y a tant d’autres combats plus importants à mener ?

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Lancement de la première centrale nucléaire flottante

Classé dans : Info — deedoff @ 4:59

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Fin juin, la première centrale nucléaire flottante du monde a pris la mer depuis St-Pétersbourg, en Russie. Dénommée « Akadmik Lomonosov », l’unité mise à l’eau devrait entrer en service d’ici avril 2012 selon les prévisions de Rosatom, l’agence fédérale de l’énergie atomique russe. Destinée à être installée dans la péninsule du Kamtchatka dans l’océan Pacifique, au large de la ville de Vilyuchinsk, cette centrale nucléaire flottante doit faire une halte préliminaire à Mourmansk pour « faire le plein » d’uranium.

Lancement de l’Akademik Lomonosov – Actuellement, on compte une soixantaine de centrales flottantes de production d’électricité, à l’échelle planétaire, mais aucune nucléaire.

Grâce à ses 2 réacteurs, cette centrale devrait délivrer une puissance électrique de 70 MW (à comparer aux 1 600 MW de l’EPR français, non flottant). Si cette puissance et l’aptitude à dessaler l’eau de mer n’ont pas changé par rapport au projet présenté début 2008, les dimensions de la barge accueillant les installations nucléaires ont apparemment été revues à la baisse, avec une longueur de 144 m pour une largeur de 30 m.
D’une durée de vie estimée à 38 ans, la centrale devrait connaître trois cycles de fonctionnement de 12 ans entrecoupés de deux phases de maintenance/rechargement en uranium. Durant les périodes de production, le combustible nucléaire usagé sera stocké sur l’Akadmik Lomonosov, dans des conteneurs spécifiques pour éviter tout risque de contamination.

Alors qu’un minimum de huit centrales nucléaires de ce type devrait voir le jour, la dissémination de telles installations sur la planète n’est pas sans soulever de questions. En effet, si pour Moscou, « Il s’agit d’un moyen sûr et sans risque de prolifération de répondre aux besoins énergétiques des zones les plus isolées, ou à l’énorme appétit des économies en pleine croissance », ces centrales sont autant de matériels nucléaires qu’il faudra à terme théoriquement démanteler. Or, en la matière, la Russie n’est pas le meilleur élève du groupe de pays recourant à l’énergie atomique, la gestion des déchets radioactifs de ses brise-glace et autres sous-marins nucléaires nationaux restant non résolue de même que leur démantèlement en fin de vie. Par ailleurs, correspondant aux modèles utilisés sur certains brise-glace et sous-marins à propulsion nucléaire de l’ex URSS, de par leur conception ces petits réacteurs sont considérés par plusieurs experts comme beaucoup plus difficiles à contrôler qu’un réacteur commercial classique, notamment en cas d’emballement de la réaction en chaîne.

Pour le moment, les sept autres centrales nucléaires flottantes programmées sont à vocation russe, mais plusieurs pays ont déjà déclaré être intéressés par ces dispositifs, d’autant qu’un modèle plus petit, en cours d’élaboration, promet d’accéder à l’intérieur des terres via le réseau fluvial.

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2 octobre, 2010

Le ver informatique Stuxnet peut-il menacer les centrales nucléaires françaises ?

Classé dans : Info — deedoff @ 10:46

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De nombreux media ont expliqué que le ver Stuxnet, logiciel malveillant, peut se propager dans des ordinateurs fonctionnant sous le système d’exploitation Windows, en ciblant les logiciels de contrôle-commande WinCC et PCS 7 de Siemens.
Il aurait ainsi perturbé de nombreuses installations industrielles utilisant ces logiciels, notamment le centre de recherche atomique de Natanz, en Iran. Sa technologie sophistiquée laisse penser que ses auteurs connaissent très bien certaines failles de Windows et le système de contrôle-commande visé.

En France, seul le réacteur nucléaire EPR en construction à Flamanville utilise un système de contrôle-commande Siemens, pour des fonctions d’une importance moyenne ou faible du point de vue de la sûreté ; son éventuelle sensibilité à des logiciels malveillants, tels que Stuxnet doit donc être prise en compte dans l’analyse de sûreté. Les éléments ci-après expliquent la nature du ver Stuxnet et l’approche de l’IRSN vis-à-vis de ce type de problématique.

Fonctionnement du ver Stuxnet

Il infecte les ordinateurs basés sous Windows qui supervisent l’installation en salle de commande, et peut à partir de là modifier le comportement des automates qui régulent et contrôlent le procédé physique.

Sa propagation nécessite donc que les ordinateurs de supervision soient basés sur le système d’exploitation Windows et que les logiciels de supervision soient ceux de la gamme PCS 7/WinCC de Siemens.

Approche de l’IRSN et conséquence sur l’EPR de Flamanville

L’IRSN fonde ses avis concernant le contrôle commande sur une démarche globale d’analyse critique de sûreté, qui comporte notamment une analyse technique systématique et détaillée des systèmes retenus par l’exploitant, dont les dysfonctionnements peuvent influencer la sûreté d’une installation nucléaire. L’exploitant doit apporter toutes les justifications appropriées. Cela implique en particulier que la documentation de conception doit être transmise et que l’exploitant doit justifier le bon fonctionnement de ces systèmes dans tous les cas. Le fait de devoir répondre à des demandes très détaillées en vue de l’analyse de sûreté le conduit naturellement à ne pas proposer des solutions trop complexes ou insuffisamment documentées.

Pour le réacteur EPR, EDF a retenu la gamme « SPPA-T2000 » de Siemens, basée sur sa technologie « S5 » plus ancienne et radicalement différente de sa technologie « WinCC / S7 » visée par Stuxnet.

En particulier, les ordinateurs de supervision du réacteur EPR de Flamanville ne sont pas basés sur le système d’exploitation Windows et n’utilisent pas les logiciels WinCC et PCS 7 ; le ver Stuxnet est donc sans influence sur eux.

Cet événement confirme l’intérêt d’une démarche d’analyse critique, fondée sur un examen détaillé des systèmes et non sur des indicateurs comme le retour d’expérience, qui pourraient conduire à accepter un système non pas parce que sa sûreté a été démontrée mais simplement parce que ses failles n’ont pas encore été révélées.

Ainsi, l’analyse de sûreté de la plateforme SPPA-T2000 de Siemens a permis de vérifier d’avance qu’elle présentait les propriétés qui garantissent, entre autres, son immunité aux logiciels malveillants, et en particulier au ver Stuxnet.

Par ailleurs le Système de Protection de l’EPR, le plus important des systèmes de sûreté, est développé à partir d’une autre technologie nommée Teleperm XS. Cette technologie d’AREVA ne comporte pas les logiciels ciblés par Stuxnet et ses automates de sûreté n’ont aucune interface qui permettrait à un logiciel malveillant de l’infecter.

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Les séminaires de la radiobiologie et de la radioprotection – Programme 2010

Classé dans : Info — deedoff @ 10:41

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Les « séminaires de la radiobiologie et de la radioprotection » sont des réunions scientifiques organisées par le Service de radiobiologie et d’épidémiologie (SRBE) de la Direction de la radioprotection de l’homme (DRPH) de l’IRSN.
Les objectifs et la philosophie de ces séminaires seront d’échanger les connaissances scientifiques de manière constructive et ouverte. Ils seront aussi une tribune d’information et de formation scientifique pour tous et un lieu privilégié de présentation de travaux des étudiants en thèse et post-doctorants, entre autres.

Attention!
Pour participer aux séminaires du SRBE si vous ne faites pas partie de l’IRSN, il faut absolument vous inscrire quelques jours à l’avance auprès des personnes dont les coordonnées sont indiquées ci-contre. En effet, les locaux où se déroulent les séminaires ne sont pas en accès libre. (Lire la suite)

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La radiothérapie est sur la bonne voie

Classé dans : Info — deedoff @ 10:27

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Dans son troisième rapport d’étape, le Comité national de suivi de la radiothérapie indique des résultats encourageants.

Le rapport dénombre 448 professionnels équivalents temps plein (ETP), « soit près de 50% de plus depuis 2003 ». Le nombre de dosimétristes en poste dans les centres de radiothérapie est également « en pleine croissance » .

En ce qui concerne la matériovigilance, « 71 signalements ont été rapportés et traités en 2009 et 222 évènements de radioprotection ont été déclarés à l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire). En 2007, après la révélation des accidents de surirradiation d’Epinal et de Toulouse, la ministre de la Santé avait fixé une feuille de route concernant des mesures spécifiques visant à garantir la sécurité et la qualité des actes de radiothérapie ».

Roselyne Bachelot constate que « sur les 32 mesures nationales de radiothérapies, 27 sont terminées et 5 sont en cours ».

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AREVA ne quittera pas le Niger, affirme Lauvergeon

Classé dans : Info — deedoff @ 10:16

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Le groupe nucléaire français, AREVA, ne prévoit pas de quitter le Niger après le rapt à la mi-septembre de cinq de ses collaborateurs par Al- Qaeda au Maghreb islamique (AQMI), a déclaré jeudi sa présidente, Anne Lauvergeon, au cours d’une conférence de presse animée à Niamey.
Depuis l’enlèvement de sept expatries-dont cinq français- dans la cité minière d’Arlit, au nord du Niger, le groupe français et Niamey se sont rejetés la responsabilité dans cet acte, qui serait survenu suite à un dispositif « peu rigoureux ».
« Nous allons revoir nos procédures de sécurité mais (…) il n’ya aucune complicité interne » ayant aboutit au rapt, de ces personnes, travaillant pour AREVA et VINCI, a affirmé Mme Lauvergeaon, reçue jeudi après-midi par le Chef de la junte militaire au Niger.
Se prononçant sur les images des otages diffusées jeudi par la chaine satellitaire Al jazeera, la patronne d’AREVA a estimé que « nous avons tous été remués (…) Nous sommes tous un peu otages avec eux ». « La priorité, c’est de libérer les otages mais aussi de ne pas se laisser arrêter par des actes terroristes. Je vais à Arlit demain rencontrer les salariés et leur dire qu’Areva reste au Niger » a –t-elle déclaré.
Avec une production annuelle aux alentours de 3000 tonnes, le Niger est le 3ème producteur mondial d’uranium après le Canada et l’Australie. Mais l’essentiel de sa production d’uranium est contrôlée par la France, par le biais de l’entreprise AREVA, adjucataire en janvier 2009 de l’exploitation d’une nouvelle mine à Imouraren.
L’exploitation, dans un proche avenir, du gisement d’Imouraren, au nord d’Agadez, deuxième gisement au monde, après le Canada, placera le Niger au deuxième rang mondial des pays exportateurs d’uranium. AREVA emploie quelque 2.500 personnes au Niger, dont 50 expatriés, en 40 ans d’extraction d’uranium dans cette ancienne colonie française.

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1 octobre, 2010

Une première en France

Classé dans : Info — deedoff @ 12:41

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Pour la première fois en France, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) utilise un nouvel emballage qui enfermera des déchets radioactifs radifères, comprendre par là hautement radioactifs. Cet emballage est une sorte de coffre qui pèse une tonne lorsqu’il est vide et qui peut stocker jusqu’à 6 m3 de déchets. La première série de cinq coffres est recouverte d’une peinture grise (durée dix ans). Les coffres suivants seront galvanisés à chaud (durée 50 ans). Jusqu’alors les déchets étaient stockés dans des fûts. Un coffre pourra stocker jusqu’à 12 fûts si ces derniers ne peuvent être ouverts et leur contenu reversé dans les coffres. Ces emballages seront les seuls qui seront acceptés dans les nouveaux centres de stockage de déchets radifères (le prochain dans le secteur sortira de terre près de Brienne-le-Château en 2013). Onze seront nécessaires sur le site d’Orflam. En attendant l’ouverture du site de l’Aube, les emballages seront stockés à Bollène, dans le Vaucluse.
L’intérêt de ces nouveaux emballages est de permettre de stocker une quantité plus importante de déchets dans un même volume et de mieux les empiler dans un centre.
Initialement, ces emballages devaient être testés par l’Andra près de Dieppe, à Saint-Nicolas-d’Aliermont. C’est à cet endroit que la célèbre usine Bayard produisait des réveils matin et de cadrans pour aviation. Elle utilisait des peintures luminescentes contenant des produits radioactifs : radium et tritium. Après la liquidation de l’entreprise, l’Andra est intervenue dans les années 2000 afin de décontaminer le site.

 

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