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9 octobre, 2010

Première photographie d’un atome neutre isolé !

Classé dans : Info — deedoff @ 20:14

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Alors qu’ils travaillaient sur des atomes de rubidium 85 piégés et refroidis à l’aide d’un piège magnéto-optique et d’un laser, des physiciens ont réalisé qu’ils pouvaient capturer et photographier un atome unique. C’est une première mondiale.

Depuis plus de 10 ans, notamment lorsque l’on a réalisé des condensats de Bose-Einstein en 1995, le domaine des atomes ultrafroids est particulièrement étudié de par le monde. Il faut dire qu’ils permettent de construire des horloges atomiques très précises pour tester des théories physiques fondamentales. Ils peuvent aussi servir de simulateurs quantiques pour étudier les transitions dans les superfluides ou encore à explorer des voies de réalisations d’ordinateurs quantiques.

Une découverte inattendue

Une équipe de chercheurs de l’université d’Otago en Nouvelle-Zélande, dirigée par Mikkel Andersen, était en train de piéger des groupes d’atomes de rubidium 85 neutres dans un piège magnéto-optique (le même que l’on utilise pour piéger des molécules de Rydberg) quand ils ont découvert, à leur grand étonnement, qu’ils pouvaient en fait isoler un seul atome dans le piège à l’aide d’un laser.

Remarquablement, il devenait alors possible, à l’aide d’une lentille asphérique à grande ouverture numérique, de former une image de cet atome neutre. L’ensemble n’avait jamais été fait auparavant, même si l’on savait déjà isoler avec un taux de réussite de 50 % environ certains atomes neutres.

Vers un ordinateur quantique performant ?

La performance est intéressante à plus d’un titre car les chercheurs travaillent maintenant à la possibilité d’établir une intrication quantique entre des atomes ainsi piégés. L’intrication entre atomes peut ne pas seulement servir à faire de la téléportation quantique. On sait en effet que si l’on arrivait à avoir un système d’au moins 30 atomes intriqués, et pourvu que l’on sache contourner le sempiternel obstacle de la décohérence quantique, on serait en présence d’un ordinateur quantique dont les performances dépasseraient celles des ordinateurs classiques jusqu’ici construits par l’Humanité.

On n’en est pas encore là, mais les chercheurs sont déjà capables de piéger 10 atomes de rubidium 85. On pourra trouver plus de détails sur ce qu’ont fait les physiciens du Laboratoire de physique atomique de l’université d’Otago dans un article récemment publié dans Nature.

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Trois (faux) blessés à Penly

Classé dans : Info — deedoff @ 7:20

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Un exercice incendie a permis d’améliorer les dispositifs d’alerte au cœur de la centrale nucléaire.

Alerte… Alerte incendie dans le sous-sol de la laverie de la centrale nucléaire de Penly. Il est 8 h 30, hier jeudi, les services de sécurité incendie sont parvenus à circonscrire le sinistre qui s’est déclaré en zone « nucléaire ». Trois personnes sont blessées dont une doit être transportée au centre hospitalier de Dieppe.
On reste assez loin du scénario catastrophe du 9 septembre, lors de la dernière simulation d’un accident grand format de la centrale nucléaire destinée à coordonner tous les services d’intervention. Et pourtant, sous les ordres du commandant des sapeurs-pompiers Jean-Pierre Rondeau tout le dispositif est mis en place pour évacuer les blessés et les personnes pouvant être contaminées par la radioactivité.

Cinq exercices par an

Cinq exercices de sécurité sont programmés annuellement dans la centrale afin de coordonner les secours. Le major Patrice Gomez précise : « Par ses différentes opérations, nous apportons notre professionnalisme au personnel EDF de la sécurité. Nous établissons des protocoles particuliers. Nous évoluons dans un milieu qui peut être contaminé par la radioactivité. »
Tous les sapeurs-pompiers et le personnel médical ont été équipés d’une combinaison blanche ou rose et d’appareils de mesure afin de contrôler la dangerosité de l’atmosphère viciée. Le blessé « volontaire » a été placé dans un véhicule de pompier pour être emmené à Dieppe où tout avait été prévu pour l’accueillir. Les deux autres ont été emmenés au poste médical de la centrale.

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Enfouissement de déchets à radioactivité naturelle renforcée – Argences

Classé dans : Info — deedoff @ 7:01

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Pourquoi ? Comment ? Où en est-on dans ce projet ?
Jean-Pierre Olivier, adjoint chargé de l’environnement, a été avisé par la société Solicendre, exploitant du site d’enfouissement, qu’en juin 2010, une demande d’autorisation d’acceptation de déchets à radioactivité naturelle renforcée avait été faite auprès du préfet du Calvados pour un stockage sur le centre d’Argences. Il a pris contact avec l’inspecteur des installations classées et rédacteur du rapport destiné au conseil départemental des risques sanitaires et technologiques qui doit rendre son avis au préfet préalablement à la signature de l’arrêté de prescription complémentaire.
Une réunion a eu lieu en préfecture en présence de Jean-Pierre Olivier, invité à titre consultatif. Compte-tenu de l’importance de cette question, les élus ont entendu le directeur de la société Solicendre, le responsable de la société Algade, bureau d’études spécialisées pour présenter la conclusion sur l’impact environnemental de ces futurs stockages de déchets spécifiques. Dominique Delivet, maire, a adressé un courrier au représentant de l’Etat, exprimant son « étonnement de ne pas avoir été informé par les services préfectoraux dès l’origine de la demande du projet d’arrêté modificatif de la société Solicendre. Le conseil municipal estime que la Ville d’Argences contribue depuis près de trente ans au stockage des déchets industriels spéciaux et regrette l’apport d’un nouveau type de déchets contenant des radionucléides naturels même si le projet d’arrêté de prescription complémentaire conclut que la radioactivité naturelle renforcée de ces déchets est négligeable du point de vue de la radioprotection, tant pour le personnel de l’installation que pour la population voisine et l’environnement. »

Où trouve-t-on cette radio activité naturelle ?
Dans les matières premières riches en radio éléments : aluminium, cuivre, phosphate, céramique, granit…

D’où proviennent les déchets ?
Des fonderies utilisant du zircon (industrie aéronautique) : poussières de grenailles, moules de fonderie. De la production d’engrais phosphatés. De verrerie (céramiques réfractaires usagées de fours…). De traitement d’eaux souterraines (boues, tartres, filtres…).

Quels sont les risques ?
À 20 mètres d’un déchargement non recouvert, il est nul. Pour le personnel travaillant sur place, l’exposition de 0,18 mSv (millisievert) est inférieure au minima autorisé par le Code du travail. Les transferts de pollutions ne sont pas à craindre grâce à la double étanchéité des alvéoles (argile plus géomembrane).

Quelles quantités viendrontà Argences ?
10 % des déchets autorisés par an soit 3 000 tonnes maximum, le contrat actuel en prévoyant 1 600 tonnes.

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7 octobre, 2010

Désastre écologique en Hongrie : Un risque radioactif ?

Classé dans : Info — deedoff @ 3:19

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« Notre entreprise s’est considérablement engagée pour minimiser tous les effets négatifs sur l’environnement de son activité et pour satisfaire aux standards européens en la matière. Des procédés et des équipements modernes sont mis en oeuvre pour protéger la pureté de l’air et des eaux. Des bassins de rétention sécurisés équipés de systèmes de surveillance collectent les boues rouges. Nous sommes dévoués à rendre à nouveau ces zones cultivables en les recouvrant de terre végétale et en les plantant. Notre politique de gestion environnementale est à la norme ISO 14001 depuis 1999″. Ces quelques lignes sont traduites du site Internet de l’entreprise Magyar Aluminium, à l’origine d’une catastrophe écologique sans précédent à Ajka en Hongrie [photo ci-dessus issue de Google Earth].

Lundi, un réservoir d’une usine d’aluminium s’est rompu, déversant plus de un million de mètres cube de boue sur les villages environnants. Dans un communiqué, le directeur adjoint du WWF-Hongrie Gabor Figeczky s’inquiète de la situation : « C’est un accident sans précédent, qui affecte profondément l’écosystème, les eaux de la région et illustre la fragilité de nos réserves d’eau potable. Il est encore difficile de dire comment cela va affecter l’environnement, mais une chose est certaine: les métaux lourds sont connus pour leur longévité et ne disparaissent pas d’un jour à l’autre ».

Y-a-t-il des usines similaires près de chez vous ?
L’accident de Hongrie, au delà de la tragédie humaine liée à la rupture violente d’un réservoir, met le doigt sur les pollutions générées par les activités minières en général. En ce qui concerne la bauxite en particulier (la bauxite est un minerai d’alumium de couleur rouge), un rapport de l’association de protection de l’environnement Robin des Bois, publié en 2005, fait un état des lieux : « un terril de boues rouges et d’alumine à Vitrolles, une sorte de barrage de 60 m de haut de boues rouges en travers d’un thalweg à Rousson dans le Gard dont Rhodia Salindre serait aujourd’hui responsable, un stock de boues rouges et un stock de bauxaline sur le site de Mange-Garri près de l’usine de transformation de bauxite de Pechiney [aujourd'hui Rio Tinto Alcan, NDLR] à Gardanne et la décharge sous-marine de la fosse de Cassidaigne en face de Cassis dans la Mer Méditerranée (1) ». L’association dénonce cette décharge comme « l’une des plus grosses anomalies environnementales que l’on puisse rencontrer sur le littoral français ».

Un risque radioactif ?
Dans les images transmises depuis la Hongrie par les télévisions, vous aurez peut être remarqué du personnel muni de compteurs Geiger. Le rapport de Robin des Bois, auquel nous nous référons plus haut, est en fait le résultat d’une enquête sur la Radioactivité Naturelle Technologiquement Renforcée réalisée par l’association à la demande de la Direction Générale de la Sûreté Nucléaire et de la Radioprotection. Elle a duré plus d’un an d’août 2004 à octobre 2005. Les résidus des industries minières surexposent les populations humaines et animales et les plantes, à une radioactivité naturelle renforcées par les procédés industriels. Selon l’association « la radioactivité naturelle technologiquement renforcée engage des doses collectives et individuelles comparables aux doses de radioactivité artificielle émises par les pratiques nucléaires non accidentelles ».

Mais ici comme à Ajka, et selon le discours des autorités concernées, les industriels se sont considérablement engagés pour minimiser tous les effets négatifs sur l’environnement et pour satisfaire aux standards européens en la matière. Des procédés et des équipements modernes sont mis en oeuvre pour protéger la pureté de l’air et des eaux, les politiques de gestion environnementale respectent souvent la norme ISO 14001. Il n’y aurait donc pas de quoi fouetter un chat.

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Une alerte radioactive force l’évacuation de résidents (Québec)

Classé dans : Info — deedoff @ 3:10

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Des résidents de la Beauce ont vécu des moments angoissants mardi soir dans la municipalité de Saint-Jean-de-Lalande, près de Saint-Georges-de-Beauce.
Une douzaine de maisons du secteur ont dû être évacuées en raison d’une alerte à la radioactivité.

L’incident s’est produit vers 18 h quand une automobiliste a roulé par erreur sur un appareil du ministère des Transports servant à mesurer la densité de l’asphalte.

Puisque la boîte a été endommagée, la conductrice a immédiatement prévenu les services d’urgence qui se sont rendus sur place.

Après avoir constaté que l’appareil contenait des produits radioactifs, les autorités ont établi un périmètre de sécurité et les pompiers ont contacté la Commission canadienne de sûreté nucléaire.

Les pompiers ont finalement constaté que les concentrations de radioactivité de l’appareil étaient faibles.

Les citoyens ont pu réintégrer leur domicile en fin de soirée.

L’incident n’aura fait aucun blessé.

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5 octobre, 2010

La « poubelle nucléaire » russe fait peau neuve dans l’Arctique

Classé dans : Info — deedoff @ 12:00

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Sur le mur d’une rue passante, le panneau donne la température, la vitesse du vent et… la radioactivité. Dans le nord-ouest de la Russie, la péninsule de Kola porte les stigmates d’une époque, peut-être bientôt révolue, qui l’a vue devenir la « poubelle nucléaire » de l’ex-URSS.

Lourdement militarisée à cause de sa proximité immédiate avec l’Otan, cette région de l’Arctique a hérité d’un legs encombrant après l’implosion de l’Union soviétique: des sous-marins atomiques en fin de vie par dizaines et du combustible nucléaire usé dans des containers pas toujours hermétiques.

Autant de menaces pour l’environnement près des eaux poissonneuses de la mer de Barents mais aussi d’aubaines pour trafiquants sans scrupules.

Deux décennies et deux milliards de dollars –essentiellement occidentaux– plus tard, la « poubelle » a meilleure allure.

« Le plus positif, ou peut-être devrais-je dire le moins négatif, c’est que la situation est sous contrôle pour ce qui est de la sûreté nucléaire », dit Sergueï Javoronkine.

« Ca n’a pas toujours été le cas », précise ce responsable du Conseil public pour l’utilisation sûre de l’énergie nucléaire à Mourmansk, le chef-lieu de la péninsule.

Finies les décharges de déchets radioactifs en mer qui avaient cours jusqu’au milieu des années 1980. La grosse centaine de submersibles qui rouillaient à quai ont presque tous été envoyés à la casse.

Isolés, inoccupés et exposés aux intrus, les phares alimentés par des « générateurs thermoélectriques radio-isotopiques » (GTR) radioactifs tournent maintenant à l’énergie solaire.

« La situation a changé dans le bon sens », admet Alexandre Nikitine, ancien officier de la flotte sous-marine soviétique arrêté par le FSB (ex-KGB) en 1996 pour avoir informé l’ONG environnementale norvégienne Bellona –pour qui il travaille aujourd’hui– sur la pollution causée par les sous-marins.

« Mais de notre point de vue, il y a encore des problèmes », ajoute-t-il.

Tout en haut des motifs persistants de préoccupation, la baie d’Andreïeva abrite 30 tonnes de déchets radioactifs et du combustible usé des sous-marins et brise-glaces nucléaires, à quelque 40 km de la frontière norvégienne.

Les 21.000 « crayons » nucléaires, petits tubes de combusible, stockés sur place dans des citernes et containers douteux représentent une radioactivité totale de 850.000 térabecquerels. L’équivalent de neuf Tchernobyl près des rives de la mer de Barents.

« Ce sont les mêmes citernes que dans les années 1980. Ils ont juste construit un toit au-dessus pour les protéger de la pluie et une barrière pour tenir les personnes indésirables à distance », explique Igor Koudrik, un chercheur de Bellona.

Selon Valery Panteleyev, directeur de SevRao, l’organisme public chargé du « nettoyage » de la péninsule, un premier lot de « crayons » a été acheminé par voie ferroviaire vers l’usine de retraitement de Mayak, dans l’Oural, en juin.

« Le plus facile », selon Igor Koudrik. « Ils ne savent toujours pas comment vider les citernes ».

Autre point noir, le Lepse, un navire de soutien aux brise-glaces atomiques, attend depuis 20 ans à Mourmansk que l’on trouve une solution pour sa cargaison de tubes de combustibles, brisés ou endommagés pour bon nombre et donc difficiles à extraire.

Véritable épave flottante, le bateau construit en 1936 menace de sombrer.

Bien que les autorités professent officiellement « la transparence », de nombreux sites restent fermés aux journalistes étrangers.

A Mourmansk, la radio continue de mentionner le niveau de radioactivité dans ses bulletins météo et à la toute proche frontière russo-norvégienne, des portiques de détection scannent les véhicules pour détecter d’éventuelles sorties frauduleuses de matières radioactives.

 

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Mélox fait les yeux doux aux étudiantes

Classé dans : Info — deedoff @ 11:45

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Qui a dit que les femmes ne pouvaient pas exercer des métiers industriels et spécialement dans le nucléaire ? Certainement pas le groupe Areva qui organisait le 30 septembre dernier sa journée de la mixité professionnelle. Une déclinaison de l’accord signé entre la direction et les syndicats en novembre 2006, pour sensibiliser les salariés de tous ses sites europée ns à « l’égalité des chances » dans le monde du travail. « Anne Lauvergeon (PDG d’Areva, ndlr) a toujours indiqué qu’elle ne voulait pas de clonage de ses salariés mais au contraire des gens différents, ouverts à d’autres façons d’être, donc au travail d’équipe et qui n’ont pas une seule façon de gérer un problème » , assure Régis Faure, adjoint à la responsable de la communication chez Mélox, fabriquant deMélox fait les yeux doux aux étudiantes dans Info combustible nucléaire recyclé. Recrues hommes, femmes, handicapées, formées à l’université ou d’origine étrangère, voilà qui participerait à « la richesse » de l’entreprise, ingrédient indispensable pour « le futur international » du groupe. Ce message a été largement diffusé toute l’année auprès des étudiantes de divers horizons. Et en particulier le 30 septembre auprès d’une trentaine d’étudiantes en 3 e et 4 e année de l’Ecole des Mines d’Alès (Ema), dont une partie se destine justement aux carrières nucléaires.
Cyrine, Avignonnaise de 22 ans, inscrite à l’Ema en 4 e année de génie civil se verrait bien intégrer le fleuron de l’industrie française. Sans appréhension aucune relative à son statut de femme. « En génie civil, on a l’habitude de foncer sur ce qu’on a envie de faire ». Elle ne jure que par « le travail, la capacité d’adaptation, l’esprit d’équipe » pour y arriver.
Coralie Gouget, 30 ans, est elle sortie de l’Ema, option management des risques majeurs, en 2004. Depuis 2008, elle conçoit des études de sûreté pour le compte de SGN (filiale ingénierie des projets d’Areva à Bagnols) et encadre une dizaine de collaborateurs. Elle voit presqu’un avantage d’être une femme dans un milieu d’hommes : « On peut s’affirmer, on nous explique plutôt mieux les choses et on a un meilleur accès à l’information ». Areva souligne d’ailleurs que le recrutement ne peut être sexué pour ne pas risquer de « masquer certaines compétences ». Effet de communication ou véritable engagement ?
Aujourd’hui, parmi les cadres débutants et premières expériences embauchés par le groupe (bac + 5 et moins de 30 ans), 35 % sont des femmes. Le groupe espère atteindre 50 %. Bref, il reste bien du chemin à parcourir.

 

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4 octobre, 2010

Exposition aux rayons ionisants: davantage de travailleurs concernés en 2009

Classé dans : Info — deedoff @ 20:40

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Le nombre de travailleurs suivis en 2009 par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire en raison de leur exposition professionnelle aux rayonnements ionisants (nucléaire, aviation, santé) a augmenté de 4,1% par rapport à 2008, indique lundi l’IRSN.

Selon ce bilan annuel, la « dose externe individuelle moyenne » sur l’ensemble des 319.091 travailleurs surveillés l’an dernier est également en hausse (0,21 milliSievert, contre 0,19 mSv en 2008), mais l’IRSN la qualifie de « très légère augmentation » et souligne qu’elle n’est « pas significative ».

La dose individuelle qui correspond à la limite annuelle pour le public est en effet fixée à 1 mSv. Seuls 14.630 travailleurs (4,5% du total) ont reçu une dose supérieure à cette limite l’an dernier, indique le bilan de l’IRSN.

Au total, 1.974 d’entre eux ont reçu une dose supérieure à 6 mSv, « donnée stable par rapport à l’année précédente ».

Dans 14 cas, la dose externe cumulée a dépassé la limite réglementaire de 20 mSv fixée pour l’exposition professionnelle à ces rayonnements. Une proportion en diminution constante depuis 2005, où 40 personnes avaient dépassé cette dose, relève l’IRSN.

Des inégalités importantes selon les secteurs d’activité sont encore observées.

Le secteur médical et vétérinaire, qui regroupe la majorité des effectifs surveillés (61%), en raison notamment de l’utilisation de rayons X, présente une dose individuelle moyenne faible: seulement 0,1 mSv en 2009.

A l’inverse, les travailleurs de l’industrie nucléaire et non nucléaire (30% des effectifs suivis), reçoivent les doses les plus élevées, avec respectivement 0,41 mSv et 0,54 mSv.

« Les cas de dépassement de la limite réglementaire des 20 mSv sont majoritairement rencontrés dans le secteur médical puis dans celui de l’industrie non nucléaire », indique l’IRSN.

En ce qui concerne la contamination interne (via des radioélements à l’intérieur du corps), le nombre de cas avérés reste faible, avec 18 travailleurs ayant reçu une dose supérieure à 1 mSv. L’un d’eux, qui travaille dans l’industrie nucléaire, a toutefois reçu une dose de 69 mSv à la suite d’un incident.

Pour la seconde fois cette année, l’IRSN présente aussi un bilan des expositions de 19.830 personnels navigants des compagnies Air France et Air Calédonie International.

Pilotes, stewards et hôtesses de l’air sont en effet exposés en vol aux rayonnements cosmiques. Comme l’année précédente, 85% des personnels navigants suivis ont ainsi reçu en 2009 « une dose efficace annuelle supérieure à 1 mSv, la dose individuelle maximales s’élevant à 5,5 mSv ».

La dose individuelle moyenne pour ces personnels navigants est stable par rapport à 2008 à 2,2 mSv.

Source

Lien sur le site de l’IRSN
Voir le rapport => ici.

L’expertise de l’IRSN en danger

Classé dans : Info — deedoff @ 10:01

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Voici une information intersyndicale qui ne manque pas d’intérêt.

En 2011, il y aura 30 millions d’euros en moins sur la subvention venant du ministère de l’écologie à l’IRSN, par ordre du cabinet du premier ministre.

Cette baisse concerne le financement de l’expertise en sûreté des installations nucléaires, soit un budget annuel d’environ 80 millions d’euros.

Ce qui représente une baisse de 40 % des moyens

Les membres des organisations syndicales pensent que c’est totalement irréaliste.

Le gouvernement en a quand même conscience et a une idée : remplacer ces moyens attribués par l’état par une redevance qui serait payée directement à l’IRSN par les exploitants nucléaires.

Ces décisions, baisse de subvention et création d’une redevance peuvent avoir de lourdes conséquences sur l’IRSN. En particulier on peut se poser la question de l’indépendance, si souvent mise en avant par l’autorité de sûreté nucléaire.

 

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3 octobre, 2010

Genève ouvre la porte au nucléaire

Classé dans : Info — deedoff @ 19:31

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C’est une victoire pour les libéraux: ils ont obtenu la suppression de l’article qui interdit depuis 1986 le nucléaire.

Une page se tourne pour Genève l’antinucléaire. Jeudi à 22h10, au terme d’un débat passionné, les constituants ont refusé par 37 voix contre 33 de maintenir l’article qui bannit depuis 1986 l’atome: «Les autorités cantonales s’opposent par tous les moyens juridiques et politiques à leur disposition à l’installation de centrales nucléaires, de dépôts de déchets radioactifs et d’usines de retraitement sur le territoire et au voisinage du canton.» Par 37 voix contre 34, les élus ont décidé d’assouplir le cadre en enjoignant simplement l’Etat à «collaborer aux efforts» tendant à se passer de l’énergie nucléaire. Ils souhaitent que les projets liés à l’atome soient soumis au peuple. C’est une victoire des libéraux, emmenés par le banquier Bénédict Hentsch, qui jugeait l’article «hypocrite» (LT du 30.09.2010).

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