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15 octobre, 2010

Les responsables des Autorités européennes de contrôle de la radioprotection (HERCA) approuvent la création d’un passeport dosimétrique européen harmonisé

Classé dans : Info — deedoff @ 12:10

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HERCA[1], l’association des responsables des Autorités européennes de contrôle de la radioprotection, approuve le contenu proposé pour la création d’un passeport dosimétrique européen harmonisé, qui sera transmis à la Commission européenne en vue de son inclusion dans les normes de bases européennes (BSS).

À l’occasion de sa 5ème réunion, qui s’est tenue à Oslo le 30 juin 2010, HERCA a approuvé le contenu proposé pour la création d’un passeport dosimétrique européen harmonisé. Les exigences inhérentes à ce passeport dosimétrique ont été définies en 1990 par la directive européenne 90/641 Euratom, dans le souci de s’assurer que les travailleurs itinérants[2] œuvrant dans les installations nucléaires bénéficient du même niveau de protection que les travailleurs employés en permanence sur ces sites. Cette démarche a donné lieu à des améliorations de la radioprotection des travailleurs itinérants. Néanmoins, la mise en application pratique de ces exigences varie considérablement entre les différents pays européens.

Au cours de sa première réunion, qui s’est tenue à Paris le 29 mai 2007, HERCA a décidé de créer un groupe de travail consacré à la mise en application pratique de la directive 90/641/Euratom au sein des États membres (EM) et des actions nécessaires à une meilleure harmonisation des systèmes de radioprotection pour les travailleurs itinérants au sein des EM.

Le groupe de travail s’est réuni pour la première fois le 24 janvier 2008 et a décidé de mener une enquête sur l’état de la transposition de la directive 90/641 Euratom au sein des États membres. Cette enquête a permis de dégager des points communs et des divergences entre les systèmes de radioprotection des travailleurs itinérants au sein des différents pays, et de comparer le contenu défini dans les passeports dosimétriques aux informations exigées par la directive du Conseil 90/641/Euratom. Sur la base de ces résultats, des propositions d’harmonisation ont été approuvées lors de la réunion d’HERCA (bonnes pratiques, contenu du passeport dosimétrique et ébauche de ce passeport). Dans une première phase, le passeport dosimétrique utiliserait un support papier. Les pays pourront toutefois opter pour un système électronique (éventuellement fondé sur Internet).

Le modèle de passeport dosimétrique proposé par HERCA comprend : un format et une terminologie harmonisés et une harmonisation des exigences relatives au contenu. Il distingue les champs obligatoires des exigences facultatives laissant ainsi une certaine flexibilité aux États membres.

L’approbation du passeport dosimétrique par HERCA représente un nouveau jalon dans le travail mené par l’association en vue de développer une approche commune de la radioprotection et de la réglementation relative à la sûreté nucléaire, plus particulièrement au sein de l’Union européenne. HERCA considère cette mission comme sa première réalisation majeure. Une telle harmonisation serait également utile pour les pays extérieurs à l’Union européenne.

HERCA transmettra le projet de passeport dosimétrique à la Commission européenne en vue de l’inclure dans la révision des normes de base (BSS). HERCA invite également toutes les autorités nationales et toutes les parties prenantes européennes compétentes dans le domaine à faire part de leurs commentaires concernant sa mise en application à l’échelle nationale.

 

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Environnement Socatri est condamnée pour avoir tardé à avertir d’une fuite d’uranium

Classé dans : Info — deedoff @ 3:40

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Rejeter 75 kg d’uranium dans deux rivières, ce n’est pas polluer. La société Socatri, filiale d’Areva, a été relaxée hier des accusations de pollution après une fuite dans son usine du Tricastin en juillet 2008. Le tribunal de Carpentras l’a cependant condamnée à 40 000 euros d’amende pour avoir attendu plusieurs heures avant de prévenir les autorités. À l’audience, le parquet avait réclamé la condamnation pour pollution, 100 000 euros d’amende et la fermeture de la partie du site incriminée.

« Vide juridique »
« Areva s’est engouffré dans un vide juridique, explique Benoist Busson, avocat du Réseau sortir du nucléaire. En France, il n’y a pas de seuil maximum légal d’uranium dans l’eau douce. Tant que l’on ne prouve pas des effets sur la santé des consommateurs, on ne peut pas établir le délit de pollution ». Pour le Réseau, ce jugement est malgré tout une décision « sans précédent », « la première condamnation en matière de nucléaire ». Avocat pour Greenpeace et les Amis de la terre, Alexandre Faro se dit au contraire « très déçu ». « On en est au même stade qu’aux premiers procès pour dégazage en mer, quand les tribunaux estimaient qu’il n’y avait pas de preuve de pollution ».
Fin septembre, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) avait présenté son rapport sur l’impact de la fuite. Parmi 400 prélèvements réalisés dans la nappe phréatique, moins de 1,5 % présenteraient des taux d’uranium supérieurs aux 15 microgrammes par litre préconisés par l’OMS. « Il y a tout de même quelqu’un chez qui cela a atteint 70 microgrammes au robinet », souligne Benoist Busson. Les associations attendaient hier la communication complète du jugement pour décider ou non de faire appel. La Socatri n’a pas souhaité pour sa part faire de commentaire.

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Radioactivité: surveillance et mesure

Classé dans : Info — deedoff @ 3:31

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Stations de mesure en Suisse, source: Office fédéral de la santé pulbique, rapport annuel 2009

Les autorités suisses assurent une surveillance permanente de la radioactivité. Trois réseaux de sondes différents mesurent le rayonnement radioactif présent dans le pays, y compris dans le voisinage des centrales nucléaires. Tous montrent que le rayonnement émanant de ces installations est très faible, et même bien plus faible que le rayonnement naturel présent partout autour de nous. Les résultats de leurs mesures peuvent être consultés sur Internet, où ils sont actualisés chaque jour.

Des différences géographiques
Les rayonnements journaliers moyens mesurés par les réseaux suisses de surveillance varient selon les endroits entre 80 et 260 nanosieverts par heure (nSv/h = 1/1000 000 mSv/h). Ces écarts sont essentiellement dus aux différences observables au niveau du rayonnement radioactif naturel.
Le rayonnement radioactif naturel varie en effet en fonction de la nature géologique du sol mais aussi de l’intensité du rayonnement cosmique. Or cette dernière augmente avec l’altitude. C’est ce qui explique que les sondes situées dans les Alpes (p. ex. sur le Jungfraujoch) mesurent des valeurs sensiblement plus élevées, et que la radioactivité la plus forte de Suisse soit relevée au Piz Giuv, au nord de Sedrun, avec des pics d’environ 500 nSv/h.

Suivi permanent de la radioactivité
L’Office fédéral de la santé publique (OFSP), la Centrale nationale d’alarme (CENAL) et l’IFSN assurent une surveillance permanente de la radioactivité en Suisse. Cette surveillance porte sur l’atmosphère, les précipitations, l’eau, le sol, l’herbe, le lait et d’autres denrées alimentaires (gibier, champignons, céréales, etc.) ainsi que sur le voisinage des installations nucléaires et des autres sources potentielles de rayonnement.
Les dernières valeurs mesurées sont publiées sur Internet et peuvent être consultées à tout moment.

Réseaux d’alerte suisses
Trois systèmes d’alerte automatique ont été mis sur pied pour que les organes d’intervention puissent réagir rapidement en cas de risque radioactif:
Un réseau national de mesure de la radioactivité
Le réseau NADAM compte 58 stations réparties dans toute la Suisse. Celles-ci transmettent les débits de dose et valeurs de précipitations mesurés toutes les dix minutes à la CENAL, qui gère le système. En cas de dépassement de la limite de 1 microsievert par heure, l’alerte est aussitôt déclenchée.
Radioactivité sous haute surveillance autour des centrales
Le réseau MADUK de l’IFSN contrôle les débits de dose ambiants dans les environs proches des centrales nucléaires suisses. Il se compose de 57 stations au total, disséminées dans un rayon d’environ 5 km autour des installations (12 à 17 stations par installation), et sert au suivi du rayonnement artificiel dans le voisinage des centrales. Ce réseau est lui aussi doté d’un système d’alerte automatique.

Radioactivité de l’air
Le réseau RADAIR sert à la surveillance générale de la radioactivité de l’atmosphère. Ce réseau aérien géré par l’OFSP permet de détecter les moindres traces de matières radioactives présentes dans l’air. Il se compose de 11 stations, majoritairement placées le long des frontières et équipées d’appareils de mesure aérosolaire fonctionnant en permanence: l’air est filtré et les filtres sont analysés en ligne.

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13 octobre, 2010

Areva a dû enlever ce matin un générateur de radon abandonné

Classé dans : Info — deedoff @ 20:32

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Oublié en pleine nature depuis 10 ans, à Saint-Sylvestre (87), un générateur de radons a finalement été enlevé ce mercredi matin. Non sans tensions.

A Saint-Sylvestre, au lieu-dit Fanay, personne ne s’inquiétait vraiment de ce bâtiment abandonné et du baraquement à proximité…
C’est là, sur cet ancien site d’Areva, que se trouvait, oublié en pleine nature depuis dix ans, un générateur de radon.

Les habitants se rappellent avoir vu des enfants jouer ici, ou des SDF y dormir. En novembre 2009, des membres de la DREAL ont découvert que le taux de rayonnement radioactif était très élevé, allant jusqu’à saturer l’appareil « avec plus de 15.000 chocs par seconde », notait le contrôleur dans son rapport.

Finalement mis en demeure d’enlever ce générateur, Areva a dû s’exécuter ce matin, en présence des gendarmes.
Des habitants et un membre de l’association Sources et Rivières du Limousin étaient présents.
Le générateur a été amené à Areva Bessines où il peut désormais être entreposé au maximum un an.

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Mortagne-au-Perche. Radioactivité : alerte générale à Cité +

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La cellule risque technologique d’Alençon et les pompiers de Mortagne-au-Perche simulent une intervention à haut risque.

Pendant trois demi-journées, les sapeurs-pompiers de Mortagne-au-Perche ont été chargés de former leurs collègues de la cellule risque technologique d’Alençon. Ils ont simulé une intervention de grande envergure sur le site de Cité Plus, dans la zone de la Grippe.
Un colis transportant un produit radioactif a été ouvert par un salarié. « Il n’y avait aucun risque particulier. Mais quand il l’a touché, il s’est brûlé les mains », décrypte Mickaël Prestavoine, responsable de l’entreprise mortagnaise.
« Logiquement, nous ne recevons pas de radioactivité. Pour nous, le risque est très proche de zéro. » Cité Plus stocke des déchets ménagers, des déchets industriels et des déchets d’activité de soins. Aussi, le risque zéro n’existe pas. D’où l’importance de ces exercices. Les hommes du feu ont été plongés dans des conditions normales d’intervention.

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Sous-traitance nucléaire : vers « une relation de maître à esclave » ?

Classé dans : Info — deedoff @ 20:14

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On compte 440 centrales nucléaires dans le monde, et 34 en construction. La Russie vient d’inaugurer la première centrale nucléaire flottante – et mobile. Annie Thébaud-Mony, directeur de recherche à l’Inserm, spécialiste des questions de santé au travail, revient sur la situation des travailleurs du nucléaire en France. Et s’interroge : « Si, ici, nous sommes confrontés un système qui parvient à masquer les cancers professionnels, que va-t-il se passer ailleurs ? »

Vous avez passé vingt ans à écouter les travailleurs sous-traitants du nucléaire. Comment vivent-ils les fortes contraintes qui pèsent sur leur métier ?

Annie Thébaud-Mony [1] : J’ai toujours été frappée par la conscience qu’ont les sous-traitants chargés de la maintenance des centrales nucléaires de l’importance de leurs métiers. Ils acceptent les conditions de travail qu’ils ont parce qu’ils savent que c’est crucial pour la sûreté nucléaire. C’est pourquoi je dis souvent que la notion de service public, ce sont eux qui la tiennent actuellement. L’autre élément qui revient souvent, c’est la dégradation constante de leurs conditions de travail et d’emploi. La répression syndicale est très forte. Les rapports avec le « client » sont très durs. L’obligation de résultat est constante. Elle leur est toujours rappelée, avec cette menace de perte d’emploi s’ils n’y arrivent pas. Ils ressentent, en plus, une diminution du temps et des moyens pour s’acquitter correctement des tâches qui leur sont demandées : moins de préparation de chantier, moins de matériel, moins de personnes. Et, évidemment, moins d’études en amont sur les doses de radioactivité qu’ils peuvent recevoir sur tel ou tel chantier.

Pourquoi cette activité cruciale pour la sécurité des centrales nucléaires est-elle sous-traitée ?

La sous-traitance est un choix délibéré de faire accomplir par un travailleur extérieur une tâche qui était autrefois effectuée en interne. Pour des raisons de moindre coût économique, certes. Mais aussi pour ventiler les doses de radioactivité reçues par le personnel. La direction d’EDF est confrontée à une véritable contradiction entre la nécessité de garantir la sureté de ses sites et celle de faire intervenir des hommes en centrales nucléaires dans des zones soumises à des radiations. Dans les années 80, EDF n’arrive plus à assurer cette maintenance sans surexposer les agents chargés de la maintenance. Ils ont donc choisi la sous-traitance. A travers le contrôle de la dosimétrie, ils font désormais tourner le personnel.

Cette gestion d’emploi par la dose comporte des effets pervers : certains travailleurs sous-traitants, pour ne pas perdre leur emploi, laissent leur dosimètre en zone protégée…

Evidemment ! Mais le dépôt du dosimètre, ce n’est pas simplement une démarche des salariés qui ont peur de perdre leur boulot. Plusieurs sous-traitants m’ont rapporté que leur employeur, se rendant compte que leurs travailleurs qualifiés sont en limite de dose, font pression pour qu’ils déposent leur dosimètre. Les délais raccourcis et le manque de moyens leur font dire : « ne prends pas ton dosimètre, sinon, on ne va jamais y arriver ». C’est évidemment, pour les sous-traitants, une source de tensions psychologiques très fortes. Et une pratique qui augmente la probabilité de contracter une maladie grave due à une surexposition.

Que dit la direction d’EDF ?

C’est un sujet complètement tabou. Seul un rapport 2006 de l’inspecteur général d’EDF mentionne « une pratique préoccupante de salariés qui ne portent pas de dosimètre ».

Et les organisations syndicales ?

Les syndicats ont pris conscience de l’importance de ces questions. Ils sont actifs et essaient de se mobiliser mais la répression syndicale vis à vis des sous-traitants est telle que leur marge de manœuvre est réduite. Cette répression syndicale n’est pas la seule œuvre des entreprises sous-traitantes. A certains moments, le donneur d’ordre déclare ne plus vouloir tel ou tel travailleur sur ses sites. Refusant, alors, d’assurer une relation de transparence vis à vis des délégués syndicaux. C’est pourquoi le procès de Philippe Billard, qui passe aux prudhommes ce 14 octobre, est tout à fait symbolique. L’enjeu est de reconquérir un droit qui existe depuis 1945, et qui est dénié aux sous-traitants : le droit du salarié d’avoir une représentation dans l’entreprise où il travaille pour pouvoir s’exprimer sur ses conditions de travail. Quand on retire du statut du salarié tout ce qui lui donne quelques marges de négociations individuelles et collectives pour desserrer l’étau de la subordination, nous ne sommes plus dans une relation salariale mais dans une relation de maître à esclave.

La diffusion de l’énergie nucléaire dans le monde – la Russie vient de lancer une centrale nucléaire flottante – risque-t-elle de généraliser ces pratiques ?

Je suis très inquiète de la diffusion des centrales nucléaires aux quatre coins de la planète. La maintenance sera effectuée par des travailleurs qui risquent de n’avoir aucun droit. Si, ici, nous sommes confrontés un système qui parvient à masquer les cancers professionnels, que va-t-il se passer ailleurs ? Je suis aussi inquiète du point de vue de la sûreté nucléaire, puisque la maintenance d’une centrale exige un certain professionnalisme, que l’on n’est pas certains de trouver dans les pays vers laquelle la France exporte des centrales.

Recueilli par Nolwenn Weiler

[1] Dans son ouvrage Travailler peut nuire gravement à votre santé (Editions La Découverte, 2008) Annie Thébaud-Mony aborde notamment le secteur du nucléaire.

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Fessenheim : polémique autour d’un « événement mineur »

Classé dans : Info — deedoff @ 6:35

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Le directeur de la centrale de Fessenheim et l’Autorité de sûreté nucléaire ont relativisé, hier, un « rejet involontaire » de gaz radioactifs présenté comme un « grave accident » par le mouvement écologique allemand Bund.

Il a été beaucoup question de « l ’événement » du 24 août hier, lors de la réunion à Colmar de la commission locale d’information et de surveillance (Clis) présidée par Michel Habig, vice-président du conseil général du Haut-Rhin.

Ce jour-là, une « manœuvre de vanne inadaptée » effectuée par un agent EDF avait entraîné le « rejet involontaire » dans l’atmosphère de 50 m 3 d’effluents radioactifs gazeux stockés dans un réservoir. « II s’agit d’hydrogène mélangé à des gaz rares provenant de la fission et dont la période radioactive est faible, de neuf heures à cinq jours », a expliqué Jean-Philippe Bainier, directeur de la centrale nucléaire. Ces effluents sont régulièrement rejetés dans l’air « au bout de 30 à 60 jours après décroissance de la radioactivité ». Selon Philippe Bainier, ce rejet involontaire, intervenu par la cheminée prévue à cet effet, correspondrait à « 0,00053 % de la limite annuelle » autorisée par la réglementation.

« Les seuils d’alarme n’ont pas été atteints »
« Les seuils d’alarmes des instruments de mesure de radioactivité n’ont pas été atteints », a précisé, Pascal Lignères, le directeur régional de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui a chiffré la « dose faible » à 0,04 micro sievert à un kilomètre de la centrale.

Cet événement « environnement » n’est pas classé sur l’échelle internationale INES graduée de 0 à 7 pour le classement des incidents et accidents nucléaires. Durant les neuf premiers mois de l’année, la centrale de Fessenheim a déclaré à l’ASN trois événements classés au niveau 1 (contre 2 en 2009) et 29 écarts classés au niveau 0 (contre 38 en 2009).

« La cuve du réacteur n° 1 ne présente pas de risque de rupture », a assuré Claude Pages, responsable de la maintenance chez EDF, en se basant sur les résultats de la troisième visite décennale. L’ASN devrait donner, en janvier prochain, le feu vert pour la poursuite de l’exploitation, pour cinq à dix ans, de la doyenne des centrales nucléaires françaises.

Sept nouvelles sondes de mesure en temps réel de la radioactivité vont être déployées autour de Fessenheim dans le cadre de la densification du réseau Téléray de l’Institut de la radioprotection et de la sûreté nucléaire (IRSN). Par ailleurs, le Haut-Rhin fait partie des trois départements pilotes où l’ASN expérimente l’élaboration d’un plan d’urgence post-accidentel et dont le scénario se base sur un accident « modéré ».

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Nouvelle étape pour George-Besse II d’Areva

Classé dans : Info — deedoff @ 6:27

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Après la mise en rotation, en 2009, de la première cascade de centrifugeuses dans l’usine d’enrichissement d’uranium sur le site nucléaire du Tricastin situé dans les départements de la Drôme et du Vaucluse l’infrastructure George-Besse II d’Areva vient de se faire livrer le bâtiment d’assemblage des centrifugeuses de l’unité nord. De là, seront assemblés les composants des centrifugeuses avant leur installation dans l’espace de production de l’unité nord.
L’usine sera à terme constituée de deux unités d’enrichissement (sud et nord) et atteindra une production globale de 7,5 millions d’UTS (Unité de Travail de Séparation) par an en 2016.
« Ces avancées sont significatives dans la construction de l’usine Georges-Besse II et confirment le respect des grandes échéances d’un des chantiers industriels français majeurs de ces 20 dernières années », a déclaré Michael Mc Murphy, directeur du business group Amont d’Areva.
Georges-Besse II remplacera l’usine Eurodif (Georges-Besse I), qui arrivera en fin de vie vers 2012-2013. La nouvelle unité, totalement opérationnelle en 2018 pour un coût de 3 milliards d’euros, produira de l’uranium enrichi destiné à la fabrication du combustible qui sera utilisé, durant les trente prochaines années, par les centrales nucléaires de deuxième et troisième générations.

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12 octobre, 2010

Le partenariat nucléaire franco-américain compromis

Classé dans : Info — deedoff @ 18:22

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Le partenariat franco-américain dans le nucléaire, dont l’une des principales expressions devait être la construction d’un réacteur de nouvelle génération aux États-Unis, semblait plus compromis que jamais samedi, avec le retrait du projet de l’américain Constellation. « EDF est extrêmement surpris et consterné d’apprendre que Constellation a décidé de manière unilatérale de se retirer du projet (de réacteur) de Calvert Cliffs 3″, prévu dans le Maryland (est des États-Unis), a déclaré une porte-parole de l’électricien français samedi.

Dans la nuit de vendredi à samedi, Constellation, partenaire d’Électricité de France (EDF) dans la coentreprise Unistar, commanditaire du projet, avait annoncé qu’il lui était impossible d’accepter les conditions posées par l’administration Obama pour l’octroi d’une garantie de prêt fédérale nécessaire au projet, évoquant « des risques et coûts inacceptables ». « Après des tentatives répétées et vaines pour résoudre ce problème (…), nous ne voyons plus de façon d’arriver dans les temps à des termes et conditions acceptables », avait ajouté l’électricien américain.

Ce blocage intervient alors que les relations entre EDF et Constellation sont déjà au plus mal, au moment où l’américain envisage d’exercer une option de vente d’actifs à son partenaire pour deux milliards de dollars. EDF et Constellation s’opposent actuellement sur l’exercice de cette option de vente, qui obligerait le groupe français à acheter des centrales ayant perdu beaucoup de valeur depuis la négociation de cette clause en 2008.

Coup dur pour Areva aussi

Le ton d’EDF samedi ne laissait aucun doute sur la dégradation des relations entre les deux partenaires. « Constellation se retire du projet de Calvert Cliffs 3 malgré nos efforts répétés pour diminuer significativement l’exposition et le risque liés à ce projet », a regretté une porte-parole. « Constellation a pleinement connaissance des conséquences de ses actions puisque d’elles dépend le futur » du projet, a-t-elle ajouté dans un courriel. L’échec du projet de réacteur serait également un coup dur pour Areva, qui avait été retenu pour le construire.

« Nous sommes raisonnablement optimistes » pour l’avenir de ce projet de plusieurs milliards de dollars, a toutefois déclaré à l’AFP, samedi, une porte-parole d’Areva en Amérique du Nord, Laurence Pernot, estimant qu’il y a « une possibilité que ça puisse aboutir favorablement ». Constellation a précisé que la coentreprise « UniStar n’a pas retiré sa demande d’une garantie de prêt fédérale » renvoyant toute décision sur le projet de réacteur au conseil d’administration de la coentreprise, où siègent ses représentants et ceux d’EDF.

Poursuivre le renouvellement du nucléaire aux États-Unis

Chez Areva, Laurence Pernot a assuré que les négociations se poursuivaient entre l’administration américaine, Constellation et EDF. Pour EDF, « Constellation sait que nous étions sur le point d’aboutir dans les discussions avec le département de l’Énergie et que nous progressions de manière significative ». Selon le Washington Post de samedi, Constellation a jeté l’éponge alors même que « l’administration avait décidé d’accorder au projet une garantie de prêt de 7,5 milliards de dollars ».

Quelle que soit l’issue définitive de ce dossier, EDF semble déjà regarder au-delà de ses relations avec Constellation. « Alors que le futur de Calvert Cliffs 3 est incertain, EDF confirme sa volonté de poursuivre son engagement dans le renouveau nucléaire aux États-Unis », a indiqué la porte-parole.

D’après des propos de la direction du groupe français relayés par des analystes financiers de Bank of America Merrill Lynch, EDF serait déjà prêt à rechercher alors d’autres partenaires pour construire des centrales nucléaires aux États-Unis s’il ne parvenait pas à régler ses différends avec Constellation.

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9 octobre, 2010

La relativité d’Einstein mesurée au quotidien: plus on est haut, plus le temps passe vite

Classé dans : Info — deedoff @ 20:16

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La théorie de la relativité montre que le temps passe plus vite à plus haute altitude: désormais deux super-horloges atomiques cent fois plus précises mesurent ces variations infinitésimales entre par exemple deux marches d’escalier, selon des travaux publiés jeudi.
Les scientifiques avaient depuis des décennies démontré ce curieux effet de la théorie élaborée par Albert Einstein au début du 20e siècle en plaçant une horloge atomique dans une fusée volant très haut comparé à une autre horloge restée à la surface de la Terre où les effets de la gravitation terrestre sont plus forts.
Des physiciens de l’Institut national américain des normes et de la technologie (NIST) à Boulder (Colorado, ouest) ont pu mesurer cet effet dans le quotidien sur une différence d’altitude de seulement 33 cm, démontrant qu’on vieillit un peu plus vite quand on se trouve deux marches plus haut.
Avec les effets moindres de la gravitation l’horloge atomique avance un peu plus rapidement.
La différence est beaucoup trop faible pour qu’on puisse le percevoir directement. Il s’agit seulement d’environ 90 milliardième de seconde de plus au cours d’une vie de 79 ans.
Si cette accélération du vieillissement est imperceptible pour les humains, ces mesures d’une précision sans précédent pourraient trouver des applications pratiques en géophysique et d’autres champs de recherche, expliquent les auteurs de cette étude parue dans la revue américaine Science datée du 24 septembre.
Les chercheurs du NIST (National Institute of Standards and Technology) ont observé un autre effet de la relativité à l’échelle du quotidien à savoir que le temps passe plus lentement quand on se déplace plus vite à une vitesse de seulement 32 km/h.
Les expériences précédentes sur cet aspect de la théorie d’Einsten avaient été faites avec des jets volant à des vitesses supersonique.
Pour effectuer ces expériences plus terre à terre, ces scientifiques ont utilisé les deux meilleures horloges atomiques expérimentales dans le monde qui se trouvent dans deux laboratoires du NIST. Elles sont reliées par un câble en fibres optiques de 75 mètres de long.
Ces deux super-horloges atomiques presque identiques sont basées sur le « battement » d’un ion d’aluminum piégé par des champs électriques sur lequel on projette un rayon laser afin de l’exciter.
L’ion d’aluminium vibre ainsi entre deux niveaux d’énergie plus d’un million de milliards de fois par seconde assurant la pérennité et l’immuabilité de la fréquence de son rayonnement électromagnétique ainsi que son extrême exactitude.
Une de ces deux horloges ne devrait pas varier de plus d’une seconde sur environ 3,7 milliards d’années et la seconde est assez proche de cette performance.
Ces horloges sont cent fois plus précises que les horloges atomiques utilisées aujourd’hui et qui sont basées sur un atome de césium.
L’horloge à césium, qui matérialise actuellement la seconde et sert de référence mondiale, pourrait ainsi être bientôt supplantée par l’horloge à l’ion d’aluminium.

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