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25 octobre, 2010

Faut-il encore craindre une contamination radioactive ?

Classé dans : Info — deedoff @ 19:38

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Cette année, la cueillette des champignons a été plutôt fructueuse sur le Premier Plateau. Alain Chiffaut, fervent défenseur de la nature et de l’environnement, a souhaité en savoir plus sur la contamination liée à la catastrophe de Tchernobyl en 1986 et aux retombées des essais nucléaires atmosphériques principalement dans les années 50-60 qui en était probablement la cause, et savoir si elle était toujours aussi importante.

Après analyse d’un pied de mouton (une espèce des plus contaminées comme les pieds bleus, chanterelles en tube et jaunissantes, petits gris…) cueillit dans les bois de La Marre en septembre 2010, Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire à la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Crirad) en a déduit les commentaires suivants : « Pour l’interprétation, on est dans le domaine des faibles doses donc des faibles risques. Certaines espèces de champignons, dans certaines régions, restent contaminées de manière notable par le césium 137, ceci montre l’intensité de cette contamination 24 ans après Tchernobyl et c’est important d’en parler pour contrer le mouvement de banalisation des conséquences de cette catastrophe.(…) Une bonne politique de radioprotection c’est de veiller à ce que les doses soient les plus faibles possibles donc informer les citoyens pour qu’ils ne consomment pas trop telle espèce de champignons tout en expliquant qu’il s’agit du domaine des très faibles doses. À titre indicatif, la Commission internationale de protection radiologique estime le risque de cancer mortel à 50 décès pour 1 million de personnes subissant une dose de 1 000 microSieverts.

La période physique du césium 137 est de 30 ans, c’est à dire que sa radioactivité diminue de moitié tous les 30 ans. Les sols, en particulier dans l’est de la France restent durablement contaminés. Le césium 137 du sol peut alors se retrouver dans certaines denrées, champignons, gibier, baies. Sur l’échantillon analysé, l’activité du césium 137 est de 1 120 bq/kg sec soit 112 bq/kg frais. Cela représenterait, pour une consommation annuelle de 10 kg frais une dose d’environ 14,6 microSievert pour un adulte. Il faut savoir que le seuil de la CEE relativement élevé est de 600 bq/kg frais

En conclusion, cette « pratique nucléaire » ne peut donc pas être négligée puisqu’elle est supérieure à 10 microSieverts par an mais semble sans trop de danger puisque la dose maximale annuelle admissible est fixée à 1 000 microSieverts par an par le code de la santé publique. En conséquence, il y a peu de risques pour les consommateurs de champignons qui les dégustent en quantités raisonnables ».

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23 octobre, 2010

La simulation mobilise 160 personnels

Classé dans : Info — deedoff @ 3:21

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Les services de l’Etat ont été testés dans le cadre d’un faux accident nucléaire.
Il y avait sans doute des décades et des décades que le petit village de Saint-Maurice-de-Lestapel, entre Monbahus et Cancon, n’avait vu autant de monde dans ses rues et connu autant d’agitation. La faute à un accident nucléaire pour de faux. « Heureusement, ce n’est qu’un exercice », jugeait bon de rappeler le préfet Bernard Schmetz, qui aux côtés de toutes les autorités compétentes a joué consciencieusement son rôle au cours de cette fausse crise dans un but pourtant bien concret : mettre à l’épreuve les services de l’Etat face à un événement du domaine du plausible et dont les répercussions seraient catastrophiques en cas d’atermoiements.

L’exercice n’était d’ailleurs pas simplement d’une envergure départementale mais nationale puisque les autorités dans le domaine nucléaire ont été également sollicitées. Au total 160 personnels ont été ainsi mobilisés dans un scénario dont le point de départ était un accident de circulation, à Saint-Maurice-de-Lestapel donc, impliquant un camion transportant du dioxyde d’uranium, une des bases pour le combustible nucléaire.

De vrais faux journalistes
Les services de gendarmerie ont été bien évidemment de la partie avec la mise en place d’un périmètre de sécurité d’un rayon d’un kilomètre autour de l’accident simulé. Au fur et à mesure de la montée en puissance, ce sont plus de 30 gendarmes du groupement de Lot-et-Garonne qui ont été mobilisés sans compter l’escadron de gendarmes mobiles de Mont-de-Marsan (65 militaires) qui est également intervenu dans la journée. Des militaires de Rosny-sous-Bois de la brigade NRBC (Nucléaire radiologique bactériologique chimique) ont été même dépêchés par avion sur Agen puis véhiculé sur le site dans l’après-midi. C’est dire si cette simulation ne laissait rien au hasard. De vrais faux journalistes ont même été envoyés sur place…

Un escadron de mobiles
Côté pompiers, on n’a pas lésiné non plus sur les moyens puisque de très nombreux personnels étaient sur les lieux, à commencer par les sapeurs-pompiers volontaires de Cancon. Ceux-là ont été rapide-ment appuyés par les cellules mobiles d’intervention radiologique du département et par des effectifs qui venaient de Haute-Garonne, de Gironde, du Gers et du Tarn-et-Garonne. Des agents d’EDF Golfech, de l’agence de sûreté nucléaire (ASN) ainsi que d’Areva ont également apporté leurs contributions. A noter enfin que l’exercice s’est déroulé sous la surveillance de l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et avec l’agence de sûreté nucléaire de Belgique qui agissait là en qualité d’observateur.

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20 octobre, 2010

Une recherche permanente d’améliorations

Classé dans : Info — deedoff @ 4:47

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Élian Bossard a récemment présenté le bilan d’exploitation de la centrale nogentaise. Une année ponctuée par un arrêt décennal, entre autres
L’année 2010 n’aura pas été de tout repos pour les agents du centre nucléaire de production d’électricité de Nogent-sur-Seine.
Venu présenter le bilan d’exploitation à l’occasion de l’installation de la nouvelle commission locale d’information, le directeur Élian Bossard, est revenu sur le contexte industriel dans lequel a évolué le personnel du site nogentais.

Garantir la sûreté

Alors que l’unité 1 a continué sa production à plein régime, l’arrêt de tranche décennal a immobilisé l’unité 2 pendant 89 jours, entre le 29 janvier et le 28 avril.
En matière de résultats, du côté de la sûreté, deux événements significatifs et quatorze écarts de niveau 0 ont été recensés entre janvier et septembre, contre trois événements significatifs et dix-sept écarts l’an passé.
Que se soit en matière d’environnement, de radioprotection ou encore de sécurité du travail, des efforts et des engagements sont pris au quotidien, les enjeux principaux restant de garantir la sûreté nucléaire, de gagner en disponibilité (performance en termes de production) et de développer le professionnalisme.
En termes de radioprotection, le site s’investit ainsi dans une démarche constante de réduction des doses, ce qui a permis notamment de réduire par deux la dose individuelle sur les salariés en vingt ans. De même, les valeurs de rejets radioactifs sont « très inférieures aux limites réglementaires ».

Un programme pluriannuel de 20 millions d’euros

L’année 2010 a été très dense en activités industrielles. Neuf accidents avec arrêts ont ainsi été dénombrés, dont un « accident notable ». La prévention dans la durée est donc de mise, notamment par une attention renforcée sur tous les chantiers, des actions spécifiques auprès des partenaires et une utilisation croissante des chantiers écoles (formation).
De gros investissements ont été réalisés lors des visites décennales, mais le site bénéficie d’améliorations continues : « Nous avons un programme pluriannuel d’améliorations des installations sur 2007-2011 de l’ordre de 20 millions d’euros […] C’est un très bel investissement qui a été réalisé sur le site », se réjouit le directeur de la centrale.
En 2011, deux arrêts seront programmés en début d’année et au second semestre, pour une durée plus courte que les visites décennales toutefois.
En matière de partenariat industriel, les contrats passés avec les entreprises sont maintenant établis sur cinq ans minimum. « Cela permet à nos partenaires d’investir dans les groupes épargnes, ou dans l’embauche de jeunes », souligne Élian Bossard.
L’année 2010 a, en outre, été l’occasion de mener un « programme d’embauches très ambitieux ». « Nous sommes forts d’un enjeu de renouvellement des compétences », a confirmé le directeur du CNPE.
Quarante-sept personnes ont ainsi été embauchées au cours de cette année, sans compter une vingtaine de jeunes en alternance.

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18 octobre, 2010

Les années folles du radium

Classé dans : Info — deedoff @ 20:11

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Buvez et mangez radioactif, enduisez-vous, Mesdames, de ce nouvel élixir ! Raphaël Hitier nous raconte une époque révolue, où la radioactivité et ses vertus bluffaient le consommateur moderne.

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17 octobre, 2010

Une source radioactive encombrante dans un garage à Ablain-Saint-Nazaire

Classé dans : Info — deedoff @ 5:44

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TRIBUNAL D’ARRAS

« Exercice d’une activité nucléaire sans autorisation. » Les termes de la prévention avaient de quoi susciter la curiosité, et un peu d’inquiétude, pour cette affaire examinée jeudi [14/10/10] après-midi devant le tribunal correctionnel d’Arras. Il était reproché au prévenu, âgé de 53 ans, ancien chef d’une entreprise basée à Sallaumines, Contrôle 59, qui a déposé le bilan en 2004, de détenir et d’utiliser un appareil de radiographie gamma contenant du cobalt 60 à son domicile. Plus précisément dans le garage de sa maison, à Ablain-Saint-Nazaire, où il a construit un sarcophage en béton contenant « 105 kg d’uranium appauvri et une source radioactive très dangereuse », selon la description du président Coquel.

Pourquoi avoir déplacé cette source radioactive à son domicile à la fermeture de l’entreprise ? « Pour rendre service, parce que personne n’en voulait, répond le prévenu au président. Le mandataire liquidateur ne s’en est pas chargé. Je lui ai écrit, il m’a laissé avec la source. Je suis parti avec et j’ai fait un sarcophage. Les conditions de sécurité sont acceptables. » Un inspecteur de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) explique au tribunal que la demande d’autorisation de détenir cet appareil radiographique gamma est arrivée à échéance, en 2003, sans renouvellement. Malgré des échanges de courriers, puis des mises en demeure en 2007 et en 2008, l’ancien patron n’a pas réagi et a gardé la source radioactive chez lui. Un procès-verbal a alors été dressé par l’ASN.

La reprise de la source doit être assurée par la Cegelec, qui possède le « monopole » de cette activité en France. Mais pour cela, elle réclame une somme qui a « grimpé » au fil des mois, pour se monter à 14 000 E. « Je n’avais pas l’argent », se défend le prévenu, confronté à quelques difficultés financières. Il précise que la source n’a « aucune valeur » et qu’il ne l’a « jamais utilisée ».

« Froid dans le dos »

L’inspecteur de l’ASN précise que les mesures de radioactivité effectuées sont « dans des limites acceptables pour le public. La Cegelec va faire une vérification sur cet appareil le 27 octobre pour envisager la reprise de cette source. » Pour le substitut du procureur, Adam Chodkiewicz, « ce dossier fait froid dans le dos. La source radioactive est maîtrisée, il n’y a pas de fuite, mais le sarcophage est relativement artisanal. » Il pointe « une véritable mauvaise volonté » du prévenu.

Il requiert une « peine d’avertissement » : quatre mois de prison avec sursis et 3 000 E d’amende.

Pour l’avocat de la défense, Me Xavier Brunet, « ce n’est pas par plaisir que la source radioactive se retrouve dans le garage » de son client. « On a voulu lui refiler la « patate chaude » », dit-il en pointant la responsabilité du mandataire liquidateur. Puis de viser le « mastodonte » de la Cegelec, dont « on aurait pu s’attendre à ce qu’elle comparaisse aussi ».

En effet, le prévenu n’est « pas propriétaire » de la source radioactive et une disposition législative précise que « le fournisseur est tenu de récupérer la source sans conditions ». Me Brunet a d’ailleurs préparé un référé qu’il entend maintenant « mettre à exécution » pour cette évacuation qui n’a que trop tardé. Et l’avocat de la défense de conclure : « Mon client n’est pas un fou furieux, un irresponsable. Il subit malgré lui la situation. Le premier exposé, c’est lui. » Délibéré le 28 octobre.

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Attention aux aliments irradiés

Classé dans : Info — deedoff @ 5:38

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Après s’être mobilisées contre la généralisation du maïs génétiquement modifié, du bœuf aux hormones ou du poulet à l’eau de Javel, une trentaine d’associations écologistes viennent d’envoyer une lettre ouverte aux parlementaires européens pour demander une « évaluation sérieuse des risques liés à l’irradiation des aliments ».

Depuis des années, de nombreux produits vendus en grande surface sont exposés à des rayonnements ionisants afin de prolonger leur durée de conservation. Une soixantaine de pays, dont la France, autorisent cette technique de pasteurisation à froid.

Avant d’être mis sur le marché, les produits traversent une enceinte blindée, un irradiateur, contenant une source de rayonnement ionisant qui les bombarde de cobalt 60, détruisant instantanément insectes, parasites et d’autres micro-organismes. Soumis à des doses d’énergie « colossales », selon les associations, les aliments irradiés ne deviennent pas pour autant radioactifs mais les détracteurs de cette technologie s’inquiètent de ses « effets à long terme ».

« L’étiquetage de ces produits est obligatoire, mais la réglementation européenne est tellement vaseuse et les contrôles si inefficaces que les consommateurs mangent sans doute déjà des produits irradiés sans le savoir quand ils achètent des plats préparés », estime Véronique Gallais, administratrice d’Action Consommation.

En France, une quinzaine de produits et ingrédients alimentaires peuvent être « traités par rayonnements ionisants ». Herbes aromatiques séchées ou surgelées, oignons, légumes et fruits secs, volaille, cuisses de grenouilles, crevettes… Environ 3000 t de produits sont irradiés chaque année dans l’Hexagone et plus de 500000 à l’échelle mondiale.

L’Agence européenne de sécurité alimentaire (Efsa) doit décider d’ici la fin de l’année s’il convient d’étendre la liste des produits ainsi traités. « Le problème est qu’en tuant tous les micro-organismes d’un fruit, on tue aussi une grande partie de ses vitamines », objecte Roland Desbordes, de la Commission de recherche indépendante sur la radioactivité (Criirad).

L’Association nationale des industries alimentaires (Ania), qui regroupe tous les ténors du secteur, rétorque qu’il n’y a pas lieu « d’opposer des réticences à l’utilisation de cette technique ». Mais elle précise aussi que « ce procédé n’est pratiquement pas employé. Essentiellement en raison de l’hostilité des consommateurs qui rejettent la mention aliment irradié. »

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Le Laser Mégajoule va simuler l’arme nucléaire

Classé dans : Info — deedoff @ 5:35

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L’installation, qui ne sera opérationnelle qu’en 2014, a été inaugurée, jeudi [14/10/10] près de Bordeaux, par Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy a inauguré, jeudi près de Bordeaux, le site du futur Laser Mégajoule, l’une des pièces essentielles du programme Simulation lancé en 1996 après l’arrêt des essais nucléaires sur les atolls de Mururoa et Fangataufa décidé par Jacques Chirac. Accompagné de Valérie Pécresse, ministre de la Recherche, le président de la République a visité l’imposant bâtiment de 300 mètres de long qui accueillera fin 2014, sur le site du Barp, les premières expériences de fusion nucléaire par «confinement inertiel».

L’objectif de ce projet pharaonique, dont le coût s’élève à 6 milliards d’euros (dont la moitié pour le Laser Mégajoule), consiste à garantir la fiabilité et la sûreté à long terme des armes nucléaires françaises en reproduisant par le calcul leurs différentes phases de fonctionnement avec un degré de précision suffisant pour éviter de procéder à des tirs réels.

Pièce maîtresse du dispositif, le Laser Mégajoule servira à valider expérimentalement les modèles physiques et les codes de calcul élaborés dans des ordinateurs surpuissants comme le Tera 100 de Bull, installé sur le site du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), à Bruyères-le-Châtel (Essonne), et qui est capable d’effectuer pas moins de 100 000 milliards d’opérations à la seconde !

«Pour cela, l’installation va simuler l’explosion d’une bombe thermonucléaire en produisant des réactions de fusion sur une échelle très réduite, de quelques millimètres», précise au Figaro, François Geleznikoff, le directeur des armes nucléaires au CEA.

Pas moins de 176 faisceaux laser d’une puissance phénoménale convergeront vers une minuscule bille, contenant un mélange ultradense de deutérium et de tritium (isotopes radioactifs de l’hydrogène), installée au cœur d’une sphère d’aluminium et de béton boré mesurant 10 mètres de diamètre et pesant la bagatelle de 140 tonnes. De quoi obtenir pendant un temps extrêmement bref, de l’ordre du milliardième de seconde, une température suffisamment élevée (jusqu’à 100 millions de degrés Celsius!) pour faire fusionner les noyaux de deutérium et de tritium et libérer, en vertu de la célèbre formule d’Einstein E = mc2, une énergie phénoménale. La même qui fait briller le soleil et les étoiles. Et qui peut générer les dégâts que l’on sait…

Des applications civiles
Mais ce concept de fusion par confinement inertiel, différent de la fusion par confinement magnétique explorée dans le cadre du projet Iter, pourra aussi avoir des applications civiles (production d’énergie, recherche en astrophysique). C’est tout l’enjeu de l’installation Petal (Petawatt Aquitaine Laser) qui sera prochainement couplée au Laser Mégajoule et qui servira de prototype au projet européen Hiper visant à obtenir de l’électricité avec ce procédé de fusion. Le tout sans émettre de gaz à effet de serre et en ne générant que de faibles quantités de déchets. Mais le défi s’annonce très ambitieux: pour produire de l’énergie en continu, scientifiques et ingénieurs doivent en effet trouver le moyen de parvenir à «éclairer» le mélange deutérium-tritium plusieurs milliers de fois par seconde sur des durées très longues…

Dans cette course à la fusion contrôlée, les États-Unis ont pris une longueur d’avance puisque leur installation, la National Ignition Facility, basée à Livermore (Californie), est déjà quasiment opérationnelle. Les premières réactions de fusion devraient être obtenues cet automne. La France peut toutefois s’enorgueillir d’être, avec son puissant allié, le seul pays au monde à maîtriser ces techniques d’un intérêt vital sur le plan stratégique et scientifique mais aussi économique. Plusieurs dizaines de PME high-tech et d’industriels français (EADS, Thales, Sagem, Bouygues, Saint-Gobain…) ont en effet participé à la réalisation du Laser Mégajoule, qui devrait employer à terme plus de 1000 salariés, pour la plupart hautement qualifiés.

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Conférence internationale MELODI dédiée aux recherches sur les effets des faibles doses de rayonnements ionisants

Classé dans : Info — deedoff @ 2:22

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Du 18 au 20 octobre se tient à Paris, à la Cité internationale universitaire, la 2ème conférence internationale MELODI (Multidisciplinary European Low Dose Initiative) dédiée aux recherches sur les effets des faibles doses de rayonnements ionisants.

La 2ème conférence scientifique internationale MELODI, organisée par l’IRSN et le CEA, réunit cette année à Paris plus de 220 scientifiques et spécialistes des faibles doses venus du monde entier pour faire avancer la recherche dans ce domaine.

Partant du constat qu’un certain nombre de questions scientifiques ouvertes subsistent sur les effets sanitaires des faibles doses de rayonnements ionisants, la Commission Européenne (CE) a chargé, en 2008, un groupe d’experts européens de mener une réflexion afin de définir les priorités de recherche pour les vingt années à venir.

C’est à l’issue de cette réflexion qu’a été décidée la création de la plateforme européenne MELODI (Multidisciplinary European Low Dose Initiative) dont l’objectif est de structurer les recherches dans ce domaine au niveau européen.

Réunissant à ce jour dix partenaires européens, dont le CEA et l’IRSN, promoteurs au niveau français, la plateforme MELODI vise à favoriser, par une approche interdisciplinaire ouverte à l’international, la mise en place de projets de recherche conjoints dans les domaines de la biologie, de la toxicologie, de la dosimétrie, de la physique et de l’épidémiologie, afin de répondre aux questions scientifiques prioritaires en radioprotection des faibles doses.

Six axes clés de recherche ont été identifiés par les experts :
la forme de la relation Dose – Effet ;
la variabilité individuelle ;
les effets non cancérogènes des rayonnements ;
la sensibilité tissulaire au cancer ;
les risques liés aux expositions internes ;
la qualité des rayonnements.

MELODI joue un rôle clé dans la coordination d’initiatives de recherche et de formation par :
la définition des objectifs de R&D, et des ressources nécessaires en termes d’infrastructures, d’enseignement et de formation notamment des jeunes chercheurs ;
l’élargissement de la communauté scientifique impliquée dans les programmes de recherche et le développement des approches pluridisciplinaires ;
la définition des différentes étapes pour la mise en œuvre d’un agenda stratégique de recherche sur le long terme (ASR) ;
le transfert des résultats aux instances internationales de radioprotection (UNSCEAR, CIPR) ;
la facilitation du dialogue entre les parties prenantes sur les questions des risques de santé associés aux faibles doses.

Contact Presse IRSN :
Pascale Portes
Tél : 01.58.35.70.33
E-mail : pascale.portes@irsn.fr

Contact Presse CEA :
Tuline LAESER
Tél : 01 64 50 20 97
E-mail : tuline.laeser@cea.fr

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16 octobre, 2010

Un projet financé par l’UE aide à cartographier la pollution

Classé dans : Info — deedoff @ 5:16

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Des cartes en temps réel de la pollution de l’air, du sol et de l’eau peuvent maintenant être mises à la disposition de chacun grâce à un projet de recherche financé par l’UE et intitulé INTAMAP. Le projet INTAMAP a élaboré un logiciel de spécifications libre permettant d’établir des cartes de contours qui montrent non seulement l’emplacement exact des zones polluées mais aussi l’origine et la destination de la pollution. De telles informations permettent aux pouvoirs publics de prendre plus rapidement les décisions appropriées pour s’attaquer aux causes de la pollution et aux particuliers de l’éviter. Des chercheurs d’Autriche, de Belgique, d’Allemagne, de Grèce, des Pays-Bas et du Royaume-Uni ont travaillé sur le projet qui a bénéficié d’un financement de l’UE de l’ordre de 1,8 million d’euros. Les applications de la recherche dans le domaine des TIC au service des citoyens et des entreprises d’Europe sont un élément clé de la stratégie numérique pour l’Europe adoptée par la Commission en mai 2010.

«Le projet INTAMAP est un bon exemple de la manière dont la recherche peut aider à améliorer la vie quotidienne en Europe» a déclaré Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission européenne chargée de la stratégie numérique. «Les cartes de pollution en temps réel peuvent être un outil crucial pour aider les pouvoirs publics à repérer les causes des pollutions et à déterminer la meilleure façon de s’y attaquer. Elles peuvent également aider les particuliers à éviter une pollution telle que le smog.»

Jusqu’à présent, s’il y avait une marée noire dans les eaux européennes, les mesures pouvaient indiquer précisément la zone touchée par la pollution mais il était difficile d’évaluer l’ampleur de la pollution et de déterminer d’où elle venait. Sans ces informations, il était difficile pour les pouvoirs publics d’agir rapidement afin de s’attaquer efficacement à la pollution.

Les décisions telles que le moment de procéder à une évacuation d’urgence, par exemple, se fondaient sur des informations recueillies dans un nombre restreint de stations de surveillance qui, pour des raisons de coût, ne couvraient qu’un nombre restreint de lieux de pollution. Sans informations sur les niveaux de pollution entre les stations, les décideurs n’ont pas une idée complète de l’ampleur du problème.

Les chercheurs associés au projet INTAMAP ont élaboré un logiciel qui exploite les mesures prises à des endroits spécifiques en vue de créer une carte en ligne des contours de la pollution qui indique les concentrations de polluants actualisées en temps réel. Par l’application de méthodes dites d’«interpolation», cette carte montre ce qui se passe entre les lieux de mesure et donne donc une idée plus précise. Comme la durée de traitement des données peut parfois être très longue, le logiciel INTAMAP tient compte du temps disponible pour décider s’il faut appliquer les techniques d’interpolation les plus précises afin de produire une carte extrêmement détaillée ou s’il est préférable d’avoir une évaluation plus rapide, moins sophistiquée est préférable et de calculer une vue approximative.

Le logiciel d’interpolation à source ouverte qui est au cœur de ce projet est relié au monde extérieur par des services web. Le système accepte, par exemple, des données brutes publiées sur internet en utilisant des normes ouvertes élaborées par l’Open Geospatial Consortium (OGC). Une fois les données traitées, les services web qui se conforment également aux normes de l’OGC peuvent créer automatiquement des cartes, les afficher sur internet et les actualiser en fonction des besoins.

Applications

Les niveaux de particules de la pollution atmosphérique urbaine et industrielle, par exemple, peuvent varier sur de courtes distances, de sorte qu’une personne qui se rend en vélo à son travail pourrait utiliser INTAMAP pour calculer son exposition moyenne aux polluants et comparer plusieurs itinéraires. L’autorité allemande de radioprotection (Bundesamt für Strahlenschutz) utilise maintenant le système INTAMAP pour visualiser les relevés par heure du rayonnement nucléaire qui sont fournis par la plate-forme d’échange de données radiologiques de l’Union européenne (EURDEP).

Contexte

INTAMAP a été financé au titre du sixième programme-cadre pour la recherche de l’UE. Neuf centres de recherche d’Autriche, de Belgique, d’Allemagne, de Grèce, des Pays-Bas et du Royaume-Uni ont élaboré l’outil INTAMAP sur une période de trois ans.

Site internet de l’INTAMAP

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Le Gabon va se doter d’une agence de sûreté et de sécurité nucléaires

Classé dans : Info — deedoff @ 5:10

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Le gouvernement a adopté un projet de loi pour la création d’une Agence gabonaise de sûreté et de sécurité nucléaires (AGSSN), selon un communiqué officiel diffusé vendredi, une décision qui fait suite à l’expression de doutes sur l’indépendance d’un précédent organisme.

Le projet de loi qui doit être soumis au Parlement a été adopté jeudi en Conseil des ministres, à Libreville, sous la présidence du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, indique le compte-rendu du Conseil.

Selon le communiqué, la nouvelle agence sera « une autorité indépendante de réglementation et de contrôle en matière de radioprotection, de sûreté et de sécurité radiologiques et nucléaires ». Elle sera « chargée de l’application des traités signés par le Gabon avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) » dont le Gabon est membre depuis 1964.

Selon le communiqué gouvernemental, l’AGSSN doit remplacer le Centre national de prévention et de protection contre les rayonnements ionisants (CNPPRI), sous tutelle du ministère de l’Energie.

Créé par une loi de 2001, ce centre est notamment habilité à prendre des mesures « pour réduire, au niveau le plus bas possible les nuisances ou les risques -pour les travailleurs, les patients, le public, la nature et l’environnement- pouvant résulter des activités et des pratiques de sources de rayonnements ionisants », d’après le ministère de l’Energie.

Dans un rapport publié en août après étude de notamment deux sites d’exploitation minière dans la province du Haut-Ogooué (sud-est), l’ONG gabonaise écologiste Brainforest avait mis en doute l’indépendance du CNPPRI dans les conclusions de sa surveillance radiologique sur un site.

Il s’agit de Mounana, où la filiale au Gabon du groupe nucléaire français Areva – la Compagnie des mines d’uranium de Franceville (Comuf) – a exploité des gisements d’uranium pendant près de 40 ans. La mine a fermé en juin 1999.

Selon Brainforest, « la Comuf finance depuis des années » le CNPPRI, que l’ONG accuse par ailleurs de mesures partielles.

En 2007, plusieurs ONG avaient épinglé la Comuf et Areva pour une mauvaise gestion du risque radioactif au Gabon. Areva avait alors annoncé, sans donner de date, la création d’un observatoire de la santé.

Cet « observatoire de la santé de Mounana » doit être officiellement créé lors d’une assemblée générale prévue le 19 octobre à Libreville, à la suite d’un accord entre l’Etat gabonais, Areva, la mairie de la ville et le Collectif des anciens travailleurs et miniers de Comuf-Mounana (Catram).

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