Nucléaire Radioprotection et Internet

  • Accueil
  • > Archives pour septembre 2010

24 septembre, 2010

Nucléaire : le calendrier de Penly remis en question

Classé dans : Info — deedoff @ 3:10

penlyepr.jpg

Le retrait de GDF Suez rebat les cartes du futur réacteur de troisième génération. EDF dispose de trois mois pour indiquer la suite qu’il donnera au bilan de la Commission nationale du débat public, qui doit être rendu aujourd’hui.

Qui va financer le réacteur EPR en projet à Penly ? Quand verra-t-il le jour ? Au terme de plusieurs mois de consultation, la Commission nationale du débat public (CNDP) rend aujourd’hui [24/09/10] son bilan sur la future centrale nucléaire de troisième génération envisagée en Seine-Maritime. Mais le retrait de GDF Suez rebat les cartes. Refusant d’être un simple partenaire financier, le groupe présidé par Gérard Mestrallet a décidé de ne plus participer au projet (« Les Echos » d’hier).
Théoriquement, les autres partenaires d’EDF – l’italien Enel et l’allemand E.ON -pourraient se frotter les mains, en espérant récupérer les 25 % que GDF Suez devait avoir dans le réacteur. Le pétrolier Total n’a en effet pas l’intention de monter au-delà des 8 % qui lui sont promis. Mais, comme depuis le début du dossier, l’Etat a du mal à trancher. « C’est un sujet qui dépend d’EDF », indique un proche du ministre de l’Ecologie et de l’Energie Jean-Louis Borloo.
Les pouvoirs publics semblent plutôt tentés de faire traîner les choses. C’est ce que recommande en substance François Roussely. Lors de son audition à l’assemblée nationale, la semaine dernière, l’ancien patron d’EDF et auteur du rapport sur l’avenir de la filière nucléaire française a été très clair : « Pour ce qui est de Penly 3, on en aura besoin dans les années 2030 », a-t-il répondu à un député.
Le calendrier fixé par Nicolas Sarkozy prévoit un lancement des travaux en 2012 et une mise en service en 2017. Du point de vue de François Roussely, mieux vaut attendre le retour d’expérience du chantier de l’EPR de Flamanville.
Or ce chantier n’avance pas aussi vite que prévu. Cet été, EDF a confirmé un retard de deux ans sur le planning. Le premier EPR français ne sera pas mis en service en 2012, mais en 2014. Par ailleurs, il ne coûtera pas 3,3, ni 4 milliards, comme prévus précédemment, mais 5 milliards d’euros.
Se concentrer sur Flamanville

Le cabinet de conseil Energies Demain, auquel la Commission du débat a demandé une expertise complémentaire, conseille aussi d’attendre. Il suggère de « reporter de plusieurs années une décision définitive sur le réacteur de Penly », en évoquant les incertitudes sur la demande liées aux efforts d’économie d’énergie et au développement des énergies renouvelables dans le cadre du Grenelle de l’Environnement.
EDF, de son côté, dispose de trois mois pour indiquer « les suites qu’il donne aux expressions du débat et aux suggestions qui en résultent. »
Le groupe présidé par Henri Proglio, maître d’ouvrage du projet de Penly, semble tenté de retarder le projet, pour concentrer ses efforts sur Flamanville. Dans l’immédiat, il pourrait cependant ne prendre aucune décision formelle. Il pourrait maintenir le flou sur ses intentions jusqu’en 2012, année prévue pour la publication du décret autorisant la création de la centrale.
Quant au retrait de GDF Suez, « EDF n’en a pas la confirmation, a déclaré hier une porte-parole de l’électricien public. Il est donc prématuré de la commenter. Dans tous les cas, sur ce projet de Penly 3, notre travail se poursuit normalement. »

Source

22 septembre, 2010

Un Espace Européen des Réacteurs de Recherche

Classé dans : Info — deedoff @ 13:48

cellule.jpg

 

Le CEA, la société néerlandaise NRG (Nuclear Research & consultancy Group) et le SCK CEN (Centre d’Etude de l’Energie Nucléaire belge) annoncent la signature d’un « document de position » pour la création d’un partenariat européen dans la recherche sur les réacteurs. L’objectif est d’assurer la compétitivité de l’Europe dans les technologies nucléaires, et de garantir la sécurité énergétique et l’efficacité de la médecine nucléaire.

Signé le 14 septembre dernier à l’occasion de l’assemblée générale de la Plateforme technologique européenne sur l’énergie nucléaire durable, le document souligne l’importance de la coopération et de la mise en œuvre d’une feuille de route claire dans le domaine des réacteurs de recherche. Concrètement, il propose la création d’un Espace Européen des Réacteurs de Recherche (ERAER, « European Research Area of Experimental Reactors »).

Le futur ERAER serait destiné à maintenir des moyens de recherche performants pour la sûreté des réacteurs nucléaires, la gestion du parc actuel, et le développement des réacteurs nucléaires du futur ; disposer d’installations de recherche souples pour assurer la compétitivité de l’Europe sur l’énergie nucléaire durable et enfin assurer la fourniture de radioéléments pour la médecine nucléaire , un enjeu important de santé publique.

 

Source

21 septembre, 2010

Le retour de l’extraction d’uranium en Bretagne, si le Niger devenait trop dangereux ?

Classé dans : Info — deedoff @ 20:18

uraniumbretagne.jpg

On connaît Chantal Cusnier pour son investissement dans la vulgarisation de la recherche scientifique concernant le démantèlement de la centrale de Brennilis et les anciens sites miniers d’uranium en Bretagne. Elle a récemment en Allemagne accompagné un Nigérien qui expliquait la situation dramatique que vivent les voisins des mines d’uranium. L’ABP a rencontré cette militante qui va bientôt aller au Ministère à Paris pour parler de la sécurité autour des mines bretonnes.

Que pensez-vous ce ce qui se passe actuellement au Niger, la prise des otages et l’extraction d’uranium ont-ils un lien ?
- La prise d’otages est en lien avec l’extraction d’uranium car ce sont des salariés d’Areva et de Vinci travaillant pour la mine d’uranium d’Arlit qui ont été enlevés.C’est ce qu’explique clairement le communiqué de l’Observatoire du nucléaire du 16 septembre 2010 – [Voir le site] Le conflit n’est pas nouveau et dure depuis plusieurs années dans cette zone. Les conflits, attentats liés au nucléaire sont nombreux. Rappelons nous la prise des otages au Liban en lien avec l’usine d’enrichissement Eurodif de Pierrelatte financée par le Shah d’Iran, les infirmières bulgares libérées grâce à un « troc nucléaire » avec le colonel lybien Khadhafi.

- Le risque n’est-il pas que l’on rouvre les mines d’uranium bretonnes ?
- Pas dans l’immédiat mais ce n’est pas à exclure car les filons ne sont pas épuisés. Et les zones d’extraction à l’étranger risquent de devenir des zones de conflit surtout dans un contexte où le lobby nucléaire fait le forcing pour le renouvellement du parc nucléaire.
De plus les peuples autochtones (Australie, Canada, Afrique) prennent conscience de l’héritage empoisonné laissé par l’extraction de l’uranium. Le 30 août 2010 à Bâle, lors de la conférence intitulée « Territoires sacrés, peuples empoisonnés », ils ont dit « Stop, laissez l’uranium dans le sol ! ».
40 ans d’extraction de l’uranium n’ont pas enrichi le Niger qui reste le pays le plus pauvre de la planète, mais a pollué la richesse la plus précieuse pour la population pastorale : les nappes phréatiques et fossiles. De plus les milliers de tonnes de déchets radioactifs laissés par l’extraction sont balayés par des vents puissants et les particules radioactives respirées par la population.

- Vous avez mené avec la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) et l’association Roz Glas une enquête sur d’anciens sites miniers entre Guilligomarc’h et Pontivy. Quelles sont actuellement les conclusions scientifiques de vos investigations ?
- Dans tous les sites miniers explorés de Bretagne, de grandes anomalies radiamétriques (10 à même 100 fois le niveau naturel) ont été trouvées notamment sur des sentiers de randonnée, des prés, terrains, parking, etc… contrairement aux discours rassurants tenus en 2005 par la Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement (DRIRE) ou Areva qui parlait d’ « opération exemplaire » et « de radioactivité comparable à celle que l’on mesure dans la région ».
Les analyses des prélèvement au laboratoire de la CRIIRAD ont confirmé les mesures et le classement en déchets radioactifs. Les associations Roz Glas et CRIIRAD ont envoyé une lettre en juin dernier au ministre de l’écologie dénonçant la situation .
Depuis, le préfet a pris un arrêté obligeant Areva à revoir sa copie. Les associations seront reçues au ministère le 6 octobre, et insisteront notamment pour obtenir des garanties en matière de mise en sécurité et décontamination exemplaire de ces anciens sites miniers ainsi qu’un bilan complet de la situation radiologique des cours d’eau qui les traversent et alimentent les captages notamment de la ville de Lorient.

Source

Diagnostic radium en Ile-de-France

Classé dans : Info — deedoff @ 20:08

chocolatradium.jpg

Une opération de diagnostic radium qui concernera 84 sites situés dans Paris et les trois départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) sera lancée début octobre, a annoncé aujourd’hui le préfet de la région Ile-de-France Daniel Canepa.

Les diagnostics seront réalisés gratuitement par une équipe de spécialistes de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), qui effectuent régulièrement des mesures dans des habitations, commerces ou sites industriels. La durée moyenne d’un diagnostic est d’un jour et demi pour un immeuble, de 40 minutes à une heure pour un appartement de taille moyenne. Pour ne pas porter préjudice aux personnes et aux biens concernés, les adresses ne seront pas communiquées.

Les résultats du diagnostic seront communiqués aux occupants par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), d’abord oralement, puis par écrit. En cas de détection de traces de pollution, et en accord avec les propriétaires, des opérations de réhabilitation seront réalisées gratuitement par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).

Selon la préfecture, si des traces résiduelles de radium étaient décelées, « les doses reçues par les occupants des lieux devraient être très faibles, de même ordre de grandeur que celles reçues par la population française du fait des sources naturelles de radioactivité ». L’opération diagnostic durera trois ans, dont six mois pour une première phase qui concernera 18 sites (3 dans les Hauts-de-Seine, un dans le Val-de-Marne et 14 à Paris dans onze arrondissements).

Source

Les neutrinos solaires n’affecteraient pas la radioactivité terrestre

Classé dans : Info — deedoff @ 20:07

neutron2.jpg

Certaines observations semblent indiquer une influence de l’activité solaire sur les taux de désintégrations radioactives des noyaux sur Terre. Si l’effet est réel il devrait probablement être lié aux neutrinos émis par le Soleil. Une équipe du National Institute of Standards and Technology (NIST) américain a testé cette hypothèse… mais n’a détecté aucun effet.

Depuis quelques années, un groupe de physiciens, principalement de l’Université de Purdue, parmi lesquels se trouvent Ephraim Fischbach et Jere Jenkins, pense avoir découvert des variations des taux de désintégrations de certains radioéléments terrestres à l’occasion de fortes éruptions solaires, ou en fonction de la proximité du Soleil avec la Terre. Dans ce dernier cas, les données censées soutenir ces observations proviennent des laboratoires situés à New York et en Allemagne.

Si ce phénomène était confirmé, il est de nature à ébranler les datations en archéologie et en géologie. En effet, la constance dans le temps des taux de désintégration du carbone 14 est au fondement de la méthode de datation développée par Willard Libby en 1949. Elle lui vaudra le prix Nobel de physique en 1960. Toutefois, selon un autre prix Nobel, Emilio Segrè, elle lui aurait été suggérée par Enrico Fermi à l’occasion d’un séminaire à l’Université de Chicago.

Depuis les travaux des pionniers de la physique nucléaire qu’étaient Ernest Rutherford et Pierre et Marie Curie, les expériences montrent que ni la température ni la pression ni des champs magnétiques ne font changer de façon mesurable les taux de désintégrations de noyaux. C’est pourquoi il est possible de dater différents objets archéologiques et géologiques en y mesurant la quantité d’un isotope connaissant celle présente à l’origine.

Le plus connu d’entre eux est le carbone 14, dont la période radioactive est d’environ 5.730 ans. Ainsi, moins il reste de carbone 14 dans le corps momifié d’un pharaon égyptien, plus la date de son décès est ancienne. Si cette période n’était pas constante, le temps mis par les noyaux d’un échantillon de carbone 14 pour diminuer de moitié en nombre (ce qui est la définition de sa période) ne serait pas le même selon l’ancienneté de la constitution de cet échantillon. Cela rendrait incertaines et floues les datations en archéologie.

Les variations observées seraient à chercher… dans les instruments

Le problème se poserait aussi pour les isotopes à très longues périodes, nécessaires pour dater des objets plus âgées que le million d’année, comme par exemple l’uranium 238, dont la période est d’environ 4,5 milliards d’années.

Cette question ne pouvait donc pas laisser indifférents des chercheurs du National Institute of Standards and Technology (NIST), justement chargé, entre autre, d’établir des étalons de mesures précis pour la physique et la technologie.

Pour expliquer une corrélation entre le Soleil et les désintégrations radioactives sur Terre, l’hypothèse la plus probable fait intervenir la physique des neutrinos. Ces particules sont copieusement émises par le Soleil et on sait qu’elles interviennent dans la radioactivité bêta. Pour tester une éventuelle influence du flux de neutrinos, les chercheurs du NIST ont considéré une sphère et une feuille d’un isotope de l’or, 198Au, contenant toutes deux la même quantité de ce métal.

Il existe alors une différence dans ces deux géométries entre la probabilité d’interaction d’un neutrino, émis par un isotope se désintégrant, avec un autre noyau d’or. Dans la sphère, les noyaux proches ont plus de chance d’interagir. Cette différence devrait se manifester par un ralentissement du taux de désintégrations radioactives.

Les physiciens ont surveillé les expériences pendant plusieurs semaines et bien que les flux de neutrinos émis y soient plusieurs fois supérieurs à celui du Soleil sur Terre, aucun effet n’a été observé.

Ce résultat accrédite l’idée que les observations précédentes n’étaient dues qu’à l’influence des variations des conditions physiques extérieures sur les instruments de mesures.

Source

Un laser qui « creuse » le néon

Classé dans : Info — deedoff @ 12:13

laser.jpg

 

Les premières expériences réalisées avec un laser à rayons X révèlent des transformations inédites de la matière.

Inauguré en avril 2009 en Californie, le laser à électrons libres LCLS (acronyme anglais pour « accélérateur linéaire source de lumière cohérente ») du laboratoire de l’accélérateur national SLAC, est la source de rayons X la plus puissante au monde : il produit des impulsions de photons 10 milliards de fois plus brillantes que celles générées par les machines les plus performantes, les synchrotons. Une équipe américaine vient de livrer les premiers résultats de l’étude de ce rayonnement ultra-intense sur les nuages électroniques entourant les noyaux atomiques [1]. Ils montrent que ces bouffées de rayons X très brèves, de l’ordre de la dizaine de femtosecondes à peine, permettent de dépouiller des atomes de plusieurs de leurs électrons, et ce au plus près du noyau.
Grâce à ces lasers à électrons libres X, les chercheurs espèrent réaliser des images tridimensionnelles de molécules biologiques naturelles, ou suivre en direct certains processus chimiques. Deux autres de ces instruments, baptisés SCSS et European XFEL, sont d’ailleurs en construction. Mais la manière dont cette source de lumière interagit avec la matière est mal connue dans son détail. « A ces intensités, chaque pulsation laser contient un nombre phénoménal de protons, explique Michael Meyer, un des responsables scientifiques à l’European XFEL, à Hambourg. Un atome soumis à un tel flash absorbe parfois plusieurs photons quasi simultanément. Il est alors susceptible d’éjecter d’un coup plusieurs électrons. Or, ce phénomène, rarement observé avec les sources de protons classiques, doit être bien compris avant d’envisager des applications à ces sources laser. »

Atomes connus. L’équipe américaine s’y est attelée, en étudiant les effets des rayons X du LCLS sur les atomes d’un gaz néon, bien connus, et simples à manipuler. D’autant que des premiers tests avaient montré qu’ils présentaient une variété de comportement dans la gamme d’énergie de l’instrument. Un peu comme des soleils miniatures autour desquels tournent des planètes, ceux-ci sont faits de 10 électrons placés à des distances moyennes fixes du noyau : deux sur une orbite proche et huit sur des orbites éloignées. L’expérience a d’abord prouvé qu’il était possible avec une seule pulsation laser de priver les atomes de néons de plusieurs de leurs électrons, confirmant ainsi la puissance de la source utilisée. Elle a ensuite révélé diverses situations en fonction de l’énergie des photons employés au départ. Au-dessous de 870 électrons-volts, les électrons éjectés de l’atome sont ceux de la périphérie. Tandis que pour des valeurs supérieures, c’est l’un des électrons centraux qui est retiré en premier, laissant une lacune rapidement comblée par les électrons extérieurs, lesquels risquent alors d’être expulsés à leur tour. Les physiciens ont même observé des cas où les deux électrons centraux disparaissent en même temps, créant brièvement ce qu’ils appellent des « atomes creux », transparents aux rayons X. Un effet de transparence qui devrait concerner tout matériau à l’échelle atomique, moléculaire ou condensé qui serait fait de ces « atomes creux ».
Selon Michael Meyer, « Ces résultats montrent bien que ces machines permettront d’étudier les atomes dans des conditions inédites : prédits par certaines théories, ces « atomes doublement creux » n’avaient encore jamais été produits« .

 

Source

La Chine compte le plus de centrales nucléaires en construction du monde

Classé dans : Info — deedoff @ 11:51

reacteurchine.jpg

[NDR: les puissances énoncées, en MWe, me sembles erronées]

Le 20 septembre, le vice-président de la Commission nationale du Développement et de la Réforme et le directeur de l’Administration nationale de l’Énergie de Chine Zhang Guobao a déclaré : « Ces dernières années, l’électricité nucléaire s’est bien développée en Chine. Le Conseil des Affaires d’État a approuvé 34 tranches avec un réacteur de 3692MWe de puissance, dont 25 tranches à 2773MWe sont en construction. L’envergure de la construction est la plus grande du monde ».

« En même temps, il faut éviter la surchauffe du développement de l’électricité nucléaire. La planification doit être minutieuse », a-t-il souligné.

À l’occasion du Sommet du développement de l’électricité nucléaire de Chine, Zhang Guobao a expliqué que « la mise en service du réacteur nº 1 de la centrale Ling’ao-2 a promu le développement de l’électricité nucléaire de Chine. Désormais, des centrales nucléaires enteront en service chaque année. L’objet de la planification du développement de l’électricité nucléaire de long terme en Chine se réalisera avec quatre ou cinq ans d’avance ».

Selon M. Zhang, c’est grâce à d’importants efforts que le niveau de l’équipement technique dans ce domaine s’est largement élevé en Chine. « La conception et la fabrication de la centrale nucléaire REP de 100MWe ont été entièrement réalisées à l’intérieur des frontières nationales. La base de la recherche sur l’électricité nucléaire en Chine devrait fournir des équipements d’avant-garde d’ici à vingt ans ».

« En même temps, il faut éviter la surchauffe du secteur. Certaines entreprises trop enthousiastes achètent des équipements dans la précipitation. Il faut changer cette situation, car cela risque d’avoir un impact négatif sur l’économie nationale et créer un danger latent pour le développement de l’électricité nucléaire », a-t-il indiqué.

« En outre, il convient de souligner le sérieux de la planification sur l’électricité nucléaire. Les programmes non inclus dans le plan ne pourront pas voir le jour. Les projets inclus doivent suivre rigoureusement les règles établies », a ajouté M. Zhang.

 

Source

Nucléaire: la Russie récupère 1,3 t de combustible à l’étranger

Classé dans : Info — deedoff @ 11:45

serguekirienkorosatom.jpg

 

La Russie a récupéré 1,3 t d’uranium hautement enrichi provenant de réacteurs de recherche étrangers de fabrication russe au 1er septembre, a annoncé lundi à Vienne le directeur du groupe nucléaire public russe (Rosatom) Sergueï Kirienko lors de la 54e conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Il s’agit de 482 kg de combustible neuf provenant de 12 pays et de 894 kg de combustible usé de Roumanie, de Lettonie, de Libye, de Pologne, d’Ukraine, de Bulgarie, de République tchèque, de Hongrie, d’Ouzbékistan et du Kazakhstan, soit « l’équivalent de plus d’une trentaine de charges nucléaires », a précisé M.Kirienko.

Les représentants des plus de 150 pays se sont retrouvés à Vienne pour dresser le bilan des activités de l’AIEA en 2009 et élaborer un plan d’action pour 2011. Les discussions, qui dureront jusqu’au 24 septembre, portent sur la sûreté nucléaire, le traitement des déchets nucléaires, la lutte contre le terrorisme nucléaire et la coopération dans le nucléaire civil.

 

Source
 

Un voyage touristique dans l’enfer nucléaire de Tchernobyl

Classé dans : Info — deedoff @ 11:40

tcherno.jpg

 

Un dosimètre jaune à la main, le guide annonce un niveau de radiation 35 fois supérieur à la norme naturelle: bienvenue à Tchernobyl, théâtre en 1986 de la pire catastrophe nucléaire de l’Histoire, qui attire chaque année des milliers de touristes occidentaux.

La zone de Tchernobyl attire des curieux du monde entier, tant spécialistes que simples touristes, surtout occidentaux, qui n’hésitent pas à débourser 160 dollars par personne pour une journée dans la zone accidentée.

Cité parmi les destinations de voyage « les plus exceptionnelles du monde » par le magazine américain Forbes, Tchernobyl a accueilli l’an dernier environ 7.500 visiteurs, selon les chiffres officiels.

Un petit bus amène des touristes vers la zone interdite. A l’entrée, chacun signe un papier, s’engageant à respecter les règles censées éviter la contamination: ne pas manger et fumer en plein air, ne toucher à rien, ne pas s’asseoir à même le sol et ne pas y poser ses affaires…

Ils signent avec de petits rires nerveux. Une jeune psychologue belge, Davinia Schoutteten, avoue avoir « un petit peu peur » des radiations et ajoute qu’elle va jeter ses chaussures après la visite.

Elle poursuit tout de même son voyage avec d’autres touristes, se dirigeant vers le réacteur accidenté recouvert d’une chape de béton fissurée.

C’est la que le dosimètre du guide affiche le taux de radiation de plus élevé de tout le voyage – 3,9 microsievert (µSv) contre un niveau naturel de 0,12 µSv.

Après avoir pris des photos, le groupe part pour la ville de Pripiat, construite à seulement trois kilomètres de la centrale pour son personnel et dont 50.000 d’habitants avaient été évacués au lendemain de la catastrophe.

Le temps s’y est arrêté. Des panneaux de l’époque soviétique sont toujours accrochés à des bâtiments, près d’un parc d’attraction rouillé. Des livres et pièces de jouets traînent dans un appartement abandonné. Une cantine d’école est jonchée de centaines de masques à gaz.

« C’est très triste », dit Bobby Harrington, une touriste australienne.

Elle se sent gênée de visiter ces habitations abandonnées. « C’est peut-être trop tôt. Beaucoup de ces gens sont toujours vivants. C’est le côté voyeuriste qui me met mal à l’aise », confie la jeune femme.

Le guitariste suédois Karl Backman dit avoir « toujours voulu voir ce site ».

Il ne trouve guère bizarre le choix de son lieu de vacances. « Ce n’est pas différent du Colisée où des gens sont aussi morts, ou d’Auschwitz », dit-il.

Le 26 avril 1986, explosait le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl, située dans le nord de l’Ukraine, près de la Russie et du Bélarus, contaminant une bonne partie de l’Europe et surtout ces trois républiques de l’URSS.

Des milliers de « liquidateurs », dépêchés sans protection sur les lieux de l’accident pour éteindre l’incendie et enfouir le réacteur touché, sont morts au fil des années et, rien qu’en Ukraine, 2,3 millions de personnes ont officiellement souffert des retombées radioactives, notamment responsables de nombreux cancers.

Le bilan sanitaire de cette catastrophe est très contesté. Une estimation controversée de l’ONU évoque 4.000 décès avérés ou à venir dans les trois pays les plus touchés. Greenpeace estime de son côté à au moins 100.000 le nombre de décès potentiels entraînés par la catastrophe.

 

Source

Polynésie: un peu plus de cancers de la thyroïde à cause des essais nucléaires

Classé dans : Info — deedoff @ 5:20

atoll.jpg

Pour la première fois une étude quantifie l’impact des essais nucléaires atmosphériques réalisés il y a environ 40 ans en Polynésie sur les cancers de la thyroïde.

La France a réalisé 41 essais nucléaires atmosphériques en Polynésie française entre 1966 et 1974. Jusqu’à présent aucune étude épidémiologique n’avait été réalisée sur la population exposée à l’époque aux retombées des essais. Pour la première fois, une étude a mesuré une légère augmentation du risque de cancer de la thyroïde.

Pour cette étude réalisée par l’équipe de Florent de Vathaire, de l’Institut Gustave Roussy de Villejuif (Inserm/Université Paris-Sud), 229 Polynésiens ayant eu un cancer de la thyroïde diagnostiqué entre 1981 et 2003, ont été comparés à 373 autres Polynésiens n’ayant pas souffert de cette maladie.

Estimation de la dose

Les chercheurs ont calculé la dose moyenne de radiations ionisantes reçue par les individus de moins de 15 ans au moment des essais atmosphériques en Polynésie. Cette dose est estimée à 1,8 milligray (mGy). Chez 5% des personnes ayant eu un cancer de la thyroïde, et chez 3% dans l’autre groupe, les doses ont atteint 10 mGy. Par comparaison on estime qu’une personne absorbe chaque année 0,5 mGy de rayonnement ionisant via les examens médicaux. L’irradiation naturelle étant estimée entre 1 et 1,25 Gy.

Bien que les doses d’irradiations calculées pour l’étude soient relativement faibles, les chercheurs notent une légère augmentation du risque de cancer de la thyroïde. Une dizaine de cancers de la thyroïde diagnostiqués sur les 229 cas considérés sont ainsi liés aux essais nucléaires français, estiment les chercheurs, et une dizaine d’autres cas pourraient apparaître à l’avenir.

Facteurs génétiques?

Un résultat surprenant au regard des doses calculées, en-dessous des doses généralement impliquées dans l’apparition de cancers de la thyroïde chez les enfants, précise Florent de Vathaire. «Deux éléments peuvent expliquer qu’il y ait malgré tout une augmentation des cancers de la thyroïde : soit les Polynésiens sont plus sensibles, soit les doses sont sous-estimées», analyse l’épidémiologiste. Les deux facteurs pourraient entrer en ligne de compte.

La population polynésienne possède déjà des susceptibilités génétiques favorisant le diabète et l’obésité. D’autres facteurs génétiques pourraient expliquer une plus grande sensibilité à l’exposition aux radiations ionisantes. C’est un point que l’équipe de Florent Vathaire prévoit d’explorer.

Données classées secrètes

D’autre part, le chercheur de l’IGR souligne que l’estimation des doses a été réalisée d’après les mesures officielles communiquées par la France à l’époque des essais. Depuis, l’armée française a réévalué à la hausse l’exposition aux rayonnements liée aux essais nucléaires mais la grande muette n’a rendu public qu’une estimation globale. Or, pour effectuer un calcul précis de l’exposition des personnes, les chercheurs ont besoin de données plus détaillées qui ne sont pas encore accessibles. Il est donc possible que les doses calculées ici soient sous-estimées.

A l’époque des essais, c’est principalement par la consommation de légumes, d’eau de pluie récupérée et de lait que les habitants ont été exposés aux radiations.

Source

12345...11

CAHS-AVALANCHES |
O_liv™ |
Le blog de l'inkorrect(e) |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | 1referencement
| cancambou97218
| sajestema