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25 septembre, 2010

Uranium dans la nappe : des questions et peu de réponses

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Preuve que les Tricastins se sentent concernés, la salle était pratiquement comble mercredi soir à Pierrelatte, lors de la réunion publique initiée par l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), sur la présence d’uranium dans la nappe alluviale de la plaine du Tricastin. Une rencontre bizarrement ficelée, lors de laquelle, les réponses tant attendues par les riverains ne furent pas à la hauteur de leurs espoirs.

À la demande de Jean-Louis Borloo, ministre du développement durable, plus de 2000 mesures sur 400 points d’eau autour du site nucléaire du Tricastin (26 km au nord et au sud et 8km d’est en ouest) ont été effectuées. Sur tous ces prélèvements, deux zones présentent des teneurs supérieures à 15µg/l (microgramme par litre). Une à Lapalud, l’autre au sud de la centrale nucléaire, à Bollène, à proximité de l’usine Comurhex. À certains endroits, 50µg/l ont été décelés.

À Bollène, une des hypothèses évoquées pour justifier cette présence anormale d’uranium dans la nappe serait en lien avec des activités passées sur le site atomique entre 1974 et 1984. À cette époque, deux tonnes d’uranium auraient transité par la Gaffière et le Lauzon. Sur Lapalud, l’uranium d’origine naturelle trouvé à cet endroit serait lié à la formation géologique riche de cette matière.

« Il faut donc dédouaner les activités nucléaires actuelles », a estimé Frédéric De Agostini, le directeur d’Areva Tricastin. « Et puis, ne pas s’inquiéter de l’incidence sur la santé », a expliqué la déléguée territoriale du Vaucluse de l’Agence régionale de santé (ex DDASS). Face à ces résultats, les habitants de la zone se sont montrés très curieux d’en savoir plus.

« Puisque l’on observe aujourd’hui, une pollution qui a eu lieu il y a 20 ans. Dans 20 ans, ne constaterons-nous pas les pollutions actuelles », s’est interrogée Véronique Rousselle, conseillère régionale Rhône Alpes. « Il y a huit kilomètres entre la Gaffière et la zone polluée au nord de Bollène. À la vitesse à laquelle transite ce métal lourd qu’est l’uranium il faudrait 160 ans pour voir apparaître la pollution, il y a un problème, non ? », a fait remarqué un salarié d’Areva. Tandis qu’un Pierrelattin regrettait « que l’étude ne soit pas élargie à d’autres pollutions chimiques ».

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