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25 septembre, 2010

Nouvel inventaire des déchets nucléaires stockés dans la mine d’Asse

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Le secrétaire d’Etat Georg Schütte a transmis le 10 septembre 2010 le rapport d’inventaire de la mine d’Asse II [1] au comité de recherche d’Asse (Basse-Saxe) ainsi qu’aux comités fédéraux de l’environnement et de la recherche. Le groupe de projet Jülich du centre Helmholtz de Munich (HMGU) a établi ce rapport à l’instigation du Ministère fédéral de l’enseignement et de la recherche (BMBF), établissant l’estimation actualisée de l’état des déchets radioactifs de la mine d’Asse en prenant en compte l’état de la science et de la technique. Le rapport a également été transmis au ministère fédéral de l’environnement (BMU), responsable de l’assainissement d’Asse.

Ces vérifications ont été compliquées par le fait que 40 ans se sont écoulés depuis l’entreposage (1967-1978) et que les dates limites de conservation des dossiers sont dépassées depuis longtemps. De plus, les exigences portées à la documentation de telles activités étaient bien moins strictes à cette époque qu’aujourd’hui. L’analyse des documents demeurant à disposition confirme dans l’ensemble les données déjà connues. La nouvelle estimation, si elle n’apporte pas de nouvelle connaissance fondamentale sur l’inventaire global d’Asse, montre aussi qu’une exploitation des dossiers ne peut pas remplacer une vérification des faits sur place.

Voici les principaux résultats du rapport :
- Parmi les 126.000 fûts transférés à Asse, 14.779 ont été coulés dans du béton et entreposés en tant que déchets à faible radioactivité (FA) selon les prescriptions de l’époque, alors qu’ils contiendraient selon les normes actuelles des déchets de radioactivité moyenne (MA). En effet, les autorisations de stockage fixaient un débit de dose uniquement à l’extérieur des fûts. Aujourd’hui, 30 ans après leur stockage, 8.465 fûts parmi les 14.779 peuvent encore être considérés comme MA.
- Pendant l’entreposage des déchets radioactifs entre 1967 et 1978, certains fournisseurs auraient livré des déchets en quantité significative, ce qui s’opposait aux conditions d’accueil d’Asse ; ainsi ont été constatés des dépassements de dose limite à l’extérieur des fûts et un entreposage de déchets qui n’auraient pas été dûment agrégés. De tels fûts pouvaient cependant être entreposés si l’autorité de sûreté l’acceptait. Grâce aux documents encore disponibles concernant les fûts stockés à cette époque, et en particulier aux rapports et correspondances encore disponibles sur les échantillons, des réflexions de plausibilité ont été menées et l’inventaire réévalué. Ces réflexions de plausibilité peuvent être validées ou falsifiées uniquement par des prélèvements d’échantillons concrets pendant l’enquête de faits.
- Les quantités de plutonium présentes à Asse s’élèvent à 28,1 kg, soit davantage que ce qui avait été annoncé jusqu’à présent.

Le rapport, qui présente une estimation actualisée de l’inventaire de déchets d’Asse à la disposition de tous, représente une aide déterminante pour toute procédure ultérieure. Les connaissances supplémentaires seront pertinentes pour la question du forage de chambres particulières – ainsi que pour la planification des mesures de sécurité essentielles en cas de récupération des déchets radioactifs.

L’ancienne mine de sel d’Asse II a été exploitée au cours des années 1970 selon le droit minier, officiellement comme centre de recherche, mais servant également de facto au stockage de déchets FMA entre 1967 et 1978. Depuis janvier 2009, le puits d’Asse II est considéré comme un centre de stockage définitif de déchets radioactifs et dépend du droit nucléaire, sous la responsabilité de l’Office fédéral pour la radioprotection (BfS). Depuis 1995, le site est en cours de démantèlement. L’état géologique de la mine pose des problèmes de taille aux experts : infiltration quotidienne depuis 1988 de 12.000 L d’eau saumâtre dans les galeries menaçant la mine de noyage, danger d’écroulement suite à un remblaiement insatisfaisant de certaines chambres à l’époque de l’évacuation du sel. Le BfS a depuis janvier 2009 examiné 3 solutions pour la fermeture du site [2]. L’option de récupération des déchets envisagée actuellement pourrait garantir une sécurité à long terme, exigée par l’état actuel de la loi nucléaire.

[2] – Déplacement des déchets dans des couches plus profondes de la mine : solution viable à long terme, mais coûteuse, à mise en oeuvre lente, et risque de ne pas trouver de site approprié ;
- Remplissage de la mine par du béton et une solution de MaCl : solution rapide et facile à mettre en oeuvre, car évitant un déplacement des déchets radioactifs, mais pas de garantie suffisante de sécurité à long terme, à cause des dégagements radioactifs possibles ;
- Récupération des déchets.

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