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24 septembre, 2010

Nucléaire : le calendrier de Penly remis en question

Classé dans : Info — deedoff @ 3:10

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Le retrait de GDF Suez rebat les cartes du futur réacteur de troisième génération. EDF dispose de trois mois pour indiquer la suite qu’il donnera au bilan de la Commission nationale du débat public, qui doit être rendu aujourd’hui.

Qui va financer le réacteur EPR en projet à Penly ? Quand verra-t-il le jour ? Au terme de plusieurs mois de consultation, la Commission nationale du débat public (CNDP) rend aujourd’hui [24/09/10] son bilan sur la future centrale nucléaire de troisième génération envisagée en Seine-Maritime. Mais le retrait de GDF Suez rebat les cartes. Refusant d’être un simple partenaire financier, le groupe présidé par Gérard Mestrallet a décidé de ne plus participer au projet (« Les Echos » d’hier).
Théoriquement, les autres partenaires d’EDF – l’italien Enel et l’allemand E.ON -pourraient se frotter les mains, en espérant récupérer les 25 % que GDF Suez devait avoir dans le réacteur. Le pétrolier Total n’a en effet pas l’intention de monter au-delà des 8 % qui lui sont promis. Mais, comme depuis le début du dossier, l’Etat a du mal à trancher. « C’est un sujet qui dépend d’EDF », indique un proche du ministre de l’Ecologie et de l’Energie Jean-Louis Borloo.
Les pouvoirs publics semblent plutôt tentés de faire traîner les choses. C’est ce que recommande en substance François Roussely. Lors de son audition à l’assemblée nationale, la semaine dernière, l’ancien patron d’EDF et auteur du rapport sur l’avenir de la filière nucléaire française a été très clair : « Pour ce qui est de Penly 3, on en aura besoin dans les années 2030 », a-t-il répondu à un député.
Le calendrier fixé par Nicolas Sarkozy prévoit un lancement des travaux en 2012 et une mise en service en 2017. Du point de vue de François Roussely, mieux vaut attendre le retour d’expérience du chantier de l’EPR de Flamanville.
Or ce chantier n’avance pas aussi vite que prévu. Cet été, EDF a confirmé un retard de deux ans sur le planning. Le premier EPR français ne sera pas mis en service en 2012, mais en 2014. Par ailleurs, il ne coûtera pas 3,3, ni 4 milliards, comme prévus précédemment, mais 5 milliards d’euros.
Se concentrer sur Flamanville

Le cabinet de conseil Energies Demain, auquel la Commission du débat a demandé une expertise complémentaire, conseille aussi d’attendre. Il suggère de « reporter de plusieurs années une décision définitive sur le réacteur de Penly », en évoquant les incertitudes sur la demande liées aux efforts d’économie d’énergie et au développement des énergies renouvelables dans le cadre du Grenelle de l’Environnement.
EDF, de son côté, dispose de trois mois pour indiquer « les suites qu’il donne aux expressions du débat et aux suggestions qui en résultent. »
Le groupe présidé par Henri Proglio, maître d’ouvrage du projet de Penly, semble tenté de retarder le projet, pour concentrer ses efforts sur Flamanville. Dans l’immédiat, il pourrait cependant ne prendre aucune décision formelle. Il pourrait maintenir le flou sur ses intentions jusqu’en 2012, année prévue pour la publication du décret autorisant la création de la centrale.
Quant au retrait de GDF Suez, « EDF n’en a pas la confirmation, a déclaré hier une porte-parole de l’électricien public. Il est donc prématuré de la commenter. Dans tous les cas, sur ce projet de Penly 3, notre travail se poursuit normalement. »

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