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5 septembre, 2010

En Mongolie, Areva convoite l’uranium de la « montagne chaude »

Classé dans : Info — deedoff @ 15:44

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Les promesses uranifères de la Mongolie ont un nom pour les géologues et les ingénieurs d’Areva : Dulaan Uul, la « montagne chaude ». C’est là, aux confins sud-est du pays, que le groupe nucléaire français lancera les travaux d’une première mine si les tests de production en cours sont concluants. L’exploitation de l’uranium mongol est moins avancée qu’au Niger, au Kazakhstan et au Canada, mais ce pays grand comme trois fois la France est un eldorado.

La Cogema, devenue Areva en 2001 après sa fusion avec Framatome, s’était implantée dès 1997 en mettant sur pied une coentreprise avec un partenaire local.

Le mouvement s’est accéléré au milieu des années 2000 avec les perspectives d’une renaissance de l’atome civil. « Il y a un vrai potentiel ; j’y consacre près de 20 % de mon budget », confirme Patrick Bouisset, patron de l’exploration chez Areva. En 2006, l’effort financier ne dépassait pas 4 millions d’euros, il a été multiplié par trois dès 2008. Lancé dans une politique de diversification de ses sources d’approvisionnement, le groupe dirigé par Anne Lauvergeon dispose de 120 personnes sur place et de 36 licences d’exploration.

La coopération avec la Mongolie s’est renforcée avec la signature, fin 2009, d’un accord de coopération nucléaire (formation de cadres, études…). Areva n’y va pas seul. Sur le site de Dulaan Uul et sur d’autres, il a opté pour un partenariat avec le nippon Mitsubishi Corporation. La compagnie de commerce pourra avoir 34 % d’Areva Mongol, propriétaire des licences, s’il contribue en contrepartie à un tiers de l’investissement passé et futur de son partenaire.

Rester le leader mondial

La Chine voisine, qui se concentre sur les réserves en pétrole et en charbon, n’est pas encore un danger pour Areva. Le russe Rosatom est le seul véritable rival (avec le canadien Cameco), même s’il reste pour l’heure cantonné au nord du pays. Patron du holding d’Etat gérant la filière nucléaire, Sergueï Kirienko estime les réserves mongoles à « plus de 100 000 tonnes ». Il a annoncé la création d’une coentreprise avec un partenaire mongol, marquant le retour de la Russie dans cet ancien pays satellite de l’Union soviétique.

Areva veut conserver la place de premier producteur mondial d’uranium gagnée en 2009 face à Cameco et à l’anglo-australien Rio Tinto. Il vise, à terme, une production annuelle de 20 000 tonnes, soit le tiers de la consommation des 430 réacteurs nucléaires en service dans le monde. Ses principales sources de production restent le Niger, le Canada et le Kazakhstan. Mais il a aussi débuté la production en Namibie, et il prospecte en Afrique du Sud et en République centrafricaine. Il a relancé l’exploration au Gabon et croit au potentiel de la Jordanie.

En dépit d’un prix de l’uranium assez bas, Areva continue d’investir dans le secteur minier, qui représente 10 % de son chiffre d’affaires. Les coûts de développement d’une mine sont énormes (1,2 milliard d’euros pour Imouraren au Niger) et le gouvernement a demandé au groupe de nouer des « partenariats industriels ».

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Un commentaire »

  1. coque iphone 5c

    Areva garde un certain monopole dans le nucléaire.

    Commentaire by coque iphone 5c — 3 décembre, 2013 @ 10:30

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