Nucléaire Radioprotection et Internet

26 août, 2010

Les facteurs organisationnels et humains

Classé dans : Info — deedoff @ 4:39

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Longtemps, l’homme a été considéré comme le point faible de la sûreté des centrales nucléaires, celui par qui arrivaient les défaillances techniques. Mais cette vision a évolué. Au niveau international, on considère aujourd’hui que les exploitants des centrales nucléaires doivent s’appuyer sur les personnels – sur leurs capacités d’adaptation, d’interrogation et de réaction face aux situations imprévues – afin d’en faire un maillon essentiel de la sûreté.

Cela suppose que soient pris en compte tous les facteurs organisationnels et humains : capacités, limites et compétences des agents, fonctionnement des équipes de travail, procédures d’exploitation, contraintes liées à l’environnement de travail, etc.

Des compétences pour garantir la sûreté

Pour des activités à risque comme c’est le cas dans une centrale nucléaire, la mise en place de dispositif de gestion des compétences s’avère indispensable pour assurer que l’exploitant dispose à tout moment des compétences appropriées et en nombre suffisant.

Il est de la responsabilité de l’exploitant de s’organiser pour assurer la gestion de ses compétences. L’ASN considère toutefois qu’un tel dispositif doit permettre la gestion des compétences dans son ensemble, depuis l’identification des compétences nécessaires à la réalisation des activités jusqu’à l’évaluation des compétences mises en œuvre, en passant par la détermination des besoins et la réalisation d’actions appropriées en termes de formation, d’entraînement, de recrutement ou de recours à la sous-traitance. De plus, le système de gestion doit permettre à l’exploitant d’anticiper le renouvellement des compétences de façon à garantir que les compétences nécessaires seront disponibles à tout moment quelque soit le volume des départs.

Au niveau international, la démarche de gestion des compétences proposée par l’AIEA repose sur une « approche systématique de la formation » présentée comme un processus en cinq étapes doté d’une boucle d’amélioration continue, depuis l’analyse des tâches et des besoins de formation jusqu’à l’évaluation des formations et le contrôle régulier des compétences. Entre autres, l’AIEA souligne la nécessité de développer des compétences non techniques (travail en équipe, communication, culture de sûreté…) et ce, pas seulement pour les managers mais pour tout le personnel impliqué.

Les sous-traitants sont concernés

Tous ces efforts manqueraient leur cible – renforcer la sûreté des centrales nucléaires en s’appuyant sur les hommes – si les prestataires n’y étaient également associés. En effet, EDF fait appel à un grand nombre de prestataires, environ 20 000 intervenants, en particulier pour les opérations de maintenance de ses réacteurs. Pour s’assurer que leur travail s’effectue conformément aux règles en vigueur, EDF a mis en place un système de qualification. Il consiste notamment en une évaluation du savoir-faire technique des prestataires. EDF exerce également une surveillance des activités effectuées par les sous- traitants et s’assure qu’ils conservent leurs compétences au fil du temps.

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Une centrale à charbon rejette-t-elle de la radioactivité ?

Classé dans : Info — deedoff @ 4:28

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Le charbon contient de nombreuses impuretés, en quantités variables suivant les gisements. Parmi elles, de l’uranium et du thorium accompagnés de leurs produits de filiation tels que radium, radon, polonium, bismuth et plomb (il convient de noter également la présence de potassium 40). Certains de ces corps sont (naturellement) radioactifs.

Ces corps, et donc la radioactivité correspondante, se retrouvent dans les rejets de la centrale, cendres, gaz et aérosols. De fait, dans les centrales modernes, les aérosols sont piégés dans des filtres avant rejet à l’atmosphère avec une efficacité de l’ordre de 99,5 % et les corps correspondants (notamment métaux lourds) se retrouvent donc dans les cendres. Par contre, les gaz, essentiellement constitués, comme l’on sait, de dioxyde de carbone et d’oxydes de soufre et d’azote, emportent les aérosols résiduels et les corps radioactifs gazeux, tel le radon.

En définitive, ce sont les cendres qui contiennent l’essentiel de la radioactivité rejetée. Les précautions prises pour éviter leur dispersion, notamment sous l’effet du vent, limitent la présence dans l’atmosphère à la fois des métaux lourds toxiques et des radio-nucléides présents dans les terrils où elles sont stockées.

Le charbon est très peu utilisé en France pour la production d’électricité et nous ne disposons pas de statistique sur ce point. Par contre des chiffres américains montrent que l’exposition de la population du fait de l’exploitation de certaines centrales à charbon est très supérieure à celle d’une centrale nucléaire de même capacité.

N.B. Ceci ne signifie nullement qu’il faille arrêter les centrales à charbon sous prétexte de leurs rejets radioactifs. Tout au plus peut-on recommander que ces rejets soient contrôlés par des mesures appropriées. Cela ne constitue pas non plus une justification a priori de l’innocuité des rejets des centrales nucléaires ; celle-ci a fait l’objet par ailleurs des études et des démonstrations nécessaires. Cela montre simplement qu’une centrale nucléaire n’introduit pas dans notre environnement une quantité de radioactivité « anormale » par rapport à ce qui se passerait avec la centrale à charbon équivalente.

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25 août, 2010

Les pays de l’ex-URSS, eldorado de matières nucléaires faiblement enrichies

Classé dans : Info — deedoff @ 22:23

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La saisie en Moldavie de deux kilogrammes d’uranium 238 est le dernier exemple en date du trafic dans les pays de l’ex-URSS, où des matières radioactives faiblement enrichies mais pouvant être utilisées pour une « bombe sale » sont disponibles en quantité et mal gardées.

La police moldave a annoncé mardi soir la confiscation d’un conteneur avec 1,8 kg d’uranium et l’arrestation de sept trafiquants qui s’apprêtaient à le vendre pour neuf millions d’euros.

Le taux de radioactivité dépassait de 60 fois le taux naturel, ont précisé mercredi les autorités.

Selon l’expert militaire russe Pavel Felgenhauer, « c’est un cas banal ».

« Des centaines de milliers de tonnes d’uranium traînent sur des sites industriels, on peut l’emporter dans des sacs », assure-t-il interrogé par l’AFP.

« Il n’y a pas un vrai marché pour ces matières, il y a des gens qui tentent de les vendre cher et tombent le plus souvent sur les agents des services spéciaux », poursuit-il.

Le SBU (services spéciaux) d’Ukraine, théâtre en 1986 de la catastrophe de Tchernobyl, la pire de l’histoire du nucléaire civil, ont fait état ces derniers mois de trois cas de saisie de matières radioactives.

Neuf personnes ont été arrêtées en flagrant délit en mars au moment où elles tentaient de vendre 2,5 kg d’uranium 235 et 238 et de strontium dans les régions de Donetsk et Louhansk (est). Le taux de radioactivité dépassait de 100 fois la norme.

Un conteneur « avec des matières radioactives » a été saisi en décembre 2009 dans la région de Lviv (ouest). En avril de la même année, trois Ukrainiens ont été arrêtés dans la région de Ternopil (ouest) en possession de près de 4 kg de plutonium « qui pourrait être utilisé pour la fabrication d’une bombe sale » et dont le taux de radioactivité dépassait de 250 fois le niveau naturel.

Un trafiquant russe d’uranium enrichi a été démasqué en 2006 en Géorgie au moment où il tentait de vendre « 100 grammes d’uranium enrichi à 90% » à un policier géorgien qui s’était fait passer pour un membre d’une organisation islamique radicale.

Ce cas avait suscité une vive inquiétude de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA).

« Tout le territoire de l’ex-URSS est inondé de matières radioactives qui ont été utilisées à l’époque soviétique par une trentaine de services, en médecine, en agriculture », souligne Alexandre Golts, expert militaire russe indépendant.

« Le plus souvent, il s’agit de matériaux faiblement enrichis à 3-5% qui ne peuvent pas servir à fabriquer une arme nucléaire », poursuit-il.

Dans l’espoir de trouver un client, les trafiquants gardent ces matières dans leurs garages, comme c’était le cas en Moldavie, ce qui représente « un certain danger » pour ceux qui se trouvent dans un rayon d’une centaine de mètres, observe M. Golts.

Quant aux substances hautement enrichies, il « s’agit d’un tout autre niveau de protection », souligne-t-il.

« Il n’existe pas de grand marché noir des matières fissiles, il y a des trafics de matières radioactives », soutient Bruno Tertrais, expert à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS).

« Lorsqu’il s’agit de vente ou de tentative de vente de matières fissiles, dans la quasi-totalité des cas, il ne s’agit que de quelques grammes, donc très loin des quantités nécessaires pour faire une bombe », ajoute-t-il.

Mais pour M. Golts, l’uranium saisi en Moldavie « aurait pu être utilisé pour la fabrication d’une bombe sale destinée à contaminer un territoire et semer la panique ».

Pour un expert occidental interrogé à Vienne, « ce matériau en soi ne représente pas de danger ». « La question plus importante est de savoir s’il s’agit d’un réseau de trafic plus large et d’où il vient ».

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Le top 10 des banques radioactives

Classé dans : Info — deedoff @ 22:03

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Vous vous rappelez de la pub du Crédit Agricole diffusée en Grande-Bretagne où Sean Connery vantait ses mérites de banque verte sur fond d’éoliennes (voir ci-dessous) ? En réponse aux greenwashing éhontés de ce genre, une coalition d’ONG a compilé tous les investissements de plus de 100 banques dans le nucléaire : 867 transactions pour 175 milliards d’euros entre 2000 et 2009. « Ce dont l’énergie nucléaire a besoin plus que tout, c’est de l’argent. Beaucoup d’argent. Notre argent. Notre épargne et nos dépôts », commente le site Nuclear banks, no thanks.
Et le gagnant est… BNP Paribas avec 13,5 milliards d’euros investis dans l’atome, en majorité dans EDF et Areva. C’est aussi « la seule banque occidentale à avoir fourni un prêt au projet très controversé de [la centrale nucléaire] de Belene en Bulgarie », note l’étude. Les deux autres vieilles dames françaises, la Société Générale et le Crédit Agricole, ne sont pas en reste avec une 4e et 5e place, derrière l’américaine Citi et la britannique Barclays. Dans l’échelle de la radioactivité, suivent RBS, Deutsche Bank, HSBC, JP Morgan et Bank of China.

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« Atomic city », la ville fière de son nucléaire

Classé dans : Info — deedoff @ 21:22

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Le photoreporter Micha Patault a passé son mois de juillet dans une étrange ville des Etats-Unis : Richland, dans l’Etat de Washington. On y trouve la rue Nucléaire, un café Atomic, des gens avec des tatouages en forme de molécule d’uranium et la mascotte du lycée est un champignon atomique. C’est qu’ici est née l’industrie du nucléaire américaine. Dans la centrale d’Hanford, on a produit le plutonium de la bombe de Nagasaki. Très fiers de leur prouesse technologique et d’avoir apporté la paix au monde, les habitants vivent dans une bulle nucléaire, oubliant l’incroyable pollution de leur environnement. Micha Patault nous fait partager ses rencontres étonnantes dans ce reportage multimédia.

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Voir la vidéo => ici.

Les forçats du nucléaire: Reportage photo

Classé dans : Info — deedoff @ 21:14

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Ils connaissent par cœur les 58 réacteurs français et en assurent la sûreté et la pérennité par des opérations de maintenance. C’est sur eux que repose l’un des fleurons technologiques français. Mais personne ne les connaît. Travailleurs invisibles et de l’invisible, ils reçoivent 80% de la dose collective d’irradiation subie dans le parc français. Aujourd’hui, ils s’inquiètent : depuis la privatisation d’EDF, leurs conditions de travail se détériorent. Au prix de leur santé et peut-être aussi de notre sûreté à tous.

Ils sont 20.000 en France à intervenir pendant les arrêts de tranche, ces périodes où le réacteur des centrales est interrompu pour maintenance. Directement affectés aux travaux sous rayonnement, On les appelle les « forçats du nucléaire ».
Tuyauteurs, robinetiers, peintres anti-corrosion, chaudronniers, radiologues, électriciens, soudeurs ou « hommes à tout faire », ils supportent près de 80% de la dose collective annuelle d’irradiation reçue dans le parc nucléaire français. 40% sont nomades. Ils parcourent jusqu’à 60 000 kilomètres par an. La plupart sont divorcés et vivent seuls. Ils dorment dans des hôtels bons marchés de la région, les campings, foyers Sonacotra ou même sur les parkings des centrales nucléaires. Salariés d’entreprises sous-traitantes d’EDF, ils sont invisibles. Méconnus du grand public. C’est pourtant sur ces hommes que repose le fonctionnement de l’un des fleurons de l’énergie française. C’est sur eux que repose également une partie de la sûreté nucléaire.

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Les travailleurs du nucléaire, éléments de politique industrielle

Classé dans : Info — deedoff @ 21:01

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De l’uranium et des Hommes

Le choix du nucléaire s’est imposé en France dans les années, en partie pour des raisons diplomatiques et militaires, en partie grâce à l’héritage historique des premiers chercheurs en réactivité.
Le nucléaire, c’est un combustible enrichi, utilisé en très petites quantités, qui grâce à une réaction physique, produit une chaleur intense. Au contact indirect d’eau, la vapeur produite entraîne une turbine, dont le mouvement est converti en électricité.

Outre la construction d’une centrale, qui mobilise pendant 2 à 5 ans des milliers de travailleurs, le nucléaire emploie des ouvriers de maintenance, mais aussi des travailleurs saisonniers. En effet, le combustible doit être remplacé annuellement, ce qui implique l’arrêt de la centrale, la vidange de son eau, et la présence physique d’une douzaine d’hommes ou de femmes à l’intérieur des cuves normalement confinées par des murs de béton armé.

La transition d’entreprises publiques à groupes côtés

Les employés de l’ancien EDF-GDF bénéficiaient des avantages sociaux liés à la création du monopole national par le ministre communiste Marcel Paul. Des aménagements des conditions de travail ont bien entendu eu lieu au cours des 50 dernières années, bien que l’aura de ces employeurs reste intacte dans les bassins industriels du Nord et de l’Est.

L’introduction en bourse des géants français de l’énergie aura à court terme un effet marqué sur ces entreprises : pour améliorer les marges opérationnelles, le premier poste de coût- la masse salariale- ne manquera pas de subir un coup de rabot. Ceci d’autant plu du fait que le parc actuel étant saturé, les activités de construction voire de maintenance se font à l’exportation, dans les marchés émergents, en ayant recours à leur main d’œuvre à bas prix.

D’un point de vue macroéconomique et libéral, ces employés ne peineront pas à retrouver un emploi auprès des nouvelles compagnies –Direct Energie, Poweo- et des chantiers en sol français entreprit par les énergéticiens européens. Il incombe toutefois à l’Etat d’accompagner la reconversion de ses salariés. Or il n’est mention nulle part d’une telle vision, bien que Henri Proglio entretienne de bonnes relations avec le chef de l’Etat…

« La chair à neutrons »

Surtout, les employés saisonniers du nucléaire doivent être protégés. Le roman d’Elisabeth Filhol, La Centrale, publié en 2010 a mis en lumière la grande précarité de ces quelques 22 000 intérimaires itinérants qui exposent leurs corps aux radiations pendant quelques semaines par an. Le rapport Roussely préconise qu’une charte des conditions de travail soit établie, et que toute entreprise intervenant sur le nucléaire soit agréée par les autorités de contrôle (ASN). Les intérimaires, peu ou pas syndiqués, doivent être défendus par l’Etat au premier chef. Il en va de la sécurité de chacun.

La formation et la protection des salariés est un pilier de la sûreté de tous

Si le choix du nucléaire n’est pas remis en cause en France, qui en tire plus de 80% de son électricité, des signaux forts appellent à repenser les impératifs de sûreté. Alors que la génération d’ingénieurs qui a conçu et construit les centrales de l’ère Pompidou s’apprête à partir à la retraite, le déficit de formation est criant. Les initiatives d’EDF ou d’Areva en terme de formation continue ne suffiront pas à garantir une maîtrise sans faille de la gestion du parc nucléaire.

Le fonctionnement en sous-effectif doit être évité à tout pris. Les avis de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) autant que les rapports divulgués par le réseau Sortir du Nucléaire sont autant de symptôme d’une gestion prise en étau entre le devoir d’excellence technique et les impératifs financiers de groupes côtés.

L’augmentation de la participation d’EDF dans Areva esquisse une meilleure coordination du nucléaire français à l’export comme pour ce qui a trait à la gestion du combustible et des déchets nucléaires. L’Etat doit garantir que la compétitivité du secteur à l’export n’éclipse pas le devoir de sûreté, avantage comparatif de l’industrie française et condition sine qua non du nucléaire.

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Le webcast de la conférence de Jean-Marc Jancovici, « Energie et climat : la fin de l’âge d’or ? »

Classé dans : Info — deedoff @ 20:50

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Voir le webcast

30 000 personnes connectées, plus de 10 000 heures visionnées en quelques mois. Après les collaborateurs de SPIE, c’est au tour des internautes d’avoir accès à une conférence donnée au sein de l’entreprise par Jean-Marc Jancovici, expert bien connu en énergie et réchauffement climatique. Initialement organisée en interne pour 200 cadres du groupe, et proposée ensuite à l’ensemble des salariés sous forme de webcast sur l’intranet, cette conférence est accessible depuis quelques mois sur le site Internet du Groupe en français et en anglais. Elle rencontre un réel succès auprès du grand public. SPIE souhaite ainsi favoriser la prise de conscience et la compréhension par un large public des véritables enjeux liés à l’énergie et au réchauffement climatique. Disponible(en français et en anglais) gratuitement et en intégralité sur www.spie.com (rubrique développement durable) – avec l’aimable autorisation de Jean-Marc Jancovici – le webcast de la conférence est segmenté en séquences de 1 à 4 minutes indexées sur un menu défilant permettant une navigation aisée au rythme de chacun. Synchronisées avec la vidéo du conférencier, les diapositives illustrant le discours défilent en temps réel sur la même page web.

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Le no man’s land des radiations à faibles doses

Classé dans : Info — deedoff @ 5:48

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Irradiation. Le mot évoque d’abord les conséquences effrayantes des bombes nucléaires et de la catastrophe de Tchernobyl, mais il appartient aussi à l’arsenal thérapeutique (imagerie, soins contre le cancer…). Plus subrepticement, il concerne notre environnement quotidien, siège d’une multiplicité croissante de radiations ionisantes à faibles doses d’origines naturelles ou technologiques, jugées sans danger car très largement inférieures au seuil de sécurité admis. Les conséquences réelles et à long terme de ce bruit de fonds demeurent cependant mystérieuses. Elles sont explorées par les recherches fondamentales du projet Risc-Rad.

Selon le Comité scientifique des Nations unies sur les effets des radiations atomiques (UNSCEAR), les rayonnements naturels du Soleil et de la Terre transmettent à chaque individu environ 2,4 milli-Siever (mSv) par an. Les activités humaines nous exposent à une dose supplémentaire de radiations, en particulier les techniques de pointe de diagnostic médical non invasif (radiographie, CT-scanner) de plus en plus répandues dans les pays industrialisés. L’UNSCEAR estime à environ 1,2 mSv/an la dose individuelle moyenne reçue dans ce cadre.

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En savoir plus ici.

24 août, 2010

Apprendre n’est pas comprendre !

Classé dans : Info — deedoff @ 21:53

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Apprendre, comprendre, s’approprier des savoirs, n’est-ce pas un des enjeux du troisième millénaire. Des individus plus cultivés, plus épanouis, plus ouverts n’est-ce pas un atout déterminant dans la lutte économique et technologique ou face aux périls écologiques ? Sortir des habitudes, rechercher et maîtriser des savoirs nouveaux, développer des compétences plus fondamentales, n’est-ce pas un “plus” pour gérer plus harmonieusement son corps ou ses relations aux autres, à la société ?
Pourtant plusieurs enquêtes réalisées par notre Laboratoire (LDES) montrent avec une régularité certaine que le savoir “passe mal”. Les évaluations entreprises mettent en évidence que les connaissances sont peu intégrées, même parfois chez les … professionnels. Surtout, elles paraissent rarement utiles aux yeux des apprenants qui s’efforcent sans peine de les oublier, du fait qu’elles s’avèrent peu mobilisables dans la pratique de la vie quotidienne.
Et cela au moment où la société se “scientifise” fortement. Regardons autour de nous l’influence que prennent les sciences et les technologies : informatique, télécommunications, énergies nouvelles, vidéodisques, supraconductivité, laser, nouveaux médicaments, produits lyophilisés, procréation artificielle, génie génétique, etc..

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