Nucléaire Radioprotection et Internet

30 août, 2010

Imagerie médicale: une France « sans film » économiserait 1,4 milliards d’euros sur 20 ans

Classé dans : Info — deedoff @ 19:39

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La généralisation des systèmes d’information de radiologie en France métropolitaine coûterait 2,842 milliard d’euros en vingt ans, soit 1,440 milliards d’euros de moins que la perpétuation des pratiques actuelles, selon le scénario de mutualisation à deux niveaux présenté par la Mission de préfiguration de la délégation à la stratégie des systèmes d’information de santé (Mpdssis).
Le plan proposé séparerait les fonctions d’un PACS (stockage, traitement et diffusion de l’imagerie médicale), confié à des « plateformes régionales », de l’archivage des données, réalisé par « un nombre limité » d’infogérants pour des ensembles interrégionaux.

L’estimation du coût global est fondée sur un prix moyen de 2,15 euros par examen, dont 1,47 euro pour le PACS et l’archivage, comprenant les frais de fonctionnement supportés par l’opérateur, l’amortissement de leurs investissements, une marge de 22% et la TVA.

Le coût de l’archivage compte pour près de 75% du prix de l’examen, qui décroît, par ailleurs, à mesure que le nombre d’examens réalisés augmente. Ainsi, le montant retenu (1,47 euros) s’appliquerait au-delà de 8 millions d’examens hébergés par le même opérateur. La Mpdssis estime toutefois que ce chiffre « évolue peu » à partir d’un « seuil qui se situe entre 1 et 2 millions ».

Ce prix hypothétique est rapporté à une moyenne prévisionnelle de 66,1 millions d’examens réalisés par an, soit 1,945 milliard d’euros cumulés sur vingt ans. S’y ajoutent 796 millions d’euros de redevances versées aux opérateurs de télécommunications (soit 0,60 euro par examen). La Mpdssis signale toutefois que le coût des connexions est « éminemment variable en fonction de la disponibilité du très haut débit ».

Le total inclut, en outre, 101 millions d’euros d’assistance à maîtrise d’ouvrage et de maîtrise d’œuvre (soit 0,08 euro par examen). La Mpdssis propose « que cet investissement initial fasse l’objet d’une aide », qui ramènerait le prix de l’examen à 2,07 euros pour les établissements de santé.

Le scénario préconisé serait 33% moins cher que les modes actuels de production et d’archivage (PACS, disques optiques, films et imprimés), dont le coût moyen dépasse 3,23 euros par examen, soit 4,282 milliards d’euros sur 20 ans.

De même, la mutualisation serait 18% moins onéreuse qu’une généralisation des PACS isolés, qui supposerait un apport primitif de 820 millions d’euros pour un prix moyen de 2,63 euros par examen, soit 3,475 milliards d’euros sur 20 ans.

Ce programme de généralisation des PACS repose sur le raccordement de tous les établissements et cabinets dotés d’équipements matériels lourds (EML) à une liaison à très haut débit (plus de 10 Mb/s), « de préférence en MPLS [multi protocol label switching, ndlr]« , précise la Mpdssis.

Ce raccord concernerait 845 centres hospitaliers (CH) et 509 cabinets pourvus d’EML, tandis que 514 cabinets sans ELM et les médecins de ville utiliseraient une ligne Internet haut débit (4 Mb/s). Selon la Mpdssis, des travaux de génie civil ou « une solution alternative par faisceau hertzien » seront nécessaires pour « les quelque 15% de sites qui ne disposent pas d’une desserte optique à proximité ».

Parmi les 1.868 sites producteurs d’examens recensés ci-dessus, 917 ne sont pas équipés de PACS, dont 250 cabinets et 667 CH. Le taux d’équipement dépasse donc 75% dans le secteur libéral, contre 21% dans les établissements publics et privés participant au service public hospitalier. Les économies d’échelle induites par le programme de mutualisation à deux niveaux bénéficieraient surtout aux CH de moins de 300 lits, où ce taux est inférieur à 10%.

Le programme entend également répondre aux besoins de renouvellement des établissements déjà équipés de PACS et faciliter le développement de la télé-radiologie, dans un contexte « d’augmentation rapide des volumes » d’imagerie médicale.

Les utilisateurs pourraient stocker et consulter les images en lecture directe (ou streaming) sur une plateforme régionale, mise en œuvre et gérée par un consortium associant un éditeur de PACS et un opérateur de télécommunications. Ces prestataires seraient choisis par les maîtrises d’ouvrage des espaces numériques régionaux de santé (ENRS), qui seront désignées par les agences régionales de santé (ARS).

Les images seraient conservées sur ces plateformes pendant 5 ans, une durée jugée « compatible avec le cycle de vie des PACS » et le Code des marchés publics par la Mpdssis.

Les plateformes nationales d’archivage sauvegarderaient ensuite ces informations, conformément au décret du 4 janvier 2006 relatif à l’hébergement des données de santé à caractère personnel. Ce texte fixe la durée légale de conservation médicale à 20 ans après le dernier contact entre le patient et l’établissement, ou à 10 ans après le décès du patient ou jusqu’à son 28ème anniversaire, et stipule que ces délais peuvent être suspendus par un recours gracieux ou contentieux.

Les communications entre plateformes régionales et nationales utiliseraient des protocoles DICOM, garantissant l’interopérabilité générale du système qui « permettra la diffusion des images à l’échelle nationale », envisage la Mpdssis.

Le nombre de plateformes nationales serait compris « entre quatre et six ». L’Agence des systèmes d’information partagés de santé (Asip santé) piloterait cette partie du programme et conclurait avec les sociétés d’infogérance désignées des partenariats public-privé, d’une durée inhabituelle de 20 ans. « La nouveauté des solutions contractuelles retenues et leur ordonnancement demandent de la vigilance dans leur mise en œuvre », souligne la Mpdssis.

L’étude, réalisée par Ineum Consulting, avec les sociétés GFI, Tactis et le cabinet d’avocats Yves-René Guillou, est publiée sur le site du ministère de la Santé. Elle a été commandée à la Mpdssis par le secrétariat général des ministères chargés des affaires sociales et confiée à Laurent Tréluyer, directeur du projet de généralisation des systèmes d’information de radiologie. La Caisse des dépôts et consignation a participé à son financement.

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Sources radioactives à usage médical : le réacteur Osiris, indispensable dans un secteur menacé de pénurie

Classé dans : Info — deedoff @ 19:26

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Selon Alain Alberman, de la direction à l’énergie nucléaire du CEA, pour explorer le fonctionnement du coeur, détecter des fractures ou des métastases osseuses, environ un million d’examens médicaux sont réalisés chaque année en France grâce au technétium 99m (99mTc), issu du 99Mo.

Sous cinq mètres d’eau, dans un réacteur nimbé d’un reflet bleuté, signe que des neutrons s’en échappent, sont produits à Saclay, près de Paris, des isotopes médicaux utilisés pour des examens d’imagerie comme la scintigraphie, un secteur menacé par une pénurie mondiale.

Dans son coeur gros comme une machine à laver, le réacteur Osiris du Commissariat à l’Energie atomique (CEA) assure 5% de la production mondiale de molybdène 99 (99Mo) servant, après transformation, à 80% des examens de médecine nucléaire dans le monde.

Selon Alain Alberman, de la direction à l’énergie nucléaire du CEA, pour explorer le fonctionnement du coeur, détecter des fractures ou des métastases osseuses, environ un million d’examens médicaux sont réalisés chaque année en France grâce au technétium 99m (99mTc), issu du 99Mo.

Après l’arrêt, en mai 2009, du réacteur canadien NRU assurant 40% de la production mondiale, le réacteur HFR de Petten (Pays-Bas, 31% de la production mondiale) vient à son tour d’interrompre son activité pour au moins six mois, faisant craindre un manque d’isotopes pour les scintigraphies.

Il faut s’attendre « à trois à quatre semaines difficiles en Europe de fin mars à fin mai », a prévenu M. Alberman, lors d’une visite de presse. Et si le réacteur de Petten « ne redémarre pas en août, il y aura des problèmes en septembre », ajoute-il, estimant que les hôpitaux pourraient avoir à faire des « choix douloureux ».

Face au risque de pénurie, le CEA a été autorisé à reporter à juin des travaux, prévus de mars à septembre, qui auraient entraîné l’arrêt d’Osiris dès le printemps.

Pour répondre à près de 10% des besoins mondiaux, l’objectif est de « doubler le rythme de production pendant certaines périodes », selon M. Alberman.

Si Osiris ne produisait que du 99Mo, il pourrait assurer 50% de la production européenne, mais cela coûterait « plus cher au monde médical », argumente ce responsable des projets commerciaux.

Osiris est en effet surtout un réacteur de recherche, partiellement financé par Areva et EDF, pour lesquels il effectue différents tests. Il fournit aussi du silicium dopé aux neutrons pour l’industrie électronique.

Dépendant d’un nombre limité de réacteurs (sept dans le monde), la production des isotopes pour les scintigraphies est aussi une course contre la montre, car leur radioactivité décroît rapidement.

De l’uranium fortement enrichi (à 90% au moins pour le réacteur Osiris) est inséré dans des gaines d’aluminium. Transportées dans la grande piscine abritant le réacteur, ces cibles sont insérées en son coeur.

Au bout de sept jours d’irradiation, le 99Mo produit doit être traité à Fleurus en Belgique. Mais toutes les 66 heures, sa radioactivité se réduit de moitié.

« A partir du moment où l’irradiation s’arrête, c’est le compte à rebours. Chaque heure, on perd 1% du produit », souligne M. Alberman. D’où l’impossibilité de faire de longs trajets par la route pour acheminer les épaisses coques ou « châteaux » abritant le précieux isotope.

Une fois le traitement achevé en un jour ou deux, des bouteilles en plomb contenant du 99Mo, qui se désintègre spontanément en 99mTc, sont livrés aux hôpitaux qui ont 12 jours pour les utiliser.

Ces bouteilles conditionnées par des industriels comme Covidien à Petten aux Pays-Bas peuvent aussi être acheminées par avion vers les Etats-Unis.

Injecté à un patient, le technétium 99m voit sa radioactivité divisée par deux toutes les six heures.

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Un rayonnement gamma rare émis par l’explosion d’une nova

Classé dans : Info — deedoff @ 18:08

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Les explosions thermonucléaires à la surface des naines blanches qui se trouvent en systèmes binaires avec d’autres étoiles s’appellent des novae et les chercheurs s’attendaient à ce que les ondes de choc des gaz alors en expansion émettent des rayons X. Pourtant, de nouvelles observations faites de l’espace révèlent un rayonnement gamma émis lors d’une explosion de nova, ce qui prouve l’existence d’une accélération de particules à des énergies relativistes dans son sillage.

Aous Abdo, du Naval Research Laboratory à Washington DC, et ses collègues de la collaboration Fermi-LAT ont utilisé le télescope Fermi Large Area pour découvrir ces rayons gamma qui venaient du système binaire connu sous le nom de V407 Cygni qui consiste en une naine blanche et une étoile rouge géante. Les chercheurs ont été surpris par ce résultat et suggèrent que de la masse a été arrachée à la géante rouge pour être transférée à la naine blanche pour créer l’explosion de la nova. Ils indiquent que l’enveloppe de la nova en expansion a interagi avec le milieu dense ambiant de la géante rouge pour accélérer les particules dans l’espace et produire des rayons gamma.

Cette découverte place V407 Cygni dans la classe rare des systèmes binaires qui émettent un tel rayonnement et les chercheurs estiment que de telles sources peuvent avoir une influence spectaculaire sur le milieu interstellaire et les rayons cosmiques qui les entourent.

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Voir aussi, la vidéo « The extreme universe », ici.

La centrale nucléaire de Cattenom congédie Polynorsud

Classé dans : Info — deedoff @ 17:36

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Les 114 salariés employés par Polinorsud (filiale d’Areva) à la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle) ont appris courant juillet la non-reconduction du contrat de sous-traitance qui les liait à l’électricien depuis vingt ans.
EDF, qui assure n’avoir aucun reproche à formuler à l’encontre de son ancien prestataire, a retenu Spie et le groupe Prezioso Technicolor, toutes deux filiales du groupe Suez, pour assurer les travaux d’échafaudage et de calorifugeage des tuyaux de la centrale.
Une cellule de médiation regroupant des membres de la direction, des représentants syndicaux et des délégué du personnel de Polinorsud ainsi que des représentants de la centrale de Cattenom étudient les perspectives de reclassement des salariés, dont 80 au moins devront avoir quitté les lieux d’ici au 1er janvier prochain.
Parmi les pistes étudiées figurent les propositions d’Areva sur d’autres sites français ou leur recrutement, soit par les deux nouveaux prestataires, soit par d’autres prestataires mosellans du site.

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Voir aussi, ici.

Sans nucléaire, l’Allemagne va rater ses objectifs écologiques (rapport)

Classé dans : Info — deedoff @ 17:33

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Sans énergie nucléaire, l’Allemagne ne pourra atteindre les objectifs de baisse des émissions de CO2 qu’elle s’est fixés, selon un rapport d’experts rendu public lundi, qui doit servir de base au gouvernement pour allonger la durée de vie des réacteurs du pays. Si le pays s’en tient au calendrier mis en place par les prédécesseurs sociaux-démocrates et Verts de l’actuelle chancelière Angela Merkel, qui prévoit que le dernier des 17 réacteurs du pays ferme en 2022, l’Allemagne ne baissera que de 62% ses émissions de CO2 d’ici à 2050 par rapport à 1990, selon ce texte. Or la première économie européenne s’est fixé pour objectif une baisse de 80% pendant cette période. Le rapport souligne le rôle du nucléaire « comme énergie de transition », selon un communiqué commun du ministère de l’Economie et de l’Environnement, publié lundi. Mme Merkel vient d’évoquer un allongement de 10 à 15 ans de la durée de vie des réacteurs au-delà de 2022. Son gouvernement conservateur/libéral doit préciser fin septembre le nouveau calendrier pour les centrales allemandes, et tenir ainsi un promesse faite aux industriels du secteur après son arrivée au pouvoir l’an dernier.

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L’ASN rappelle les exigences relatives à la fabrication du « liner »

Classé dans : Info — deedoff @ 9:46

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L’étanchéité du bâtiment réacteur de l’EPR est notamment assurée par la présence, à l’intérieur de la double enceinte en béton, d’une peau d’étanchéité métallique appelée « liner ». Le 23 juin 2010, l’ASN a été informée par EDF d’une hausse du taux de défauts détectés au niveau d’une soudure du liner. Les inspecteurs de l’ASN se sont rendus le 7 juillet 2010 en inspection afin de contrôler les dispositions mises en œuvre par EDF pour améliorer la qualité de réalisation des soudures, notamment en raison des événements récurrents sur ce sujet.

En 2008 et 2009, à la suite de constats émis lors d’inspections sur le chantier de Flamanville 3, l’ASN avait demandé à EDF de mettre en place un plan d’actions visant à améliorer la qualité de réalisation des soudures du liner et, dans l’attente de résultats probants, de réaliser un contrôle radiographique à 100% des soudures réalisées. Ce plan d’actions avait notamment défini des règles relatives aux conditions de soudage et à la formation des soudeurs.

Lors de l’inspection du 7 juillet 2010, les inspecteurs de l’ASN ont constaté que l’ergonomie de la position de soudage de la soudure horizontale incriminée était l’origine principale de ces nouvelles anomalies. Ils ont également noté que les contrôles radiographiques n’ont pas été réalisés au fur et à mesure de l’avancement des soudures : ce décalage des contrôles n’a pas permis une détection rapide de la dérive de la qualité des soudures. Le jour de l’inspection, EDF avait déjà momentanément cessé les nouvelles activités de soudage, procédé à un rappel du plan d’action de 2009 aux principaux acteurs concernés et fait procéder à un contrôle radiographique à 100% de la soudure incriminée. La réparation des zones présentant des défauts est aujourd’hui achevée.

Les difficultés de soudage résultant de l’ergonomie du poste du soudeur avaient déjà été identifiées comme une des principales causes des événements de 2008-2009. Aussi, l’ASN estime que le traitement préventif par EDF des anomalies détectées en 2008 et 2009 n’a pas été correctement réalisé et a demandé à EDF de prendre en compte ce retour d’expérience pour l’ensemble des activités de soudage sur le chantier. Toutefois, l’ASN souligne la réactivité d’EDF dans la mise en œuvre des dispositions préventives à la suite de la détection de l’écart de juin 2010.

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Comme au temps de la Guerre Froide, des sous-marins russes pistent les SNLE britanniques

Classé dans : Info — deedoff @ 5:44

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Pour la première fois depuis 25 ans, des sous-marins russes ont été surpris à pister les SNLE britanniques, dans un retour aux tactiques de la Guerre Froide, ont annoncé des responsables de la Royal Navy.

Un sous-marin d’attaque russe de la classe Akula, spécialement amélioré, a été surpris à essayer d’enregistrer la signature acoustique des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) britanniques, selon de hauts responsables de la Royal Navy.

Les sous-mariniers britanniques ont aussi signalé qu’ils ont connu le plus important nombre de « contacts » avec des sous-marins russes depuis 1987.

Si les Russes ont réussi à obtenir un enregistrement du son caractéristique des hélices du sous-marin, cela pourrait avoir des conséquences sérieuses pour la dissuasion britannique. En utilisant son sonar sophistiqué, l’Akula serait capable de pister les SNLE britanniques et pourrait éventuellement les couler avant qu’ils ne lancent leur missiles Trident D4.

Le Daily Telegraph a appris que, au cours des 6 derniers mois, un sous-marin russe Akula a pénétré en Atlantique Nord et qu’il a tenté de pister un SNLE Vanguard. L’incident était resté secret jusqu’à présent.

Il semble que les Russes se soient tenus au large de Faslane, où les SNLE britanniques sont basés, et aient attendus que l’un d’entre eux sorte poir sa patrouille de 3 mois.

Lors de sa patrouille en Atlantique Nord, les SNLE britanniques ne peuvent aller que dans un nombre restreint d’endroits. Il semble que l’Akula ait tenté de l’y pister en plusieurs occasions.

Les commandants de la Royal Navy ont ordonné à un sous-marin nucléaire d’attaque de la classe Trafalgar de protéger le SNLE Vanguard. Un enregistrement de l’Akula a été effectué par le Trafalgar et il a été diffusé au journaliste du Daily Telegraph.

« Les Russes jouent avec nous, avec les Américains et les Français dans l’Atlantique Nord, » a indiqué un commandant de la Royal Navy.

« Nous avons mis beaucoup de ressources pour protéger nos SNLE parce que nous ne pouvons pas nous permettre de laisser les Russes connaître leur signature acoustique, puisque cela compromettrait la dissuasion. »

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29 août, 2010

6 personnes irradiées par une fuite de Cobalt 60 à la fonderie d’acier Feursmétal

Classé dans : Info — deedoff @ 17:56

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Six personnes contaminées par une fuite de Cobalt 60, dans une fonderie de Feurs (Loire), ont été transportées dans l’unité hospitalière de la centrale nucléaire de Saint-Alban (Isère), cette nuit, a-t-on appris auprès des pompiers et de la préfecture de la Loire. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a classé cet incident au niveau 2 de l’échelle INES. Ce matin, des analyses et des mesures de décontamination se poursuivaient sur un périmètre de quelques dizaines de mètres autour de l’atelier de contrôle en cause.”Des premières analyses ont été réalisées au sein de l’unité médicale spécialisée de la centrale nucléaire EDF de Saint-Alban, en raison de sa proximité et ont confirmé la contamination”, précise l’ASN dans un communiqué. “Le niveau de contamination sera précisé par des analyses radio toxicologiques en cours”. Les six victimes de cette contamination sont deux salariés de la fonderie Feursmétal, deux autres du groupe Cegelec et deux employés de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), précisaient les pompiers et la préfecture de la Loire.L’incident s’est produit en fin d’après-midi lors d’une intervention opérée à l’aide d’un robot pour une réparation sur un appareil de contrôle, par gammagraphie de la qualité de soudure de pièces de métal. L’intervention a provoqué une fuite de Cobalt 60, qui est la source radioactive de cet équipement de contrôle, au sein de cet atelier confiné. Selon l’ASN, l’opération visait à débloquer cette source radioactive de cobalt 60 de haute activité coincée dans la gaine d’éjection du gammagraphe depuis le 7 mai. Une première opération s’était déroulée sans succès le 10 mai, “sous la responsabilité de Feursmetal avec le concours des équipes techniques du fabricant de l’appareil Cegelec”, précise l’ASN, qui avait mené une première inspection le 12 mai.Hier, “une seconde opération a été programmée par Feursmetal qui a fait appel à l’IRSN”, ajoute l’ASN. “Elle prévoyait la mise en oeuvre de robots afin de récupérer et de mettre en sécurité la source”. Mais “la tentative de cisaillage robotisé de la gaine d’éjection en amont et en aval de la source a conduit à détériorer celle-ci”. “La source a alors perdu son étanchéité ce qui a conduit à la contamination des six intervenants”. Selon l’IRSN “les dosimètres dont étaient équipés les intervenants ont permis de détecter rapidement une anomalie dans le déroulement des opérations”. “L’existence d’une contamination a été établie vers 17h30″, précise l’IRSN dans un communiqué. Les six personnes présentes ont été “prises en charge en fin de journée par la cellule mobile d’intervention radiologique (CMIR) de la Loire qui a procédé à une décontamination externe de chacune d’entre elles”. “Elles ont ensuite été dirigées vers le service médical de la centrale nucléaire de Saint-Alban qui dispose de l’appareillage spécifique indispensable (anthroporadiamétrie) pour l’évaluation d’une contamination interne chez l’homme”, selon l’IRSN. “Les premiers résultats des mesures anthroporadiamétriques, réalisées en urgence, montrent que la contamination bien que significative ne semble pas être inquiétante pour la santé de ces personnes”, selon l’IRSN, qui précise que “des examens complémentaires seront réalisés dans les prochains jours”.

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Communiqué de presse ASN
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L’ASN a classé au niveau 2 de l’échelle INES la contamination de 6 personnes intervenant dans les locaux de la société Feursmetal (Feurs, Loire). Cette contamination a eu lieu au cours d’une opération de récupération hier, 26 mai, d’une source radioactive de cobalt 60 de haute activité (1,25 TBq) coincée dans la gaine d’éjection d’un gammagraphe.

La source était bloquée depuis le 7 mai. Le gammagraphe est situé dans un bunker au sein d’un atelier de la société Feursmetal.

Une première opération visant à débloquer la source a eu lieu, sans succès, le lundi 10 mai 2010 sous la responsabilité de Feursmetal avec le concours des équipes techniques du fabricant de l’appareil Cegelec.

L’ASN a mené une première inspection le 12 mai 2010 afin de vérifier que les dispositions adéquates en matière de radioprotection avaient été mises en place.

Le 26 mai, une seconde opération a été programmée par Feursmetal et Cegelec qui a fait appel à l’IRSN. Elle prévoyait la mise en œuvre de robots afin de récupérer et de mettre en sécurité la source.
La tentative de cisaillage robotisé de la gaine d’éjection en amont et en aval de la source a conduit à détériorer celle-ci. La source a alors perdu son étanchéité ce qui a conduit à la contamination des six intervenants.

Des premières analyses ont été réalisées au sein de l’unité médicale spécialisée de la centrale nucléaire EDF de Saint-Alban, en raison de sa proximité et ont confirmé la contamination. Le niveau de contamination sera précisé par des analyses radio toxicologiques en cours.

Deux inspecteurs de l’ASN sont présents sur site depuis le 26 mai 2010 au soir.

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Témoignage de BOB
Je reviens de Feurs, une petite ville de 8000 habitants près de Saint Etienne, ou siège Feurs métal une industrie fabriquant des composants en acier.

Au début de l’été, un incident radiologique s’y est produit. Une source scellée de cobalt 60, est resté coincé dans la gaine du gammagraphe lors d’un tir radio. Lors de l’intervention de réparation, la capsule radioactive à été endommagée, libérant 1.25 TBq de contamination béta/gamma (d’énergie 1.77 MEV) dans les locaux de l’usine. Cette source radioactive est utilisée pour inspectée l’homogénéité des matériaux.

La faute à qui donc ? La faute à pas de chance, volontairement, je ne m’étendrais pas sur ce débat…

J’ai été à Feurs parcqu’une filiale de l’entreprise qui m’emploie, y effectue la radioprotection, et aussi parce qu’une voix m’y a appelée, parce que c’est mon job, et parce j’aime ça.

Ce que je voudrai aujourd’hui, c’est rendre hommage aux gars qui sont sur le site et qui sont en charge de décontaminer les pièces, les locaux, l’environnement, afin que l’usine puisse continuer de fonctionner et que les 400 ouvriers qui y sont employés conservent leur emplois.

La tâche est immense, il s’agit tout d’abord d’étancher le bâtiment pollué, pour éviter une dispersion de cette contamination dans l’environnement, dans la ville attenante. Et ensuite il faut décontaminer les 7000 moules présents dans les rayonnages. Certes ils ne sont peut-être pas tous pollué, mais le doute n’est pas permis.

Ces moules sont composés de structures polyuréthane fixées sur des supports en bois. Leur formes et apparence varient en creux, en bosse, rond, carré, ovale…Ils servent à fabriquer des éléments pour l’industrie, essieux de TGV, volute de pompe, engrenage de moteur. Des objets que l’on côtoie dans notre vie de tous les jours.

Le bois est pourtant incontrôlable et par conséquent indécontaminable. Pourtant, armés de rabot, de ciseau, de ponceuse à bois, les décontamineurs des entreprises telles que Salvarem, STMI, Sogedec, Derichebourg… œuvrent inlassablement pour retirer la contamination. Plusieurs heures de plongée en masque respiratoire, suant dans leur tenue tyveck, sous un soleil de plomb, depuis quelques semaines et pour encore autant.

Après l’avoir raclé, poncé, limé, chaque pièce est transférée pour subir un contrôle radiologique. Les matrices doivent être exemptes de toute contamination pour retourner dans les ateliers de moulage, où elles vont servir à fabriquer des pièces de fonderie.

Et puis la sentence tombe, la pièce n’est pas bonne, il faut recommencer. Encore une fois, puis deux et même des fois plus…L’usine les presse, les moules sont attendus, la production doit continuer sous peine de perte d’argent. Alors ils continuent, ils persistent, s’acharnent. Le travail est dure, les cadences folles, l’enjeu important, mais ils sont là. Ils s’évertuent avec minutie, rigueur, professionnalisme.

Nomadisés le temps de la mission, ils ont quitté femmes et enfants, logeant au camping, dans des studios…

Ils ont répondu à l’appel du devoir. Je les ai rencontrés, des « bleus », des anciens, des gars que j’ai formé à l’atelier de décontamination, et aussi des dinosaures. Ils m’ont reconnu, salué et m’on demandé des conseils. Quelle famille !

Ils m’ont remercié lorsque je suis parti, c’était sympa. Mais c’est moi qui les remercie, pour ce qu’ils font là-bas, pour leur motivation, pour ce qu’ils sont et parce qu’ils existent.

Bravo messieurs et respect…

Bob le décontamineur.

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Astrid à Marcoule ? Décision en 2012.

Classé dans : Info — deedoff @ 15:45

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Le choix du commissariat à l’énergie atomique (CEA) s’est porté sur Marcoule si l’État lui concédait le droit de se lancer dans l’aventure de la 4e génération de l’énergie nucléaire.

Pourquoi Marcoule ?
Il y a l’histoire du site, qui lui confère une image de précurseur dans chacune des étapes du nucléaire français, qu’il soit civil ou militaire. « Potentiellement, nous avons déjà du terrain sur le site ou à proximité. Et, surtout, la problématique de la séparation et de la transmutation des actinides mineurs est parfaitement connue à Marcoule. » Une dizaine de chercheurs du laboratoire Atalante travaillent déjà sur le sujet depuis quelques années. Autre raison de ce choix, la proximité de Cadarache, site également impliqué dans le travail de recherche et développement (R & D), mais dont l’espace sera fortement occupé dans les prochaines décennies, par un autre projet d’envergue, Iter. Quelques ingénieurs oeuvreront aussi depuis Lyon, Marcoule n’en est pas très loin. Enfin, il fallait un site en bordure de fleuve et le CEA n’en possède pas beaucoup.

La décision est-elle définitive ?
Uniquement sur le choix du site, le CEA est sûr de son fait. Ce qui l’est moins, pour le moment, c’est bien la décision finale de l’État de lancer le projet. La première échéance fixée par la loi de 2006 se situe fin 2012, date à laquelle les pouvoirs publics devront pouvoir disposer de premiers éléments budgétaires (investissements, coût de fonctionnement, partenariats éventuels) et techniques. D’ici-là, le CEA doit donc réaliser un avant-projet sommaire. Plusieurs indices laissent à penser que la France va s’engager dans ce nucléaire du futur. D’abord, parce que le président de la République a lui même évoqué les besoins énergétiques qui se feront jour en 2030. Ensuite, parce que son gouvernement a choisi de consacrer 650 M€ issus du grand emprunt à ce projet. Pas une paille. Et puis, la France possède une avance significative en la matière, mais de nombreux pays travaillent à leurs futurs programmes.

Quand ? Comment ?
Une fois la décision de poursuivre prise en 2012, le CEA devra rendre son avant- projet définitif en 2014. Des équipes arriveraient déjà sur Marcoule pour préparer le travail. C’est en 2017 que la construction du réacteur débuterait, de même que l’atelier des fabrications des coeurs – on ne sait pas encore où. Le chargement du combustible s’opérerait vers 2020. A cette date, « des centaines de personnes » convergeraient vers Marcoule pour de nombreuses années de recherche. Le prototype, comme les réacteurs industriels qui seront ensuite fabriqués, aura une durée de vie de 60 ans. Plus que Phénix, qui s’est éteint l’an passé, non sans des derniers tests, essentiels pour la naissance… d’Astrid.

ASTRID : Advanced Sodium Technological Reactor for Industrial Demonstration (réacteur technologique avancé au sodium pour démonstration industrielle)

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Forum international GEN IV

Un exercice de sécurité qui mobilise les équipes de la gendarmerie

Classé dans : Info — deedoff @ 13:50

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Un exercice de sécurité s’est déroulé vendredi 27 août sur le site EDF de Gravelines avec le concours des équipes du GIGN (Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale) et du PSPG (Peloton de surveillance et de protection de la gendarmerie).

Cet exercice est l’un des nombreux exercices organisés chaque année par les pouvoirs publics pour se préparer, tester et améliorer les dispositifs de sécurité.

Ces exercices sont particulièrement importants puisqu’ils permettent d’améliorer en continu les dispositifs de sécurité.

L’entraînement qui s’est déroulé à Gravelines a mobilisé près de 40 gendarmes. Il a notamment permis de vérifier la bonne coordination entre les équipes du GIGN et celles du PSPG.

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