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31 août, 2010

Pas plus de cas de cancers aux abords du Tricastin qu’ailleurs en France

Classé dans : Info — deedoff @ 19:50

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[NDR: Les tours aéroréfrigérantes ne sont pas celles appartenant la centrale EDF mais celles de l'installation Eurodif.]

Une étude sanitaire menée par l’Observatoire régional de la santé Rhône-Alpes autour du site nucléaire du Tricastin révèle que les cas de cancers ne sont pas plus nombreux dans les communes riveraines de la centrale qu’ailleurs en France.
L’étude de l’ORS Rhône-Alpes, reprise aujourd’hui par Le Figaro, cherchait à déterminer s’il existe un lien entre la vie à proximité d’une centrale et le développement d’un cancer. Et, parmi les habitants des 37 communes les plus proches de la centrale du Tricastin, l’étude révèle qu’il n’existe pas plus de cas de cancer qu’ailleurs en France.

Seule exception à ce constat, les cas de cancer du pancréas. En effet, Olivier Guye, le directeur de l’ORS Rhône-Alpes, et auteur de l’étude, confie au Figaro avoir observé « une hausse de 40% des cas par rapport à la population générale. La donnée est significative, mais il convient de la rapporter au nombre relativement faible de cas observés (6) pour ne pas en tirer de leçon trop hâtive ». A l’inverse, les observateurs de l’ORS ont constaté que les cas de cancer du sein sont moins nombreux dans le bassin de population observé que dans le reste du pays. « On dénombre un cinquantaine de cas par an, soit environ 20% de moins que ce que l’on observe généralement, » ajoute Olivier Guye dans le quotidien.

Une photo à un moment T
L’étude menée par l’ORS est toutefois sujette à critiques quant à sa méthodologie. En effet, la méthode utilisée, à savoir le croisement de quatre paramètres, ne permet pas d’établir un lien de causalité entre l’activité nucléaire du Tricastin et l’état de santé public mis en évidence. C’est le reproche émis par la Criirad, qui aurait souhaité « une étude analytique, plutôt qu’une photo ».

Quant à Grégoire Deyirmendjian, chef de division de l’ASN de Lyon, il explique que « la Cligeet a décidé de ne pas lancer d’étude plus large car les données mises en exergue ne sont pas significatives, à part pour le cancer du pancréas chez la femme. Toutefois, nous nous attachons à ce qu’EDF et Areva améliorent leurs études d’impact ».

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