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30 août, 2010

L’imagerie moléculaire: Une nouvelle discipline

Classé dans : Info — deedoff @ 19:41

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Voilà plusieurs décennies que les techniques d’imagerie médicale font partie intégrante des soins médicaux. Sans avoir recours à l’anesthésie, elles donnent un accès immédiat et fiable à des informations indétectables par le diagnostic clinique. Il peut s’agir de la forme ou de la densité d’un organe, voire de certains aspects de son métabolisme : c’est alors de l’ »imagerie fonctionnelle ».

« Mais nous sommes en train de passer à une imagerie bien plus précise, qui permet avec les mêmes instruments de visualiser l’organisme au niveau moléculaire », explique Bertrand Tavitian, responsable du réseau EMIL au CEA. Même là où l’accès est difficile comme dans le cerveau ou le cœur. À quoi tient cette révolution médicale ? « Aux évolutions conjointes des instruments (leur résolution est aujourd’hui de l’ordre du millimètre), des programmes informatiques (les capacités de traitement informatique des images numériques ont augmenté) et des radiomarqueurs : les chercheurs disposent désormais de centaines de variétés de radiopharmaceutiques – ou traceurs – spécifiques de toutes sortes de cibles (enzymes, molécules de surface, etc.) « , poursuit le chercheur.

L’IRM, qui permet de visualiser très précisément la composition chimique des tissus, est l’une des techniques appropriées à l’imagerie moléculaire. Mais avec une sensibilité proche du femtomolaire (elle distingue les molécules à l’échelle du 10-15), l’outil par excellence est la TEP. À terme, ces deux techniques seront couplées afin de permettrel’observation à la fois de l’anatomie, de la fonction et de l’activité d’une structure.

L’imagerie moléculaire s’appuie désormais également sur des méthodes optiques, qui consistent à injecter une molécule dotée d’un marqueur fluorescent et à suivre son devenir dans les cellules. Celles qui ont intégré cette molécule émettent une lumière – souvent dans l’infrarouge – repérée par une caméra de détection. Intérêt ? On peut déjà suivre, dans le corps de souris de laboratoire qui souffrent d’une tumeur, comment un médicament anti-cancéreux se fixe ou non sur cette tumeur. Sans pratiquer de biopsie ni tuer l’animal, le chercheur mesure avec précision l’efficacité du médicament in vivo. C’est une étape clé dans le développement de nouveaux traitements.

Chez l’homme, l’imagerie moléculaire optique trouve déjà une application dans le cadre de l’endoscopie. Cet examen d’une cavité ou d’un organe creux du corps se fait à l’aide d’un petit tube flexible et équipé de fibres optiques. Avant l’intervention, on injecte un agent de contraste optique (qui permet d’améliorer le contraste des images). Les fibres optiques amenées au contact du tissu à étudier repèrent ainsi les différences entre les molécules normales et celles d’une tumeur, par exemple.

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