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28 août, 2010

Tout est poison, rien n’est poison. Ce qui fait le poison c’est la dose.

Classé dans : Info — deedoff @ 6:54

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Les méthodes utilisées pour définir les doses maximales acceptables de radio-activité (entre autres) sont fondées sur une hypothèse de linéarité qui n’a absolument rien à voir avec le fonctionnement biologique, et même physique. Voir E. Grenier, « Une révolution dans la radioprotection », Fusion, vol. 77, 1999, dont le texte est accessible sur internet, ici.

Pour simplifier : on observe qu’une dose x est léthale pour 1 personne, et on en conclut que la dose x/1000 sera léthale pour 1 personne sur 1000, et la dose x/1000000 léthale pour une personne sur 1 million.

Appliquée à la radioactivité, cette méthode de fixation des seuils de tous ordres, appelée « dose collective », aboutit à considérer comme équivalente « collectivement » une dose de 1 micro-sievert reçue par un million de personnes et une dose de 1 sievert par une personne. C’est absurde !… Faites tomber un poids d’un kilo sur un de vos pieds, et mille poids d’un gramme sur l’autre … et revenez m’en parler.

Il n’est donc pas étonnant que les doses « maximales » fixées – à la recherche d’un mythique risque zéro – en arrivent à dépasser souvent les doses auxquelles on est exposé de façon toute naturelle.

Jean de Kervasdoué, dans son ouvrage « Les prêcheurs de l’apocalypse », consacre un chapitre complet (le chapitre 5) au risque nucléaire. Son discours est illustré par des exemples troublants. Deux des exemples présentés ici sont tirés de l’ouvrage de Jean de Kervasdoué

Exemple 1 : Guarapari, Brésil
Guarapari est une importante station balnéaire de 98000 habitants située au Brésil, dans l’état d’Espírito Santo.
A l’instar de beaucoup de plages de la région, les plages de Guarapari sont très fortement radioactives. Sur les « Black sands », la radioactivité peut atteindre 131 micro-severts / h, soit 1147 mSv/an. [NDR: En France le débit de dose est de l’ordre de 150 nSv/h, soit un facteur 1000 par rapport au cas de Guarapari.]

Il paraît utile de rappeler que la réglementation française fixe un seuil de 1mSv/an pour la radioactivité « en dehors de la radioactivité naturelle », et que la ville de Pripyat, près de Tchernobyl, a été définitivement évacuée pour une radioactivité de 5mSv/an.

La radioactivité « naturelle » de Guarapari est connue depuis toujours. Aux dernières nouvelles, aucune évacuation n’est programmée, et les touristes s’y pressent pour les bienfaits apportés par la radioactivité.

Exemple 2 : Ramsar, Iran
La région de Ramsar en Iran est une région touristique qui offre des stations thermales et des forêts verdoyantes. La ville de Ramsar elle-même est une station balnéaire recherchée.
Ramsar est le champion du monde toutes catégories. Le taux de radioactivité va jusqu’à 260mSv/an, soit 13 fois la dose maximale des personnels du nucléaire en Europe, 52 fois la dose de la cité morte de Pripyat et 260 fois la norme applicable à la population civile Française.

Exemple 3 : Les irradiés de Taïwan
Dans ce cas, il ne s’agit pas d’irradiation naturelle, mais d’un accident. Une source radioactive de Cobalt-60, issue d’un irradiateur médical mis au rebut, a été accidentellement coulée avec d’autres métaux à Taïwan pour fabriquer des fers à béton.

Dans les années 1982-1984, des immeubles ont été construit avec les fers irradiés et les 1700 appartements ont logé environ 10000 personnes qui, sur une durée de 20 ans, ont été irradiés de façon permanente pendant des durées allant de 9 à 20 ans.

Les habitants ont reçu des doses allant jusqu’à 500 mSv par an (500 fois la norme Française) pendant des années – des enfants y sont nés et y ont grandi – avant qu’on ne découvre la radioactivité des immeubles.

L’étude épidémiologique qui s’en est suivie a été publiée dans le « Journal of American Physician and Surgeons, » vol 9, Number 1, Spring 2004. Les résultats sont ahurissants,

D’après tout ce qu’on croyait savoir sur l’influence de l’exposition chronique aux radiations, on s’attendait à avoir une augmentation de la mortalité par cancer et une augmentation du taux des malformations congénitales. On a donc mesuré ces deux critères, en comparant les données observées, d’une part à ce qui était observé dans une population Taïwanaise témoin, d’autre part aux chiffres qui résultaient du modèle utilisé par le CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique). Les résultats sont indiqués dans le tableau suivant.

Les cancers et malformations congénitales observés ne sont qu’une toute petite partie de ceux qu’indiquaient le modèle. Cela prouverait simplement, si cela était confirmé par d’autres études, que le modèle serait faux.

Mais, de plus, les valeurs observées sont également une petite fraction de ceux qui sont relevés dans la population témoin. A moins qu’il ne s’agisse d’une aberration statistique (improbable vu qu’on a 10000 personnes sur 20 ans), cela serait l’indication que, jusqu’à un seuil inconnu – considérablement plus élevé que le seuil considéré actuellement comme risqué – les radiations seraient bénéfiques.

Conclusion
Il existe bien d’autres exemples, l’état de Kerala en Inde, la province de Yangjyang en chine, et … mais est-on prêt à l’entendre ? Tchernobyl (!) qui montrent que :

L’exposition aigüe à l’irradiation – à partir d’un certain seuil – est mortelle.

L’exposition chronique à l’irradiation – en dessous d’un autre seuil – est au pire inoffensive, au mieux bénéfique.

L’ensemble du corps scientifique est progressivement interpellé par ces résultats. La méthode de la « dose collective » rappelée en introduction, qui postule une linéarité des effets, est de plus en plus contestée.

Ce n’est pas la première fois qu’on observe, en biologie, des effets similaires. On sait très bien, et depuis longtemps, qu’en dessous d’une certaine dose de sel (NaCl) on meurt … de soif. Et il est certain que l’ingestion d’une dose massive de sel (laquelle ?) vous tuera aussi.

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