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11 août, 2010

Georges Charpak et d’autres scientifiques invitent à renoncer au réacteur à fusion nucléaire Iter

Classé dans : Info — deedoff @ 5:38

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Le prix Nobel de physique Georges Charpak et d’autres scientifiques invitent à « renoncer » au projet de réacteur expérimental international à fusion nucléaire Iter, qui est « hors de prix et inutilisable », dans une tribune publiée mardi dans le quotidien Libération.
« Le coût de construction d’Iter venant de passer de 5 à 15 milliards d’euros, il est question d’en faire subir les conséquences aux budgets de financements de la recherche scientifique européenne », menaçant « de nombreuses recherches autrement plus importantes », s’inquiètent-ils.
« C’est exactement la catastrophe que nous redoutions », écrivent MM. Charpak, Jacques Treiner (Université Pierre et Marie Curie, Paris) et Sébastien Balibar (Ecole normale supérieure), assurant qu’il est « grand temps de renoncer » à Iter, qui doit être construit à Cadarache (Bouches-du-Rhône).
« Si l’on continue, tous les secteurs de la recherche vont souffrir », soulignent-ils.
Contrôler la fusion nucléaire est un « rêve ancien ». La « méthode consiste à chauffer un mélange d’hydrogène lourd (un plasma de deutérium et de tritium) jusqu’à 100 millions de degrés », pour que les noyaux d’atomes fusionnent, en dégageant une énergie colossale, rappellent ces scientifiques.
Mais cela implique, écrivent-ils, de « surmonter trois difficultés majeures: maintenir le plasma à l’intérieur de l’enceinte, produire du tritium en quantités industrielles et inventer des matériaux pour enfermer ce plasma ».
Or, « c’est seulement à partir de 2019 qu’Iter doit commencer à étudier la première de ces difficultés », et la troisième semble « la plus redoutable ». Pour ces scientifiques, on est donc « loin de la mise au point d’un prototype de centrale électrique » et de « l’avènement d’une nouvelle filière de production d’énergie ».
Ils estiment donc qu’au « lieu d’investir dans Iter, la communauté internationale et surtout l’Europe feraient mieux de reconstruire » une centrale nucléaire de quatrième génération, « afin d’améliorer ce que Superphénix nous a déjà appris ».
Les réacteurs nucléaires de quatrième génération, encore au stade de la recherche, pourraient transformer les déchets actuels en combustible et fournir « ainsi une énergie propre pour au moins cinq mille ans », assurent ces scientifiques.

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